Louis de Funès- trente années déjà !

 

Louis de Funes

Ne Louis Germain David de Funès de Galarza, 31 juillet 1914 à Courbevoie (Hauts-de-Seine)- 27 janvier 1983 à Nantes (Loire- Atlantique).

Acteur, comédien français, ayant joué dans plus de cent quarante films, les plus connus de la cinématographie française. Il était le champion incontesté du box-office français des années 1960-1970 avec plus de cent cinquante millions de spectateurs dans les salles (selon une source citée par sa page française de Wikipédia). Nous pouvons citer « Le Gendarme a Saint Tropez », « La Grande Vadrouille », « Oscar », « La Folie des Grandeurs », « Les aventures du Rabbi Jacob », « Fantômas », « Le Grand restaurant », et bien d’autres. Une des adaptations qu’il a lui-même réalisé a été le film « L’Avare » d’après la célèbre pièce de Molière (en 1980).

 

 

 

louisdefunès

 

Très doué comme acteur, il avait la fièvre et l’émotion de cet art qui lui animait l’entière vie. Des un très jeune âge, ceux qui l’entouraient se sont rendu compte que le jeune Louis ne s’arrêterait de son effervescence (qui ennuyait ses professeurs) qu’une seule fois et malgré sa volonté.



Il fut renvoyé a plusieurs reprises des écoles ou il était élève, mais cela ne l’a pas empêché d’atteindre son vrai potentiel et d’être le chouchou de tous les spectateurs français qui l’ont adore et qui ont transmis leur amour pour de Funès, génération après génération.

Je suis née cinq jours avant son décès et pourtant j’aime de Funès comme s’il m’était ami fidèle depuis toujours. Son art résiste dans le temps et est toujours compris et apprécié même si les nouvelles générations ont connu des mutations très importantes dans le domaine de la cinématographie. De Funès reste, vert, jeune, inchangé et toujours à la mode.

A travers le temps, même après sa disparition, il arrive à nous surprendre avec ses multiples talents. En effet, peu d’admirateurs savent de Louis de Funès qu’il jouait au piano et qu’il avait une oreille très bonne pour la musique.

POUR LA PETITE HISTOIRE

De sa première femme il eut un fils, après leur séparation il se remaria avec la nièce de Maupassant et hérita le Château de Clermont (Loire Atlantique), sa dernière résidence, ou il cultivait des rosiers. L’une de ces magnifiques espèces  cultivées par de Funès, porte son nom.

 

 

 Chateau Clermont_1

 

 

Les problèmes financiers de sa famille l’ont marqué à vie. La petite histoire raconte qu’il payait ses taxis avec des chèques en espérant que sa signature, grâce à sa valeur symbolique, empêcherait le chauffeur d’encaisser la somme due. Je ne sais pas si c’était de l’avarice ou tout simplement un test que les chauffeurs du temps n’ont tout simplement pas passe. Mais cette signature vaudrait de l’or de nos jours.

louis-de-funes-

 

 

 

DUOS CELEBRES

Louis de Funès a fait partie de duos célèbres avec Michel Galabru, Coluche et Bourvil. Ce fut un temps très fertile pour le cinéma français et un bonheur pour tous ceux qui ont grandi avec de Funès qui a voyagé dans de nombreux pays grâce à ses films que nous connaissons mieux grâce à lui que grâce à leurs réalisateurs.

UNE GENERATION DE VISIONNAIRES

« La Grande Vadrouille » de 1966, réalisé par Gérard Oury a été le film avec de Funès le plus visionné. Gérard Oury eut la génialité de rassembler dans ses créations des noms qui ont fait carrière, il faut croire qu’il avait lui aussi du génie et pas un seul AS sous la manche ( Oury, de Funès et Cosma = un ENORME Rabbi Jacob[1], immortel et inoubliable[2]) Un autre réalisateur qui distribua de Funès très souvent était Jean Girault que nous connaissons grâce à la série de films consacrée au célèbre Gendarme que de Funès interprétait si bien.

Louis de Funès fut un comédien par excellence et il réclamait beaucoup de liberté dans l’interprétation car selon lui, le comédien est un auteur, un créateur. Derrière cette affirmation se cache aussi un conseil que les jeunes acteurs devraient suivre.

LouisLouisdefunes

 

 

 

EXCELLENCE RECOMPENSEE SURTOUT PAR LE PUBLIC

Il a été prouvé scientifiquement qu’on ne peut pas regarder un film avec Louis de Funès et ne pas rire.

La performance artistique de Louis de Funès, n’a reçu que très peu de prix, pour la plupart honorifiques. En 1980 il reçoit un César d’honneur, presqu’une décennie après avoir été nommé Chevalier de l’Ordre National de la Légion d’honneur en 1973.



Cette année nous commémorons trente ans depuis la disparition de l’acteur à quarante expressions faciales par minute.

Un homme effervescent, un artiste irrépétible, de Funès s’est livré corps et âme au métier le plus beau du monde. En 1983, le cinéma français perdait LE COMMEDIEN par excellence auquel les manuels de cinéma devraient consacrer une place essentielle en vertu de son talent et de son expressivité. Son cœur à cédé, il avait épuisé toute sa flamme vitale en se consommant sans répit pour offrir à son public le meilleur de soi.

Trente années après, nous confirmons avoir reçu son legs et l’aimer toujours autant.

 louis-de-funes



[1] Les aventures du Rabbi Jacob- 1973

[2] Gerard Oury, Louis de Funes et Vladimir Cosma… un trio sans failles je dirai d’apres le film qui resulte.

Publicat în Cultura, Espace Francophone | Etichete , , , , | 2 comentarii

Une rencontre avec LA MUSIQUE: Vladimir Cosma au coeur de l’histoire.

 

 

J’ai fait connaissance avec la musique de Vladimir Cosma à travers les films. J’ai appris à le connaitre et à le reconnaitre en étant émue par les morceaux qu’il a composé, avant même de savoir qu’il était l’auteur de tous ces morceaux que j’adorais, que j’écoutais en boucle et que je fredonnais partout où j’allais. J’ai senti qu’il apportait, grâce à ses musiques, la touche d’amour, la touche de génie qui parfois manquait au film. Si le film était génial, sa musique ne faisait que nous emporter davantage, avec grâce et émotion, dans un monde qui pour les admirateurs de Cosma, restera à jamais gravé dans notre esprit.

EMOTION le mot qui pourrait décrire l’ensemble de son œuvre musicale

Apres plusieurs concerts et d’incessantes écoutes de sa musique, s’il fallait décrire en un seul mot son œuvre musicale, je dirais sans hésitation : « émotion ». Apres tout ce temps, sa musique me donne la chair de poule, me fait vibrer l’âme et me provoque un bonheur incessant auquel nous ne pouvons qu’espérer, en tant qu’êtres humains. Le génie, est à mon sens, le fait de toucher tellement d’âmes si diverses et différentes. Nous résonnons tous au rythme de sa musique, comme dans un envoutement magique. Je me souviens la première fois que j’ai rencontré Vladimir Cosma. J’avais un trac terrible car j’accomplissais un rêve d’enfance. J’avais les larmes aux yeux et la seule façon de célébrer cette joie fut d’écouter sa musique sur le chemin vers notre lieu de rencontre, sa résidence parisienne. J’emmagasinais tellement d’émotion que j’ai failli perdre ma voix, en attendant devant la porte de son appartement. Le Vladimir Cosma qui m’ouvrit la porte était un homme comme tous les autres, modeste, gentil, aimable et posé.  En attendant qu’il revienne, assise sur son canapé beige clair, je contemplais l’univers qui était autour de moi, sans oser me lever et me rapprocher de l’extraordinaire collection de prix reçus : au lieu de fleurs, sur l’une des commodes se trouvait un bouquet de statuettes : les 7 d’or, les Cesars… Une merveille. J’ai encore eu envie de sangloter avec la fierté d’une jeune roumaine qui découvre à quel point l’un de ses compatriotes est aimé, apprécié et respecté par/dans son pays d’adoption : la France (un pays que j’adore depuis aussi longtemps que j’adore la musique de Vladimir Cosma). Mon enfance a commencé avec «  La Gloire de mon père » et le « Château de ma mère » de Marcel Pagnol (en littérature et en film) et avec Vladimir Cosma en musique. Je n’étais certes plus un enfant, j’avais moi-même accompli des choses dans ma vie, mais à cet instant même je me sentais a nouveau enfant. J’étais un enfant gâté par le sort car je pouvais rencontrer un Grand Homme, un génie authentique. Et quel bonheur !

L’Amour en héritage

Un titre parfait qui va avec l’héritage que Vladimir Cosma construit et qu’il nous lègue. Des deux côtés du continent Européen, nous sommes fiers d’être contemporains avec Vladimir Cosma. D’ailleurs, il ne se rendait pas compte si les roumains, ses compatriotes, le connaissaient, l’appréciaient, souhaitaient le rencontrer… J’ai fait de cette rencontre l’occasion pour lui dire à quel point nous l’aimions et nous souhaitions qu’il revienne en Roumanie. Il lui fallut des décennies pour revenir en Roumanie. Je pense qu’il a eu une énorme surprise de voir la salle de l’Athénée Roumain, archipleine. Elle aurait été encore plus pleine si le spectacle ne s’était pas déroulé avec la billetterie fermée.  Nombreux furent ceux qui n’ont pas eu accès a un billet. Apres tout ce temps, faire deux concerts, seulement, était loin d’être suffisant pour que tous les admirateurs aient accès. Maitre Cosma fut étonné du silence de la salle, du calme des spectateurs. Apres des années de répression de l’expression en public, vous pouvez comprendre un silence et l’intériorisation des émotions qui étaient très fortes, je vous assure. J’ai vu des gens sourire, d’autres verser une larme, la salle allait s’envoler tellement nous étions tous émus, tellement nous avons vibré en écoutant le concert.  En sortant de la salle les gens continuaient à discuter autour du concert, à fredonner la musique, à manifester leur regret de ne pas savoir quand serait leur prochaine rencontre avec « il Maestro » !

 Je tiens à remercier à Monsieur Cosma, le père, d’avoir encouragé son fils d’accepter l’invitation de venir en Roumanie. Hélas, le fier papa, qu’il était, n’a pas pu voir ce rêve s’accomplir. Il nous a quittés un peu avant que son fils revienne de Roumanie pour lui raconter tout ce qu’il a vu et senti. J’ai eu l’honneur de le rencontrer et de l’entendre jouer sur scène à ses cent ans ! On ne peut que croire que c’est l’immense amour et don de soi qui lui a permis de connaitre la gloire de son fils et d’assister à toutes ses réussites jusqu’à ses cent ans passés ! Oui ! Vladimir Cosma a reçu l’amour en héritage et partage avec nous ce merveilleux cadeau.

Till we meet again (jusqu’à notre prochaine rencontre)

Cher Vladimir Cosma, « Till we meet again », je garde avec moi tous ces souvenirs et bien d’autres. Je garde aussi mon étonnement  en découvrant votre simplicité et modestie par rapport aux merveilles que vous créez chaque jour.

Vladimir Cosma témoigne à tous ceux qui viennent à sa rencontre que la route vers le succès fut une chance et énormément de travail. Il encourage les jeunes à travers son propre exemple à persévérer dans leurs rêves, de travailler dur, d’aller à la recherche de leur place dans le monde et ne pas abandonner leurs rêves. Il m’a confié aussi que parfois il faut s’arracher à la certitude et embrasser l’inconnu car on ne peut pas être célèbre en vivant à cheval sur deux pays. Il est parti de la Roumanie de l’époque ( annees 60’ lorsqu’il n’avait que 23 ans) avec des sentiments mixtes, avec un violon et un cahier. Le monde s’est ouvert à lui car il a su embrasser le monde et l’apprivoiser a sa façon, avec patience et détermination. Tout ne s’est pas fait en un seul jour et non pas sans sacrifices. Il a embrassé toutes les expériences liées a la musique, toutes les rencontres avec ses maitres mais ne s’est jamais débarrassé de l’expérience roumaine. Au contraire, dans ses œuvres, il y a toujours une touche de « roumanité » qui fait preuve de l’amour pour ses racines et le respect pour sa propre histoire. Chapeau bas  et révérences !

Excellence et mesure

Dans l’excellence et la mesure, Vladimir Cosma a accompli le rêve de tous les grands artistes du monde : recevoir la reconnaissance, l’appréciation et l’amour de ses admirateurs et de ses pairs. C’est ce dont tous les artistes rêvent mais que peu arrivent à en être témoins durant leur vie.

Merci Vladimir Cosma !

 

Publicat în Cultura, Educatie, Espace Francophone, Idei | Etichete , , , , , , | Lasă un comentariu

Culture et la nouvelle vague uniformisante

J’ai connu des personnes qui ne sont plus de ce monde. D’une autre génération que la mienne, faisant partie de la génération qui a connu des courants politiques diverses, ils ont survécu la seconde Guerre Mondiale, la monarchie roumaine et ont survécu aussi les atrocités du totalitarisme, ils ont été formes dans des écoles et éduqués dans des familles qui ont exige l’excellence ou au moins ont prêché la culture générale au sein de leur famille. L’engrenage socioculturel de leur époque, exigeait un certain niveau intellectuel. Leur présence dans ma vie m’a ouvert les yeux sur ce qui concerne le niveau que je désire atteindre. Leur présence dans la société a été une exception, a la « règle » imposée par le grand nombre, mais elle a permis a un nombre assez important de personnes de vouloir s’élever au-delà du niveau moyen et de partir a la quête de l’excellence, sinon au moins d’atteindre un niveau au-delà de la banalité. Nos grand parents, l’entourage de nos grand parents, une partie de l’entourage de nos parents (par héritage sentimental, disons) a permis aux jeunes élevés dans l’esprit du souvenir de leurs ancêtres et implicitement de leurs grand parents a chercher l’élévation vers un niveau hiérarchique culturel plus haut de la moyenne et du « trend ». Ils représentent, nous représentons (pour mieux dire) un contre courant a la mode actuelle, égalisatrice, réductrice, « moyennante ».
L’époque passée a cherché à donner une culture générale a ceux qui se permettaient financièrement d’aller a l’école. Une solution abordée fut celle de l’école privée mais aussi les cours avec des tuteurs qui venaient à la maison. La culture générale voulait dire : avoir des connaissances dans des nombreux domaines sans exiger l’excellence a tous les niveaux. Tout simplement se former en vue de pouvoir soutenir une conversation sur des thèmes vastes d’intérêt sans être réduit au silence. De nos jours, la culture générale est réduite au niveau de la professionnalisation en essayant de participer à l’économie de marche par la simple expertise dans un domaine donne en faisant abstraction de la nécessité individuelle à la connaissance plus vaste. Ce qui en somme a réduit les individus de ma génération a la banalité de la connaissance de la culture (au sens large du terme). L’époque de la vitesse a ainsi introduit des formes de culture ou de contre-culture (assimilées a la culture finalement) qui simplifient les activités culturelles en les réduisant a des activités de robots : ici on peut citer les jeux informatises, les bandes dessinées (comme le suggère Pierre Bourdieu) mais aussi la musique techno, la house, etc. J’ai personnellement, la sensation d’être hypnotisée par cette musique qui me rend un peu plus bête que « légal ».

Peut-on atteindre une certaine uniformité du niveau culturel ?

Supposons que cela soit possible, il n’est envisageable si et seulement si on atteint un niveau largement moyen oriente vers le bas. Ceci n’est pas désirable. Actuellement il nous semble impossible d’ailleurs car les différences sociales marquent aussi profondément la culture. La culture prend désormais un sens très large en s’appropriant toute activité artistique. L’art en soi prend un sens très large. En dépit des conceptualisations réductrices, le monde contemporain lance des défis à ce que nous entendions par culture dans le passé. Nous assistons à une guerre de survie de la culture traditionnelle contre la culture moderne fondée sur la vitesse, l’abstrait mené a l’exagération et a l’interprétable.
Pierre Bourdieu explique que le rôle des intellectuels est d’autant plus important en ce moment « parce que l’absence de théorie, d’analyse théorique de la réalité, que couvre le langage d’appareil, enfante des monstres ». Il est donc évident que les luttes que doivent porter les intellectuels, les défis à soulever ont change, comme le montre aussi Zygmunt Bauman. Cela ne rend pas le travail des intellectuels inutile. Tout au contraire, l’intellectuel doit s’adapter aux nouveaux défis pour mettre en place une théorie qui expliquerait les mutations sociales et culturelles et trouver de potentielles solutions aux changements en cours et bien évidemment, aux nouveaux dangers : « Nous avons donc besoin d’intellectuels pour nous faire prendre conscience de la réalité de certains dangers invisibles à l’oeil nu, mais aussi pour nous mettre en garde contre les menaces imaginaires inventées à des fins politiques ou commerciales.» Eviter l’évitable et prévenir le possible inévitable.

Les sociologues de tradition ancienne préviennent les générations qui leurs suivent que le réductionnisme culturel a un « laisser faire, laisser aller » n’est pas profitable voire dangereux.

Un premier résultat des mécanismes de la société actuelle est la réduction de l’élite intellectuelle à un nombre facilement à ignorer. Seulement ceux qui se dédient à la lecture supplémentaire ou ont la possibilité d’étudier dans le système de l’enseignement supérieur (dans certains domaines) peuvent rentrer en contact avec la pensée du petit nombre d’intellectuels. Ce petit nombre est accessible surtout dans le cas des intellectuels et penseurs classiques à défaut des intellectuels encore en vie.
On en vient au problème de la valorisation des intellectuels qui ont encore le pouvoir de changer quelque chose dans le monde des idées et marquer le présent par des ouvrages récents en rapport à la réalité.
Un second phénomène, produit de la société actuelle, c’est l’importance qu’on accorde aux phénomènes sociaux de masse en défavorisant les élites culturelles.
Mon contre argument pour ceux qui plaident pour l’uniformisation et par extension aux phénomènes globalisants est le suivant : les masses ne doivent pas être dénigrées comme on a souvent la tendance a le faire, car le pouvoir des masses a toujours été important et a servi, dans un grand nombre de cas, à favoriser l’instauration d’une meilleure qualité de la vie. On peut citer le cas des révolutions anti-communistes de 1989 et durant le début des années 1990 en Europe de l’Est, ou encore les manifestations d’un grand nombre de la population en vue de l’obtention d’une meilleure qualité de vie, conditions de travail, reformes de toute sorte en Europe Occidentales, notamment en France. Ces manifestations attiraient l’attention des élus qui n’ont pas servi à leur mission primaire pour laquelle ils avaient été élus en premier lieu. En somme, les masses permettent plus facilement de mettre en cause certains changements et dérapages de la politique. Ce qui va en leur défaveur c’est que les résultats de telles actions semblent avoir un effet local sans pour autant se répandre afin de faire bénéficier a un nombre plus large de personnes. Par exemple si on prend une grève. Cette grève est locale, elle peut s’étendre a plusieurs villes mais sans pour autant se généraliser et avoir de l’effet au niveau de l’Union Européenne. Donc, l’acquis, comme résultat de la grève, peut dans le plus optimiste des cas affecter la politique nationale. Tandis que l’effet de l’étude de l’œuvre intellectuelle d’un des membres de l’élite intellectuelle peut avoir une influence spatio-temporelle, sur le mode de penser, non seulement de plusieurs générations (coté temporel) mais aussi de plusieurs pays (coté spatial).
Un contre argument en faveur des élites intellectuelles, est de prévenir certains méfaits du mouvement des élites économiques et politiques qui fut d’encourager l’incompréhension des masses, d’où manipulation , en ce qui concerne les politiques envisagées et les buts qu’ils désiraient d’atteindre après leur élection et arrivée au pouvoir. Pour expliquer cela subtilement, Bourdieu cite Francis Ponge : « c’est alors qu’enseigner l’art de résister aux paroles devient utile, l’art de dire que ce que l’on veut dire. Apprendre a chacun l’art de fonder sa rhétorique est une œuvre du salut publique. » Bourdieu ajoute : « résister aux paroles neutralisées, euphemisées, banalisées, bref a tout ce qui fait la banalité pompeuse de la nouvelle rhétorique […] mais aussi aux paroles rabotées, limées, jusqu’au silence, des notions, résolutions, plates-formes ou programmes. Tout langage qui est le produit du compromis avec les censures, intérieures et extérieures, exerce un effet d’imposition, imposition d’impensé qui décourage la pensée. »
Un argument du discours de Bourdieu qui vient soutenir la théorie précédemment énoncée est que, dit-il, « on s’est trop souvent servi […] du souci démagogique d’être « compris des masses » pour substituer le slogan a l’analyse ». Il y a, a mon sens un double problème qui se dégage de cette analyse in extenso, d’une part d’être compris par les masses mais aussi l’idée que la démagogie politique prétend comprendre les masses en soutenant d’être en accord avec leur besoins, connaître les solutions a leurs problèmes et respectivement a leurs besoins irrésolus, jusqu’alors, par les gouvernements précédents.
La simplification du discours permet de mal comprendre le sens primaire, justement car la simplification peut encourager la mécompréhension du discours. Un discours trop simple, qui prétend s’adresser a un public large, signifie en fait réduire des éléments complexes afin d’attirer l’adhésion d’un public nombreux. Le public à la sensation de comprendre les enjeux (simples) et de donner son vote à un programme (simple en apparence) qui en pratique a des avantages caches pour un nombre réduit d’individus qui sont aussi, d’ailleurs, la source de la démagogie. Bourdieu explique cela : « parce que l’absence de la théorie, d’analyse théorique de la réalité, que couvre le langage d’appareil, enfante des monstres » . Le slogan et l’anathème, ajoute Bourdieu, « conduisent à toutes les formes de terrorisme ». Il explique que l’absence d’analyse (que seuls les intellectuels peuvent faire) il y a plus de chances que le terrorisme et le totalitarisme se déploient. Bien évidemment, l’analyse ne pourra pas anéantir ces formes de déviation sociale et politique, mais en réduire leur effet. Cela va dans l’idée de Bauman qui explique que l’idée de société parfaite, en tant que société qui n’a pas besoin de reformes, reste une illusion, une utopie. Mais les deux auteurs sont d’accord sur le rôle que jouent, et doivent jouer les intellectuels contemporains, sans l’analyse lucide desquels, on ne ferait pas face aux défis lancés par la société actuelle.

Comme on a pu saisir dans ce qui précède, la ligne entre la culture et la politique reste très fine. La sociologie a un rôle important surtout au niveau de l’analyse des mutations socioculturelles mais aussi au niveau des intérêts politiques et économiques qui sont les fondements de telles mutations.

La remise en question des études a défaut. Les études importantes des intellectuels contemporains s’adressent à un nombre restreint de personnes, donc à un public réduit. Il n’est pas facile d’accéder à de telles œuvres malgré les innombrables possibilités d’accès à la culture et à la littérature académique. Cela s’explique par le fait que ces auteurs ne sont pas assez connus en dehors du monde académique, de spécialité, mais aussi par le fait que leurs écrits sont très scientifiques, le langage très complexe, l’utilisation de paradigmes inaccessibles aux lecteurs. Paradoxalement, la simplification s’impose. Pour saisir correctement le sens des propos de l’auteur, il n’y a, malheureusement, que lui, qui pourrait l’expliquer. Comme le suggère Bourdieu, les textes de ce genre sont prédisposes a une mauvaise lecture et par conséquent a une mauvaise compréhension, malgré les signes qui suggéreraient certaines nuances. Ces écrits ont cependant, la qualité d’exprimer exactement ce que l’auteur souhaite transmettre. Libérés de toute (auto) censure, ces textes ont le mérite d’être une analyse sincère de l’état des choses. On peut donc, tout a fait, faire abstraction de l’appartenance a un courant ou d’un potentiel parti prix, sans dire pour autant que cela ne soit pas relevant a la lecture, et aller dans la profondeur de la pensée de cet auteur et distinguer clairement les signaux d’alarme concernant phénomènes sociaux, économiques, politiques, culturels, etc.
A l’autre extrême, les discours qui se veulent simples et attrape audience, cachent des sous-entendus perceptibles parmi les intellectuels et les personnes qui ont un niveau d’érudition supérieur a la moyenne mais sont saisis par le grand public comme un effort de communication afin d’être compris. On peut justifier alors le danger de croire avoir tout compris en ce qui concerne les discours politiques. Tout comprendre peut tout a fait dire qu’on n’ait rien compris du tout. Mais il faut comprendre cela avant de se détromper. Un travail qui peut se faire en retard grâce a l’habileté des intellectuels.

Donc on ne peut pas atteindre une uniformité culturelle comme elle est impossible au niveau économique. Il a des engrenages bien établis qui font que ces domaines : culture, politique, économie, soient indissociables. Pendant ce temps les spécialistes dans le domaine de la politique, ceux du monde économique et ceux du domaine culturel, ont rarement de l’expertise dans l’un ou les deux autres domaines. Et comme les domaines politique et économique sont considérablement plus forts, celui culturel reste avec un bémol à l’arrière plan des politiques nationales. L’avantage de la culture est qu’elle réussit à percer les frontières nationales. On peut citer plusieurs exemples : la musique, la littérature, l’art plastique, etc.

Culture et sentiment d’appartenance a un même groupe.

La culture est le produit d’un sentiment, celui d’appartenance a une communauté. Les manifestations de la culture sont très nombreuses et peuvent, comme on l’a déjà dit, dépasser les frontières nationales. Le sentiment d’appartenance à une société donnée où, a un groupe d’individus permet la réalisation mais aussi la compréhension de l’acte artistique. On fait usage des valeurs communes afin d’exprimer est de se faire comprendre dans l’ouvrage artistique. Et la culture ne se réduit pas seulement à une seule manifestation artistique.
La culture peut être un facteur d’explication du monde social.

Mémoire- Mémoire collective- Oubli- Ignorance

La mémoire individuelle tout comme la mémoire collective sont imprégnées de passe et des fragments d’événements passes, qui nous hantent. La mémoire collective est, selon l’historien Pierre Nora « le souvenir ou l’ensemble de souvenirs, conscients ou non, d’une expérience vécue et/ou mythifiée par une collectivité vivante de l’identité de laquelle le sentiment du passé fait partie intégrante ».
Quelle est la valeur de cette mémoire ? Est-ce qu’on essaye de préserver cette mémoire collective ou tout au contraire la morceler en fragments qui nous conviennent en les utilisant séparément comme dans un puzzle qui n’a plus de sens comme entier?
Est-ce que la mémoire collective est un puzzle dont les pièces n’ont une valeur que mis ensemble ou c’est plutôt un collage de souvenir flous et modifiés, transformés en mythes et jettes dans le présent, sous des formes diverses?

On peut parler de ce qui nous convient, car la mémoire individuelle peut être et l’est sûrement sélective. Si Hugo faisait appel au « mémento » et d’autres intellectuels comme lui le font ainsi, les élites politiques usent de la mémoire collective pour un certain nombre d’événements qui sont censés participer a des fins immédiates et qui ne resteront elles-mêmes pas dans la mémoire collective : les élections, les discours, les entretiens télévisés. On se rappellera sans doute plus des propos des intellectuels comme Raymond Aron (Spectateur engage : Raymond Aron, dans L’Opium des intellectuels (1955), pose cette question du rôle du savant dans la cité, et concernant les grands débats du moment. Pour Aron, l’intellectuel est un « créateur d’idées » et doit être un « spectateur engagé ».), Emile Zola (dans les débuts de l’intellectualisme avec l’Affaire Dreyfus), Victor Hugo (dans Les Châtiments) :
« Ces coquins vils qui font de la France une Chine,
On entendra mon fouet claquer sur leur échine.
Ils chantent : Te Deum, je crierai : Memento !
Je fouaillerai les gens, les faits, les noms, les titres,
Porte-sabres et porte-mitres ;
Je les tiens dans mon vers comme dans un étau.
On verra choir surplis, épaulettes, bréviaires,
Et César, sous mes étrivières,
Se sauver, troussant son manteau !»
(Les Châtiments, Livre I – La Société est sauvée)
… plutôt que la déclaration d’un candidat aux présidentielles voire du président. Quoi que la fameuse exclamation « casse toi pauvre con ! » restera gravée dans la mémoire de la génération qui a pu écouter cela à la télévision ou sur l’internet. D’ailleurs la différence peut être notée dans la qualité du discours, la profondeur des propos et dans la relation entre ces derniers et une finalité ultime. Un spectateur même si on peut relier cela au domaine artistique, cinéma, théâtre, concerts, se sent souvent implique dans l’acte auquel il assiste. Lorsque qu’être spectateur (passif) implique plus que jeter un regard critique sur une œuvre d’art ou sur une activité quelconque et se déplace vers la scène politique et sociale cette action passive peut se transformer en quelque chose de beaucoup plus signifiant. Le passage du spectateur passif à celui actif est un choix à faire pour la plupart de la population. Lorsqu’on parle d’intellectuels cette implication devient impérative. L’intellectuel traditionnel ainsi que celui moderne gardent en commun un élément important : ils sont des spectateurs engagés.

Publicat în Cultura, Espace Francophone, Idei | Lasă un comentariu

The Brand of Democracy

After 1989 the Romanian Revolution which led to the end of the communist era, in Romania, the hope and need of progress and human flourish was felt. Romanians had to learn all over again the way towards democracy and liberty. Romania had to cooperate with the other States, to reinforce the democratic values and the values of human rights, to fight against the terrorism and for the stabilization of the region, to develop the economy and to participate to the strategic process of the transformation of the army (the military strategic transformation of the Alliance). It had to be understood that Romania could flourish and prosper in the current international political, economic and cultural realities only if it would cooperate with the Western countries which had a long democratic tradition as well as a long experience in the field of cooperation between countries and nations. One point of view from which we could start our arguments is that: in order to attain the prosperity, progress and human flourish a former totalitarian country needs to base its ascendance on democracy, freedom and cooperation. A new wave of ideas was brought to the attention of the Romanian leaders after 2000 when some international specialists in the Country Branding proposed to Romania a Country Branding program. This program would have ensured a better international image and also would have proven internationally that progresses is and will be made towards the democracy and the western values but also from the economical point of view. The originality of the following arguments consists in approaching this theme from the image point of view: the brand of democracy and its relation to the prosperity, progress and human flourish.
Raymond Duncan Gastil in „The Comparative Survey on Freedom: Experiences and Suggestions” explains which are the measurable elements to obtain the degree of freedom and democracy in different countries. Two indicators allow the measurement of these values: the political rights and the civilian freedom. Thanks to Gastil’s studies we have a starting point in the analysis of the Brand of Democracy. It opens the way of the study between the brand mechanisms and those of the political democracy. But it is essential to talk about these two elements because the progress of the societies as they are today is due to these two elements: the democracy and the brand; and these factors lead to prosperity, progress and human flourish.

Raymond Duncan Gastil was preoccupied with the intuitive system which evaluated the levels of freedom and democracy, as they are described by the political rights and the civilian freedom in the tradition of the Western countries. The study was made on the period 1975-1989 for different countries, but the answers are still interesting as a guidance line of the future studies. According to Gastil the freedom has always been understood in comparison with the democracy. There are systems with limited freedom and systems which offer a lot of freedom in order to be democratic. „ The party system is inefficient and the lack of party discipline means that the majority of senators and representatives cannot be asked to answer in front of the electorate for the success or the failure of the successive governs. […] The poor societies which have two classes separated by a large difference have a weaker democratic performance.”
The political rights are concentrated around the designation/election of the representatives: free and correct elections, political campaign, and the distribution of power, more than one political party confronting themselves in the campaign, the negative votes, and the right to auto determination, decentralized power and consensus. Among the civilian liberties Gastil includes the freedom of the media and of the literature from censorship, public debate, the freedom to gather and to manifest, the freedom of the political organizations, the rule of law, the free state, the freedom of economic activities, the freedom of the religious institutions, the private organizations, the personal freedom (property, travel, family, marriage), the freedom of socio-economic inequalities and the freedom against the political indifference and the corruption. These elements are opposed to the systems without popular process as the inherited monarchies and the totalitarian regimes as the communist one as it happened in Romania till 1989. The choice of designating a political representative and the choice in general is a factor which leads to prosperity, progress and human flourish. Gastil insists on the political elections in order to point out their role in the constitution and maintenance of democracy. These elements are accessible and allow the evaluation of the democratic character of the state. The measurement of the democratic rights can also be helped by counting the negative votes. The majority of the democracies are homogenous. The federal democracies have elaborated methods to separate the divisions of the state in order to be able to govern themselves. The problem of the centralization was that the political boundaries continue to make the citizens feel like strangers in their own country. The auto determination was strictly related to the way in which the political power was decentralized. An interesting point is how the political decision-making depends or not on the majority and if the consensus between all groups is sought when major problems of public interest are debated. “A democracy should be more than a society based on winners and losers. […] The informal distribution of power has a particular importance in order to judge the degree of success of the democracy of political parties which is based on the legitimacy and the will to attain a national consensus” .
Even if Gastil’s analysis was made on a different period, the theoretical elements of his thesis are still useful for the analysis of the relation between freedom, democracy and the brand.
The Brand of Democracy can be interpreted in more than one way. The democracy can be a brand because the democracy is wanted and promoted, it has a theory and there are strategies issued from this theory in order to transform a state into a democracy. A second interpretation can be that the democracy gives to the public the possibility to be creative. The brand of democracy can be analyzed according to the relation between the commercial brands and the way the political democracy works. This parallel shows in fact the factors that lead to prosperity, progress and human flourish, from both the political and marketing point of view.

Democracy as we said before is about freedom in general but also freedom of choice. The citizens of a democratic state have the choice. They have access to a large number of possibilities, the freedom to chose and change their minds in all the aspects of their lives as consumers of anything ( services or products), this is what makes them prosper, progress and flourish as human beings and as individuals members of a group. All this is possible because of the freedom of choice and of its results (in both ways of the comparison). Everyone goes to vote at the elections as everyone chooses a brand or another, supports or not a brand, is loyal or not to a brand. The results of our choices may come immediately (where the brand is concerned), later or never (in politics). Giving to the public the creative power, in the sense of giving them the power of expressing oneself and the right to chose is one of the major roles of the brand which works due to the communication between the brand and the client and vice versa. The brands work, can be developed and survive only in countries where they can find enough freedom; the freedom to create, to chose, to be in competition most likely to be found in democratic countries. The brands need a free market economy and to be able to share the wealth in order to sustain the development of the prosperity and the work places. The brands have appeared when the economy developed and the people’s possibility to learn, work and earn money in free countries, where the need of choice and competition came naturally. The history of the brands allows us to understand how they were able to touch the public’s emotions and desires. The messages of the brands introduced the public, since the beginning, into an ideal world, a better world, as the democracy did. The brands transmitted messages about well being, progress, and happiness and in general about the future and what could be. These all could be possible only if the consumers could financially afford the products and services or if these products or services where accessible (in the communist Era there was no choice because the international brands were not accessible). The brands are younger than we may think. As the specialists in this field state, in the States the brands are almost one hundred years old but in Europe they have almost fifty years old while in some countries they are just an ideal. The brands are the proof of the economic progress.
For many people nowadays the brands represent the freedom of choice of products and services of a better quality and the choice of a better quality of life. In the mature economies the brands answer to the social the psychological and spiritual needs of our lives. And the sensitive way of answering to these needs creates the evolution of desires and aspirations of the public. These desires are a part of the complex dream of prosperity, progress and human flourish. In the brand democracy the consumers vote when choosing a brand, when they buy products every day. There is a two ways relation between the consumers and the brands. Their communication and mutual trust are imperative.
The Brand designers have to be in a permanent relation with the clients, they need to prove the quality of their services and their long lasting motivation in order to last on the market. If the Brand is directly related to the democracy and to freedom, then there also must be an ethical contract between brands and clients, based on respect and vision and quality principles which are based on the values and principles that the people appreciate and value the most. The Brands are also a promise of the prosperity and progress of the consumer’s life.
Some brand experts consider that the brands are more democratic than the formal democratic institutions including the elections and the government. If a consumer is not willing to purchase a brand because that consumer doesn’t like it anymore, he or she is making a statement, a choice visible at that moment. The people, who vote for a candidate, lose their power of choice until the next elections and also the power to influence the present of the politics. We can also say that there is no control on the future of the promises that the politician make during their campaign. No one can know for sure that those promises are going to be kept. Meanwhile the brand needs to keep its promises in order to survive and to grow. Both the client’s vote and the profit are a kind of return of investment because the existence and the prosperity of the brand are related to the consumer’s vote (as a source of profit). The profit is generated by the client’s satisfaction. The affective and value capital produce profit if the promises are kept. This can also be said about the politics in a certain way, but the profit is more difficult to be measured and it takes a lot of time. The relation between the brand and the consumers is closer than in the case of the relations between the public and the politicians. The Government doesn’t need the consensus of the electorate on every single problem; some of them are not even debated in public. They don’t need a vote on every case. The Business seems to have won the race with the politics in the role of force of social change. And a government should be more responsible and more sensitive to those who gave them a voice if they were to be considered brands.
The brands are reinforced due to the fact that they answer to the public needs. The governments arrive at the top of the power and keep it also because of their capacity to threat and punish (as would Foucault say). The politicians receive the votes based on their promises during the campaign and the brands receive the votes for the results of their work. The votes for the brands are renewed very often as the brand opens new lines on the market or launches new products. While in politics there is the law of “all or nothing” in the case of the brands there are no winners and losers. From the vote received for a political program there are no details about which part of the program finally received the vote. The rate cost/benefit is easier to calculate in the case of the brand. When voting for a brand the consumer pays directly to the cashier. The relation between the candidate’s vote and the taxes cannot be calculated. As a conclusion, in order to improve the government’s brand you have to improve the democratic process, reinforce the law and the rule of law and the transparency.
The relation between the brand and the democracy is not a new one. The father of modern American democracy, Thomas Jefferson, never imagined the brand of his government in a non-agrarian society. A part of the brands of consume are born as the Jefferson’s world disappeared. In the XIX-Th century, the massive migration of the population towards the city showed that the consumers didn’t know anymore where the products they purchased came from. The brand’s evolution made possible for them to know who the producers are. The brand made possible the opening of the markets in order to be accessible to as many consumers as possible. All these factors made the evolution of the market possible. The trade gave power to the Western countries. It is there that the modern democracy evolved (according to the theory of the development of the world economy ).
Between Gastil’s list of liberties and the brand specialist we can find a common idea: the freedom to have a passport and to earn money (in order to be able to travel) are essential freedoms that are directly related to the brands. The people who travel are individual ambassadors who transmit the cultural values of their country of origin. In order to prosper and to flourish and to be happy, people need to learn more and to travel more in order to learn things that they wouldn’t be able to know otherwise.

By measuring the democracy of a country according to Gastil’s indicators we can find out which are the chances for a brand to have success in that country. On the other hand, it has been proven by the current studies that the brand is the result of the most democratic process possible. The brands would not exist without the active participation of the consumers, their votes are visible and measurable at any time and without these votes the brands would disappear.

Bibliography:

ANHOLT, SIMON, “Competitive Identity”, Ed. Palgrave Macmillan, 2007,134 pps.
ANHOLT, SIMON, HILDRETH JEREMY, “Brand America”, Ed. Cyan, Great Britain, 2004,192 pps.
GASTIL RAYMOND DUNCAN, “The Comparative Survey on Freedom: Experiences and Suggestions”, On Measuring Democracy, ed. By Alex Inkeles, Ed. Transaction Publishers, New Jersey, 1991.
JANOS ANDREW C. “The Politics of backwardness in Continental Europe 1780-1945”, World Politics, Vol.41, Nr.3, April 1989, pp.325-358, http://links.jstor.org.

http://www.emotionalbranding.com

welcome

Publicat în Cultura | Lasă un comentariu

Bucarest de 1944 a 1959

1.a. Les années Gheorghiu-Dej: La Nationalisation

L’entrée massive de l’Armée Soviétique a Bucarest le 30 août 1944 a dissipe toute tentative de l’armée allemande de réoccuper la Capitale. Les troupes Soviétiques libératrices ont été reçues avec joie et enthousiasme par la population de la ville. Le « pouvoir politique des paysans et des ouvriers a été instauré, et on est passe a la construction du Socialisme en Roumanie ».
La vie de Bucarest a aussi prit un nouveau tournant, celui de profondes transformations qui ont détermine des changements profonds dans la physionomie de la ville.
A la fin de l’année 1944 et au début de 1945 la situation de la ville était très difficile : l’économie était désorganisée, des dizaines d’usines avaient leur portes fermées et le reste travaillaient a une capacité faible. Les matières premières ainsi que les ressources financières manquaient complètement. La population souffrait a cause de nombreux manques : la hausse des prix et le manque des logements ne sont que deux exemples. Les difficultés énoncées affectaient surtout les ouvriers et les couches faibles de la ville qui n’avaient pas les ressources nécessaires pour le minimum de survie. « En prenant comme base l’année 1938, représente par le chiffre 100, l’indice des coûts de vie a augmente jusqu’en 1945 a 3.430 pendant que les salaires n’ont subi qu’un accroissement faible » Toute l’évolution historique de la Roumanie après le 6 mars 1945 s’est développe sous la domination du modèle soviétique dans ce qui concerne l’organisation de l’état et de la société.

1.b. Instauration d’un régime qui élimine les oppositions

Le 6 Mars 1945 s’est instaure le Gouvernement ainsi dit « Démocrate Populaire ». Il s’agit de l’instauration d’un régime totalitaire qui élimina peu a peu toutes sortes d’oppositions. Les opposants étaient éradiques de la scène politique voire élimines pour de bon. Toutes les entreprises se débarrassent des anciens dirigeants et élisant des nouveaux sous la direction des commités d’entreprise. Avec l’instauration de la République Populaire Romaine, des mesures économique a caractère « anti-capitaliste » ont été initiées par le P.C.R. : l’étatisation de la Banque Nationale (décembre1946), la création des offices industrielles (1947), la stabilisation monétaire (août 1947) ont eu des effets majeurs sur la revitalisation économique du pays.
La lignée générale d’industrialisation socialiste, prévue par le Parti de Ouvriers Roumains (PMR) a trouve sa configuration dans les plans annuels d’Etat de 1949 et de 1950, dans le plan sur dix ans de l’électrification du pays, le premier plan quinquennal de 1951-1955 et dans les directives du second plan quinquennal. Les mesures techniques et organisatrices ont permit le développement de l’industrie lourde. On a rassemble les petites entreprises qui n’étaient pas productive dans des entreprises grandes munies d’outils modernes, on a exploite au maximum la capacité de celles-ci et on a crée de nouvelles branches industrielles. Suite a l’application des directives du Parti en ce qui concerne l’économie, Bucarest s’est transforme dans un très puissant centre industriel, en concentrant 20,1% du total de production industrielle du pays. En quatre ans, de 1955 a 1958 l’Etat démocratique -populaire a investi dans le développement de l’industrie bucarestoise environ trois milliards de lei. Toutes ces transformations ont permis l’accroissement de la production chaque année. Ainsi de 1938 a 1958 la production globale de Bucarest avait crut de 578%. L’industrie de construction des machines et le travail des metales a augmente de 995%, représentant 38% du volume total de la production industrielle de la ville. Le développement industriel a permit aussi l’amélioration du niveau de vie. Comme le montrait Gheorghiu-Dej dans le rapport de la réunion plénière du Commite Central du Parti Ouvrier Roumain du 13-14 Juillet 1959 « le niveau de vie des ouvriers , de tous les salaries est détermine non seulement du salaire individuel qu’ils reçoivent mais aussi par les nombreux moyens que l’Etat a mit au service des ouvriers , gratuitement ou avec des prix réduits, pour les besoins socioculturels, pour les conges de repos, l’entretiens et la santé, l’éducation, les aides pour les enfants… etc. » .

1.c. Construction de nouveaux cartiers :

En appliquant les directives données au sein du II-nd Congres du P.M.R. concernant l’amélioration des conditions de logement des ouvriers, on a initie une série de mesures avec des effets au niveau des constructions de logements. Ainsi seulement en 1958 on a construit, grâce aux fonds centralises de l’Etat, 1968 appartements et en 1959, 5600 appartements ont été crées. Des cartiers comme : Ferentari, Bucurestii Noi, 23 August, Tei, Floreasca…etc. qui dans le passe étaient condamnes a la misère sont devenus de réels centres de ville.
Un des intérêts étant d’éliminer le contraste entre le centre et la périphérie. Bucarest se développait ensemble au chaos architectural. Il se trouvait entre les anciennes maisons et les nouvelles constructions, entre la misère de la périphérie et la volonté de renouveau. Plusieurs styles architecturaux se confrontaient sans un plan rationnel d’emplacement. Dans l’époque de la Démocratie Populaire on a pave une surface de 4.670.000 mètres carres, on a réparé et modernise environ 5.000.000 mètres carres de rue. Avant 1944 les espaces verts a Bucarest étaient reparti dans la proportion de 2 mètres carres par individu alors qu’en 1959 les zones vertes étaient arrivées a environ 4,7 mètres carres par habitant. On a crée des parcs comme par exemple le parc de « repos et sport 23 August » ainsi qu’on a réaménage les parcs comme Vitan et « Parcul Copilului ». Pour éliminer la non alphabétisation a Bucarest on assiste a la construction d’écoles surtout dans les cartiers nouvellement crées. Ainsi en 1948 à Bucarest il y avait 80.369 analphabètes par rapport a un total de population de 1.041.807. Dans cette même période on est passe en ce qui concerne l’enseignement supérieur de 13 facultés avec 17.791 étudiants à 43 facultés comprenant 37.005 étudiants, la plupart de ceux-ci étant des fils d’ouvriers et de paysans.

1.d. Une nouvelle architecture et l’institution des colocataires

Par les premières innovations du nouveau régime qui s’était installe a la fin des années ’40- et en fait une conquête par laquelle on essayait de résoudre « commodément » le manque de logements, et en même temps par laquelle on organisait pas très subtilement le contrôle sur la vie des citoyens roumains, on a introduit dans l’intimité de la maison « les colocataires » . Cela voulait dire: l’introduction de personnes complètement inconnues (d’habitude issues des « sphères agrées » ). Par la suite les propriétaires des grandes maisons et appartements ont été dépossédés complètement de leurs maisons.
Tout d’abord on a limite le droit a l’espace ou l’on pouvait vivre (voire dans leur propre maison), et l’espace « supplémentaire » , était accorde a ceux qui venaient avec des répartitions de la part des organes administratifs.
Seulement à la fin années 60 début des années 70 les « colocataires » ont disparu en faveur du payement de taxes supérieures pour « l’espace excédentaire ».
Apres la visite de Ceausescu en Chine, la « Révolution culturelle » et des économies sanglantes causées par la mégalomanie égocentrique du dictateur, de nombreuses familles ont du quitter leur maison « dernière relique, chère de la famille » pour aller vivre ailleurs. Leur maison « est morte en 1984 » sous les démolitions produites par le plan paranoïaque ensemble a « l’Hôpital Brancovenesc », et avec tant d’églises et de belles maisons d’un des plus anciens cartiers de Bucarest et pour faire place au « monstrueux Palais du Peuple » ainsi qu’a des magistrales, telle Bulevardul Libertatii.
A part l’analyse du langage, des discours, de la presse du Parti, il est rarement trouvable dans des textes, une analyse de la vie quotidienne des individus. La vie en commun avec des colocataires, des inconnus, imposes par le parti est un des éléments connus par ceux qui ont vécu a l’époque et très peu connus par ceux qui ont vécu dans les décennies suivantes ou dans d’autres pays. Il y avait aussi un conflit psychologique: qui étaient ces gens ? Allaient-ils communiquer ce qui se passait dans la maison ?
Et bien sur le contexte de l’humiliation d’être obligé de partager les espaces (les toilettes), ainsi que les moments les plus intimes

1.d. Négation de l’architecture

Les soucis politiques et « la lutte de classe » mènent a la négation de l’architecture culte jusqu’a la destruction des édifices appartenant aux familles riches et la dépossession des familles ayant de grandes et petites propriétés ainsi que l’élimination des grands propriétaires qui détenaient des propriétés dans tout le pays. Cela mène a la dégradation du patrimoine culturel, des édifices et finalement de l’idée même d’architecture.
D’ailleurs, personne ne se soucie à entretenir ces constructions dont les propriétaires sont absents. La plupart d’entre elles sont détruites sous le prétexte de leur appartenance aux anciennes grandes familles roumaines.
Parfois, certains grands monuments disparaissent n’étant pas agrées par le pouvoir en place.
En Roumanie on n’a jamais eu une architecture intérieure- par exemple: meubles, sculptures…etc.- qui était toujours, importée de France ou Allemagne. Les destructions durant de nombreux attaques de l’Etat Roumain, ont fait qu’on n’ait pas des meubles anciens, avec les seules exceptions des coffres de dot, des coffres de charrue et du siège épiscopal appartenant à l’Eglise .
Voici que dans cette triste situation, dans les premières années après 1944, tout ce qui a survécu la guerre a été détruit ou renvoyé hors du pays : tableaux, sculptures, ainsi que tout autres oeuvres d’art.
Même les thèmes architecturaux sont changés. Tous les grands édifices de la campagne sont transformés en institutions servant l’Etat (C.A.P-uri), ou en édifices « servant le peuple ». Ces édifices n’ont pas été entretenus et ont été voués a leur disparition.
Le régime soviétique occupant, en Roumanie, a cherché à imposer une architecture étrangère, l’architecture soviétique. Toute la culture a été subordonnée à cette fin. Seuls les apports soviétiques étaient embrasses. Il n’y a plus eu d’architecture roumaine durant dix ans.
L’entière architecture roumaine était censée glorifier la puissance incarnée par Staline. Et Ana Pauker, Teohari Georgescu et Vasile Luca détruisent toute création roumaine. C’est une période ou toute l‘architecture doit copier l’architecture soviétique représentée par des créations avec des petites tours, crées « au service du peuple » . La figure emblématique de cette époque architecturale est la Maison de l’Etincelle (Casa Scanteii) suivie de deux autres créations le théâtre et le cinématographe « la Fraternisation entre les Peuples ».
Ainsi commencent les premiers programmes de constructions au services des travailleurs copies jumelles de celles soviétiques.

1.e. Les programmes de constructions et la masse de travailleurs

Le Parti Communiste Roumain (PCR) désirait attirer le plus de travailleurs. De petits cartiers de travailleurs commencent timidement a apparaître. On commence à créer même des villes de travailleurs par exemple dans al Valée du Jiu. Comme Staline voulait construire des hydrocentrales en Union Soviétique, apparaissent aussi en Roumanie des hydrocentrales (Bicaz).
L’implication du pouvoir politique dans la construction est visible plus clairement dans l’idée de réaliser la Canal Danube-la Mer Noire par l’ordre de Staline en vue de détruire la « bourgeoisie et la paysannerie » par le travail force.
1.f. Changement de dirigeants

Les luttes au sein du parti mènent au changement de dirigeant en Roumanie : Gheorghe Gheorghiu-Dej qui dans la dispute avec Ana Pauker, Teohari Georgescu et Vasile Luca gagne de l’influence surtout avec la disparition du Komintern. La politique de Georghiu-Dej est différente de celle de ses prédécesseurs. Un des buts du PCR était de montrer les avantages du nouvel régime instaure par rapport aux régimes précédents. Cette tendance s’accentuera avec la période de Ceausescu, lors de l’exaltation du régime en vigueur et de nombreuses exagérations demandées et soutenues par le Dictateur : par exemple, les amples manifestations « d’adoration et remerciement » du chef de l’Etat.

1.g. Les influences du Communisme National

Le Communisme international prend des influences nationales. Il y a une lutte pour le pouvoir. Chaque dirigeant politique cherche par les construction qu’on lui ordonne de faire démontrer tant la puissance que les bienfaisances du système totalitaire communiste.
Au début le travail force au Canal se complète avec le travail semi obligatoire de la jeunesse dans les chantiers nationales : Vieseul de Sus ou Bumbesti Livezeni. La jeunesse intellectuelle ou semi -ouvrière était obligée d’apprendre l’histoire du parti, ses bénéfices, ainsi que la lutte de classe. Ils formaient les premières écoles de constructions. L’architecture reste une science soviétique, beaucoup d’architectes et constructeurs suivant les cours des écoles de l’Union Soviétique.
En Roumanie c’est la période de la famine, des nationalisations et des reformes monétaires. La naissance d’une nouvelle classe dirigeante a lieu, spécialement la classe ouvrière qui était malheureusement inculte. Toute nouvelle idée en architecture est immédiatement détruite (étant considérée comme exploit du Capitalisme en contre de la lutte de classe). Il n’y a pas, à cette époque, de grands ensembles architecturaux. Et par ci par la, apparaissent quelques bâtiments nouveaux, tous avec une nuance politique : par exemple le Théâtre de l’Opéra de Bucarest qui devait être le Théâtre d’Opérette.

1.h. Reformes dans le domaine des constructions

Les luttes au sein du parti mènent aux reformes dans le domaine des constructions et en architecture principalement. Il ne s’agit plus d’auteur mais d’un groupe, un collectif de personnes qui travaillent pour créer. Même dans l’architecture il y a un travail en collectif et supervise, comme partout ailleurs. Tout ce qui était crée devait être vérifie et avise par les membres du Parti. Leur travail était avisée par de diverses institutions d’Etat qui opéraient conformément avec les lois crées par le Parti.
L’idée principale était la standardisation des constructions et l’uniformisation des formes. On utilisait les mêmes projets type, les mêmes matériels, les mêmes surfaces, le même argent et les mêmes personnes qui donnaient leur avis sur les projets de toutes les constructions et spécialement pour les constructions destinées au logement. Toutes les constructions construites a cette époque sont dénuées précision et de fonctionnalité.
D’autre part, les luttes au sein du parti, tant celui soviétique que celui roumain, mènent a des changements permanents en ce qui concerne l’architecture, en tant que thèmes mais aussi que nécessite.
En Roumanie, commencent à apparaître, a part les logements, les constructions sociales culturelles, les constructions industrielles. De grandes fabriques, géants de l’industrie selon le modèle soviétique (en spécial dans le domaine de la sidérurgie), grands ensembles agro zootechniques, dans le but de compléter les kolkhozes roumains, quelques hôpitaux… etc. Mais la forme des constructions reste la même.
En Roumanie apparaissent des collectifs d’ingénieurs et d’architectes qui respectent les thèmes du parti.

1.i. Ouverture vers l’esprit occidental : Ensemble touristique de Mamaia

Le premier revirement dans l’architecture, apparaît a la fin de la vie de Gheorghe Georghiu-Dej, avec la construction de l’ensemble touristique de Mamaia. L’architecte Cezar Lazarescu, en violant les règles imposées par le gouvernement, crée une architecture plus moderne, dans l’esprit architectural occidental, a Mamaia.
Apres la visite de Gheorghe Georghiu-Dej a Mamaia et après l’approbation de ce projet, on passe a une nouvelle perspective. On passe de celle soviétique a celle roumaine, avec quelques petites influences de l’Ouest.
Avec l’influence de l’architecture occidentale (revues, cérémonies officielles, visites) on passe a une certaine humanisation de l’architecture, tout en restant dans le cadre socialiste.
Nombreux sont ceux qui considèrent ces démarches prises par le pouvoir, comme une manière de gagner une grande partie de la population, dans la lutte avec les autres membres du parti. Le but étant la conquête de la population au niveau des attitudes face a la victoire du régime.

1.j. La relation entre l’Etat Communiste et l’Eglise : Le rôle de la Maison du Peuple

Un autre élément a prendre en considération spécifique d’un régime totalitaire serait la haine pour l’Eglise qui renoue avec l’idée de démolition : on a détruit des monuments religieux en vue de la création d’un bâtiment « supérieur » et laïque : la Maison du Peuple. Cette construction a implique des démolitions massives. Ironiquement, une des premières maisons démolies fut celle de Cezar Lazarescu.
Les démolitions du cartier sur la place duquel se situe la Maison du Peuple comprennent aussi des églises qui ne sont plus de nos jours. L’évacuation du site ou l’on a construit a signifie la destruction de 9.300 maisons, une cathédrale, et une douzaine d’églises qui était construites au XIXeme siècle. Le rejet de l’Eglise renoue avec l’idée de démolition qui a eu lieu en vue de construire la Maison du Peuple, qui elle, est laïque. Celle-ci fait partie de la construction de l’identité nationale de l’époque de Ceausescu qui mérite à être retenue pour comprendre comment et pourquoi la Maison du Peuple a été construite.
De nos jours on restitue a l’Eglise une partie de son pouvoir en lui cédant le droit a une Cathédrale, un gigantesque et obscure projet (tant par ses proportions que par ses fins) : il s’agit de la Cathédrale de la Délivrance de la Nation .

1.k. Une nouvelle forme de l’architecture :
La destruction de l’ancienne culture roumaine

La destruction de l’ancienne culture roumaine, fait qu’on adopte officiellement une autre forme d’architecture. De grands ensembles de constructions complètement nouvelles commencent à apparaître.
Cela mène à la systématisation des villes, en créant partout un centre de logements et un centre culturel. Tout ce qui se construit est considèré comme « une nécessite ouvrière » . La plupart des logements sont crées autour des usines et fabriques: y compris les cinémas, les théâtres. A part ces hommes, les grandes constructions de logement étaient desservies et utilisées par un département entier. La construction des logements a un double but: faire venir de la campagne une grande masse de personnes pour les faire travailler dans des usines nouvellement crées et pour agrandir les rangs du prolétariat ainsi que les faire vivre tous dans des ensembles de logements pour mieux les contrôler.
Les normes de construction est d’utilisation étaient sept mètres carres par personne. Les grandes constructions étant crées pour des organisations politiques ou pour celle qui avaient la charge de créer « l’homme nouveau » (une nouvelle culture). C’est ici que commence une dispute entre les idées soviétiques de l’architecture et celles roumaines qui commencent a se servir des anciennes traditions nationales.

Ceux qui ont fait leurs études an Union Soviétique ne sont plus a la mode. Les écoles commencent a être reformées, mais elles se basent toujours sur le système socialiste. L’idée de communisme socialiste apparaît. De nouvelles formes de restauration des anciens bâtiments prennent vie.
Il s’agit du type nouveau de communisme roumain.
En Roumanie apparaissent des programmes importes de l’Ouest Européen avec une nouvelle tendance de modernisation de l’industrie. Ce revirement politique mène à l’augmentation du niveau de vie, la possibilité de s’informer, d’avoir des liens moindres avec l’étranger plus qu’auparavant mais sous la direction du Parti Communiste Roumain.
Plusieurs industries se développent: l’industrie chimique, l’industrie du bois, apparaissent de nouveaux matériels de construction grâce aux nouvelles industries crées, de nombreux progrès dans le domaine de l’industrie. Chaque département la charge de créer une grande industrie, créer encore et encore des places de travail dans l’industrie, de créer des nouveaux ouvriers.

Apres la mort de Staline et l’apparition d’autres dirigeants soviétiques on assiste a l’accentuation de la dispute entre les politiciens roumains et ceux soviétiques.
La mort de Gheorghe Gheorgiu-Dej fait surgir a la surface de la politique roumaine un nouveau dirigeant propose par ce dernier avant son décès : Nicolae Ceausescu.
A la mort de Gheorghiu-Dej on a prit la décision de sa quasi- sanctification. Apres trois jours depuis sa mort (22 mars 1965) on a décide de prendre des mesures en vue de l’immortalisation du défunt au nom des trois institutions qui représentaient le pouvoir en Roumanie : le Commite Central du Parti, le Conseil d’Etat et le Conseil des Ministres. Cette idee fut oubliée malgré les sermons faits par les membres du parti dans la revue « Scanteia » (L’Etincelle) et reproduites avec fidélité dans les medias roumains. Ceux-ci furent, pourtant, les bases du culte de la personnalité de Ceausescu.
2. L’Epoque Ceausescu

Un autre « tour de force » pour l’architecture roumaine communiste a représente la période de Ceausescu. Elle voit prendre essor dans son développement : construction de nombreux édifices qui réunis, réussissaient a loger deux millions de personnes ; grandes constructions industrielles ; de nombreuses constructions sociales : hôpitaux, écoles, édifices administratifs, mairies… etc. A cette époque prend essor aussi l’industrie militaire qui devient très puissante (quatrième exportatrice d’armement du monde ), ainsi que l’industrie chimique.
Avec l’arrivée au pouvoir de Ceausescu, une nouvelle idée prend vie: celle d’irriguer l’entier pays. Selon ses plans le pays devait être irrigue a 40%.
Mais parmi toutes ces réalisations les plus visibles ont été le Canal Danube-Mer Noire et la construction du metro a Bucarest. Dans la période 1966-1968 on a fait construire le Théâtre National par l’architecte Horia Maicu, ainsi que le Hôtel Intercontinental en collaboration avec les américains. La Roumanie était déclarée « nation favorisée ».
Ces constructions ont été faites tant grâce a de prêts externes de douze milliards de dollars , que par une organisation quasi militaire, dictatoriale dans le système de construction. Tous les investissements étaient planifies par quinquennats par lesquels on décidait ce que l’on construisait et le terme de réalisation. Toutes les constructions étaient inspirées et décidées au sein du Parti Communiste Roumain et dirigées personnellement par Nicolae Ceausescu.
Le politique représente la force dirigeante dans tous les travaux et les investissements.
Ceausescu a cherche par la politique de subordination de la Roumanie tant aux Etats-Unis qu’a l’Union Soviétique d’être laissée faire ces investissements. Les deux grandes puissances économiques et militaires ont cherche a attirer la Roumanie sous leur sphère d’influence et ceci a signifie une indépendance politique et militaire devants des tiers.

a. Un exemple classique : Le Canal Danube-Mer Noire

L’idée de construire un canal a eu comme but de faciliter l’entrée des vaisseaux marins sur le Danube, le réseau fluvial étant le plus économique système de circulation entre l’Est et l’Ouest de l’Europe.
Des le XIX-eme siècle et spécialement au XX-eme siècle sont crées toutes sortes de projets pour la réalisation de ces fins.
Mais au début du communisme, dans la période stalinienne, le projet du canal signifiait en fait la destruction en masse de l’intellectualité roumaine. Ce canal a représente pour l’entier peuple roumain une véritable prison et source de peur.
Avec la Mort de Staline, les travaux du canal ont été interrompus. La plupart des détenus ont été mis en liberté, et le Parti, pour éviter de laisser apercevoir l’échec de ce projet a initie un procès dans lequel trois ingénieurs ont été condamnes et exécutes car on considérait que par la faute de ces trois personnes on a interrompu le procès de construction du canal.

Par les relations qu’a eu Ceausescu avec le Schacht de l’Iran (a l’époque un policier des Etats Unis et de l’Europe en vue de la stagnation des efforts révolutionnaires du monde arabe).
On a décide grâce a l’argent venu de l’Iran de commencer la construction d’un canal par lequel le pétrole iranien puisse être transporte dans l’Ouest de l’Europe. Par le port turque Trébizonde, le pétrole iranien par quatre oléoducs serait transporte par des vaisseaux côtiers jusqu’a Constanta et de la, par le nouveau canal directement dans les ports allemands, belges et français.
Dans le reste de l’Europe, le réseau de canaux fluviaux était en concurrence avec ceux de transports en voiture et avec ceux de voies ferrées étant très bon marche, économique. Il restait seulement a construire un chemin qui lierait le Danube au Rhin. Le Schacht, en détournant les pays arabes, aurait transporte la richesse de son pays : le pétrole, plus facilement. Il était aussi intéresse par la création d’une grande raffinerie en Roumanie : Petromidia.
Ainsi, a commence, grâce a l’argent iranien, la construction du canal. Mais, a cause de la révolution arabe et iranienne le Schacht a été chasse et le chantier a été ferme. Tout cela a eu des effets sur le peuple roumain qui a du supporter les énormes dépenses pour la finalisation en sept années de ce projet : le Canal Danube-Mer Noire.
Malheureusement la force économique roumaine était très faible. La mauvaise inspiration de payer a tout prix les emprunts reçus de l’Ouest a provoque une diminution des dimensions du Canal. Toutefois, le Canal a été une des plus grandes réalisations de l’époque de Ceausescu pur l’immaginaire de beaucoup de Roumains.
Ceausescu n’a pas été chanceux, remarque l’architecte Camil Roguski, dans cette période, en Roumanie il y a eu le plus grand tremblement de terre et les plus grandes inondations ainsi que les plus grands changements économiques mondiaux.
En 2000 l’écluse Danube-Rhin a été terminée. Malheureusement le Danube a été bloque a cause des bombardements de la guerre yougoslave. Il reste toujours aujourd’hui et restera aussi dans le futur une voie de circulation entre la Mer Noire et le Danube. Tenant compte que les Ukrainiens font construire leur propre canal dans le Delta actif du Danube qui certainement va obturer le canal roumain de Sulina.
L’idée du Canal Danube-Mer Noire, même si elle a appartenu à Ceausescu, ne doit pas être sous-estimée.
La majorité des travaux de « la période d’or » de Ceausescu sont subordonnées à ses idées. Apres la finalisation du Canal Danube-Mer Noire, on a initie le Canal Danube-Bucarest, qui a été interrompu aujourd’hui même si il est presque fini. Dommage, car la plupart des capitales européennes sont aussi des ports sur des fleuves ou rivières.

b. Une époque divisée en trois grandes étapes

Dans le période de Ceausescu on remarque trois grandes étapes qui se distinguent.
Le symbole de la première époque est la lutte pour le pouvoir. Il s’agit de gagner le pouvoir totalitaire du parti communiste. La deuxième période, est celle de libération de la tutelle politique et économique soviétique ainsi que l ‘ouverture vers la culture et l’économie occidentale. On dit de cette période qu’elle a été « la plus plaisante des trente dernières années ». Ceausescu était bien vu par l’occident et en Roumanie se prend contour une plus grande liberté de la presse. On reconsidère les valeurs techniques, la littérature et les arts de l’Ouest.
Durant le début des années 1980 Ceausescu visite de nombreux pays de l’Ouest européen et désire imiter plusieurs travaux qui l’ont marque.
Mais cette période est très courte, car les visites qu’il fait en Orient : Chine et Corée lui font changer d’avis complètement. Ainsi il devient un des dicteurs les plus visibles d’Europe.
Le fait que l’intellectualité ne s’est pas opposée à sa conception sur le monde, ne lui montrant pas son visage véritable, l’a fait croire qu’il était le seul homme qui puisse sauver la Roumanie. Il était « le plus grand chef politique, militaire, le plus grand économiste et le plus grand architecte ». Cette mégalomanie s’est reflétée dans tout ce qu’il a entreprit et ce qu’il a fait construire dans les dernières années de sa dictature : 1978-1989.

b.1.Les grandes constructions

En Roumanie, dans la période de Ceausescu apparaissent des constructions monumentales, mégalithiques. Par ses dispositions on fait construire des petits palais d’usage unique ainsi que de nombreuses maisons pour les invites.
De loin la plus significative a été la « Maison de la République » .
Même si le Parti désirait que tout soit planifie, en ce qui concerne l’architecture tout ce qui a été réalise, a été exécute selon les plans, les désirs et les ordres de Ceausescu. Par exemple: les constructions qui ont été réalisées sur le littoral roumain a cette époque. De nouvelles stations apparaissent : Saturn, Neptun, Jupiter, Venus. Sur tout le littoral étant construits des hôtels et de cantines pour deux cent mille personnes.
Par le système social impose, tout le monde avait la possibilité de passer son conge a la mer. Il y avait aussi un grand nombre de touristes venant des pays socialistes (car la Roumanie était aussi a l’époque un pays aux frontières fermées vers l’Ouest ).
Les prix réduits pour le logement ont aussi attire de nombreux touristes venant de l’Ouest.
Dans un système capitaliste l’industrie du tourisme roumain n’est pas rentable car l’exploitation seulement trois mois par an, ne peut pas être considérée productive. Même si on avait une série d’avantages : les plages sont exposées dans le sens du levé du soleil, des plages riches en sable, l’absence d’animaux dangereux.
La période réduite de logement et l’incertitude du bon temps ont mène au déclin de cette industrie. Même si on a attire l’attention a Ceausescu sur ces effets, il n’a pas fait arrêter la construction de nouvelles places de travail. Au milieu des années 1980, a Neptune dans l’intervalle de six mois ont été réalises douze mille places dans les restaurants.

Une des idées de Ceausescu était de diminuer les lieux de travail dans l’agriculture et de transformer le paysan en ouvrier dans une usine, dans une fabrique car on avait besoin de créer de nouvelles villes. Comme de point de vue économique on ne pouvait pas bâtir des immeubles éparpilles dans une ville on a construit des cartiers entiers surtout aux périphéries des villes . Dans toutes les villes de Roumanie l’espace locatif a été double dans la période de Ceausescu. Les blocs étaient crées verticalement pour comprendre un nombre plus large de personnes. L’utilité de ces constructions était de base. Il s’agit de loger un nombre impressionnant de « personnes-robots » qui étaient censées de participer à l’économie roumaine en tant que force de travail. Le peuple dans son entier est témoin de la déshumanisation de l’architecture. On assiste au passage à une architecture utilitariste et économique. En ce qui concerne les bâtiments crées pour les masses, l’esthétique est complètement éloignée en faveur de l’utilité, retour a la fonction de base des édifices (simples toits, comprenant le plus d’âmes).
Les fonds mis à la disposition de ces constructions étaient moindres. C’est pour cela que les constructions sont uniformes sur des sections réduites mais avec un matériel de très bonne qualité.
Non seulement une fois nous dit l’architecte Roguski, que ce qu’on a construit comme logement durant cette période n’est pas solide. « C’est une erreur » , car, explique-t-il, « les architectes roumains sont le résultat des écoles et facultés extraordinairement élevées » . D’autres aspects ont souvent été critiques dans le temps : si le monde plaint souvent es espaces étroits et petits de ces immeubles, ils peuvent être rassures que ce modèle de logement a été repris selon le modèle français et plus largement selon le modèle occidental. Le confort réduit est du en fait qu’on a construit un grand nombre de logements avec un même fond.
A la mort de Ceausescu on avait termine avec les demandes de logement. Ces logements étaient donnes gratuitement et les coûts mensuels ne représentaient pas un effort pour les gens qui travaillaient .
Mais ces constructions de bâtiments n’ont pas été suivies par le développement de l’infrastructure des villes. Les villes restent de nos jours avec des lacunes dans le domaine de l’infrastructure : canalisation, eau courante, rues…etc. Ne parlons pas des autoroutes qui étaient prévues par Ceausescu dans l’an 2000. Ce système d’infrastructure est très important il représente 30% d’une construction, il est nécessaire pour le bon déroulement de la vie dans le logement.
Bucarest et les autres villes se sont développes peu a peu sans des plans a priori. Ainsi le développement n’a pas été unitaire.
La construction des bâtiments, des rues, une nouvelle circulation dans une ville ancienne ne peuvent être réalises que par des sacrifices . Ceci est presque impossible a Bucarest a l’heure actuelle. Cette affirmation est justifiable par des raisons économiques. Faire évacuer une zone, suppose dédommager les familles qu’on doit loger dans un autre bâtiment, cela impliquerait des fonds énormes que la Roumanie ne semble pas vouloir et pouvoir dépenser.
« Ceausescu a réussit a imposer et a entretenir un culte de la personnalité d’une ampleur inégalable dans l’espace européen grâce a la durée très longue pendant laquelle celui-ci a détenu le pouvoir et le contrôle entier (hérite de son prédécesseur) sur les moyens de communication et la police répressive » .

b.2. 1960-1970 : Centres Civiques en Roumanie

A la fin des années 1960, la Roumanie, ainsi qu’a l’Ouest, l’esprit communautaire fut remplace par les « centres civiques »- et les monuments qui lui sont dédies, étant décrits par les occidentaux comme des monuments « civiques grotesques avec, obligatoirement, des places [publiques] (…) et une tendance éléphantine » inspirées par « le dernier » Le Corbusier. C’est dans l’ossature, dans la structure d’ou ressort « l’héroïsme » de soutenir architecturalement l’édifice entier. Les grillages dispos sur les façades des principaux édifices administratifs, élevés des la fin des années 1960 dans toutes les capitales de régions, étaient les métaphores du contrôle. Même si les cadres structurels et décoratifs ne sont pas devenus autonomes, comme dans les mégastructures, l’exhibition des hauts murs de béton, est peut-être l’une des plus importantes caractéristiques de l’architecture officielle Est- Européenne des années 1960 et 1970.
Dans le même style “héroïque”, mais plus près de la désincarnation brutale, ont été construits certains édifices majeurs au début des années 1970 en Roumanie.
L’institut polytechnique de Bucarest (1962-1972, Octav Doicescu architecte chef, P.Iubu, C. Hacker, S. Lungu, P.Swoboda, I. Podocea architectes) fut l’un des premiers exemples de l’approche monumentale et brutale vers un changement radical suivant le modèle de création stalinienne. Les cadres et la grossièreté des matériaux renforces par les grands volumes ont été néanmoins masques par des finissages superficiels de brique. Une approche presque similaire a été employée dans le design de l’Academie « Stefan Gheorghiu » (Stefan Rulea architecte chef) : ses auditoriums sont des masses immenses détachées des cadres de béton de la façade (même composition que celle extérieure).
Les constructions de Est- Européennes ont été contaminées par la préfabrication et l’habitat de type social après 1954. Ceci fut la parfaite occasion pour l’installation des mégastructures et une manière efficace d’imposer le contrôle sur l’environnement et les habitants.
Pendant les années 1960, de nombreuses villes Est- Européennes ont souffert a cause de la destruction des centres historiques au nom du développement. La Tradition a disparu pour que le Modernisme prenne place et impose « un ordre architectural simple dans les dispositions de la société humaine et de son matériel »
Le centre civique ressemble beaucoup au projet d’Albert Speer (même les dimensions) et en même temps nous pouvons entrevoir des allusions au modèle de Versailles – dans les même intentions de consacrer l’espace a la splendeur du régime.
Les controverses concernant l’appartenance des idées et modèles choisis ne sont pas encore finies. La Maison du Peuple – ressemble tout d’abord a elle-même, elle est unique par elle-même et par ses dimensions, par son emplacement sur les collines historiques de Bucarest

c. Bucarest le petit Paris d’antan

On nommait Bucarest « le petit Paris » en comparaison avec le grand Paris. Ce dernier étant l’oeuvre de Napoléon III et de l’architecte Haussmann. Ce que nous voyons et admirons aujourd’hui a signifie pour cette époque la démolition d’un tiers de Paris et la disparition de nombreux monuments . Des systématisations décisives ne peuvent être réalisées que dans une période de dictature car par une seule disposition disparaissent des maisons, des terrains, des monuments qui ne sont même pas rembourses.
Le rêve de réaliser aujourd’hui un Bucarest comme on le désirerait est très problématique a cause de coûts élevés. A Bucarest ont existe de nombreux plans de systématisation qui dans la période entre guerres n’ont plus été réalisables. Dans la période de Ceausescu ont été lancées d’autres idées, mais dans ces projets on a omis d’intégrer les plans lies aux problèmes de circulation et d’infrastructure. La preuve de ces plans a été la construction de bâtiments de logements sans songer aussi a la circulation, a la canalisation…etc.

d. Deux projets clés de Bucarest : La systématisation de la Dambovita et le Metro

Ces projets n’ont pas eu de vision d’ensemble. Ils ont été crées dans la même période et les plans des deux projets ne se croisaient qu’au moment ou il y avait un problème de croisement. Ces deux projets ont été très coûteux. D’une part on voulait créer un « poumon vert » a Bucarest, autour des sources d’eau de la Dambovita en élargissant les voies de passage de l’eau et en systématisant son passage, en faisant que la Capitale soit carrément coupée en deux. D’autre part on voulait créer un milieu de transport facile et rapide qui servait a transporter les ouvriers vers les centres de travail.
Ceausescu n’a pas aime Bucarest. Il ne supportait pas l’aire impropre de cette ville. Dans un premier temps il voulait déplacer la direction du pays à Lacul Rosu, près de Bucarest, ou il aurait construit sa résidence et les résidences des dirigeants de l’Etat. Entre temps ce projet a été oublie en faveur des constructions de Snagov ou il habitait pendant l’été.
De la visite rendue a la reine de l’Angleterre Ceausescu s’est inspire pour la construction du Palais Cotroceni ou il a imagine que sera logée son invitée lors de la contre visite.
Dans sa vision de Bucarest, la capitale devrait être traversée par un cours d’eau. Comme la Dambovita n’avait pas alors l’image d’un cours d’eau représentatif , Ceausescu l’a systématisé en créant un miroir d’eau le long de son canal. Pour compléter cette idée d’élargissement de la Dambovita pour aérer l’air et pour embellir l’image de Bucarest Ceausescu a inclus dans ses plans le Lac Rouge, le lac de Ciurel ainsi que les lacs de Cotroceni et de Cismigiu ainsi que l’élargissement des lacs d’accumulation de la Dambovita. Il va créer une zone verte autour qui va séparer en deux Bucarest
Toute visite à l’étranger provoquait une nouvelle série de plans et de désirs pour Ceausescu. Les châtaignés et les tilleuls de la nouvelle systématisation de la Dambovita représentaient les artères avec tilleuls de Berlin. En créant le nouvel Palais Cotroceni il a voulu créer une nouvelle artère a Bucarest, celle Est-ouest : le Boulevard « Victoria Socialismului ». D’une part et de l’autre de ce boulevard on a construit des nouveaux blocs de logement avec un finissage a part et des surfaces plus « heureuses » par rapport aux autres logements construits dans les cartiers périphériques.
Il a voulu créer au sein de Bucarest le centre politique avec la plus grande et significative construction: la Maison du Peuple.

3. La Maison de la République versus la Maison du Peuple

3.a. Un Projet coûteux et insensé

La Maison du Peuple était censée d’être entourée d’autres bâtiments représentatifs : les Ministères de l’Armée, de l’Enseignement, la Bibliothèque Nationale et même l’Opéra.
Un autre centre pareil aurait été crée près de la Gare du Nord ou auraient du être places les ministères techniques, de l’Industrie, des Sports… etc.
Ces deux grands centres devaient être reliés entre eux par des grands boulevards et des moyens de transport souterrains.
Lorsqu’il a pense construire les magistrales de metro : ces moyens de transport étaient destines aux ouvriers. Les directions de transport par le metro étaient dans le sens des habitats vers le travail et non l’inverse, (par exemple le cartier Drumul Taberei n’a pas de metro). La vitesse ainsi que les systèmes des constructions sont au plus haut niveau mondial. Le terrain sur lequel on a organise ces canaux est difficile a travailler, les constructions étant difficilement réalisées. On peut comparer ce type de terrain a celui de la Ciudad de Mexico.
On a crée ainsi une nouvelle industrie liée au metro en incluant la voie de roulement et les wagons. Pour la construction des autoroutes, elles étaient programmées pour l’année 2000. A cause de cela, il n’y a pas en Roumanie des autoroutes. On a seulement modernise certaines routes entre départements. Les hommes politiques qui ont désiré la construction de ces routes ont été éliminés par Ceausescu.
Il n’est jamais suffisant de répéter, les plans architecturaux étaient ses propres plans selon ses propres idées. La preuve de cette affirmation est la Maison de la République. Nous pouvons dire qu’il a désiré que cette construction soit sa propre création.
Suite a une visite rendue en Corée du Nord et enthousiaste de la manière dont il a été reçu par les coréens de Kim Ir Sen. Il a été impressionné par le bâtiment du Commite Central (La Maison du Peuple Coréen). Des son arrivée a Bucarest il a charge ses hommes avec la construction d’un bâtiment représentatif du peuple roumain et de sa propre personnalité.
Un concours a été organise sur ce thème par lequel les meilleures architectes ont fait plusieurs projets selon des coordonnées préétablies. Le concours a été gagne par une personne inconnue qui s’est permit d’agrandir les surfaces du projet.
Le lieu d’emplacement au centre de Bucarest a été en grande mesure l’idée de l’architecte Cezar Lazarescu, qui avait considéré qu’il y avaient déjà assez de constructions a la périphérie de Bucarest il était le temps de construire quelque chose de significatif au sein de la capitale. Le centre-ville était un peu néglige dans le domaine architectural et avait de moins en moins de bâtiments significatifs pour une nouvelle métropole.
On a fait plusieurs variantes pour la construction de la Maison du Peuple. Le terme de l’achèvement de cette construction était d’une année. Ce terme est encore une preuve du manque de connaissance, de logique et de technique du problème de la part de Ceausescu. Le terme d’une année a été établi suite a une erreur de traduction. Lors de sa visite en Corée, par une erreur de traduction le bâtiment du Comite Central a été construit en six ans et on lui a traduit « six mois ». Personne n’a pas eu le courage de lui montrer la vérité.
Apres le Pentagone c’est la deuxième construction dans le monde et la plus grande construction d’Europe. La construction a été exécutée par environ cent vingt mille hommes et représente une main d’oeuvre et une pensée a cent pour cent roumaine. On n’a pas permit l’emploi de matériels importes.

Quatre thèmes devaient être résolus :
Le bâtiment du Comite Central qui devait recevoir deux milles personnes ;
Le bâtiment du Parlement et du Sénat ;
L’aile du Gouvernement ;
L’aile privée (appartement et extensions).
La maison du Peuple se voulait en même temps Palais Gouvernemental, Palais Résidentiel, la Résidence du Parti Communiste Roumain, la Résidence de l’Armée, « la Résidence des Résidences », « le Temple de Jérusalem » .

3.b. Le dossier de construction de la Maison du Peuple

La Maison du Peuple telle que nous la connaissons aujourd’hui est l’oeuvre de milliers de gens qui ont participe non seulement aux projets, mais aussi aux constructions, aux décorations et surtout à la mise en oeuvre d’un monument qui sert aujourd’hui de mémento dans l’histoire de la Roumanie. Des lors cette création issue d’un puzzle d’impressions accumule par Ceausescu de ses voyages ainsi que des pensées créatrices d’architectes presque inconnus jusqu’ a présent est rentrée dans la mémoire collective roumaine comme la plus grandiose construction qui provoqua des sentiments contradictoires. Les Roumains, d’une égale mesure que les Etrangers, se confrontent avec un problème: déchiffrer les mystères de l’esthétique architecturale de cette construction.
Elle est caractérise par un grandeur démesurée, inconnue par la Roumanie jusqu’alors mais aussi par la normale caractéristique d’un régime totalitaire : le désir de s’imposer a tout prix et de toutes les façons possibles.
Une dizaine d’architectes ont participé a la construction de la Maison du Peuple. Parmis eux on trouve l’architecte Doicescu et l’architecte Iorga. Le thème était : « un Grand Palais, mais plus grands que le Palais du Comite Central, un palais raisonnable comme surface et comme distribution ». Aucun des architectes participants n’a gagne le concours. Ce fut Ceausescu lui même qui devint l’architecte de la construction étant représente par deux architectes : Anca Petrescu et Cezar Lazarescu. Ceux-ci on agrandi de cinq a sept fois les dimensions du projet demande par Ceausescu. Ce n’est pas Ceausescu qui a demande la construction d’un palais énorme. Les dimensions finales de la Grande Maison sont le suivantes : 330 000 mètres carres, 2,55 millions de mètres cubes, 440 bureaux, 1200 salles de réunions, des dizaines de salons.
Le projet avançait sous forme de graphiques et plans qui étaient inventes a chaque fois par les architectes. La réalisation en six mois était impossible. « Ni le trust Carpati » n’avait pas suffisamment d’effectifs pour satisfaire la demande de forces de travail pour bâtir « la Maison » . Le trust Carpati s’occupait avec le dégagement de l’emplacement ainsi que de l’infrastructure des rues. D’autres entreprises s’occupaient des bâtiments adjacents : deux milles ouvrier venus de Suceava, autres cinq mille sont venus de Iasi.
La Maison du Peuple devait accueillir deux mille salaries. Les escaliers et les ascenseurs destines a ceux-ci n’étaient pas suffisants. Leur chemin vers le lieu de travail aurait dure environ quatre heures . Toujours selon la même source, le Cabinet de Ceausescu était le second dans le monde comme grandeur, après celui de Hitler .

En 1984 le couple Ceausescu a mit la première pierre de fondation de la Maison du Peuple. Le début de la création du centre civique qui s’est forme autour de cette immense création a implique aussi la destruction de nombreuses constructions qui trouvaient leur place sur le terrain sur lequel siège aujourd’hui la Maison du Parlement.
L’aspect totalitaire de la construction monumentale est lie à sa grandeur mais aussi par l’emploi d’une quantité énorme de ressources visant sa construction. Ceci implique la privation de la population des ressources censées satisfaire les besoins primaires de la plupart de la population roumaine dans l’intervalle de la construction (nourriture, électricité, réchauffement). Apres la Révolution anti-communiste de 1989 on a réussi a réconcilier la grade dette que la Roumanie s’était faite pour pouvoir construire le monument avec les investissements que celle-ci devait faire pour la population.
La « Maison de la République » était censée des les projets de sa construction de glorifier la dictature de Ceausescu.
Une des controverses par rapport a cette construction est liée a ses noms : Maison de la République, Maison du Peuple, La Grande Maison, La Maison du Parlement (actuellement). Le nom le plus souvent employé est celui de Maison du Peuple.

4. Nicolae Ceausescu et son « projet » architectural

4.a. Reflet de la personnalité de Ceausescu dans la réalisation du projet

Mené par les conditions sociales dans lesquelles il vivait, Ceausescu se place, des son adolescence, sur les positions d’un communiste véritable dans la lutte de classe déclanchée en Roumanie des la période de l’entre-deux guerres. Il prétend être aussi le stratège des événements du 23 août 1944, date qui signifie du point de vue de l’historiographie, le point initial de communisation de la Roumanie.
Les slogans, la propagande de l’image, les medias, les écrivains et les artistes ont renforce la signification de l’identification du leader avec le parti, le peuple et la patrie spécifique aux dirigeants des sociétés totalitaires. Mao fut le premier a déclarer que : « ce n’est pas le parti qui doit être mit devant mais le dirigeant ».
Les significations de l’identification ont été amplifiées par la pratique d’être « élu » dirigeant du parti par le mandat de toutes les organisations de base du territoire. Les participants au Congres avaient seulement la mission d’être les voix des hommes qui travaillaient . Le refrain qui accompagnait Ceausescu était : « le Parti, Ceausescu, la Roumanie ». Ceci n’est que le début du culte de la personnalité de Ceausescu qui marqua toute la période pendant laquelle il a été au pouvoir.
La construction de la Maison du Peuple a été l’apogée de ce culte en termes de grandeur. Mais l’art et les réalisations de l’époque ont été toutes influencés par la pensée inefficiente du couple Ceausescu.
Pour la réalisation du projet qui dévoilait un autre aspect de la personnalité complexe de Ceausescu on a fait augmenter les effectifs d’hommes qui allaient travailler et lui donner vie.

4.b. La réalisation du projet : l’Organisation

On travaillait par équipes qui se succédaient en vue de terminer le projet le plus vite possible. Ces ouvriers venaient à Bucarest de tous les coins du pays. Ils étaient animes par les avantages considérables que leur offrait le poste de participants a la grande création.
Leurs salaires étant triples par rapport aux autres ouvriers. Les avantages matériels ne se terminaient pas la : ils bénéficiaient d’une cantine, d’un magasin « économat », logement ainsi que la possibilité de venir s’établir définitivement a Bucarest. A part les ouvriers bucarestois et ceux venus d’ailleurs, la construction a bénéficie de la force de travail de certaines unités spécialisées de l’armée.
Ce projet a bénéficie de la participation de soixante mille personnes pour la construction des immeubles, des bâtiments et des ministères adjacents.
A cause de l’inconséquence des idées qui survenaient très souvent en avalanche on a fait de nombreuses modifications au projet initial. On a ajoute par exemple quatre étages au corps central.
Mais dans la dernière période, Ceausescu a prit d’une manière évidente, l’allure d’un dictateur puissant, et les demandes ainsi que les solutions n’étaient plus logiques. Les causes étaient principalement dues au fait que les dirigeants de seconde classe qui étaient directement subordonnes a Ceausescu n’avaient pas d’autres opinions et par conséquent ne prenaient jamais d’autres décisions que Ceausescu. La plupart des solutions proposées n’étaient pas techniques soit elles auraient coûte trop cher.
L’idée de mégalomanie peut être vue dans toute et chacune des créations et demandes de Ceausescu. On peut voir visiblement cela dans l’image des palais construits : Cotroceni, Pelisor,Olanesti, Snagov, la Maison de la République. La plupart de ces palais étaient dotes d’éléments- accessoires très chers qui n’ont jamais été utilises par personne. Les palais de Cotroceni, de Sinaia et Olanesti n’ont jamais été utilises.
« L’extrême peur de la mort a fait de Ceausescu un homme très superstitieux », dit Mr. Roguski, « il se renfermait dans sa chambre à coucher et dormait avec ses deux chiens ».
« Il n’a visite qu’une seule fois le Palais Cotroceni car pour la première fois qu’il l’a visite Elena Ceausescu, sa femme, est tombée, et il a considère cela comme un mauvais signe » raconte Mr. Roguski. Il ne dormait jamais dans un bâtiment qui a été habite auparavant par quelqu’un d’autre. Toutes ces choses étaient tolérées voire encouragées par Elena Ceausescu. « Dans tout ce qu’il a propose de faire et tout ce qu’il a réalise il a pense d’une manière simple de paysan. Il a vécu et il est mort comme un paysan » .

4.c. Quelques détails peu connus sur la Maison du Peuple

L’une des premières choses que quelqu’un apprend sur la Maison du Peuple est l’élément statistique qui donne : 330.000 m2 qui fait de celle-ci la deuxième construction du monde après le Pentagone, et 2, 550,000 m3 et s’élève a 86 mètres.
La construction prévoyait sept cabinets pour Nicolae Ceausescu lui- même et sept cabinets pour sa femme, Elena Ceausescu. Chacun des cabinets représentait Ceausescu dans une autre hypostase : Ceausescu le Dirigeant du pays, Ceausescu le Dirigeant du Parti, Ceausescu le Chef Militaire… etc.
La Maison du Peuple était finie en proportions de 75% et les finissages en proportions de 15%. Non seulement la construction compte, dit l’architecte Roguski, mais aussi les meubles, les décorations, les tapis. Dans la Maison du Peuple on peut trouver le troisième plus grand tapis du monde confectionne manuellement. Un autre exemplaire aussi grand était celui que Hitler fit commander en 1940. La création du tapis a dure 50 ans. Notre tapis a été crée manuellement a Oradea.
Dans cette periode on créa des écoles très puissantes d’arts et spécialement de tapisserie et de gobelins. On a crée quatre vingt mille places de travail dans le domaine de la tapisserie. La Roumanie était devenue le plus grand exportateur de tapis du monde. On a aussi crée, grâce a l’importance des travaux, la plus grande école de sculptures en bois : les Moti et les Maramureseni.

4.d. Anca Petrescu et la Maison du Peuple

La construction de la Maison du Peuple, dans les yeux d’Anca Petrescu l’architecte qui a gagne le concours en vue de la réalisation du projet, a été une époque qui a commence avec beaucoup de difficultés. Son projet commença dans la V-eme année d’études à la Faculté d’Architecture. Pour arriver à construire la Maison du Peuple Anca Petrescu a participe à plusieurs concours, gagnant en théorie les concours mais en pratique se faisant confisquer son projet. Une des confrontations fut celle avec Cezar Lazarescu qui aurait trace le boulevard liant la Maison du Peuple au centre n’était pas droit. Anca Petrescu énonce d’abord les discriminations qui se faisaient au sein des architectes (elle était très jeune) et de point de vue politique car ses collègues aines étaient employés dans des instituts, comme « Carpati ».
Aucun des architectes qui ont participe au projet de création d’une « Maison du Peuple » telle que Ceausescu aurait pu désirer, ne connaissait pas vraiment les goûts du dictateur. Tout ce qui a été produit à cette époque fut une création basée sur l’imagination des architectes. Ils ont imagine ce que Ceausescu désirait.
D’abord A. Petrescu a reçu le projet de construction avec le support de l’institut de construction Carpati, sans être employée dans cet institut. Seulement après une année depuis l’événement elle fut employée. Le Trust Carpati a employé par la suite un nombre très grand d’architectes et ingénieurs venus de tout le pays pour participer à la construction du grand ensemble et de la Maison en soi.
Une des controverses issues de cette période fut : qui a réellement construit la Maison du Peuple. Les avis sont partages. Si l’on demande à un nombre assez grand d’architectes ils répondraient unanimement que ce fut Anca Petrescu et Cezar Lazarescu, et ils ajouteraient qu’ils ont fait un travail de point de vue esthétique et architectural « déplorable » . L’architecte Roguski a eu une vision élargie de cette époque en disant que finalement Ceausescu fut l’artisan principal de ce bâtiment monumental.

De toute façon, le point de vue que ces architectes partagent est que l’Ecole Roumaine d’Architecture a produit des architectes et ingénieurs de haut niveau. Ce furent ceux-ci qui ont participe à la construction de la Maison du Peuple.
Au niveau du travail déposé pour la Maison du Peuple : ce fut une quantité très grande de travail. Les projets était nombreux et devaient être mis à la disposition de Ceausescu dans des intervalles de temps très courts. A mesure qu’ils étaient termines ils devaient être présentes.
Le projet a commence dans la direction qu’Anca Petrescu a propose, dans une lignée « belle et moderne » . La Maison était conçue avec un toit de cristal, les colonnades était prévues des le début, la construction a été élevée par multiples et sous multiples de six ce qui a permit de garder les proportions.
Anca Petrescu a accuse l’immixtion d’autres architectes dans les projets de la construction ce qui a permit a Ceausescu de développer de nouvelles idées et projets pour la Maison. Pour chaque salle qui était construite il fallait faire d’autres projets, de nombreux autres concours ont été organises. Des Bureaux de Création étaient organises a la manière Occidentale avec des architectes, philosophes et psychologues étaient réunis. A la fin de l’époque de Ceausescu il y avait deux cent architectes et vingt mille ouvriers sur le chantier. Anca Petrescu a reconnu qu’elle a eu une grande liberté d’expression en ce qui concerne les plans de la Maison du Peuple mais Ceausescu avait un nombre de conciliés qui lui donnaient des conseils plus ou moins réalisables et qui influençaient le dictateur dans ses idées et démarches. Sans la participation de ces gens le destin du bâtiment aurait été un peu différent.

4.e. L’Axe sur lequel a été construit le Boulevard partant de la Maison du Peuple : Un projet ancien datant des années 30’s.
„Le passé et le futur convergent explosivement dans l’instant présent.” (Walter Benjamin)

L’Axe sur lequel a été construit le Boulevard partant de la Maison du Peuple a été déjà pensé par les plus grands architectes roumains de l’époque du roi Carol. En 1934 le roi Carol a voulu construire un nouveau centre pour Bucarest. En 1938 s’est finalise un travail auquel ont participe les architectes roumains de l’époque qui contenait dans son projet l’axe du boulevard. La démolition des maisons qui se trouvaient sur l’espace ou se trouve la Maison du Peuple était prévue des la période ce Carol qui prévoyait placer là-bas le Parlement Roumain Ce projet est passe par un chemin tordu dans la période ce Ceausescu qui voulait initialement y construire un centre pour les étudiants, ensuite la une Cathédrale . . Finalement les plans de Carol sont devenus réels en ce qui concerne l’utilité de l’espace.
Malgré son nom : « Maison du Peuple », cette construction fut crée en dépit d’énormes sacrifices de la population entière. C’est un héritage qui théoriquement était censé provoquer moins d’hostilité au sein de la population car « elle lui était destinée ». Son destin après 1989 a été justifie par le mérite de l’entière population qui a souffert de faim et de froid durant sa construction. Elle est de nos jours le Palais du Parlement.
Tony Judt repose son analyse un instant sur la Maison du Peuple pour découvrir les significations et les raisons qui ont retarde le développement du pays . Il va dans le sens de l’avis général de l’Ouest Européen sur la Roumanie qui dans la vision de Boia est « la vision d’un pays partiellement intègre dans la civilisation Européenne, un pays de marginalité, caractérise par une importante dose de primitivisme, un mélange de vie urbaine moderne et de survivance rurale ».
La Maison du Peuple est devenue un « lieu de mémoire » dans le sens de Pierre Nora « une unité significative de matériel ou de nature idéale que la volonté humaine ou le résultat du temps a transforme dans un élément de symbolique partagé par la communauté » . D’abord elle fut le symbole de la souffrance des habitants de la capitale et du peuple roumain. Ainsi le nom de « Maison de la République » fut oublie dans le désir de laisser tomber dans le passé le souvenir de la République Socialiste Roumaine.
5. La Maison du Peuple dans le cadre du modèle totalitaire des centres civiques
« Le Centre Civique est le programme de restructuration urbaine annonce par Nicolae Ceausescu en 1977 pour le centre de la ville et réalise dans ses lignes principales entre 1984 et 1989 » . Ce périmètre inclut la Maison du Peuple, l’ensemble des ministères crées autour de celle-ci, le boulevard Victoria Socialismului, sur toute sa longueur jusqu’au rond de la Place Alba Iulia, avec les édifices crées pour le logement. D’autres bâtiments projettes étaient inclus dans ce nouvel Centre Civique : la Maison des Sciences, le Ministère de la Défense, la Bibliothèque Nationale, le bâtiment polyvalent pour « Cântarea Romaâniei », la galerie commerciale, etc.
Ces projets n’étaient pas une idée nouvelle en 1977 car d’autres centres pareils étaient déjà construits dans d’autres villes de Roumanie. D’après Dinu C. Giurăscu en 1988 ce genre de développent était fini en 37 villes, et dans d’autres 10 villes, ces projets étaient encore en pleine réalisation. Ces constructions ont été réalisées dans les principaux centres politico administratifs du pays. Une fois avec la systématisation rurale ce concept a influence aussi l’administration des campagnes. Tous les centres civiques de Roumanie, même si de taille différente que celui de Bucarest, avaient un projet assez « clairement défini » .

5.a. Spécifiques du Centre Civique Roumain

Le centre civique de Bucarest se distingue par ses dimensions, par les dimensions du terrain utilise, par son « caractère exhaustif », le laps de temps très court nécessaire pour eliberer le terrain, par la grandeur et le nombre de ressources employées, et finalement par le temps très court pour la réalisation du projet fini. Comme nous l’avons mentionne antérieurement, ces démarches sont représentatives d’un régime totalitaire. Les raisons du « pourquoi » se trouvent tout le long de ce travail. On citera une des plus importantes raisons définitoires, celle que de nos jours dans un régime démocratique il est impossible d’élever un tel centre civique si rapidement, car les propriétés existantes doivent être évaluées et l’on devrait récompenser les propriétaires (cela peut entraîner des procès, qui durent très longtemps), cela implique a part la durée du l’évacuation effective du terrain, des sommes très grandes d’argent données sous forme de compensations aux propriétaires. Cela impliquerai aussi la création d’autres espaces de logement, etc.

5.b. Le régime totalitaire favorise la construction du Centre Civique

Un régime démocratique ne peut pas élever de tels centres en démolissant des ensembles déjà existants. C’est pour cela que la plupart des constructions élevées en Roumanie après 1989 ont été faites dans des lieux vierges ou a la place de constructions très anciens et très affectes, mais surtout dans un périmètre plus restreint.
D’autres constructions ont garde les débris d’anciens bâtiments en élevant de nouveaux bâtiments au sein même de l’ancienne construction (par exemple le bâtiment qui se trouve derrière de la Bibliothèque Universitaire Centrale, soit à Piata Unirii, un des bâtiments élevés sur les bords de la Dambovita) .
Les initiatives de constructions comparables a celle du Centre Civique bucarestois, ont quelques éléments communs. La première condition et celle de l’approchement du temps. Les opérations d’urbanisme « admises » ont été développes après 1900 . Il s’agit des ambitions des derniers empires et celles des régimes totalitaires modernes. La deuxième condition est celle liée a la procédure de projection et d’exécution ; déclanche par une décision d’une autorité. Dans la plupart des cas il s’agit de l’initiative du dictateur qui transforme le projet en question en Affaire d’Etat, de prestige et de fierté Nationale. On surveille de très près les projets et les démarches de construction, comme dans des campagnes militaires. La troisième condition dans le rapprochement du modèle communiste roumain de l’urbanisme et du développement du Centre Civique bucarestois a d’autres réalisations totalitaires similaires est celle de la dimension du vaste programme et des ressources prévues .
Un des exemples que nous avons énonce antérieurement et qui revient a ce niveau, est celui de la Corée du Nord (il sert de modèle en ce qui concerne la manière dont le sujet a été utilise a l’intérieur du pays). En Roumanie, le projet du Centre Civique a été d’abord peu connu par les spécialistes et est devenu peu à peu un « secret d’Etat » . Les démarches et l’évolution du projet ont été peu médiatisées. Seulement quelques communiques de presse et quelques photographies des cérémonies officielles ont été dévoilées : « la pierre de fondement » par exemple. Ces informations ont été gardées secrètes durant toute la période de la construction communiste de ce centre.

5.c. Comparaison avec d’autres centres civiques de ce siècle

Les constructions totalitaires comparables a celle roumaine sont : le Nouveau Centre Impérial de New Delhi d’après le projet de Sir Edwin Lutyens, entre 1913 et 1930 ; le Cartier EUR de Rome, qui a été l’initiative de Mussolini pour le 20-eme anniversaire de la marche des fascistes sur Rome par une exposition universelle qui aurait du avoir lieu en 1942 et dont ses architectes ont été Marcello Piacentini, Luigi Piccinato, Giuseppe P. Pagano, Ettore Rossi, elle a dure de 1934 a 1942 ; le Grand Axe du nouveau Berlin , une oeuvre incomplète, qui a été initiée par Albert Speer entre 1938 et 1945 a la demande de Hitler ; et finalement le Centre Civique annonce par Nicolae Ceausescu e 1977.
D’autres exemples pourraient être analyses mais ne correspondent pas en totalités a ce que nous nous sommes proposes d’analyser . Dans son analyse Mariana Celac exclut les modèles coréen (faute de documentation et de propagande exagérée), soviétique (car il manque d’axe et les projets du Palais de Soviets ne sont restes que des projets, leur utilité étant la propagande) , celui du Louvre et des Champs Elysees ( car il ne répond pas au critère de « caractère délibère » de la projection et de la réalisation engendrée par l’initiative de l’autorité suprême de l’Etat).
Les parallèles que nous nous sommes proposent de faire entre l’architecture totalitaire des autres pays et celle en Roumanie de Ceausescu indique les éléments communs. Même si dans d’autres études d’architecture ces modèles sont exclus nous avons choisi de les garder dans notre étude car l’architecture roumaine au long du temps a été influencée tant par l’architecture française que par celle soviétique. Et en ce qui concerne le modèle coréen, d’autres architectes dans leur analyse de la Maison du Peuple l’incluent comme étant un des modèles d’influence, qui ont été a la base du projet que Ceausescu lui- même a imagine.
Un des éléments rencontres dans les modèles architecturaux des centres civiques compares est celui de l’appel a d’autres styles historiques.
« La nouvelle ville impériale » indienne de New Delhi a été développée sur le principe axial classique, un boulevard principal de 3,2 Km longueur, longée d’arbres, qui aboutit dans la perspective devant le Palais du Conseil et du Vice-Roi. Sa composition est symétrique tout comme la plupart des éléments de la Maison du Peuple .
Le cartier EUR de Rome, construit deux décennies plus tard, est fonde sur une stratégie similaire. Les refferences historiques sont différentes dans ce cas. Le modèle employé par les architectes de Mussolini a été le modèle de Rome Impériale. L’axe a une longueur de 1.45 Km pareille aux axes impériales qui avaient 1,4 km. On retrouve dans ce projet aussi des éléments parallèles et symétriques. Ce centre se distingue pour le raffinement des finissages des constructions.
En ce qui concerne l’Axe du nouveau Berlin, il a été conçu selon le modèle architectural grec, symbolisant la grandeur des temples antiques grecs. La construction de ce projet de Hitler était censée de prouver la viabilité et la solidité de sa mission. La « race pure », que Hitler promouvait, une race forte qui devait survivre au long des décennies voire des siècles, devait avoir une nouvelle ville au centre de laquelle, trône une telle réalisation qui rappelle la mission du Furher. La conviction de Hitler était que seulement une architecture surdimensionnée fondée sur l’ordre et la rigueur classique pourrait exprimer pleinement et complètement la vie nationale. L’Axe berlinois projette par Albert Speer était rectiligne et avait comme longueur 3,4 Km qui se terminait aux portes du « Furherspalais ». Le but de cette construction était de provoquer l’admiration, le respect, la dévotion de ses sujets.

5.d. Les fins des constructions architecturales totalitaires

Le leitmotiv que nous pouvons rencontrer lors de l’étude de ces constructions de type totalitaire est l’un des buts à partir desquels ces constructions prennent vie. Il s’agit des fins et des implications psychologiques qu’une telle construction puisse avoir sur les individus. Outre les fins visant la propagande, ces centres de large dimensions et formes lourdes étaient censées provoquer tant le respect, que l’admiration et la soumission des individus. La magnitude de cet effet perdura dans temps. Mais l’esprit adaptable des individus n’a garde que le souvenir en éliminant les effet négatifs qui auraient pu influencer sa psychologie.
Le cas roumain ne fait pas exception dans ce qui concerne les critères antérieurement mentionnes. Le boulevard Victoria Socialismului est une artère longue de 3,5 km. Elle mène vers la place des cérémonies situées au pied de la Maison du Peuple. A l’autre bout de l’axe, après avoir été entrecoupe a 1,1 Km par la Place Unirii, l’axe se continue jusqu’au rond de la Place Alba Iulia.
Il faut le rappeler : la taille de la Maison du Peuple a dépasse les dimensions que Ceausescu envisageait. Nous l’avons explique auparavant, les dimensions actuelles de cette construction sont directement liées aux travaux des architectes impliques ainsi qu’aux demandes de Ceausescu. La réalisation de cette construction a souffert a cause de l’apport des conseillers de Ceausescu ainsi que de son absence de connaissances dans ce domaine. Les architectes de la Maison du Peuple n’ont pas réussi, semble-t-il, a soutenir leurs propres variantes de réalisation durant les diverses étapes de celle-ci. Ce qui a mène finalement a un apport de modifications en temps réel au détriment du projet initial.
En ce qui concerne l’apport d’éléments historiques dans le cadre de la réalisation du Centre Civique bucarestois, et notamment la réalisation de la Maison du Peuple nous pouvons faire appel au style éclectique de la fin du XIX-eme siècle.

5.e. Echec du projet esthetique de la Maison du Peuple

De point de vue esthétique, la réponse serait positive. Les autres ensembles de ce type se sont intègres dans le cadre esthétique et architectural de la ville. Dans le cas roumain nous nous confrontons à un paradoxe. Même si les fins de cette construction sont similaires aux fins totalitaires étrangers, la conclusion sur sa réussite de point de vue esthétique est négative. Les conditions, autres que celle de l’influence esthétique, de la grandeur de la construction, a été accomplie. Le paradoxe roumain en ce qui concerne l’architecture totalitaire est que cette construction est justement l’élément dissonant de la ville. Il ne s’intègre nullement dans le corpus architectural de la ville. D’ailleurs toutes les réalisations de la période communiste sont dans le sens esthétique, des « insultes » par rapport au goût roumain pour l’esthétique et pour l’école roumaine d’architecture en général.
La nouveauté que la Maison du Peuple apporte, est celle d’un style nouveau, unique à Bucarest voire dans le monde.
Comme tous les repères historiques que nous connaissons, la Maison du Peuple, peuvent servir de modèle. Le passe l’a considère une oeuvre représentative de la grandeur d’un régime, le présent la considère utile mais anesthétique, le futur est encore ouvert aux interprétations.
Plus on essaye d’être objectif a ce sujet plus on se trouve confronte aux sentiments contradictoires provoques par l’observation de cette construction.

6. Cadre culturel dans lequel se situe la construction de la Maison du Peuple

6.a. Le Protocronisme comme véritable style roumain

On doit aussi localiser la création de la Maison du Peuple dans le cadre culturel de l’époque. Un des courants littéraires dominants de l’époque est le protocronisme, un courant culturel qui caractérisa la vie culturelle roumaine des années soixante dix et quatre-vingt. Ce courant propagea deux grands thèmes : le rôle de la Roumanie dans la défense de la civilisation Européenne se posant devant le danger de la culture Islamique venue de l’Empire Ottoman et le reste de l’Europe et l’antiquité voire la priorité des réussites roumaines dans de divers domaines .
Un des éléments culturels de l’époque est la réinterprétation de l’histoire roumaine comme un progrès inévitable vers le futur communiste, comme lutte de classe dans laquelle un Parti Communiste Roumain fictif aurait un rôle important. Ainsi, l’esprit roumain était oblige de s’encadrer dans le processus de légitimation communiste .
La phase la plus importante de ce processus a commence après 1971 lorsque la Roumanie a commence sa propre Révolution Culturelle. L’isolationnisme culturel et la mégalomanie de Ceausescu transformèrent la Roumanie dans un champ de commémoration célébrant « l’Esprit roumain » de l’unité et de la continuité, inventant un Etat proto-Roumain existant avec deux mille ans avant les Daces conduits par un prince dont Ceausescu était le descendent directe. Katherine Verdery, analyste du développement de la Roumanie dans les dernières années de communisme, accorde un espace important au mouvement protocroniste dans son livre : « National Ideology under Socialism: Identity and Cultural Politics in Ceaşsescu’s Romania. » Dans ses mots : « cette idée encouragea les critiques et les historiques littéraires de chercher les développements dans la culture Roumaine, qui auraient anticipe les événements dans les meilleures publications de l’Europe de l’Ouest (proto-cronos signifiant premier dans le temps). De la littérature le protocronisme s’est répandu dans d’autres domaines. […] Les roumains de même que les observateurs étrangers on considère le protocronisme comme l’une des manifestations les plus importantes de l’idéologie nationale sous le régime de Ceausescu, voire peut-être, l’idéologie de base » selon laquelle le dictateur dirigeait le pays.
Lucian Boia montre que le régime de Ceauşescu, dans le sens de cette idéologie se rapproche plutôt vers la version Stalinienne du communisme . Il explique aussi que Ceauşescu voulait transformer la Roumanie en transformant l’équilibre géographique en changeant l’aspect du paysage tant celui urbain que celui rural.
La Maison du Peuple était censée de montrer la victoire du véritable style roumain, synthèse du passe et du présent glorieux.

6.b. Spécifique du discours national en architecture

Le « spécifique national » synthétise dans des formes artistiques ce que le discours sur la nation dit a un moment donne. On ne peut pas réduire cela seulement au discours strictement lies « aux organes de pouvoir de l’Etat national et/ou a ses organismes de propagande, mais peuvent être des institutions avec un agenda relativement sépare (l’Eglise vis-à-vis de l’Etat par exemple) » .
Il y a donc une identité architecturale nationale des individus en général. Mais en Roumanie cette identité a été non seulement « épuisée » mais aussi en quelque sorte devenue plus complexe et en même temps manque de logique a cause des excès que l’architecture roumaine a du subir durant les décennies de totalitarisme communiste. Ces abus de pouvoir qui ont subjugue l’architecture (et non seulement) nous fait limiter cette période dénuée de sens a « trois décennies de mauvaise rhétorique nationaliste ».
Ce qui a disparu, entre les géants de la modernité et l’architecture typique dans les dernières décennies de communisme à l’Est, est l’intérêt et la science de détailler à l’infini une maison. « Le modernisme ne peut pas se maintenir comme le communisme seulement en introduisant de l’énergie et de l’information dans un système, qui, n’est pas autrement capable d’auto reproduire. »
La différence entre Casa Scânteii et La Maison du Peuple n’est pas seulement d’échelle et de qualité de l’insertion urbaine, mais aussi et surtout de mise en oeuvre. Il s’agit des détails de création qui sont visibles de l’extérieur. Elles furent construites dans deux périodes différentes. La marque du temps est sensible si l’on tend étudier la qualité architecturale. Le laps de temps entre les deux constructions est marque par la disparition des travailleurs spécialises dans la construction du détail.
En effet, il y avait des écoles pour cela, et elles furent supprimées. Apres 1980, les édifices en Roumanie manquent de cette finesse dans la construction jusqu’au plus fin détail. Les ouvriers qui avaient su comment procéder a l’embellissement du détail étaient déjà disparus. Leur qualité était de travailler la matière, ils étaient capables de la soumettre à une forme peu déterminée par les architectes, loin des sites, dans des institua de projection typique.
« Apres l’écho produit dans le manifeste « le régionalisme critique », dans un article de 1992 qui a suscite de nombreuses réactions, publie dans Journal of Architectural Education, Kenneth Frampton déclare que l’architecture n’est pas, et surtout ne doit pas être un art mais un métier » .

Cet intervalle est, préférable a garder et a analyser non pas a effacer comme une mauvaise époque par laquelle il est arrive au peuple roumain de passer. Les décennies de régime totalitaire communiste forment une période avec de nombreux sens pour la mémoire collective roumaine, qui justement ne doit pas être ignorée mais reconstruire de ses débris les fondements d’une nouvelle pensée, d’un nouveau style, apprendre a trouver une continuité dans la discontinuité, apprendre des erreurs et ignorer les vices du régime en cherchant (pas aveuglement) a tirer les conclusions favorables.

Le destin de la Maison du Peuple est un des cas qui suit mon point de vue. Elle a été mise au point pour garder une fonction publique celle de la Maison du Parlement.
Cela prouve que certains projets d’inspiration totalitaire ne sont pas voues a l’échec total leur destin pratique est la réutilisation et celui historique et moral est de « Mémento ». Ce « souviens-toi » permanent des époques qui ne peuvent et ne doivent plus jamais se répéter.
Dans la décennie 90’, de nombreux ouvrages de littérature sont parus dans les librairies. Le genre « mémoires » ou « autobiographies » étant les plus fréquents. Cette invasion d’ouvrages, d’écrivains connus et moins connus, était justifiée par : d’une part le besoin acute (depuis l’époque d’avant la révolution) de communiquer les traumatismes, la terreur, la frustration de leur vie a cette époque, d’autre part comme un appel au « mémento » dans le désir profond que cela ne se répète plus jamais.
Il va de même pour la destinée des créations architecturales. Les constructions de bâtiments de logements et surtout des édifices a utilité politique de l’époque de Ceauşescu. Forcement ces bâtiments étaient et restent voue a l’utilisation tels quels. Leur signification duale reste a être évaluée et re-évaluée dans les années qui suivent. Les sentiments collectifs envers ces créations restent encore sous le signe de l’interrogation pour la plupart d’entre eux.

7. Avis sur la Maison du Peuple

Une discussion s’impose sur les attitudes et les symboles de la Maison du Peuple qui peuvent être révélateurs dans le processus de compréhension qui « a enflamme les sentiments de nationalisme et inadéquation aux normes Européennes » qui empêchent la Roumanie de comprendre son passe et son futur d’une manière pratique et constructive. La rupture de la Roumanie avec l’ancien régime en 1989 a été violente, l’exécution du dictateur Ceauşescu a donne aux roumains des sentiments mixtes : d’une part celui du soulagement, e de l’ouverture vers la démocratisation du pays et d’autre part un goût amer provoque par l’absence de l’esprit de justice et de réparation morale.
Tony Judt considère l’oeuvre d’Anca Petrescu comme un kitch , une grande part des visitateurs l’ont fait aussi , sans prendre en compte les divers aspects de ce chapitre. Peut être une fois approfondi ce sujet il sera plus facile de comprendre la singularité de cet ouvrage architectural et pourquoi il est très difficile de donner un verdict en ce qui le concerne.

7.a. La Maison du Peuple n’est seulement qu’une maille de la tradition roumaine ?

Les Roumains ne paraissent pas avoir assez de constructions mégalomanes de l’époque de Ceausescu. Et se projet passe par nos oreilles de temps a autre. Une approche intéressante a ce sujet apparaît chez l’écrivain Mircea Cărtărescu. Elle nous attire l’attention sur d’autres éléments que nous retrouvons toujours et encore de nos jours et qui incitent la curiosité de savoir pourquoi et comment est possible une telle prolongation d’un régime par l’intermédiaire de l’architecture. Peut-être il ne s’agit pas de la continuation du régime communiste dans la création d’oeuvres grandioses semblables a ses fondations, mais du caractère, de la nature humaine de roumains d’ou vient cette « nouvelle -ancienne » tradition.
« Qui ne se rappelle pas des fameuses fondations de l’époque de Ceauşescu ? Qui ne ris pas aujourd’hui de la mégalomanie, digne d’un Bokassa ou d’un Kim Ir Sen, qui ont produit des projets pharaoniques tels la Maison du Peuple, la Magistrale Bleue, de tant de combinats et aciéries qui ne produisaient rien, consumant en échange la richesse nationale et détruisant l’ambiant avec leurs noxes ?
Nous accusions alors le « complexe personnel [du] dictateur […] en compensant avec un gigantisme ruineux. Tout ce qui était autour devait être grandiose et devait durer une éternité ».
Mircea Cărtşrescu fait une comparaison au monde contemporain des micro chips, de la décentralisation, de la communication horizontale et finalement avec l’évolution de la société.

Il est facile dit- il de « condamner, pour tout accès de mégalomanie, le système communiste. Ce n’est pas de la faute de notre bêtise que ces monstres ont apparu, mais car le système les produisaient, inévitablement, sur bande roulante. »

7.b. Mais de qui est la faute de notre « mégalomanie » aujourd’hui ?

Mircea Cartarescu n’est pas le seul a remarquer le fait qu’on n’a pas apprit de notre passe récent. Il remarque qu’on construit avec obstination « des Maisons du Peuple comme des fourmis incapables de faire autre chose que suivre leur instinct hérite ». Il remarque aussi que d’autres fondations « douteuses » de même genre surgissent autour de nous, et elles ne sont pas différentes d’aucun point de vue des anciennes, de la periode de Ceauşescu.
« Nous croyons encore dans les édifices social politiques, religieux ou culturels mammouth, centralises et hiérarchises rigidement, tendant a éliminer par force toute opposition ou concurrence » . Pour comprendre ce phénomène, explique-t-il, nous pouvons choisir entre deux explications possibles : « soit nous sommes restes des communistes, soit le communisme n’a été qu’un autre visage du byzantinisme, du retardement et de la corruption qui a toujours existe [en Roumanie] ».
« Nous aurons bientôt une autre Maison du Peuple, presque aussi [grande], dans la Cathédrale de la Délivrance de la Nation , travail inutile, ubuesque sans correspondent dans le monde. Parait-il que d’autres peuples ne ressentent pas aussi fiévreusement le besoin de délivrance comme le peuple roumain sent ou il l’on senti avec des siècles auparavant pendant le temps des cathédrales » .
On essaye de démontrer que le fait de créer une construction grandiose pour et par le peuple ne signifie pas accomplir le but d’une telle unité mais sur une échelle plus large. Le but désire, au moins, reste le même, et parait-il qu’une telle grandeur ne parait dans les yeux du peuple que quelque chose de ridicule, de burlesque.

7.c. De quelle tradition roumaine s’agit-il ?

Dans un pays ou la culture est celle de “l’admiration, de l’éloge, de l’apologie” , par rapport à d’autres cultures telle que celle française qui se base sur le renversement des valeurs et les critiques, des exemples encres dans celle-ci ressortent comme emblématiques. Comme l’exemple en littérature est l’incontournable Mihai Eminescu, pourrait-on de nos jours, dans l’architecture roumaine, parler de l’exemple incontournable de la Maison du Peuple qui est dans tout programme touristique de la ville de Bucarest. Et même involontairement si l’on traverse la ville nous ne pouvons pas ne pas admirer d’un angle ou autre, la construction qui s’élève vers les cieux bucarestois.
Ces idées « illustrent […] un style, ou plus précisément le style prédominant » . Comme on peut le remarquer le fondateur d’une tradition reste intangible par rapport aux autres talents qui ont suivi ou qui ont précède. Il est devenu illustre par un élément récurrent de son oeuvre soit par quelque chose qui choque le public.
Dans le cas de la Maison du Peuple ces deux éléments sont congruents. Premièrement, l’élément le plus impressionnant, la grandeur qui nous frappe des que le contact visuel s’est produit ; deuxièmement l’état de confusion produit par le fait d’éprouver des sentiments contradictoires, ou de sentir quoi que ce soit devant cette oeuvre ; troisièmement l’élément récurrent qui a mon avis produit un certain dilemme a savoir si on aime ou pas « l’esthétique » de cet ouvrage fondée sur le parallélisme, le régulier, la symétrie.

7.d. La mort de la culture roumaine moderne ?

La culture roumaine, semble être morte, on ne fait promouvoir que d’anciennes reliques du passe, des personnages qu’on a sanctifie, impossible a être detronnes, ni par le temps, ni par d’autres personnages tout comme eux, des talents, des valeurs… Soudainement apparaît une construction imposée par le régime communiste qui « detronne » touts les monuments des époques antérieures par l’impression faite grâce a sa grandeur. Et, paradoxalement, après 1989 toutes les constructions, tous les monuments sont de tailles considérablement petites, et marques par le goût de la bizarrerie et du grotesque.
Un élan artistique, religieux et architectural apparaît dans la Cathédrale de la Délivrance de la Nation, de laquelle on parle toujours et encore. Les premières discussions ont été de savoir ce qu’on fera d’elle, la construire ou pas. Une deuxième approche de cette situation nous pose le problème à savoir ou la construire. Et finalement les débats mènent vers la question: quelle serait l’utilité d’une telle construction énorme ?
Je serais tentée de m’attacher au nom de cette construction : le terme cathédrale est compréhensible, il nous montrerait ce que cette construction se veut au cas ou on ne le comprendrait pas ; le problème de la Nation se résout par son appartenance au sang, le même sang roumain. Mais aussi la Nation est une communauté complexe et suprême, homogénéisé dans l’imaginaire . Qui se transpose dans le concret dans l’Etat-Nation et est animée par la Constitution et le désir de poser sur papier un ensemble de caractéristiques qui la rendent éternelle : la mémoire collective, par exemple. La mémoire collective, tout comme les significations profondes de l’élément national sont les éléments constitutifs de l’Etat car ils lui donnent, comme le dit Cristian Preda , une dimension psychologique. Je peux même ajouter que justement cette dimension psychologique est essentielle, car un Etat est forme d’âmes pleines de passions, et sans un attachement affectif à une histoire, à une mémoire collective, nous serions tous encore et toujours des nomades.
Mais le terme Délivrance, la délivrance se fait-elle en groupe ? Se fait-elle par la purification du sang ou de l’esprit ? Comment pourrait une nation entière, en bloc, se faire délivrer des pêches communs en tant qu’unité ? De quels peches s’agit-il ?
Comme les délivrances, selon l’Evangile, ne sont que personnelles, M. Cartarescu remarque qu’on ne peut pas connaître jusqu’a ce point un cas de délivrance collectif, on ne devrait pas montrer nos gestes de dévotion dans un cadre exagère et fastueux, fruits de certaines idéologies obsolètes et suspectes.
Je ne me suis pas propose de donner des réponses aux questions que ce projet soulève. L’intérêt de cette discussion lancée est de voir si l’architecture roumaine ne se trouve pas dans une dérive avec ces initiatives de récupération des biens perdus en construisant des monuments « non-sens ».
L’enjeu actuel serait-il de créer des constructions qui choqueraient le public plus que la Maison du Peuple ? Si c’est le cas, la construction de cette cathédrale aurait un sens réel.
Si ce n’est pas le cas, je pense que la consolidation du patrimoine religieux actuel serait la réponse à l’idée de « délivrance » et à l’enjeu actuel de l’esthétique.
Il existe de nombreux monastères en Roumanie qui font partie du patrimoine du pays. Ils demandent par leur ancienneté une reconsolidation et l’attention des restaurateurs.

Il parait quasi impossible de « détrôner » la Maison du Peuple, vu que la réalisation d’un projet plus grand signifierait un investissement très grand et qui a l’heure actuelle avec l’intégration de la Roumanie dans l’Union Européenne serait un « suicide » économique. Mais l’on peut remarquer des tentatives de « Maisons du Peuple en miniature » non tant, par la ressemblance architecturale mais plutôt par la signification de celles-ci.
« Nous avons une autre Maison du Peuple dans l’Institut Culturel Roumain, récemment ouvert, mégalopolis […] avec mille attributions et aucune ombre d’une utilité pratique […]. La propagande culturelle (dans le bon sens du terme), la propagation des valeurs roumaines dans le monde ne se fait pas ainsi, […] personne n’a confiance, a l’étranger, dans la culture de parti, girée par un président et par un comite de fonctionnaires sans aucune liaison avec la culture véritable et vivante » .
Le mode de penser de l’élite politique et de celle culturelle semblent se voir reflète dans des centres de telle importance, dans des constructions architecturales qui semblent être crées malgré nous, malgré le désir de ressurgir a la surface de l’occidentalisme.
L’architecture, tout comme la peinture, l’aménagement des parcs, la propreté et l’urbanisation d’une ville ne sont pas seulement des arts mais aussi des « cartes de visite » représentatives des Roumains. Ce que l’Etat a fait des bâtiments historiques existants, ce que l’Etat a fait des projets de nouvelles constructions tel la Cathédrale de la Délivrance de la Nation ne sont que des exemples d’anti-publicité que la Roumanie se fait d’elle-même. On fait promouvoir des « valeurs du spécifique national » sans aucune relation a la modernité.
Cette création architecturale a genere sans cesse des sentiments des plus divers parmi les intellectuels roumains, parmi la population roumaine en général et parmi les visitateurs étrangers qui dans leur tour de la ville faisaient et font un arrêt incontournable devant la « Grande Maison » .

7.e. Que faire de la Maison du Peuple ?

Le destin de la Maison du Peuple a été mis en question après 1989 lorsque plusieurs solutions ont été proposées. Parmi celles-ci l’idée de faire exploser l’entier bâtiment pour effacer de la mémoire collective un ensemble qui aurait rappelle sans cesse le passe communiste, la transformation du bâtiment dans un musée du communisme, soit la transformation de celui-ci en casino (lieu d’attraction des touristes). La solution choisie a été finalement de continuer a l’utiliser comme bâtiment servant le peuple, respectivement les représentants de celui-ci, les parlementaires. Une partie du bâtiment est employée pour servir les organes d’Etat, une autre sert le Centre International de Conférences qui loue une partie du bâtiment et finalement une partie du bâtiment est ouverte aux touristes.
Apres l’ouverture de la Maison du Peuple en 1990, grâce au cahiers d’impressions complètes après la visite de la Maison du Peuple par le public on découvre une approbation de cette construction a 90%. Dans une oeuvre de doctorat soutenue à Oxford Polytechnic, Maria Cavalcanti a inclus les résultats d’un sondage fait concernant la réception publique des constructions idéales totalitaires sur le cas du « Centre Civique » de Bucarest. La Maison du Peuple est considérée d’après ce sondage comme un édifice important a 16,3%, très important a 44,9%, comme contribuant a son embellissement a 22,4%. 22,6% des interviewes considèrent la Maison du Peuple comme une contribution essentielle a la transformation de Bucarest dans une capitale moderne symbolisant le potentiel et les capacités créatives du peuple roumain .
Mariana Celac comprend cette analyse comme résultats d’une classe sociale « nombreuse », « solidaire », « sans préjuges », qui n’a pas de « racines et qui n’a pas d’histoire ».

7.f. Nation, Nationalisme et Identité

Même si les tendances nationalistes existent vivement encore en Europe : Cecenie, Cosovo, Afganistan…etc., ainsi qu’ailleurs ; les étincelles du nationalisme se sont d’une manière générale apaisées par rapport aux décennies antérieures. La globalisation ainsi que les perspectives d’une Europe unifiée et d’une Union Européenne élargie ont été des éléments favorables au relâchement des tensions nationalistes par la politique intrinsèque de l’organisme qui se veut l’UE. Mais il ne faut pas laisser dans l’oubli ou dans la désuétude l’essence même de ces pays qui forment ce modèle moderne de politique globale. Chaque pays a une dette morale envers soi-même et envers le peuple qui l’a bâti, de préserver son identité nationale intacte. Les éléments à préserver, comme l’énonçait Augustin Ioan, sont les éléments les plus favorables de l’histoire qui restent dans la mémoire collective et édifient l’identité nationale du pays. Ces éléments favorables, ne doivent pas rester dans le passe. Ils doivent être construits a chaque pas et ils faut savoir se ressaisir et saisir en même temps la chance de la Roumanie de vivre dans une toute nouvelle démocratie (selon les propos de Cristian Preda), re-« organiser son destin commun », « redéfinir son intérêt national » et « s’offrir en toute liberté les moyens politiques par lesquels cet intérêt doit être réalise ».

Publicat în Cultura | Lasă un comentariu

L’ARCHITECTURE COMME MISE EN SCENE DU TOTALITARISME

1. Totalitarisme et Idéologie

Depuis les philosophes grecs, un instrument principal pour l’analyse de la vie politique est la notion de régime. Les vrais changements politiques sont des changements de régime politique. Même après les grecs, le régime politique comprend tous les aspects de la vie ou a des conséquences sur tous les aspects de la vie : suivant l’expression de Rousseau : « tout tient de la politique » . Le régime politique n’est pas seulement l’organisation des pouvoirs, ce que nous appelons « constitution », c’est aussi la tonalité générale de la vie commune, dans la manière dont elle est gouvernée par les hommes politiques. Le travail de la philosophie a son apogée dans l’élaboration d’une classification des régimes politiques.

Or ce phénomène du régime devient d’une manière toute particulière le centre d’attention a l’époque des régimes totalitaires. Les régimes totalitaires font de la vie une politique, c’est pourquoi Alain Besançon souligne « la difficulté de définir le régime soviétique » . « Le régime soviétique se soustrait habilement aux classifications d’Aristote et de Montesquieu » . Aristote distinguait trois types de régime convenable- la monarchie, l’aristocratie, la république- ces régimes sont bons car même si l’on gouverne seul ou a plusieurs, on gouverne dans l’intérêt commun. Tandis que dans la seconde classification (celle des mauvais régimes) tyrannie, oligarchie, démocratie : ces régimes sont des mauvaises déviations, car ceux qui gouvernent le font pour leur propre intérêt.
Besançon montre que cette classification n’est pas utile pour définir le régime soviétique. Si l’on prend en considération ce que ce régime dit de lui même, il se confond avec les trois bons régimes. En observant les faits il se confond avec les trois régimes mauvais. Selon la doctrine, le régime ressemble à une monarchie dans laquelle le secrétaire général suit l’intérêt du peuple ; en réalité il ressemble a une tyrannie car le secrétaire général se préoccupe de spécialement de son pouvoir. Mais il ressemble aussi à une aristocratie, celle du Parti compétent et dévoue, et apparaît d’autre part comme une oligarchie, celle du Parti incompétent et égoïste. Il ressemble en théorie a une bonne démocratie, a une république, dans laquelle le peuple gouverne pour le peuple, et en fait elle est plutôt une mauvaise démocratie, car les plus pauvres et plus primitifs oppriment, la partie du peuple qui a une certaine éducation et compétence.
D’autre part Besançon fait un parallèle entre le régime communiste et la classification de Montesquieu. Montesquieu distingue entre république fondée sur la vertu, monarchie fondée sur l’honneur, et despotisme fondée sur la peur. Besançon se demande si le régime communiste ne serait-il pas fonde sur la peur comme dans le troisième modèle présenté antérieurement. Mais le « despotisme oriental » décrit par Montesquieu ne ressemble pas, non plus au régime communiste, qui poursuit le citoyen pour le faire se soumettre et le transformer dans un « bon communiste », dan un « homme nouveau ».
Besançon conclut: « l’originalité absolue de ce régime par rapport aux autres régimes connus, c’est le fait de ne pas pouvoir l’imaginer en avance, ni comprit, tant que on n’y a pas vécu. » Cette originalité tient de « la position occupée par l’idéologie. Elle représente le principe et le but du régime, et le totalitarisme s’y subordonne comme moyen. […] A la place de « totalitarisme » ce serait mieux de dire « idéocratie » […]. Ou tout simplement […] « régime idéologique ». Cette idée de « régime idéologique » est répandue chez les meilleurs observateurs et analystes du régime . Ces auteurs remarquaient que les décisions les plus absurdes et criminelles du régime dérivaient directement de l’idéologie.
Pierre Manent explique que pour comprendre le régime communiste il faut d’abord comprendre comment le phénomène nouveau s’articule sur l’ancien. « La tyrannie contemporaine – c’est ce qui la rend différente par rapport a celle classique- est fondée sur le progrès illimité dans la « conquête de la nature », facilite par les sciences modernes, ainsi que sur la vulgarisation ou la diffusion de la philosophie ou de la science » . La transformation communiste est vue comme une énorme expérience : le Parti est l’expérimentateur et le reste de l’humanité, l’objet de l’expérience. Ce phénomène dont d’autres auteurs l’appellent « idéologie » est présenté par Léo Strauss comme popularisation de la science ou de la philosophie. Ces idées sont inséparables de la démocratie moderne. Ce que Léo Strauss montre c’est que certaines notions propres a la démocratie moderne ont joue un rôle décisif dans l’installation de la tyrannie moderne et spécialement du communisme, et dans la transformation de la tyrannie antique dans celle moderne. Le communisme est donc d’une part l’opposée de la démocratie et d’autre part il actualise, réalise sous une forme très simplifiée et brutale quelques idées du monde démocratique moderne.
Les communistes considèrent qu’avec le marxisme ils détiennent la science de l’histoire c’est a dire la science de la création de l’homme par l’homme. Les actions extrêmes de ceux-ci sont issues de la fièvre de leur « connaissance parfaite » du monde et de leur pouvoir « infini ». Il se sentaient engages dans une grande « oeuvre » la création de l’homme nouveau. Tout, dans le monde communiste était censé d’empêcher de laisser voir où de reconnaître ce qu’on voyait.
Le principal but des dirigeants d’un système totalitaire est de déterminer les sujets de penser sincèrement de la même façon. Le nouveau système social crée par les dictateurs a comme unité représentative « l’homme nouveau », avec une pensée totalement différente par rapport a ses prédécesseurs. « La force est employés comme auxiliaire dans le cadre d’un système entier de création des consciences, système dans lequel, la manipulation, en principal par le contrôle des informations, a un rôle déterminant » .

2. L’Art comme mise en scène du politique

L’art a été conçu par les contemporains, selon des modalités qui ont évolué, comme essentiel à la construction ou à la pérennité d’un Etat ou d’un système politique, et pas seulement comme un ” habillage ” de la politique.

On s’attachera aux liens établis entre des ” régimes politiques ” et la production artistique notamment la production architecturale pour arriver non seulement a observer et faire une évaluation de ce qui nous reste effectivement de la période 1945 a 1989 en Roumanie mais aussi de comprendre les intentions qui ont mené a ces résultats, pour arriver, enfin, a comprendre comment la mémoire collective roumaine ne peut et ne doit pas se débarrasser de ces créations. Il faut comprendre que le cas de la Roumanie n’est pas un cas unique, en ce qui concerne la production artistique pour l’Etat. Elle est unique non pas par ses moyens et ses fins que par sa nature, elle trouve ses sources dans l’idéologie, comme toutes les autres créations d’Etat, d’autres pays.
Si des créations architecturales ont été justifiables, par la force des choses dans certains pays (par exemple le Phénian ), en Roumanie la plupart des systematisations architecturales a visée utilitaire et artistique n’ont été qu’inspirées des créations totalitaires étrangères dans la lignée idéologique des autres pays dominés par des régimes totalitaires. D’autre part la Roumanie n’a pas échappe aux démolitions élément de base de la nouvelle création architecturale de chaque pays.
L’art a été conçu comme condition essentielle a la « conversion » des citoyens. A la fois dans le cadre d’une symbolique essentielle à la légitimation du régime, mais aussi en ce sens que l’émotion estethique de masse était conçue comme un moteur efficace a l’adhésion aux valeurs proposées. L’art monumental est par exemple difficilement compréhensible si on le détache des „liturgies” politiques dont il devrait servir d’écrin est cela est vrai de l’art de la Troisième République comme de l’art Fasciste.

Le concept de totalitarisme appartient à Mussolini qui en 1925 a commencé à parler de “volonté totalitaire” du fascisme révolutionnaire . Le philosophe Gentile reprit ce terme en lui accordant de nouvelles significations, dans la relation avec l’Etat qui diffère de celui des démocraties par le fait qu’il n’est pas soumis au danger de l’aliénation de la société. Le concept italien de totalitarisme révolutionnaire a un double sens. D’une part il prend l’empreinte mussolinienne, d’autre part il prend la signification que Gentile lui donne : celui philosophico étatique. Il a été reprit et adapté par les allemands. D’une part Ernst Jünger tout comme Mussolini a accordé a ce concept des significations dynamiques en parlant de « guerre totale et mobilisation totale ». D’autre part le théoricien du droit allemand, Carl Schmidt, développe, en continuation de l’esprit gentillien, ce concept par la définition des relations politiques fondamentales entre « ami- ennemi », auquel il ajoute comme antithèse historique au pluralisme de l’Etat Libéral, la notion d’identité totale entre état et « société ». Ultimement, ce concept de « totalitarisme » a aussi été attribué au bolchevisme, par l’intermédiaire du monde anglophone : « Le totalitarisme est une structure invisible, composée d’éléments anatomiques humains, vivants mais rigides, chacun d’entre eux étant doue d’un fonction, un rôle et une charge ; cette immense organisation collective rend possible une rentabilité gigantesque du travail et la réalisation de projets grandiose » .
3. Elements Totalitaires: Politique vs Architecture

3.a. L’Architecture : Esprit du temps ?

A la fin du XIX-eme siècle un groupe d’historiens de théoriciens de langue allemande, dont notamment Jakob Burckhardt, Siegfried Giedion, Sir Nikolaus Pevsner et Heinrich Wolfflin, ont interprète l’architecture comme l’expression de « l’esprit du temps » (Zeitgeist). Cette approche déterministe de l’architecture a été appliquée a l’architecture moderne par Nikolaus Pevsner dans « Sources de l’Architecture Moderne et du Design » en 1936 et par Giedion dans « Espace, Temps et Architecture » en 1942, deux ouvrages fondamentaux de l’historiographie contemporaine. Ils mettent un amplificateur aux innovations en laissant dans l’ombre tout ce qui n’a pas été innovation. « L’architecture et le design pour les masses doivent être fonctionnelles, dans le sens qu’elles doivent être acceptables pour tous et leur bon fonctionnement est une nécessité primaire. »
Cette façon de voir les choses a été mise en question pendant ces vingt dernières années. L’étude historique actuelle cherche à montrer les éléments de continuité dans la production architecturale et non plus les éléments de rupture que la vision moderniste (en termes de Zeitgeist) privilégiait. « Zeitgeist » ou « esprit des temps » est l’un de plusieurs noms que Hegel donne à Geist, traduit différemment comme esprit, esprit du monde, idée absolue ou Dieu. Il place le concept de rationalité dans l’ordre des choses, comme un esprit qui anime les gens, et non comme une création humaine. L’« esprit des temps » n’indique pas un état homogène dans lequel toutes les idées sont partagées, mais il exprime plutôt le fait que dans toute société donnée, il y a une certaine « langue », culture ou gamme des concepts dans lesquels chaque conflit, chaque controverse doit être combattu. Ce « terrain politique » qui est exprimé par le Zeitgeist fonctionne comme un arrière-plan pour les participants, il est l’accord tacite qui rend possible chaque dispute. Dans un sens commun, le Zeitgeist connote une idée ou une force sociale dominante (ou la combinaison des deux) à une certaine époque.
Il s’agit aujourd’hui de retrouver un fil d’une tradition et non de recenser systématiquement les innovations. L’interprétation de l’architecture n’est donc pas neutre ; elle renvoie a des présupposes idéologiques, qui recourent soit a une histoire conçue comme suite de ruptures, ce qui sous-entend qu’il est possible de faire table rase du passe et qu’une révolution est possible, soit sur l’histoire fondée sur l’idée de continuité et d’une tradition au sens plus complexe et plus ouvert du terme.

4. La relation entre la construction des Etats -Nation et l’art:

Ce moment concerne le XIX-eme siècle surtout en Allemagne et Italie. C’est l’époque qui explique comment le recours a l’art a constitue une « matière première » destinée a justifier l’existence d’une nation avant même sa constitution en Etat (recours au passe). L’art a été utilise par ces jeunes Etats pour s’instaurer, se représenter, se légitimer. Cela nous mène à étudier les liens établis entre régimes politiques et la production artistique.
Durant la première moitié du XX-eme siècle, l’affrontement entre les régimes communistes et fascistes ne se limita pas aux plans idéologique et militaire, mais concerna aussi le milieu culturel. En effet, l’URSS de Staline, l’Allemagne de Hitler et l’Italie de Mussolini ont créé une esthétique commune malgré leur opposition politique. Ces Etats totalitaires ont ainsi mis les arts au service de leur propagande.
Si l’art est un agent actif de communication entre les hommes, c’est par ce qu’il est également un moyen d’expression de l’idéologie.
Dès lors, de quelle manière l’art participa-t-il à l’embrigadement des individus ? L’architecture offrait l’apparat et le luxe ; son gigantisme exprimait l’autorité, suscitant à la fois crainte et admiration. Quant aux arts plastiques, ils déifièrent le chef suprême et annoncèrent la venue de l’homme nouveau. Les arts donnaient donc forme à l’utopie totalitaire, qui avait pour finalité de changer la nature même de l’homme : annihiler toute forme d’individualisme, imaginer l’homme comme le simple rouage d’une immense machine, celle de l’Etat tout-puissant. Au bout du compte, il s’agissait de persuader le peuple de sa supériorité pour l’amener à accepter tous les sacrifices dans une union spirituelle avec l’Etat et son chef. L’art n’était non pas le reflet de la société, mais le reflet de l’idée que se faisait le pouvoir de son peuple.

5. Idéologie Totalitaire et Architecture

5.a. Fascisme vs Stalinisme

Le concept de totalitarisme prend des lors deux voies a priori opposées. La première voie est celle dite de « gauche », issue de l’idéologie marxiste. Les pères du marxisme partaient de l’idée que les dictatures de « droite » sont « fondamentalement différentes » par rapport a celles de « gauche », la terreur communiste étant positive. Cette dernière était « orientée vers la transformation complète et radicale de la société » , pendant que la terreur fasciste et nazie était négative, ignorant a priori le fait que le nazisme et le fascisme poursuivaient le même but : la restructuration complète de la société. Une seconde thèse qui soutient le fait que le totalitarisme de droite serait identique a celui de gauche, s’oppose a la thèse marxiste. Cette thèse est née dans les anciens pays du camp socialiste. Le totalitarisme élimine le concept d’ « individu » en le substituant avec le concept de « masses ».
Une des caractéristiques essentielles du totalitarisme est la haine pour l’Eglise. Par exemple dans le cas des soviétiques la haine pour l’Eglise se transforme même dans une mystification du Parti qui devient infaillible. Mussolini a signe avec le Vatican un concordat qui est encore valable de nos jours. Ce dernier est le fondement de la séparation entre l’Eglise et l’Etat durant le Fascisme. Le culte pour la patrie fut transforme dans le culte pour « Il Duce ».
Pour les national-socialistes, les fondements religieux s’effondrent sous l’emprise des découvertes technologiques et les progrès techniques. Hitler, dans ses propos « sur la guerre et la paix » du 11 novembre 1941 dit que les sciences vont vaincre finalement, car l’Homme vit en communion avec la nature ce qui est opposé a l’église et l’église est censée disparaître.
Un autre élément du totalitarisme est la notion-réalite des masses : le seul élément capable de conférer une dimension au pouvoir récemment conquiert. L’individu devient l’unité ultime, indivisible, des masses qui sont la contre balance du pouvoir suprême acquis par un seul représentant en se confondant dans leur volonté avec celui-ci, qui est la figure emblématique du régime : le Furher, Il Duce, le chef du Parti Unique.

5.b. « L’origine de l’art totalitaire est la révolution » .

Lorsque la politique devient un « drame populaire », l’art comme part intégrant de la société devient une part intégrante de la politique. Les fins de l’art totalitaire peuvent être réduits synthétiquement dans la phrase de Filanov de 1919 : « Nous devons organiser et faire l’art comme l’industrie lourde et l’Armée Rouge, un instrument efficace dans le service d’un projet d’Etat Total » . L’architecture totalitaire s’encadre dans le courant néoclassique, mais il y a plusieurs types de néoclassicisme. L’architecture fasciste n’a pas fait appel au néoclassicisme pour accomplir ses fins ou pour se régénérer comme architecture totalitaire mais elle a essayé dans un contexte politique donné, de définir un nouveau concept celui de classicisme. « Ce concept qui dans son essence n’a rien en commun avec le néoclassicisme est un corollaire naturel de tout courant d’avant-garde seulement s’il est capable de garder son caractère dynamique, dialectique […] d’être lui-même, pour devenir tout a coup autre chose, faisant en sorte que ce mouvement de ne devienne pas autosuffisant, qu’il ne devienne pas classique » .

L’art Allemand et Soviétique, après avoir nie et détruit l’avant-garde, ont essaye d’accomplir leurs idéaux par la création d’une nouvelle communauté dans laquelle la société soit organisée sur une base rationnelle, matérielle, ayant une finalité stricte. L’art commence a prendre de nouvelles formes, celles de la vie sociale. Il s’agit d’accomplir sur le plan social et architectural les révolutions desquelles sont nées ces formes de pouvoir, et ainsi il faut s’inscrire, pour les soviétiques, dans le « réalisme socialiste » d’Andrei Jdanov. « La théorie n’as plus d’objet quand elle n’est pas liée à la pratique révolutionnaire, la pratique est aveugle si sa voie n’est pas éclairée par la théorie révolutionnaire. » Les états totalitaires, tellement divers par leur trajectoire, cherchent par des moyens différents a réaliser l’Homme Nouveau. Les architectes du monde totalitaire, cherchent a accomplir un désir : celui de créer pur les masses. Ainsi, l’architecture populaire prend la place de l’architecture « bourgeoise ».

5.c. Les architectures ‘totalitaires’ comme passage violent « de l’Utopie à la Réalité »

Le degré et l’intensité de la violence dépendent de totalitarisme d’une autre façon. Ortega y Gasset affirme que la civilisation consiste dans le désir de réduire la violence a la « ultima ratio » . Mais le monde moderne et contemporain inverse cet ordre en proclamant la violence comme la « prima ratio » voire la « unica ratio » .
Dans la pensée totalitaire on a accorde une signification unique au verbe « construire ». L’Homme Nouveau est un constructeur, censé de réaliser scientifiquement une nouvelle société progressiste. D’ou l’assimilation de l’image du constructeur, de l’architecte par le chef dirigeant. Hitler a choisi d’être « l’architecte du III-eme Reich » tout comme Staline (même si il n’avait pas l’éducation dans le domaine de l’architecture comme Hitler) s’est transforme en premier architecte et constructeur de « sa terre natale soviétique ».
Le principe de l’esthétisation peut être exploité dans la manière la plus cynique par le concept de « volonté de pouvoir » de Nietzsche. Pendant douze ans de régime national-socialiste a essaye de réaliser une architecture : « Art d’Etat », une architecture officielle qui ait imprime, par tous les moyens, les mass media inclues, le sentiment de l’accomplissement du destin unique et héroïque de la race allemande, accordant au peuple allemand comment disait Kenneth Frampton : « une architecture qui de point de vue psychologique était sécurisante et compensatoire pour l’érosion de la société traditionnelle causée par la guerre et les mouvements politiques »
Les choix nazis sont les plans de Berlin établis par Hitler et Speer, ainsi que les principes, les réalisations (architecture, sculpture) textes de Speer « Au coeur du Troisième Reich », « Germania »ou « Le délire architectural du IIIe Reich ». Hitler n’aime pas Berlin, il souhaite donc lui donner une physionomie digne de ses ambitions politiques. La vitrine du régime passe d’abord par une démolition systématique des bâtiments qui puissent entraver les projets de l’architecte Albert Speer.
Seule la guerre aura retardé la construction de la nouvelle capitale, baptisée „Germania” et dont l’inauguration était prévue pour l’exposition universelle de 1950 ; mais n’aura pas empêché la destruction de l’ancienne. Les seules réalisations encore visibles de cette époque sont les installations olympiques des jeux d’été de 1936 de Werner March, l’aéroport de Tempelhof par Ernst Sagebiel, le complexe administratif de la Fehrbelliner Platz, les casernes de l’ancien Quartier Napoléon (occupé après 1945 par les Forces Françaises stationnées en Allemagne) et l’ancien ministère de l’Air (Reichsluftfahrtministerium). Albert Speer le ministre de l’armement a été celui qui a exploite au maximum l’esthétique dans la politique. Un des exemples marquants a été la manifestation spectaculaire de Zeppelinfeld de Nuremberg de 1934, dont il assume la paternité spirituelle. Ainsi, une manifestation politique s’est transformée dans une oeuvre d’art. Un des éléments congruents dans l’ainsi dit « art du régime », qu’on peut rencontrer aussi dans d’autres régimes qui se sont servis de l’art pour des fins politiques, a été l’implication des masses dans le spectacle. D’autre part ce spectacle a été fortement pense, la preuve étant la précision mécanique ayant comme résultats entre autres, les effets de scène qui ont constitue le fond du spectacle: une batterie de 130 réflecteurs aériens a une distance de 12 mètres l’un de l’autre, autour du champ. En les posant vers le ciel, Speer a réalise la fameuse « cathédrale de lumières ». Les rayons des réflecteurs ont prit la forme de colonnades lumineuses gigantesques.
« On a crée l’avantage de la dramatisation du spectacle » observe Speer lui-meme, « car on a crée un voile réel sur les pas vraiment attrayantes silhouettes des bureaucrates […] de parti.

Walter Benjamin, analyse en termes de fascisme l’Allemagne après la Première Guerre Mondiale. Dans l’un des ouvrages de Ernst Jünger: « Les Théories du Fascisme Allemand » , que Walter Benjamin a révisé, il y a une nouvelle théorie: celle de « la libre transposition des principes de l’art pour l’art dans la guerre même ». W. Benjamin conclut que le Fascisme pourrait reparaître chaque fois que le politique serait esthétise. L’esthétisation pourrait ainsi produire une mutation dans les domaines social et politique, par lesquels, les préoccupations éthiques seraient remplacées par des préoccupations d’ordre esthétique. C’est dans le sublime que l’art commence a s’aligner a la force et a l’intensité de la guerre. Une fois réuni avec le développement du sublime, l’art prépare la célèbre esthétique de la violence qui a marque la pensée fasciste, même si le fascisme n’a pas toujours opère dans le champ de l’esthétique : par exemple Auschwitz ou Dachau. Il a exploite l’esthétisation du politique dans le sens qu’il s’est auto- représente, et auto- justifie, dans ses méthodes de propagande. L’esthétisation de la politique a été un phénomène qui a été mis en évidence par Walter Benjamin pour le nazisme mais qui peut être appliqué a tout autre régime totalitaire.

Tout comme en Allemagne, Italie ou URSS, la Roumanie s’est vue elle- même se transformer peu a peu en Etat Totalitaire. On peut affirmer cela surtout de point de vue de la voie prise par l’architecture surtout dans la période de Ceausescu. On assiste non seulement a la création d’immeubles vises a encadrer les masses ( construits par et pour les masses) mais aussi a un élément commun des systèmes totalitaires qui lui ont précède de point de vue chronologique : démolitions, constructions visant la restructuration totale de la société.

6. Le contrôle de l’espace et de la population

La clarté de l’espace et sa transparence sont devenues des enjeux majeurs dans la lutte de l’Etat Moderne pour l’affirmation de ses pouvoirs. Un des aspects définitoires du processus de modernisation est la guerre prolongée menée au nom de la réorganisation de l’espace. « L’Objectif non déclare de la guerre de l’espace était la subordination de l’espace social » . La structure spatiale créée suite a cette guerre est parfaitement intelligible pour le pouvoir d’Etat et ses agents, tout en restant immune a toute tentative de pénétrer ses sens venue de la part de ses utilisateurs ou de ses victimes. Elle est résistante à toute initiative interprétative des masses qui peuvent remplir les fragments de l’espace avec des significations inconnues et invisibles pour le pouvoir, fragments qui deviennent immunes devant le contrôle exerce par celui-ci.Le plus grand pouvoir est détenu par ces unités qui réussissent a rester la source d’incertitude d’autres unités. La manipulation de l’incertitude est l’essence et l’enjeu primordial de la lutte pour le pouvoir et l’influence au sein de toute totalité structuree.
Le modèle panoptique du pouvoir moderne est conçu par Michel Foucault. Le facteur décisif dans le cadre de ce pouvoir exerce par les surveillants caches la tour centrale du Panoptique sur les détenus forme une étoile. Il s’agit d’une visibilité totale et constante des gardiens. Les prisonniers, ne savent pas ainsi, si ils sont surveilles ou pas. Ne sachant pas cela ils se comportent d’une manière correcte tout le temps. On peut remarquer que le Panoptique se base sur l’asymétrie visuelle avec le but d’une manipulation consciente et réaménagement volontaire de la transparence de l’espace comme relation sociale et en dernière instance comme relation de pouvoir. Le caractère artificiel de l’espace réalisé par commande était un luxe pour les pouvoirs qui manipulaient l’espace au niveau de l’Etat. Ils ne pouvaient pas se permettre ce luxe. Ne pouvant pas tout détruire pour reconstruire a nouveau selon leur propre organisation, ces pouvoirs ont du adopter une autre variante du modèle Panoptique: la cartographie de l’espace d’une manière facilement déchiffrable pour l’administration de l’Etat. Mais, car on agissait contre les pratiques locales, la privation des locaux de leur propres moyens d’orientation et leu induction en erreur, ont été la première mission de la guerre.
La construction des centres civiques a peut-être aussi participé à l’idée de plan Panoptique. Par la centralisation du système dans un seul grand bâtiment avec un nombre impressionnant de fenêtres insérées partout dans l’architecture du grandiose bâtiment, mais aussi par la construction de bâtiments destines au logement avec d’une part un nombre impressionnant d’appartements par étage, d’autre part positionnes sur l’axe d’activité du parti, et essentiellement du dirigeant .
Les principes d’uniformité et de régularité et d’échange réciproque des éléments de la ville se complète avec le postulat de la subordination fonctionnelle de toutes les solutions architecturales et démographiques « aux besoins de la ville en tant que entier ». Théoriquement le nombre des constructions et leurs tailles devraient être calculées selon une « ville donnée ». Le Corbusier voyait dans une ville parfaite, une ville qui serait soumise a la « dictature du Plan » . En effet, les systhematisations faites conformément a un plan sont d’une part plus logiques, d’autre par plus esthétiques.
« Le Panoptique de Foucault était en fait une arme dirigée vers l’indifférence, le choix et la diversité » . Ces éléments peuvent être trouves aussi dans les régimes totalitaires, notamment dans celui communiste. Le désir de contrôle, d’uniformisation ainsi que les relations verticales du régime communiste (et non seulement) rappellent le Panoptique de Foucault.

7. Repères dans l’architecture roumaine avant et pendant le communisme

7.a. L’histoire du développement de l’architecture civile en Roumanie

Pour, les Roumains l’architecture civile est quelque chose de plus récent car nous nous trouvons a la périphérie des vestiges antiques, et les peuples nomades qui ont traversé notre territoire n’ont pas crée des éléments architecturaux majeurs. Il n’est pas possible parler d’architecture civile majeure qu’après 1500 en Roumanie .
La Roumanie a du retard en ce qui concerne l’évolution de l’architecture car elle a été au croisement des migrations de peuples, ou a la confluence des grandes nations crées autour d’elle : Autriche, Russie et Turquie. La circulation des hommes a facilite la destruction des oeuvres civiles crées. Par rapport aux autres pays, les seuls édifices que nous pouvons analyser sont les édifices religieux et certains bâtiments représentant les résidences princières. Nous pouvons rencontrer des éléments de la Renaissance qui entrent dans le style Brancovenesc de la fin du XVII-eme siècle qui sont le mélange de la tradition populaire, roumaine et le style oriental.
En Valachie et Moldavie, l’Empire Byzantin a mis son empreinte dans les constructions religieuses et après le déclin de l’empire Byzantin, rarement l’influence des pays méditerranéens se fait ressentir. L’architecture Turque, inexistante dans l’architecture majeure en Roumanie jusqu’au XIX-eme siècle, fait son apparition par un grand mélange architectural. Nous ne pouvons pas parler de villes cultes.
Bucarest au début du XIX-eme siècle est considère comme un village avec peu de grands édifices aucunement civiles.
Pour pouvoir parler d’architecture culte au XIX-eme siècle, en Roumanie, faut-il parler de la copie de l’architecture française par les liens des boyards roumains avec la culture française.
Une fois avec la constitution de l’Etat Roumain (le temps de Alexandru Ioan Cuza et Carol I-er), se dressent dans les grandes villes a part les édifices religieux (églises, monastères modestes) une série entière de petits palais, tous construits par des architectes français.
Les nouvelles relations dans l’introduction du capitalisme en Roumanie, les programmes politiques de partis, au début du XX-eme siècle permettent le développement de l’architecture culte.
Les fortes tendances du nationalisme roumain en plein essor, rend les influences architecturales étrangères être complétées par une architecture neo-roumaine, représentée par l’architecte Mincu. Pour lui l’effet stylisant signifiant la décoration, le reste appartenant a l’architecture occidentale.
L’existence d’une école d’architecture roumaine mène au développement de cette architecture complétée par l’importation de l’architecture venue de l’occident. Les courants de l’ouest sont rapidement utilises en Roumanie (par exemple le cubisme français, la Roumanie étant le deuxième pays dans le monde, après la France, a utiliser massivement ce style ).

7.b. Histoire de l’architecture roumaine comme suite de ruptures

En Roumanie il s’agit d’interpréter l’histoire de l’architecture comme une suite de ruptures. On y rencontre de nombreux clivages qui sont l’image en architecture de l’histoire du pays. Les preuves sont les constructions qui prennent des formes différentes en fonction des dates de leur parution. Bucarest est déchires par trois grands styles divers: d’une part les anciennes constructions de l’avant-guerre, les constructions de la période communiste de 1945 a 1989 et finalement les tentatives timides de faire passer Bucarest dans l’architecture du XXI-eme siècle par la construction d’immeubles desservant les grandes banques et compagnies étrangères. La diversité du paysage architectural est due à l’histoire du pays et spécialement de la ville. Le style de l’architecture est fortement influence par les influences politiques (et les relations politiques de notre pays avec d’autres pays).
A cette époque la Roumanie se rapprochait des nouvelles tendances politiques en Europe: par exemple le fascisme. La Roumanie a importe des éléments architecturaux spécialement de l’architecture italienne.
Le néofascisme italien, une interprétation heureuse du classicisme antique romain est interprétée en Roumanie par l’architecte Duiliu Marcu : le Palais Victoria, l’Académie Militaire, le Ministère des Transports (le Palais CFR – des voies ferres roumaines) et le Ministère des Industries (l’ancien CSP).
Dans cette période l’Etat commence à se préoccuper des constructions pour les travailleurs, des colonies construites tant avec l’argent de l’Etat qu’avec l’argent des bénéficiaires. C’est ainsi qu’apparaît l’avantage des crédits pour les constructions « peu coûteuses » surtout à Bucarest.
En Roumanie de 1945 a 1989 on peut voir que l’architecture a été liée plutôt a un courant politique plutôt qu’au désir d’imposer un certain culte de la personnalité d’un des dirigeants. Dans la période commençant a partir de la fin de 1944 jusqu’en 1959 nous pouvons remarquer que l’entreprise des constructions a été dirigée vers l’aspect utile de l’architecture plutôt que vers l’esthétique. Toutes les démarches entreprises ont été attachées aux constructions de logements, usines, écoles ainsi que le développement de l’infrastructure bucarestoise, tentative d’éliminer les différences énormes entre centre-ville et périphérie, et pour effleurer le domaine esthétique la création ou réaménagent de parcs. La période de Ceausescu suit a partir de la moitié de celle-ci la tentative de création du culte de la personnalité avec comme apogée: la création la Maison du Peuple. Pourtant en Roumanie on ressent plutôt l’aspect nécessaire de l’architecture plutôt que l’aspect fantaisiste, irréel qu’on rencontre par exemple dans l’Allemagne hitlérienne ou dans la France Napoléonienne. On ne retrouve pas dans l’architecture de 1945 a 1989, en Roumanie, des éléments fantaisistes, des décorations excentriques, des exagérations coûteuses ou des productions excentriques ou innovatrices. Une exception a cette remarque est la Maison du Peuple. On verra pourquoi cette production architecturale est différente des autres, non seulement par sa taille (deuxième bâtiment civile dans le monde après le Pentagone) que par ses fins, par ses significations, par la manière d’être construite.

Durant la Seconde Guerre Mondiale l’architecture et les constructions connaissent une stagnation. La reprise de l’idée de construction et de projet architectural est gravement viciee par le système politique nouvellement impose : le Communisme.
Les premières années de 1945 a 1950 n’apportent presque rien pour la nouvelle architecture roumaine. En effet, la pauvreté, les luttes politiques internes et les tendances d’accaparer le pays entier sont les causes du manque de projets de construction en Roumanie. On peut parler éventuellement de reconstruction et de réparations des édifices détruits ou avaries pendant la guerre.

7.c. Existe-t-il une architecture sans influences ?

Il n’existe pas une « architecture au spécifique national » . « On parle encore d’identité dans l’architecture surtout chez les petites nations, dans les territoires postcoloniaux et/ ou sous-développées du point de vue économique, et/ou a peine sorties du spectre du totalitarisme » . On constate que l’architecture d’un pays (surtout dans le cas d’un pays anciennement totalitaire et notamment la Roumanie ) est une architecture qui combine plusieurs styles. On retrouve aussi chez Augustin Ioan plusieurs modèles selon lesquels on a construit en Roumanie qui justifieraient l’artificialité du « spécifique national » a l’état pur, proprement dit.
Tout d’abord « la réplique » d’un prestigieux monument, « geste artificiel de réitération d’un original extrait ainsi de sa neutralité originaire pour servir a des fins qui n’appartiennent pas au temps de son édification ».

Une deuxième technique serait : la réécriture de l’original ou des archives qui le comprennent, lorsque pour diverses raisons, elles ne sont plus convenables : c’est une manière de propagande : un exemple serait la manière dont les architectes italiens ont fait participer les ruines romaines a la propagande politique. L’effort de découvrir de tels vestiges et de les reconstruire impliquait parfois des destructions délibérées dans la ville existante, donc dans les « archives de surface », « mineures » par rapport aux buts de la propagande. La Naissance (Natio) et les origines : Un discours sur les Origines- réelles, présumées, mythiques- des nations qui cherchent a les mettre en oeuvre. Dans le cas de l’Italie, style littorio, parle de la nostalgie du caractère romain impérial que le régime fasciste voulait redécouvrir. On assiste a l’exhibition violente des origines : G. M. Cantacuzino parle de « réveil de la léthargie » : « On a sorti les ruines de leur décor végétal et pittoresque, on a lave et poli les colonnes, on a rebâti les murs entiers, on a réédifie le tombeau de César Augustus pour en faire des documents politiques (…) Tout a été mis sans dessous et présente sous un faux jour » .
En Roumanie aussi nous pouvons rencontrer des déterrements et restaurations visant la propagande. Un des exemples a été Tropaeum de Adamklissi qui aurait du être reconstruit comme Mausole des Héros dans le Parc Carol de Bucarest . Son devenir étant la reconstruction in situ au cours des années de régime de Ceausescu.
Un autre type de discours sur les origines est la « re-utilisation de la toponymie originaire » comme il est arrive en Roumanie avec le raccord des noms latins aux noms des villes dans le but de « re-substantialiser » le sens de la toponymie courante : Napoca pour Cluj, Drobeta pour Turnu Severin, enfin « municipium » pour le chef-lieu de district et « for » ou « centre civique » pour les nouvelles places obtenues par la démolition et la réécriture des centres des « municipia » communistes respectifs, a partir de 1968 et culminant avec le nouveau Centre Civique Bucarestois.

Le plus fréquent procédée serait celui de « la réécriture en clé contemporaine du langage architectural des temps originaires » pour la nation respective. Le style Littorio et le style Carol II étant deux exemples de styles officiels de la période de l’entre deux guerres. Un exemple moins discute qui mérite l’attention est la façade refaite par Cezar Lazarescu pour le Théâtre National de Bucarest, avec des renvois claires et remarquables du style romain tout en étant dépourvu de l’utilité que ces éléments avaient a l’origine.
Il arrive parfois dans les choix importants de la construction de l’identité nationale que les décisions soient plus ou moins aléatoires, plus ou moins justifiées : le choix de la capitale, les styles architecturaux adoptes, etc., et on assiste par conséquent a un collage d’identités régionales sur celles locales et de celles nouvelles sur celles préexistantes. Tout cela menant a un clivage architectural. Nous ne pouvons plus en parler comme d’un style purement roumain, ou pur par définition. Nous nous confrontons pratiquement a un collage d’idéologies sur un collage de mise en pratique des idéaux (nationaux ou personnels) qui mène a un résultat hétéroclite, « un melting pot de styles ». Il y a comme on l’a suggère auparavant, plusieurs raisons pour lesquelles ces styles ont été combines. Une des raisons serait purement éducative : l’exemple de l’ancienne Ecole d’Architecture de Bucarest (arch. Gr. Cerchez) est un collage de style brancovan et d’éléments régionaux et locaux de Roumanie. Une autre raison fut celle de « l’expression des origines » .

Un autre style adopte a été celui du surdimensionnement d’un détail, d’un décor par rapport a l’échelle initiale, ou transformation en thème, incorpore dans des structures sérielles : par exemple l’arc, élément romain par excellence se transforme en thème pour une colonnade dans le cas du Palais Victoria ou pour le Théâtre National de Bucarest, soit comme pour le même Duiliu Marcu soit transforme dans un arc de Triomphe comme pour l’Opéra de Timisoara. Un autre collage serait le destin des détails de la sculpture de Constantin Brancusi surtout de la Colonne sans Fin et de la Porte du Baiser, qui sont devenus des éléments « usuels » dans l’architecture d’après-guerre. Un exemple serait le détail de la porte de l’Hôtel Europe d’Eforie Nord, ou les éléments de décor pour un caveau du Cimetière Ghencea civil de Bucarest (la sphère coupée en deux de la Porte du Baiser).

« L’anamorphose consiste a assimile un élément existent et a altérer sa forme ou ses dimensions originaires : les parties par rapport au tout soit les parties entre elles » : une forme d’anamorphose réside dans le cas des toits des maisons de culture ou de mairies comme par exemple la Mairie/ Organisation régionale du Parti Communiste de Baia Mare . Le toit devient un élément essentiel de « ruralité » dans l’architecture au spécifique national des années 1970-1980 . Comme dans le cas de nombreuses constructions d’immeubles préfabriqués des années 1980, le toit apparaît comme un élément conférant de l’identité. Un élément frappant dans ce contexte serait le toit du cirque d’Etat construit en 1960 par les architectes N. Porumbescu et C. Rulea, et celui du Théâtre National de Bucarest, version originale qui fut ensuite incorpore dans la nouvelle façade. Un autre exemple anamorphique serait celui des porches de l’immeuble de la Mairie de la Capitale projetée par l’architecte Petre Antonescu, qui est composée de piliers et de torsades ayant des proportions très grandes par rapport aux originaux.

Une des techniques attribuées a l’architecture de type national serait « la réduction a l’essence » qui consiste dans la simplification, décomposition dans des formes géométriques primaires ou le maintien des plus significatives d’entre elles, d’un élément emprunté a l’architecture vernaculaire. Constantin Joja considérait que « l’essence » de la maison roumaine est donnée par la négociation de sa relation avec la lumière et avec l’espace intérieur/extérieur. Ceci se manifeste dans l’architecture duale de la véranda rurale et celle citadine (C. Joja élimine de l’analyse le toit qui, pour lui est insignifiant). Le thème de « la véranda paysanne comme espace intermédiaire » est revenu dans l’espace architectural roumain des années 1960-1970 grâce à la découverte des analogies de l’architecture vernaculaire japonaise et celle roumaine .

Publicat în Cultura | Lasă un comentariu

Jaw dropping- Tinder’s got you hot and bothered

“Well hello to you too”! Did you swipe left or right?
I mostly swipe left but sometimes I swipe right. There’s nothing like an app that provides you with pictures that tell stories and … oh boy! Jaw dropping stories. I don’t know how people react to Tinder in other countries but here in Romania I had a variety of situations that leave me speechless. It’s not what I paid for! Wait! I didn’t pay! But still, even if you are on Tinder for a day it already too much. Besides, it gets addictive and even if you aren’t interested in the offers you still feel like looking even if only for a second.
It has been made clear to me that Tinder is mostly for sex (at least here in Romania). I am well aware that people have found love on the internet and why not?
I’ve been encouraged to check out this app and I was reluctant because I know what goes on the internet since I have been on it since I had access to it way back when. I finally decided to try it because … why not? And I still was disappointed in the pickings because I didn’t expect what I will tell you next.

If you found what you were looking for on Tinder: good for you! Congratulations! If not please follow me!
TOP 10 weird things you shouldn’t ever have to see on Tinder… yet they are there!
10. Guys with Xerox looks- are you sheep? I am so over the pony coiffed hair, sunglasses and beards.
9. BDSM has reached the old continent on its eastern side. Now guys are shopping for legal and willing sex slaves.
8. Photos with your buddy/buddies: which of one is you? Are you looking for an orgy? If not, take them down.
7. “I am a married pig, I know, but it’s my business. If you are looking for a no-strings attached torrid affair swipe right.”
6. “If you are fat swipe left”
5. He’s hot and he knows it, he shows his muscles and you should know by now that if you swipe right you’ll have to meet up for sex. If not…
4. Happy couples that are looking for swinger “friends” wink wink.
3. Virgin much?
2. Dick-pics. What is more obvious than that?
1. Sperm donor looking to impregnate hot, smart, independent women before he leaves the country. He chooses you not the other way around, if you missed that little bit of info.

So this is an opportunity for you girls to be brave and to get online for some toy shopping because it is less creepy and less dangerous.
I mean who wouldn’t want to be picked-up by a stranger in his car and driven somewhere “nice” in the middle of the night as a first date?
No?
Me neither!
Decent people should react and be outraged by this type of behavior because there are still nice people out there that are looking for a relationship or friends with whom to share their spare time with and Tinder seemed to promise us some good times with people from around us. Instead… I am discovering the creepers all around us and it’s getting less exciting by the second.
So if you like photos and like swiping while seeming VERY interested in your phone while waiting for a friend to arrive at the coffee shop, that is ok to keep on swiping left until your finger gets numb, but for more… Tinder confirmed to me what I had been already expecting and so much more… But in a bad way.
Until next time: keep looking and MAKE IT COUNT.

Publicat în Idei | Etichete , , , , , , , , , , | Lasă un comentariu

Wishes Fulfilled: Mastering the Art of Manifesting by Wayne W. Dyer – In loving memory of a great guide, great thinker and great human being.

„Stop acting as if life is a rehearsal. Live this day as if it were your last. The past is over and gone. The future is not guaranteed.”

Wayne Dyer

Since I’ve started writing I have been told to tell the stories that I am most passionate about.
I have been chatting my good friend’s Bruno ears off for years now and I am still going strong, but I’ve been also listening to him and his advice. Since we’ve met in a very unusual way (but that’s another story), I feel richer and fuller, more hopeful and I became a bigger believer than ever before. So thank you Bruno for being my life coach, my friend, my wise man, family. The best compensation for all your hard work, your generosity and your friendship is to give you my most sincere and heartfelt, pure and honest love. God Bless you for being You.
This story is about Bruno, about me as much as it is about our beloved late Dr. Wayne Dyer. I am very passionate about this story because it has been continuously changing me since I discovered this wonderful person’s work through my conversation with the very best guide from darkness to light that is my friend Bruno.
This column is meant to be a surprise for my friend and as I never asked his permission to reveal him to the public I will keep his first name but won’t reveal his last name. Thank you for understanding. Maybe one day you will be lucky enough to meet him.
There were many occasions in which Bruno quoted Wayne Dyer. Maybe I am slow on the input, but once I catch the meaning and the reasons behind certain references I am like a dog with a bone. This is exactly what happened with Wayne Dyer’s movie The Shift and the same happened to me after reading and re-reading Wishes Fulfilled… I am the best guard dog there is. No one can take this bone away from me!
It is funny because after reading and re-reading the book I felt a “shift” inside. I got and “aha” moment, an “eureka”!
My first reaction was to let all the concepts climb the walls of my mind and set me free of many learned ideas. Dr. Dyer asks us to set our mind free of what was learned, what was taught to us and get out of our pre-formatted brain.
Oh boy, if you only knew how much BS. we learned through the years without even thinking about it. You’d be very scared. We’d need a huge vacuum cleaner to unglue all the nastiness that has been flooding our mind since day one! It’s not even funny!

7645921

N.B. I want to stop you right there: if you don’t understand the concept, you have no clue what I am talking about and you are feeling belligerent after reading this passage, just save yourself the trouble of reading more. You don’t get it yet and it’s fine but some of us do and we need an outlet for this kind of discussion.

Have you ever asked yourself if what you have been taught is really that useful for you? If not, this is a good occasion to seek a potential solution that doesn’t involve you being a martyr for the rest of your life because, “hey” this life is not a test. It is what it is and there is no way, for now, to re-write what has been already written so far. The good news is that we still have today as about tomorrow even if it is not guaranteed (as Dr. Dyer says) there are strong chances that there will be a tomorrow. Best news ever! Right? All is not lost. You still have a chance to “change your mind”, literally!
Dr. Wayne Dyer is encouraging us to do so and he’s leading through his own example.
I feel you need convincing to get the book and start reading.
There are several reasons why this wonderful person’s work is a must read.
1. His written work and audio-books are sold but there are plenty of recordings that are totally free of charge and accessible to everyone.
2. He never pushed his beliefs or thoughts on anyone, quite the contrary, people were seeking to meet him and learn from him, wherever he went.
3. There is no “special package” on sale with miraculous solutions for your problems asking you to pay or money back guaranteed as so many people do nowadays.



4. Every point he makes is at least stimulating our minds to give it a thought if not quite a revelation.
5. His work is based on personal experience but also a lot of reading and research. The quotes are on point.
6. It’s easy to read and to understand (no matter what your native language is).
7. I truly believe that by reading his work, by listening to his seminars, by watching his movie you too will feel hope, healing, wonder and joy.
There are so many reasons for which you should jump on the occasion to open and change your mind and your preconceived thoughts that I don’t even know where to start.
The main idea is that if you need something to change in your life, if you feel that things haven’t been going as you’d like them to go, if you feel like missing out on something big but you don’t know what and how to get there, here is a chance for you to stir some thoughts around until they settle in the right place at your convenience.
I can’t tell you exactly how long it takes from reading this mind freeing book/ books until you arrive to your destination but at least I can guarantee you that you won’t feel stuck in the same loop you’ve been struggling with until today.
Dr. Dyer spelled it out for us in the book Change your thoughts, Change your life. It can’t get any clearer.

389763

What does he/she  have that I don’t? Why?
Your thoughts about life, your life, are influencing the reality in which you are living. Haven’t you heard before that it was crazy to repeat the same reaction to a thing and expect change? Well this is exactly the same and when I repeat Dr. Dyer’s incentive to change your mind I am not talking about thinking of loading the washing machine and changing your mind and taking the clothes to the dry cleaner’s instead.
We both think about literally changing your mind from the learned lessons to a new approach on life.
For instance:
You were taught that by working hard you will get everything you ever wanted. Hard work equates with success. Do you feel successful right now? Do you feel richer just because you have been carrying on loads of responsibilities and juggled a couple of jobs all your life? If not… well change your mind. This lesson hasn’t been very useful for you until now and it may never be.
Have you ever been taught that good manners and a crisp elegant outfit will get you everywhere and anywhere?
Have you been taught that in order to find love and a partner for life were guaranteed if you were kind, good looking, honest and knew everything about how to keep a household?
Have you ever been taught that in order to be recognized and appreciated you needed to go to school, learn, get degree after degree, even write books, appear on TV…?
Let me ask you something: how much of what you have been taught has lead you to fame, success, love, wealth, harmony, peace, etc.?
How many famous, rich, well known people on the planet have done less or differently than you and have what you have been taught that you deserved?
Of course you deserve it. Everyone deserves to be happy. Everyone deserves to be awarded with great things for their hard work. But… how many nice, kind, intelligent, hardworking, honest, empathic, giving, beautiful people do you know to have gotten at the top of the mountain without all that work-out that you are struggling with every day and you still don’t succeed?
I am sorry to be blunt, but those successful people aren’t there because all those beautiful values they were taught. Early on they found out that if they changed their mind or if they didn’t give any credence to those lessons and work it out on their own they’d have a different outcome in life. So they did it differently, they did the opposite even.
I’m not saying to forget about common sense and common courtesy, neither did Wayne Dyer in his books. But there is something to it that is worth exploring.
I am not pointing fingers at people so take an example from well-known people more fortunate from the financial point of view and (just for the fun of it) compare their track record with yours. Use the same old question: “what does he have that I don’t”? (Besides money)
I’d bet on a different mindset, values, priorities…etc.

Who and what we are

Wishes Fulfilled: Mastering the Art of Manifesting
In Wishes Fulfilled… Dr. Dyer tells us that “we are God”. I came to the same conclusion by talking to my friend Bruno. Since we are aware of our existence in this life, we were taught that God was something out there, out of reach, a power that throws things at us and lets us stir in our well-deserved struggle because, surely we have done something wrong for which we have to repent and make up for , from this life or another. God is depicted as a “Big daddy” that knows all our misdeeds and sanctions us at every turn, punishing us any and every time he feels like doing so.
What if that wasn’t true?
What if, for example God was not a sort of “big brother” with an all knowing eye set on getting us for… basically everything we do?
Isn’t it an unfair assumption that the greatest power of all is there just to inflict pain and teach lessons the hard way? That’s the ego talking.
What if, instead of putting labels and draw pictures of God as we imagine Him from what we were taught, we try instead to imagine that God is and energy, the purest light of all, it is love itself and lives in each and every one of us as our spirit. What if our soul, our spirit is a spark, a speckle of the divine light that lives now as a human but also transcends this experience called life on Earth?
Why would we give so much credit to a certain theory (the scary one) and not the other (the peaceful and loving one)?
For centuries and more often for the last decades, more and more people point out that what we were taught is complete nonsense. Some people relate some very poignant personal stories about their experiences with what we generally call God but we can name Him however we like. The name is not an issue, not for Him/Her/It nor is it for us. The least of our problems is to find the proper name for the energy that animates us, makes us bond with each other, feel and experience this span of time called human life.
This concept wasn’t invented by Dr. Dyer nor have I invented such an amazing theory. Hey. I’m just one of the billions of souls that coexist in this universe. Some of them have a human shape, others are otherwise present. This is why we have great references like: Saint Paul, Saint Francis and Saint Germain…
They are all present in Dr. Dyer’s books and in an endless sea of literature.
Why aren’t they as popular as Elvis, Steve Jobs, Donald Trump or George Clooney?
But do you know who is getting closer and closer each day on the upward trend? Mother Theresa, Gandhi, Lao Tzu, Dalai Lama… My thoughts are that they didn’t have a great publicist nor did they have a good strategic marketing campaign. That is why they are less known than J-Lo, Lady Gaga or Miley Cyrus. Oh well…
Great thinkers are hard to find but not because we don’t have any
I’ve been surfing the internet looking for the famous lists/ tops related to great thinkers of the 20th century and 21st century. The answers are astonishing.
It matters because those names are the people we relate to. Their books are the ones we go to if we want someone smarter and wiser to show us the way. Let’s have a look: Steven Hawking, Albert Einstein… a lot of writers, a lot of inventors focused on productivity and modernism…and so on and on… the lists are a mash-up of what is an obligatory reading for the University and other very bright characters that should be known but never did a thing to change our lives. And then I fall off my cloud on a website that names Mao Zedong as a great thinker. I came to a screeching halt. This isn’t right. But it is so very true.
One Donna Scott, considers that in order to get a Bachelor’s degree online you need to know Mao Zedong…because hey! Among all the bright thinkers that graced this wonderful planet, Mao should be at least in the top 50 (of all times).
This was so shocking that I digressed into another territory that deserves at least as many characters on a page as the current subject at hand.
I wonder how long must we wait for Dr. Wayne Dyer to arrive on such a list? He would not care for sure, because his mission in life was to make life the only mission. But still! I am shaken by what people think is relevant.
The unmentioned scientists of this century and before, have fought the good fight and the ones still alive still do this tremendous work of looking into facts that really matter. They are nameless and unheard of for the great majority of the population. In fact I don’t know them either because we have Mao Zedong to think of before joining the really great party of the elite thinkers and scientists. Could we skip Mao just like that?
“Yes we can”! I bet we could all live forever without knowing Mao’s “great achievements” or that of his fellows. But I am off the track here.

Have you heard of Brain Plasticity, the rewiring of the brain? Good for you if you have. Most of the geniuses working on mapping the brain, learning its multiple functions and how to effectively change our mind by creating new connections of our synapses are deserving of more than a footnote on a hidden page.
Dr. Dyer’s work should be correlated with such a study in order to prove once and for all that changing the mind is not only possible but it has already been done by many people who changed their dire diagnosis (in many dreadful diseases) to a sparkling bill of health by getting out of their former ways of thinking and redirecting their attention towards their goals without doubting of their miraculous Godly essence.

Change your mind people! It is not too late. Not now. Not ever!

P.S. After being shocked, as I wrote this article, by finding Mao on the short list of great thinkers, I was astonished by how vastly my mind has been corrupted by information that didn’t belong there.
I remember that for an exam at the University I was promised the top grade if I was to read the Intellectual Origins of Leninism. I refused to do it. I didn’t get the best grade, of course. Thinking back, I realize that, that information is one less head bug I need to clean out of my system forever. Thank God for small miracles! So I am taking the shovel and taking out the trash, so to speak. Nobody said it was easy but nobody said it was hard either.
It’s time to change the mind by inserting a little nugget of wisdom that should remain on top of our cleaning list: The God I chose to believe in is in me, all around me, in you and all around you. The God I chose to believe in has already given us the miracle of life and keeps on giving even if we give up on ourselves.

Also read:

Dying to Be Me: My Journey from Cancer, to Near Death, to True Healing

Publicat în Cultura, Educatie, Idei, Spiritualitate | Etichete , , , , , , , , , , , | Lasă un comentariu

O criza existentiala sau o schimbare de perspectiva?- Capitolul II

 

Despre democratie, UE si alte idealuri…

 

          Oare a venit timpul sa recunoastem ca sistemul democratic nu mai functioneaza pentru tarile civilizate asa cum parea sa functioneze altadata?

Ce mi-a venit? Oh… nu stiu. Poate ca in timp ce altii se ocupa cu alte lucruri cu siguranta la fel de importante pentru ei, eu urmaresc, ma informez, studiez si analizez ce se intampla cu societatile democratice moderne, ce se intampla cu „occidentul” si ce ni se intampla, noua celor care stam, in ciuda diferentelor, sub o umbrela comuna a dorintei de armonie, bun simt, buna intelegere, comunicare si cu o deosebita inclinatie spre comunitate. In ciuda intentiilor noastre nobile, se pare ca esuam si totusi luptam cu incapatanare sa le impunem si celorlalti un sistem care azi se dovedeste a fi un cascaval cu gauri si pentru noi cei care am crezut si prosperat in acest sistem politic timp de decenii.

Adevarul este ca pentru moment nu s-a gasit nicio solutie mai buna la consolidarea democratiei, la adaptarea ei la noile realitati. Inca nu am gasit ceva mai bun decat democratia pentru a fi linistiti, prosperi, impreuna ( si toate celelalte valori pe care democratia le insufleteste). Asta nu inseamna ca nu putem sa incepem sa ne interogam, sa cautam alternative, sa dezvoltam idei care sa ne apropie de o solutie mai buna pentru toti cei sub umbrela.

Am fost oripilata de usurinta cu care unii politicieni au gasit de cuviinta sa loveasca in Uniunea Europeana si in valorile reprezentate de aceasta. Nu uitati ca UE a fost o idee la inceput. UE a putut sa devina o realitate pentru ca oameni ca noi au reusit sa ajunga la un consens si sa declare, mandrii si liberi ca vor sa fim cu totii impreuna, sa impartim responsabilitati si sa ne bucuram de fructele reusitelor noastre comune.

Cu toate astea, nu putem ignora faptul ca unii politicieni versati, au inceput sa dea inapoi, sa-si retraga sustinerea fata de aceasta entitate care ne-a adus atatea beneficii in ultimele decenii. Nu putem ignora nici faptul ca nu sunt singuri. Ei sunt sustinuti de o parte importanta a populatiei tarilor pe care ei o reprezinta. Ceva nu mai merge ca inainte. Este in primul rand un semnal de alarma pentru cine are urechi sa auda. Ceva trebuie sa se schimbe. Aceasta este esenta mesajului lor. Este nevoie de politicieni radicali si de discursurile lor adeasea insultatoare pentru a transmite un mesaj clar si onest al unei parti din populatie care simte ca nu mai este reprezentata, asa cum se cuvine, de institutiile europene, nici de institutiile statului. Democratia deabea mai reuseste sa supravietuiasca in aceste conditii. Este nevoie de giumbuslucuri electorale pentru a salva un principiu drag noua tuturor.

Ceea ce este inspaimantator este ca desi credem in aceste principii si ne dorim ca ele sa mearga mai departe pentru binele comun, ne dam seama ca lumea s-a schimbat si ca ce functiona pentru bunicii si parintii nostri nu mai functioneaza pentru noi si generatiile care tot vin dupa noi inevitabil. Lumea s-a schimbat si odata cu ea ar trebui sa se schimbe si regulile. Statele democratice moderne au permis ca lumea sa se schimbe si acum spera, isi doresc si mai mult, se asteapta ca un sistem vechi, o platforma desueta, un mod de viata invechit sa reziste intemperiilor noilor generatii.




O spun cu regret, dar ceva nu mai merge. Sunt si mai profund intristata de faptul ca nu mai este ca inainte si ca inevitabila transformare a societatii imi displace pentru ca ma regasesc din ce in ce mai putin in ea. Poate sunt mai putin flexibila desi ma lupt mereu pentru imbunatatirea starii de fapt. Dar… desigur nu toti ne dorim aceleasi lucruri de la societate. Avem, fiecare, nevoi, dorinte si aspiratii diferite.  Ceea ce nu se schimba este dorinta noastra de a fi impreuna, de a beneficia de in continuare de solutii viabile pentru problemele cu care ne confruntam. Ne dorim cu totii, cred, sa ne bucuram in sfarsit de reusita sistemului, pe care l-au construit cu multa dragoste fata de aproape generatii intregi de politicieni si cetateni in egala masura.

Nu cred ca UE si-a propus vreodata sa ne egalizeze in asa fel incat sa fim, fiecare dintre noi, un soi de clona a celuilalt. Cred mai degaraba ca UE a incercat, ca urmare a celor doua mari razboaie, sa ne aduca impreuna in loc sa ne lase sa ne dispersam si sa ne pierdem. Este usor de imaginat cum, ca urmare a unei traume colective, cetatenii Europei au fost mai mult decat „pentru” o reconciliere si armonizare a lumii in care traiesc. Este firesc sa ne dorim sa nu fim singuri atunci cand suferim. Este uman si UE ne-a indeplinit aceasta dorinta, acest vis si mai ales ne-a satisfacut aceasta nevoie naturala de a fi impreuna. De ce sa contestam un sistem care are ca menire primordiala binele comun? De ce sa ne grabim sa dizolvam ceva care functioneaza greoi dar care a functionat atat de bine in trecut? Eu cred ca UE si-a indeplinit misiunea si contiuna sa incerce sa se adapteze sfidarilor timpului si provocarilor sociale. Dar UE are nevoie de noi pentru a putea continua metamorfoza imperativa cu se confrunta. Nu cred ca este moral sa ne abandonam idealurile doar pentru ca ne este greu sa facem fata provocarilor mai ales cand defapt, noi ca societati am provocat aceste schimbari care au adus in ultima instanta la schimbarea valorilor si definirea noilor provocari cu care nu numai UE se confrunta ci si, sau mai ales, noi cetatenii ne confruntam. Este usor sa dam vina pe UE pentru tot ce nu functioneaza asa cum ne-am dori dar sa nu uitam ca noi suntem UE. Fiecare dintre noi este o celula care insufleteste acest organism. Facem parte din acest sistem si el exista datorita noua. Moartea Uniunii Europene, din punctul meu de vedere, ar rezulta in moartea noastra, cel putin o parte din noi ar pieri. Este aproape absurd, dar nu este o minciuna. In momentul in care ne pierdem idealurile, convingerile, principiile, dorinta de a lupta pentru binele comun, pentru binele fiecaruia dintre noi… In acel moment pierdem o parte esentiala din noi. Atacul nostru impotriva Uniunii Europene risca sa raneasca nu numai un organism politic viu, care traieste pentru si prin noi. Lupta unora dintre noi impotriva Uniunii Europene risca sa ne raneasca pe fiecare dintre noi. Poate suna pompos, dar este un soi de fratricid complex. Chiar vrem sa ne punem noua insine bete in roate? Chiar vrem sa desfacem legaturile care ne-au tinut impreuna, in viata , in armonie si prosperitate atata timp? Este un pic ca si cand am renunta sa mai acordam asistenta medicala unui pacient pentru ca ne-am saturat sa-l ingrijim. Costa prea mult? Dar care este alternativa? Sa renuntam? Chiar nu aveam suficienta putere, simtire si demnitate in noi ca sa ne opunem? Chiar ne-am saturat in asa hal de tot ce nu merge incat sa abandonam ceva care a devenit superior noua intru binele nostru, pentru simplu motiv ca pare mai usor sa abandonam?

Despre abandon este vorba aici. Este greu si ne-am saturat sa ne fie greu. Nu ne mai merge la fel de bine ca in alte timpuri. Unele tari par sa faca eforturi prea mari pentru a-si ajuta semenii mai saraci din alte tari.  Nu zau? Poate inima noastra s-a saturat sa pompeze ca sa ajunga sange si la mansarda… ce facem? Taiam capul? Oprim inima? Taiam un brat, un picior ca sa ii usuram munca? Sau pur si simplu ne intarim inima si o ajutam sa isi faca treaba care i-a fost insarcinata la chiar dinainte de nastere?

Oare e de mirare ca Macron a castigat alegerile in Franta? Pentru mine nu-i niciun mister aveam pe de-o parte un medic care propunea continuarea tratamentului si pe de-alta parte aveam un altul care propunea eutanasierea. Se pare ca nu avem inca suficiente argumente pentru eutanasiere si un infinit de argumente pentru viata ( pro-life). Slava Domnului!

 

          Acum hai sa ne jucam de-a democratia deoarece de la ea am pornit. Sa fim seriosi pentru o clipa.  Democratia a luat nastere intr-o lume care nu se confrunta cu atata absurd ca in zilele noastre. Indiferent ca vorbim de democratia ateniana sau de democratia moderna, orice am face nu avem decat sa recunoastem ca timpurile si societatea s-au schimbat.

Hai sa nu fim ipocriti. Pentru Dumnezeu in unele tari, cetatenii nu mai stiu cum arata o masina de cusut, copiii nu stiu sa identifice un casetofon si cu atat mai putin un magnetofon sau un disc de vinil. Mai tineti minte degetarul pe care il folosea bunica la cusut pentru a evita intepaturile? Demodat! Ca si cand nu a fost! Deabea mai vedem copii sarind coarda sau jucand sotron ( in tarile mai sarace ale UE). Acum avem i-Phone, i-Pod, Wii… sunt convinsa ca si acestea vor fi deja demodate pana postez articolul. Insa ne asteptam ca Democratia, un concept politic atat de vechi, strabun, sa nu aiba nevoie de un „upgrade” sau de un”update” adica mai pe limba noastra mioritica, de imbunatatiri, de consolidare. Vi-am spus ca traim intr-o lume absurda!

De ce schiopatam? Pentru ca folosim incaltari care nu ne mai vin bine, ne produc basici si bataturi, rani pe care nu le putem vindeca atata timp cat nu schimbam incaltamintea. Si totusi continuam sa mergem prin viata si prin lume cu aceleasi opinci de odinioara. Oricat de ingenioase sa fie aceste creatii, oricat de comode si comfortabile … n-ai ce face daca nu mai vin bine decat sa le schimbi.
Stiu ca multe schimbari (traim intr-o lume absurda nu uitati) sunt facute pentru a ne spori apetenta catre consum. Insa unele schimbari sunt imperative intrucat crestem si ne schimbam si avem nevoie de unelte si accesorii noi pe care sa contam pentru a merge sanatosi mai departe.

Da, este o chestiune de sanatate, de aceasta data, nu este vorba de sanatatea noastra individuala per se ci de sanatatea societatii din care facem si noi parte (vrem nu vrem… asta e!).




Cu siguranta, nu sunt singura care nu a gasit o alternativa mai buna democratiei. Pana acum acest tip de regim politic a functionat mai bine decat alte regimuri politice pentru majoritatea tarilor occidentale moderne. Poporul a dus-o mai bine, a putut sa participe la alegerile importante, a beneficiat de mai multe libertati si drepturi decat sub oricare alt regim politic, a fost protejat de adversitati (in masura posibilului)… pot sa fac o lista de beneficii atat de lunga incat nu mi-ar ajunge o zi din viata. Cu toate astea, nu cred ca noi aspiram la a fi mai buni decat ceilalti defapt. Mai degraba tindem sa ne dorim sa ne fie mai bine decat inainte, sa aducem ceva in plus, ceva mai bun fata de ce avem in momentul de fata. Din acest motiv si nu numai sunt nevoita sa pun sub semnul intrebarii starea de fapt a democratiei sub forma sa actuala.

In loc sa incercam sa le bagam altora pe gat democratia noastra care atarna de un fir, poate ar fi mai bine sa ne gandim cum sa facem ca acest regim politic sa functioneze mai bine in tarile in care a luat nastere, a crescut si a functionat cu succes, nu o zi, nu un an dar decenii.

Ce este democratia in cateva cuvinte? Este un regim politic care da puterea cetatenilor. Unele tari, nu putine de altfel, au decis ca s-au saturat sa fie guvernate adesea impotriva binelui comun, binelui general si si-au adus aminte ca exista ceva din trecut care le arata calea spre infaptuirea acestui ideal: democratia participativa.  S-a schimbat mult democratia noastra fata de democratia ateniana. Asa-i? Deci este cu putinta sa ne imaginam ca inca putem aduce imbunatatiri astfel incat acest regim politic sa se adapteze la societatea de azi. Sau poate, o idee la fel de rezonabila, sa incercam sa adaptam societatea de azi la acest regim politic.

Oricum am lua-o, ideea este ca ceva trebuie sa se schimbe pentru ca cetatenii tarilor democratice nu sunt la fel de multumiti de lumea in care traiesc, asa cum erau, sa zicem acum un deceniu sau oricat de departe inapoi dorim sa mergem.

Sa nu uitam ca nu vorbim aici despre idealul politic numit „democratie”. Este vorba de regimul politic, cel care ne face sa ne indoim. Suntem inca putini sceptici spre deosebire de restul lumii care isi continua mersul fara sa se intrebe daca e bine sau nu acolo sus la nivel politic. Insa cu totii simtim un declin si pur si simplu nu stim ce sa facem decat sa ne intrebam: „oare ce mancam azi la pranz”?

Chiar nu pot sa condamn pe nimeni ca are ca prioritate masa de pranz, ziua de maine, plata facturilor, daca bebelusul are suficiente scutece pentru acest sfarsit de saptamana sau poate amenda pentru parcare ilegala pentru ca nu exista suficiente parcari. Nu condamn si nu acuz pe nimeni nici pentru ca in loc sa se gandeasca la binele comun se intreaba oare nu e timpul sa imi schimb i-Phone-ul? Sau poate se intreaba la ce ora e avionul spre Italia.

Dar nu uitati ca in timp ce va intrebati toate acestea sau doar o parte din aceste intrebari, lucrurile stagneaza. Italia este si ea o democratie… si nu ii merge chiar asa de bine. Norocul ei este ca are o istorie enorma care reuseste sa compenseze pentru lipsurile ei actuale. Dar pana cand? Pana la urma are si ea nevoie de restaurarea monumentelor, de bani, de mana de lucru, de decidenti politici responsabili, alesi de un popor instruit, constient si implicat? Da? Nu? Poate?

Nu uitati ca i-Phonul ravnit este produs in marea sa majoritate daca nu integral in Asia ( unde sunt multe democratii nu-i asa?), si ca in timp ce Asia munceste sa ne satisfaca noua apetitul pentru consum, nou, sclipitor, cetatenii europeni sunt in somaj, lucreaza sub nivelul lor de pregatire intelectuala si/sau profesionala si sunt impartiti in mod arbitrar intre cei care isi permit sa schimbe telefonul zilnic si cei care inca folosesc un telefon din 1999. Poate exagerez dar ati inteles ideea.

Nu imi puteti spune ca democratia participativa europeana nu are de-a face cu aceste situatii. Ce democratie servita de oameni de buna credinta ar permite poporului pe care il reprezinta sa moara de foame, sa sufere de frig iarna sau de caldura vara, sa se streseze si sa se frustreze pentru ca nu are bani de scutece, de lapte sau de paine? Ce regim politic numit democratie isi lasa propriul sau creator si unic sustinator, poporul, sa agonizeze in spatele unor afise vesele si sa ingroape adevarul si dreptatea?

Cum este posibil asa ceva? Democratia ne-a scapat de sub control! Democratia ne-a fost furata. Eu cu siguranta nu am votat vreo data ca fratii si surorile mele sa sufere din cauza „sistemului”. Niciodata! Si unde ei sufera, sufar si eu pentru ca suntem cu totii in aceeasi barca.

Daca nu v-ati prins din prima , repet: democratia a fost furata.

Avem mai multe optiuni:

  1. Democratia a functionat dar esueaza acum
  2. Democratia este o iluzie
  3. Democratia a fost furata si in spatele numelui sau se ascund alte principii de guvernare politica

 

Poate eu sunt o iluzie care are iluzia de a trai in iluzia democratiei?

     Cum poti sa te duci si sa le bagi altora pe gat principii in care nici tu nu mai crezi? Sau poate nu ai crezut niciodata?

Noi, poporul, credem in democratie, in ciuda dovezilor ca defapt ea nu prea functioneaza ca atare.

Cred si sper ca inca mai e ceva de facut si ca nu am fost redusi la simpli trecatori prin viata spre deosebire de strabunii nostri (sau in ciuda lor) care au crezut si luptat ca sa ne putem noi bucura in egala masura (absurd) de i-Phone-uri, zboruri catre Italia si scutece.

 

P.S. Hai sa salvam democratia si sa-i dam o noua sansa la viata!

Publicat în Cultura, Educatie, Idei | Etichete , , , , , , , , | Lasă un comentariu

O criza existentiala sau o schimbare de perspectiva?- Capitolul I

                  Marturisesc ca mi se pune pata pe detalii. Sunt, de obicei cu capul, in nori insa din cand in cand atentia mea se indreapta spre un detaliu si ca un caine de paza il prind intre colti si nu il abandonez pana nu gasesc ceva nou care sa-mi potoleasca curiozitatea si/sau interesul.

Vestea cea buna este ca nu sunt singura, numai ca fiecare are alte elemente declansatoare in functie de educatie, ocupatie, interese, istorie personala si asa mai departe.

Vestea proasta este ca in momentul in care ma concentrez asupra unei teme care imi da de gandit, in general conchid ca am dreptate. Asta nu ma face fericita intrucat nu tot ce initial banuiesc eu a fi adevarat este si ceva pozitiv. Asta inseamna ca despicatul firului in patru, uneori, are ca rezultat o oarecare revolta interioara. Deseori aceasta din urma merita impartasita. Cred ca publicul trebuie sa stie framantarile mele. Nu pentru ca framantarile mele sunt mai importante decat cele ale altor persoane. Dimpotriva, cred ca undeva in sinea voastra si voi aveti aceleasi framantari dar mai putin timp, energie, dorinta sau elocventa pentru a le face publice.




Nu-mi ofer serviciile din modestie si pentru ca sunt constienta ca romanul intr-adevar s-a nascut poet, iar cei cu educatie detin uneltele necesare pentru a se exprima cu gratie.

 Acest preambul este esential pentru a explica de ce anumite subiecte care par a fi initial absolut triviale, pe mine pur si simplu ma fascineaza. Poate ma ocup si de ele pentru ca am un raspuns sau macar o propunere de raspuns la intrebarile starnite de aceste lucruri in aparenta triviale.

Este dreptul si in acelasi timp obligatia noastra sa reflectam la subiectele sociale. Din acest motiv exista expresia „interes public”.

          In ultima vreme am gasit cateva subiecte care pur si simplu nu ma parasesc orice as face. Pur si simplu revin in atentia mea si nu-mi dau pace.

Primul este strada Constantin Marinescu din sectorul 6 care leaga Drumul Sarii de cartierul Drumul Taberei. Unii ar fi tentati sa creada ca este vorba despre un subiect atat de pasionant si de suculent incat pura placere  ma impiedica sa-i redau libertatea pentru a sfarsi in neant sau pentru a alerga pasnic pe pajistile spinoase ale uitarii. Acea idee este departe de adevar.

Acest subiect ma preocupa intrucat de cand locuiesc in zona, printre alte neplaceri carora sunt supusa zilnic se numara si aceasta strada, sau mai bine zis conditiile in care aceasta strada functioneaza.

Vedeti voi, din marturiile vecinilor care locuiesc aici de cand se stiu, aceasta proiectul embrionar al acestei strazi a inceput pe vremea „raposatului” si a fost dus la termen de nimeni altul decat fostul Primar General al Capitalei doctorul Sorin Oprescu. Ideea in sine, daca nu brilianta, avea cel putin meritul de a fi practica: adica usurarea traficului rutier dinspre cartierul supra-populat  Drumul Taberei (si inprejurimi) spre centrul orasului si aiurea. Rezultatele insa lasa mult de dorit. In primul rand, in apropiere de intersectia cu Drumul Sarii este fabricata o bifurcatie printr-un triungi ( sau ce a mai ramas din el) care initial era marcat cu un stalp care semnaliza existenta sa pentru toti participantii la trafic. Din nefericire, nenumaratele accidente produse de suma mai multor factori a dus la disparitia indicatorului:  lipsa de iluminare a strazii, viteza excesiva, lipsa de limitare a vitezei, lipsa de opritoare de viteza, lipsa altor indicatori premergatori care sa le permita soferilor sa anticipeze existenta triunghiului. Toate aceste elemente – adica slaba gestiune a traficului in aceasta zona- au dus si duc in continuare la accidente repetate in toiul noptii. Pe mine personal ma afecteaza sa aud in fiecare noapte masini izbindu-se cu forta de acel rest de triungi care sunt premergatoare injuraturilor, uneori aparitia politiei rutiere din Sectorul 6, claxoane. Nu numai ca este imposibil sa dormi in pace cand are loc un astfel de vacarm, este stresant si daunator nervilor deja intinsi ai locuitorilor din zona care credeti-ma: mai au si probleme personale de care nimeni nu se ingrijeste. Si de ce s-ar ingriji? Statul Roman nu este responsabil pentru nimic: nici pentru pensiile mici sau aprope inexistente, nici pentru iluminarea corecta a strazilor pentru protectia populatiei, nici pentru sistemul sanitar, nici pentru bugetul politiei care dupa propriile lor marturii nu au bani nici pentru benzina esentiala pentru a se deplasa acolo unde este nevoie de reprezentantii sai… Statul Roman nu este responsabil nici pentru primariile carora le ia ani, decenii ca sa repare o amarata de strada, sau pentru a raspunde unor solicitari repetate din partea cetatenilor care au votat sau nu pentru o administratie locala mai buna… Ups! Scuze, doream sa spun administratie locala existenta. Am ajuns sa ne rugam, post alegeri, pentru un semn ca administratia locala exista. Poate sunt eu prea exigenta cu sistemul care dupa parerea mea esueaza de 9 ori din 10. Sunt generoasa, stiu. Sa presupunem ca acel 1/10 reprezinta raspunsul dupa numeroase mandate si nenumarate solicitari cu timp de raspuns … ani de zile… si cu timp de rezolvare intre ani de zile si… niciodata.

Oare  ma insel gandind ca sistemul este laxist? Este asa de obisnuit cu laxative incat este incapabil sa se abtina in mod repetat atunci cand vine vorba de cetateni si de drepturile lor.

Din cate stiu eu Romania inca mai are o Constitutie ( fie ea anemica) si un set de legi (fie ele obeze si pline de „E-uri”)… Ah si sa nu uitam Drepturile Omului! Ce cascata sunt! Era sa uit de Drepturile Omului! Scuze! Probabil Statul Roman este miop si nu vede bine Drepturile Omului pentru ca vin de asa de departe. Printre drepturile acelea ascunse intre straturile de grasime ale sistemului exista si Dreptul la viata, dreptul la ocrotirea sanatatii si dreptul la un mediu sanatos. Este de la sine inteles ca aceste drepturi nu sunt respectate in acest caz.

Inca nu mi-am pierdut inocenta in ciuda nenumaratilor ani petrecuti pe bancile scolilor si pe Pamant. Copilul din mine intreaba neincetat: „da de ce?”

De ce avem reguli si legi daca Statul care ar trebui sa le protejeze, sa le respecte, sa le puna in practica, sa le garanteze supravietuirea… Statul nu e in stare sa le insufleteasca macar la microscopicul nivel uman de bun simt. Da de ce?




Nu stiu de ce de ani de zile nu se face nimic in ceea ce priveste iluminatul strazii Constantin Marinescu. Nu stiu de ce nu se face nimic in ceea ce priveste triunghiul bermudelor a traficului de pe aceasta strada. Nu stiu de ce este nevoie de nenumarati cetateni ( locuitori ai zonei sau din alte locuri, pur si simplu in trecere), parti vatamate, trebuie sa sune in mod constant la politie si primarie pentru a obtine o rezolvare acceptabila si pe termen lung in ceea ce priveste O strada!
Sunt convinsa ca nu este singura strada cu probleme, desi pare a fi un caz unic, izolat, usor de uitat, usor de neglijat. Altfel cum am putea explica iepurasii gigantici de Pasti- decoratiuni fantasmagorice ale Primaritei Firea? Sa nu mai vorbim despre „concursul balcoanelor”. Bucurestiul, Capitala Europeana in anul de gratie 2017 nu mai are, dragi concetateni, absolut nicio problema de rezolvat in afara de problema decorului.

Suna redundant, repetitiv, poate chiar obsesiv (cu toate acestea are meritul literar de a reda o stare de spirit) dar oare cat timp va le va lua autoritatilor sa se autosesizeze in acest caz care a provocat dincolo de stresul si nemultumirea locuitorilor zonei, nenumarate pagube?
Vreau sa stiu care este data la care Statul, Primaria Generala, Primaria de Sector si Politia isi propun sa rezolve aceasta situatie in virtutea Drepturilor Omului, a Constitutiei si nu in ultimul rand al Bunului Simts. Nu de alta, dar vreau sa stiu daca este cazul sa strang bani pentru sarbatorirea reusitei… sau daca trebuie sa traiesc si sa mor sperand.

 

Image may contain: outdoor

Publicat în Educatie, Idei, Politica | Etichete , , , , , , , , , , | Lasă un comentariu

Hey we can radicalize kindness too!


 

    Image result for smile       All we see is all that we want to see. But what if we’d look inside and brought it back out? We’d set a “new trend”. For instance if we really can’t see beauty anymore let’s look for it because it sure is somewhere and my bet is that it isn’t very far away, nor is it out of reach. Let’s put the bad guys out of business, let’s shame them into being better human beings. How? Let’s radicalize kindness. For every “fuck you” we’ll say an “I love you” for every silence we will smile and wave, say please and thank you. That’s common sense, common courtesy right? But it is fading away because some people that if they are not explicitly required they shouldn’t bother. We’ll from now on this is trendy, fashionable and an existential requirement in the society. Manners are back in style!

For every push and shove we will say “excuse me”, for every horn blaring we will abstain from lifting the middle finger, we’ll just pass by and smile. Nothing makes angry people angrier than happy, polite, kind and patient people.

For example I have some neighbors that keep on turning and twisting when I pass by, trying to avoid acknowledging me. I made of this a mission: I stop, look at them and say hello, waving and cheering like they are my favorite people in the whole world.

Today I was walking with my mom and at an intersection there was a cyclist that was waiting for a long time for some cars to stop and let him on the lane. I said : “Mom, let’s help this guy out”! We closed in to the border of the sidewalk and cars slowed down, the guy passed and we were happy to have helped. Did he wave? No. Did he smile? No. Did he say “thank you”? No. Does it matter? Well no. For the time being we were happy to do a good did. If he wasn’t grateful it sure isn’t our problem. Of course it stung to be kind and not being acknowledged but the point is that we don’t seek to be recognized, just to make the world that surrounds us a better, kinder place. And we did.

 

I admit that even if I don’t drive, I often have the urge to get my head out of the car’s window and shout some profanities to the ones that are insensitive, but it doesn’t help. It doesn’t help anymore because the charm of being offensive like a Latin people and gesture mightily in traffic, screaming at the others, was funny for a while. But I discovered that in fact that doesn’t relieve me like it used to. I feel more wound up and more stressed, even more violent after proceeding with the common reaction of cussing and swearing at people that I perceive as being imbeciles. What to do? Change of plans! From now on, the more you offend, the less civil you are, the nicer I will be. The balance of power is reinstated!

I bet that I know more kind word and gestures than you know cusses and have bad manners. “Wanna” bet me? Game on!

 

My point here is that if we can radicalize everything, we sure can radicalize good manners, good judgement, good behavior, niceties, gentleness and grace.

The “bad guys win because we let them, because we encourage them, by doing the same not the reverse.

This tactic isn’t helping and it doesn’t work for us so much… Does it?

So the best choice of action is to grab our manners on our way out and stick to them like superglue.

Have a nice week!

Publicat în Cultura, Educatie, Idei, Spiritualitate | Lasă un comentariu

Macron, homme des syboles et du double discours: Une présidence avec des enjeux énormes.

« Macron homme des symboles » @BFMTV le jour du second tour de scrutin, avant les résultats.

Image result for macron louvre

C’est étrange tout ce qu’on nous dit sans qu’on ne s’en rende compte si l’on n’est pas attentif. L’important c’est qu’on le dise quand même et que malgré tout certains l’entendent.

Les français doutent beaucoup des ressources et capacités d’Emmanuel Macron malgré ce que disent les résultats du vote de Dimanche passé. Pourquoi ? Selon le public interrogé par la presse ainsi que les derniers articles, les plus hautes voix réclament a Macron son laxisme idéologique, son appartenance douteuse au Parti Socialiste et en même temps son discours centriste/ libéral. On lui réclame aussi la douteuse et rapide ascension au pouvoir ainsi que son âge (le plus jeune Président de la République Française). Qui est E. Macron, d’où vient-il et comment est-il parvenu à devenir Président comme disent les américains « from zero to hero » en quelques années seulement ?

On ne peut pas condamner les bons citoyens français, qui connaissent les difficultés d’ascension au travail, dans leurs domaines respectifs, de se poser la question légitime : mais comment a-t-il fait ? C’est une question que nous nous posons tous car nous savons très bien qu’il ne suffit pas d’un bon CV et de travail assidu pour monter sur les divers échelons d’une entreprise (quelle qu’elle soit) et encore moins au niveau politique. Il a eu donc du soutien. De quel soutien s’agit-il ? Comment pouvons-nous obtenir le même soutien si on le désire ? Quelle forme prend ce soutien ? Nous ne pouvons pas croire dans la simple « providence ». Son ascension si elle n’est pas miraculeuse elle est au moins étonnante et improbable pour tout autre citoyen du monde (si on ne prend pas en compte un soutien voile). Mais d’où vient ce soutien et pourquoi a-t-il été accordé à E. Macron et pas à un autre ?

Il est tout à fait légitime voire naturel de se demander pourquoi certains réussissent malgré eux-mêmes, presque, et d’autres n’arrivent pas à faire le moindre mouvement sans être barré à chaque tour.

Une personne sincère et ingénue ne peut pas ne pas se dire : « ah tiens un jeune homme qui a bien réussi dans sa carrière ! J’aimerais connaitre le secret de sa réussite pour essayer aussi, moi-même, de faire pareil dans mon domaine. » N’est-il pas légitime de vouloir réussir, surtout quand nous avons de tels modèles popularises et médiatisés de manière assidue ? N’est-il pas légitime de se demander : « pourquoi pas moi » ? Macron, Président ou pas il est au moins un exemple de réussite improbable mais certain. Du coup, la question « pourquoi pas moi » est valide et naturelle. Si un jeune homme d’Amiens arrive à être Ministre et Président avant l’âge de quarante ans, diplômé en Philosophie et devenu banquier par la suite, il est impossible de ne pas se demander « comment a-t-il fait ».

Comment fait-on pour se déplacer de Philosophie aux Finances en claquant des doigts ? Comment fait-on parmi les milliers de banquiers de France à choisir Macron comme Ministre ? Comment arrive Macron de Ministre à Président de la République Française, tout seul avec un petit mouvement politique de poche à le soutenir ?

Comment peut-on gagner des élections avec un programme politique rédigé en allant du point A au point B ? Tout diplôme de Sciences Politiques, voire tout bon journaliste aurait pu rédiger ledit programme politique en prenant son café, un matin. 

Nous ne doutons pas des capacités intellectuelles du Président Macron mais de la réalité qui entoure sa rapide ascension. Personnellement je connais au moins une dizaine de personnes qui me viennent du coup à l’esprit qui auraient facilement pu devenir Président dans ces conditions (en faisant abstraction des non-dits). La question obsessive reste la même : « comment a-t-il fait » ?

C’est ce doute même qui sera la source de son destin. S’il arrive à convaincre ses opposants et le peuple français de son indéniable validité, ou pas. Le peuple est facilement mené pas les émotions, ses désirs, ses aspirations, ses besoins. Le peuple est aussi très facilement flexible devant la pluie d’informations et suggestions médiatiques. Il n’y a rien d’étrange à ce qu’il fut influence vers l’actuel résultat des élections Présidentielles. L’enjeu reste quand même  celui des législatives. Sera-t-il bien mené jusqu’au bout de ces élections législatives prochaines afin d’obtenir sinon une majorité favorable, au moins une majorité confortable d’alliances politiques ? C’est à Macron de négocier et de se faire agréable aux partis politiques qu’il a laissé derrière lui dans la course présidentielle. Seront-ils suffisamment flexibles pour lui accorder la confiance nécessaire pour négocier une entente de soutien pour les législatives ? De ces résultats mêmes dépend le succès du « programme » de Macron ainsi que celui de l’aboutissement des résultats promis lors de ses nombreux discours car le peuple n’oubliera pas les promesses faites ni la plateforme politique présentée pour  laquelle il a été vote et respectivement élu. Il a sans doute bénéficié des votes par défaut, des votes négatifs contre l’extrémisme de Marine Le Pen mais il a quand même ( il faut l’admettre) ses propres « fidèles », ses propres partisans et son propre groupe de sympathisants et ces derniers sont en attente et demandent beaucoup de lui après l’avoir soutenu et mené jusqu’au bout de ces élections.

Mes soupçons sont qu’il ne sera ni un nouveau Mitterrand ni un nouveau De Gaulle. Je pense a Macron comme à une Etoile filante ou comme un bon tour de magie. J’aimerais énormément en vertu de l’exemple qu’il incarne pour de nombreux jeunes hommes et femmes ambitieux, de me prouver avoir eu tort car nous voulons tous croire qu’avec ambition, dévotion et travail assidu nous pouvons réussir et avoir du succès dans notre profession. Si c’était aussi facile que cela !

En revenant au pragmatisme : Macron ne pourra pas réussir ses projets (ou les projets qu’il incarne) que par l’adhésion massive a son programme pour les élections législatives de Juin. Sinon il trouvera des oppositions à chaque pas ce qui lui rendra la tâche impossible sinon au moins très difficile. Je laisse une marge d’erreur en réfléchissant au rôle très important d’un Président dans un système politique Présidentiel. Néanmoins mes doutes sont fondés. Bénéficiera-t-il du même soutien tout au long de son quinquennat ? Peuvent les forces invisibles qui l’ont soutenu jusqu’à présent soutenir leur appui inconditionnel pendant les cinq années  qui suivent? Ou tombera-t-il en disgrâce dans le futur proche ? Ce sont des questions impossibles à répondre aujourd’hui. Le temps nous dira.

En ce qui concerne l’engrenage de la machine qui l’a soutenu jusqu’à la fin du scrutin il suffit de jeter un œil sur ses partisans. Allez chercher le CV du très connu Maire de la Ville de Lyon Gérard Collomb. Franc-maçon depuis 1989 et membre du Grand Orient de France, il ne cache pas son appartenance à la franc-maçonnerie et membre du Parti Socialiste. D’ailleurs la première chose que j’ai apprise a l’Université de Lyon lorsque j’ai fait mon second Master là-bas c’est que le Maire de la Ville est Gérard Collomb et qu’il fait partie de la franc-maçonnerie. Si dans d’autres pays cette appartenance est tenue secrète, apparemment en France c’est une information bien plus ouverte et accessible au public. Les citoyens ne semblent pas être influences par cette information. C’est peut-être pour cela que la vérité se cache en pleine vue.  Quelle vérité, dites-vous ? Tout simplement celle qu’il est plus facile d’accéder a un poste respectable et bien rémunéré en faisant partie d’une telle confrérie. D’ailleurs il ne m’est pas clair qui et comment a accès à de tels privilèges.

Personnellement je n’ai pas à me plaindre la Ville de Lyon est une ville superbe, fleurissante de point de vue de l’infrastructure et dans le domaine de la Culture même si le discours de gauche est flagrant même dans les Universités. A première vue on pourrait dire que Lyon est le paradis des gauchistes et on ne se tromperait pas. Tout va très bien Madame la Marquise quand on est de gauche, on vit dans une ville de gauche et on est conduit par un Maire de Gauche qui a le soutien de la gauche et non seulement (clin d’œil).  

De mon point de vue, tant que les choses se passent bien nous n’avons pas à nous plaindre. Mais il nous reste le droit  légitime de se demander, pour nous-mêmes ainsi que pour la postérité, comment les choses se sont passées pour en arriver là.

En ce qui concerne E. Macron et la symbolique qu’il incarne…comme le disent les medias « Macron l’homme des symboles » il faut faire un pas en arrière et regarder avec la tête froide les images surprises durant la campagne mais aussi celles issues après sa victoire. Il faut sans doute écouter ses discours et se demander si finalement ces derniers ont fait la différence dans le choix des électeurs ou pas du tout.

Dans le meilleur des cas, les discours et répliques de Macrons semblent être ambigus. Ont-ils été ainsi pas défaut ou de manière consciente ? A quel point ont ses paroles compte pour les citoyens votants ? Peut-être son image a été suffisante pour déterminer leur choix.

Un peu de nourriture pour votre pensée (quelques points symboliques sans commentaires):

  1. Arrivée au lieu de rencontre après la victoire : seul, habille en couleurs sombres, un sourire moindre légèrement forcé avant le discours.
  2. Discours : gestes restreints et saccadés. Ton fort mais plutôt mené par le désir d’imposer le message préparé plutôt que mené par l’enthousiasme.
  3. Lieu de rencontre avec le public : devant la pyramide du Louvre, Cour Napoléon (non pas à la Concorde ni Place de la Bastille)
  4. Mise en scène : dramatique, musique Hymne/Ode à la joie, 9ème symphonie – Hymne européen – Beethoven
  5. Mots employés : (à propos de la victoire) – « ni précèdent, ni équivalent », « TOUT le MONDE disait qu’il était IMPOSSIBLE, mais ils ne connaissaient pas la France » mentionne : confiance, engagement et risques pris, « cette confiance m’oblige », « défendre la République », « je protègerai la République », colère, désarroi, extrême, l’énergie du Peuple de France, libération, révolution, audace, le monde qui nous regarde, esprit des lumières menacé, défendre, protéger, espoir, humanisme, monde sur, défendre, tâche immense (à plusieurs reprises), « j’aurai encore et encore besoin de vous », « nous ne cèderons rien à la peur », « je sais ce que je vous doit, je sais ce que je dois à mes compagnons de route », votre énergie

 

 

De mon point de vue, avec ce discours il nous a tout dit. Nous avons appris ou il se trouve, combien seul il est face à sa charge et qu’il a besoin du soutien qu’on lui a accordé et qu’on lui a promis. Il a les moyens de faire ce qu’il doit faire grâce à l’énergie du peuple de France. Il connait les risques, les dangers, les menaces toutes réelles et dont il est conscient qu’il s’est érigé en unique défenseur (quoi qu’il attende quand même le soutien de l’UE). Il semble être conscient de ce que sa présence à la tête de l’Etat soit due à l’audace. Il est aussi au courant des obligations qu’il a (ainsi que les dettes à payer). Et finalement il faut signaler le symbolisme de l’esprit des Lumières et de l’humanisme qu’il évoque de manière très passionnelle.

Hein ? Attention madame Le Pen, monsieur Macron n’est pas aussi accueillant des dangers que vous ne le pensiez. Comme l’a dit une fois le General de Gaulle : « je vous ai compris ».

Ce discours signale des dangers réels pour la France. Il souligne que les dangers majeurs pour la France en ce moment ne sont pas venus de l’UE mais plutôt ceux qui attaqueraient l’Esprit des Lumières et l’Humanisme. (A vos manuels, prêts, partez !)

Ce discours signale aussi qu’il à un soutien bien conditionné par sa réussite dans les projets qu’il a proposé.

Les raisons de la peur sont justifiées. Il ne s’agit plus de suppositions. Les dangers ne sont pas seulement adresses a l’identité française mais aussi à la République et tout ce dont elle représenté.

Son rôle est clair. La France avait besoin d’un Président renforcé  et seul un tel Président était acceptable dans les conditions données. En conclusion, aucun des autres candidats ne bénéficiait du soutien renforce dont lui seul se réjouit.

Macron n’est pas seulement le Président Elu mais aussi le Président désigné. Nous ne saurons peut-être jamais qui s’en est occupé mais selon les informations mises librement à la disposition du public son rôle n’est aucunement une simple tournure du destin.

Publicat în Espace Francophone, Idei, Politica | Etichete , , , , , | Lasă un comentariu