Louis de Funès- trente années déjà !

 

Louis de Funes

Ne Louis Germain David de Funès de Galarza, 31 juillet 1914 à Courbevoie (Hauts-de-Seine)- 27 janvier 1983 à Nantes (Loire- Atlantique).

Acteur, comédien français, ayant joué dans plus de cent quarante films, les plus connus de la cinématographie française. Il était le champion incontesté du box-office français des années 1960-1970 avec plus de cent cinquante millions de spectateurs dans les salles (selon une source citée par sa page française de Wikipédia). Nous pouvons citer « Le Gendarme a Saint Tropez », « La Grande Vadrouille », « Oscar », « La Folie des Grandeurs », « Les aventures du Rabbi Jacob », « Fantômas », « Le Grand restaurant », et bien d’autres. Une des adaptations qu’il a lui-même réalisé a été le film « L’Avare » d’après la célèbre pièce de Molière (en 1980).

 

 

 

louisdefunès

 

Très doué comme acteur, il avait la fièvre et l’émotion de cet art qui lui animait l’entière vie. Des un très jeune âge, ceux qui l’entouraient se sont rendu compte que le jeune Louis ne s’arrêterait de son effervescence (qui ennuyait ses professeurs) qu’une seule fois et malgré sa volonté.



Il fut renvoyé a plusieurs reprises des écoles ou il était élève, mais cela ne l’a pas empêché d’atteindre son vrai potentiel et d’être le chouchou de tous les spectateurs français qui l’ont adore et qui ont transmis leur amour pour de Funès, génération après génération.

Je suis née cinq jours avant son décès et pourtant j’aime de Funès comme s’il m’était ami fidèle depuis toujours. Son art résiste dans le temps et est toujours compris et apprécié même si les nouvelles générations ont connu des mutations très importantes dans le domaine de la cinématographie. De Funès reste, vert, jeune, inchangé et toujours à la mode.

A travers le temps, même après sa disparition, il arrive à nous surprendre avec ses multiples talents. En effet, peu d’admirateurs savent de Louis de Funès qu’il jouait au piano et qu’il avait une oreille très bonne pour la musique.

POUR LA PETITE HISTOIRE

De sa première femme il eut un fils, après leur séparation il se remaria avec la nièce de Maupassant et hérita le Château de Clermont (Loire Atlantique), sa dernière résidence, ou il cultivait des rosiers. L’une de ces magnifiques espèces  cultivées par de Funès, porte son nom.

 

 

 Chateau Clermont_1

 

 

Les problèmes financiers de sa famille l’ont marqué à vie. La petite histoire raconte qu’il payait ses taxis avec des chèques en espérant que sa signature, grâce à sa valeur symbolique, empêcherait le chauffeur d’encaisser la somme due. Je ne sais pas si c’était de l’avarice ou tout simplement un test que les chauffeurs du temps n’ont tout simplement pas passe. Mais cette signature vaudrait de l’or de nos jours.

louis-de-funes-

 

 

 

DUOS CELEBRES

Louis de Funès a fait partie de duos célèbres avec Michel Galabru, Coluche et Bourvil. Ce fut un temps très fertile pour le cinéma français et un bonheur pour tous ceux qui ont grandi avec de Funès qui a voyagé dans de nombreux pays grâce à ses films que nous connaissons mieux grâce à lui que grâce à leurs réalisateurs.

UNE GENERATION DE VISIONNAIRES

« La Grande Vadrouille » de 1966, réalisé par Gérard Oury a été le film avec de Funès le plus visionné. Gérard Oury eut la génialité de rassembler dans ses créations des noms qui ont fait carrière, il faut croire qu’il avait lui aussi du génie et pas un seul AS sous la manche ( Oury, de Funès et Cosma = un ENORME Rabbi Jacob[1], immortel et inoubliable[2]) Un autre réalisateur qui distribua de Funès très souvent était Jean Girault que nous connaissons grâce à la série de films consacrée au célèbre Gendarme que de Funès interprétait si bien.

Louis de Funès fut un comédien par excellence et il réclamait beaucoup de liberté dans l’interprétation car selon lui, le comédien est un auteur, un créateur. Derrière cette affirmation se cache aussi un conseil que les jeunes acteurs devraient suivre.

LouisLouisdefunes

 

 

 

EXCELLENCE RECOMPENSEE SURTOUT PAR LE PUBLIC

Il a été prouvé scientifiquement qu’on ne peut pas regarder un film avec Louis de Funès et ne pas rire.

La performance artistique de Louis de Funès, n’a reçu que très peu de prix, pour la plupart honorifiques. En 1980 il reçoit un César d’honneur, presqu’une décennie après avoir été nommé Chevalier de l’Ordre National de la Légion d’honneur en 1973.



Cette année nous commémorons trente ans depuis la disparition de l’acteur à quarante expressions faciales par minute.

Un homme effervescent, un artiste irrépétible, de Funès s’est livré corps et âme au métier le plus beau du monde. En 1983, le cinéma français perdait LE COMMEDIEN par excellence auquel les manuels de cinéma devraient consacrer une place essentielle en vertu de son talent et de son expressivité. Son cœur à cédé, il avait épuisé toute sa flamme vitale en se consommant sans répit pour offrir à son public le meilleur de soi.

Trente années après, nous confirmons avoir reçu son legs et l’aimer toujours autant.

 louis-de-funes



[1] Les aventures du Rabbi Jacob- 1973

[2] Gerard Oury, Louis de Funes et Vladimir Cosma… un trio sans failles je dirai d’apres le film qui resulte.

Publicat în Cultura, Espace Francophone | Etichete , , , , | Comentariile sunt închise pentru Louis de Funès- trente années déjà !

Une rencontre avec LA MUSIQUE: Vladimir Cosma au coeur de l’histoire.

 

 

J’ai fait connaissance avec la musique de Vladimir Cosma à travers les films. J’ai appris à le connaitre et à le reconnaitre en étant émue par les morceaux qu’il a composé, avant même de savoir qu’il était l’auteur de tous ces morceaux que j’adorais, que j’écoutais en boucle et que je fredonnais partout où j’allais. J’ai senti qu’il apportait, grâce à ses musiques, la touche d’amour, la touche de génie qui parfois manquait au film. Si le film était génial, sa musique ne faisait que nous emporter davantage, avec grâce et émotion, dans un monde qui pour les admirateurs de Cosma, restera à jamais gravé dans notre esprit.

EMOTION le mot qui pourrait décrire l’ensemble de son œuvre musicale

Apres plusieurs concerts et d’incessantes écoutes de sa musique, s’il fallait décrire en un seul mot son œuvre musicale, je dirais sans hésitation : « émotion ». Apres tout ce temps, sa musique me donne la chair de poule, me fait vibrer l’âme et me provoque un bonheur incessant auquel nous ne pouvons qu’espérer, en tant qu’êtres humains. Le génie, est à mon sens, le fait de toucher tellement d’âmes si diverses et différentes. Nous résonnons tous au rythme de sa musique, comme dans un envoutement magique. Je me souviens la première fois que j’ai rencontré Vladimir Cosma. J’avais un trac terrible car j’accomplissais un rêve d’enfance. J’avais les larmes aux yeux et la seule façon de célébrer cette joie fut d’écouter sa musique sur le chemin vers notre lieu de rencontre, sa résidence parisienne. J’emmagasinais tellement d’émotion que j’ai failli perdre ma voix, en attendant devant la porte de son appartement. Le Vladimir Cosma qui m’ouvrit la porte était un homme comme tous les autres, modeste, gentil, aimable et posé.  En attendant qu’il revienne, assise sur son canapé beige clair, je contemplais l’univers qui était autour de moi, sans oser me lever et me rapprocher de l’extraordinaire collection de prix reçus : au lieu de fleurs, sur l’une des commodes se trouvait un bouquet de statuettes : les 7 d’or, les Cesars… Une merveille. J’ai encore eu envie de sangloter avec la fierté d’une jeune roumaine qui découvre à quel point l’un de ses compatriotes est aimé, apprécié et respecté par/dans son pays d’adoption : la France (un pays que j’adore depuis aussi longtemps que j’adore la musique de Vladimir Cosma). Mon enfance a commencé avec «  La Gloire de mon père » et le « Château de ma mère » de Marcel Pagnol (en littérature et en film) et avec Vladimir Cosma en musique. Je n’étais certes plus un enfant, j’avais moi-même accompli des choses dans ma vie, mais à cet instant même je me sentais a nouveau enfant. J’étais un enfant gâté par le sort car je pouvais rencontrer un Grand Homme, un génie authentique. Et quel bonheur !

L’Amour en héritage

Un titre parfait qui va avec l’héritage que Vladimir Cosma construit et qu’il nous lègue. Des deux côtés du continent Européen, nous sommes fiers d’être contemporains avec Vladimir Cosma. D’ailleurs, il ne se rendait pas compte si les roumains, ses compatriotes, le connaissaient, l’appréciaient, souhaitaient le rencontrer… J’ai fait de cette rencontre l’occasion pour lui dire à quel point nous l’aimions et nous souhaitions qu’il revienne en Roumanie. Il lui fallut des décennies pour revenir en Roumanie. Je pense qu’il a eu une énorme surprise de voir la salle de l’Athénée Roumain, archipleine. Elle aurait été encore plus pleine si le spectacle ne s’était pas déroulé avec la billetterie fermée.  Nombreux furent ceux qui n’ont pas eu accès a un billet. Apres tout ce temps, faire deux concerts, seulement, était loin d’être suffisant pour que tous les admirateurs aient accès. Maitre Cosma fut étonné du silence de la salle, du calme des spectateurs. Apres des années de répression de l’expression en public, vous pouvez comprendre un silence et l’intériorisation des émotions qui étaient très fortes, je vous assure. J’ai vu des gens sourire, d’autres verser une larme, la salle allait s’envoler tellement nous étions tous émus, tellement nous avons vibré en écoutant le concert.  En sortant de la salle les gens continuaient à discuter autour du concert, à fredonner la musique, à manifester leur regret de ne pas savoir quand serait leur prochaine rencontre avec « il Maestro » !

 Je tiens à remercier à Monsieur Cosma, le père, d’avoir encouragé son fils d’accepter l’invitation de venir en Roumanie. Hélas, le fier papa, qu’il était, n’a pas pu voir ce rêve s’accomplir. Il nous a quittés un peu avant que son fils revienne de Roumanie pour lui raconter tout ce qu’il a vu et senti. J’ai eu l’honneur de le rencontrer et de l’entendre jouer sur scène à ses cent ans ! On ne peut que croire que c’est l’immense amour et don de soi qui lui a permis de connaitre la gloire de son fils et d’assister à toutes ses réussites jusqu’à ses cent ans passés ! Oui ! Vladimir Cosma a reçu l’amour en héritage et partage avec nous ce merveilleux cadeau.

Till we meet again (jusqu’à notre prochaine rencontre)

Cher Vladimir Cosma, « Till we meet again », je garde avec moi tous ces souvenirs et bien d’autres. Je garde aussi mon étonnement  en découvrant votre simplicité et modestie par rapport aux merveilles que vous créez chaque jour.

Vladimir Cosma témoigne à tous ceux qui viennent à sa rencontre que la route vers le succès fut une chance et énormément de travail. Il encourage les jeunes à travers son propre exemple à persévérer dans leurs rêves, de travailler dur, d’aller à la recherche de leur place dans le monde et ne pas abandonner leurs rêves. Il m’a confié aussi que parfois il faut s’arracher à la certitude et embrasser l’inconnu car on ne peut pas être célèbre en vivant à cheval sur deux pays. Il est parti de la Roumanie de l’époque ( annees 60’ lorsqu’il n’avait que 23 ans) avec des sentiments mixtes, avec un violon et un cahier. Le monde s’est ouvert à lui car il a su embrasser le monde et l’apprivoiser a sa façon, avec patience et détermination. Tout ne s’est pas fait en un seul jour et non pas sans sacrifices. Il a embrassé toutes les expériences liées a la musique, toutes les rencontres avec ses maitres mais ne s’est jamais débarrassé de l’expérience roumaine. Au contraire, dans ses œuvres, il y a toujours une touche de « roumanité » qui fait preuve de l’amour pour ses racines et le respect pour sa propre histoire. Chapeau bas  et révérences !

Excellence et mesure

Dans l’excellence et la mesure, Vladimir Cosma a accompli le rêve de tous les grands artistes du monde : recevoir la reconnaissance, l’appréciation et l’amour de ses admirateurs et de ses pairs. C’est ce dont tous les artistes rêvent mais que peu arrivent à en être témoins durant leur vie.

Merci Vladimir Cosma !

 

Publicat în Cultura, Educatie, Espace Francophone, Idei | Etichete , , , , , , | Comentariile sunt închise pentru Une rencontre avec LA MUSIQUE: Vladimir Cosma au coeur de l’histoire.

Normandy and the beaches where history was made

Some people live in the past and like it. Some even live in a past that isn’t theirs. Probably a shrink would say that this isn’t a good way to live and would recommend some sort of behavioral therapy. A new age spiritual thinker would lay you down and invite you to feel “the power of now”, “anchor yourself in the present” and “focus on the moment”. They aren’t wrong to believe in staying present. It actually makes you notice things that surround you and that helps you react properly to different stimuli. This way of thinking has benefits, believe me, I know. This way of thinking came to us, I believe, from the Buddhists. It’s not a new way of thinking but a new way of thinking for the western civilizations. How do we even get back to “the power of Now” when we were trained to always refer to the past? We are taught history with a lot of passion. We always talks about our relatives who passed away very often if not every time there’s a family reunion. We read stories from the past, watch old movies, listen to old songs, taste familiar and old recipes that make us feel like home no matter where we go. We practically are anchored in the past. Meanwhile the so called “new age spiritualists” (that by the way aren’t that new if we think about it), they stay in the present by meditating, by emptying their minds when they go for a walk and if there’s some subject they don’t want to discuss they assertively say that they don’t want to talk about it and they are heard. It seems to me that when we were taught the proper manners and how to behave, no one told us how to politely escape a conversation, nor were we taught how to accept that someone doesn’t want to listen to what we have to say. It is considered, in some parts, very offensive to just stop the conversation and walk away. So what do we do? Do we have to choose between being polite and sensitive to others or to protect our fresh roots in the “now”?
That was a dilemma I really needed to get out because hey… it really bugged me.
Back to my story…
So, as I said, some people really like to live in the past, re-live the past, look into it, research, dig, discover, remember and talk about it. I guess I am one of those people that even if they practice meditation and feel a profound relief in emptying the mind and just being, I also like history. But you see … there is an amendment to this statement because I am not really good at remembering data, which is required, for those who are history lovers. At any given time if you ask me something about something from the past I would probably fail because I don’t remember data. I feel somehow emotionally connected to certain periods of time related to literature or with Word War II. I can’t explain logically why I am so in tune with that period and what fascinates me about it. I really can’t. After my experience with Normandy I asked myself why I had that experience so other worldly. I’ve found a possible explanation but like most of these kinds of things it can’t be proven scientifically, for the time being anyway.
I went to Normandy at and American friend’s suggestion. He really really wanted to visit the place where the D-Day happened. So we took a train from Paris and went to visit Caen and the surrounding area, the beaches where the American troops fought the Germans in World War II. It was a massacre and the traces of those terrible fights are still there suspended in time. So we went on their traces and the trip didn’t let us down.
At Caen train station we were wondering how we’d get to the beaches. There was a bus taking people to the beach but for a tour? What we had found on the internet seemed way too expensive for us. Out of nowhere comes towards us an older gentleman with white hair and kind features, riding his own bicycle. That seemed very French and he seemed to be timeless and magical like a character from a book. I remember him coming towards us and asking if we wanted a tour. He offered to take us in his minivan to the beaches and he also treated us to a great amount of information about the places we visited. He was a German history lover at least if not a retired historian. His name was Hans Forster. He took us and for a few hours we travelled with him in time.


We first stopped to have lunch and the sky promised us rain and clouds. After a few drops of rain the sun came out to play and we went on our merry way to visit different museums and sites where true stories about WWII happened. We stopped from place to place and our fellow guide had a wardrobe for every occasion. Really! He had shorts and a tee-shirt but also trousers and a jacket, a hat and I believe even a raincoat. The guy was prepare for everything and seemed to have all his belongings with him in the minivan. While we roamed around he stayed parked and enjoyed the weather that by then became sunny and pleasant. He told us a lot of stories that I don’t remember and some of them I couldn’t hear well from the back seat of the car. But I was delighted to observe him and happy to let my American friend listen to him explain what was what. I remember him telling us that during WWII he was 17 and he was trained to pilot a plane but was too young to fly for the Luftwaffe. He couldn’t participate to the war efforts. That was fortunate and unfortunate for him. He survived and he didn’t have to live with the regrets and the blame of killing innocent people. He was too young for that drama and life spared him of that pain and trauma. He still regretted all that happened during the war and what his country did during those unbearable years. So when he retired he went to France and became an independent tour guide paying what he considered his dues, to the society that once was torn by the war, by death, grief and trauma. He seemed to carry with him the burden of a past he was trained for but wasn’t able to participate in actively. Now he took his energy and will and decided to do some good for the sake of recuperation. That was noble of him. I believe that this year Hans Forster would be 90 years old. Unfortunately I couldn’t say because he didn’t have any e-mail or address of contact so when we parted it was really goodbye. I will never forget him that’s for sure.
So for a day we were driven around by a man passed his 80’s in his minivan, a German historian, almost veteran, that roamed the beaches of Normandy as the D-Day tour guide. That’s something!
He even showed a piece of armor that was made in his hometown. The past and the present seemed to collide for our guide and he didn’t mind sharing his story with us.
I had a wonderful day even if when we arrived on the field where the land met the sea and the earth was still marked with the traces of the explosions I’ve developed a terrible migraine. It’s been a surreal experience because the energy of the land completely changed and the terrible pain and suffering of the fallen ones was felt at the surface. I don’t know how many of the visitors have felt the vibrations. All I knew back then was that I had a terrible headache and I was feeling nauseated out of the blue. Now I wish I had along with me some empathic people around to be able to share the experience and have them tell me if they felt the same as I did. So if you ever go to Pointe du Hoc, let me know if you get the vibes. As soon as we left the premises, the headache disappeared and the nausea too. What was strange to me is that the earth surrounding that place didn’t get rid of the vibrations from the event that happened almost 70 years before. Normally we are taught that we can get rid of our negative energies or lower/baser energies if we walk barefoot in the grass or hug a tree. I personally experienced the relief of this exercise. Mother Earth is capable to set us free of those energies and refill us with higher energies that actually make us feel better. In the case of Point du Hoc, in Normandy, the trauma inflicted on so many people, the explosions, the bombs, the bullets, the blood lost, the souls risen,… well it seems that even after 70 years the land was still very much vibrating with lower energies. That makes you wonder. It felt like even the ground on which we were walking on was still suffering from the great trauma and the signs of it were visible and obvious.

There were holes in the ground like huge round basins where the bombes had exploded, nowadays they are filled with grass but their traces are clear. They look like round mini-pools filled with grass. As you can see in the picture the field is full of such traces. The barbed wire is rusty but still in place.

It is a place of contradictions. It looks almost peaceful in its devastating beauty. Without the traces of the war people would enjoy placing their tents for a day and night and stay star gazing. It is a picture perfect land… unless we count the devastating remains of the war …
In actuality sensitive people shouldn’t stay there more than a few minutes because the vibrations are so low, if my migraine is an indicator, that if you stay for long you get to experience a shift in the time/space continuum.
Since my visit I have spoken to various people both historians and sensitive people that confirmed the reality of the situation. Far from being a hazard, my migraine was just one of the many effects people feel in that area. Not everyone can feel it. Lucky for those who are able to escape the experience because it is very unpleasant. Nonetheless, for me it was pretty disturbing. I didn’t know that I was able to feel things at such a deep level. Had I been warned about these effects I am not sure that I would have had the courage to go there. Sometimes it is better to not know. I don’t regret a thing. It gave me a deeper experience and a deeper understanding of what has happened there and how such a traumatic group event can still leave a trace after decades have passed. I still think it was worth it. Have I known beforehand that this would happen, I’d be inclined to say that the fear of experiencing such an event would have stopped me from having the experience and it would have been one phenomenal experience less for me.
I feel it is my duty to warn people who want to make this journey into the past to be aware of the power of your encounter with it. You may feel absolutely nothing more than curiosity and that is totally fine but if you feel more don’t get spooked by it. You just need to have eaten (for energy- but do not go with a full stomach), be hydrated, wear some protective shields (semi-precious stones or a cross or any type of talisman that has worked for you in the past), be respectful, be aware and look and listen for signs. In case you do feel something out of the ordinary just trust your gut instinct, don’t dismiss it and send good healing thoughts to those souls that lost the fight with death on those green fields of Normandy.
I admit it is not just a holiday travel it’s a whole experience.

As for Hans Forster, once he drove us back to Caen, he disappeared into thin air, very much like he appeared. I had a sound board with me, my American friend, who was asking himself the same thing: did we imagine it all? Was that man real? We looked for him the next day and the next one. Once we confessed our thoughts to each other, we were pretty shocked to realize that we had been driven around by an 80 something man. He came out of nowhere when we were asking ourselves how in the world we’d get to the place where D-Day had happened and left as soon as he smiled and waved us farewell.
All the experience had been mystical, surreal and very emotional. We’ve decided to stay for another day because I loved the beach. We went to a place less dramatic but also so very quiet and calm. Time really seemed to be unimportant there. We took a bus and stopped somewhere near the beach. We walked barefoot in the sand for about 2 kilometers and arrived at the only restaurant/terrace that was to be found on that radius. I was so hungry I could eat my own hand. The food was superb in Lion sur Mer. The water was cold and we didn’t dare get inside. My feet were a translucent pink and the walk on the wet sand massaged them like nobody’s business. I felt great. I also got a serious sunburn that initially I didn’t feel because of the pleasant temperature and the wind. I had even put on sunscreen. It hasn’t been enough. So if you ever go to Normandy definitely take sunscreen and a hat or a bandana, cover yourself because the wind tricks you into feeling good when the sun is still at work. If I may, another suggestion. After travelling in such an emotionally challenging place, and after visiting such a quiet place, try to not get into the thick of things immediately. Give yourself a day or two of transit between the Divine-like place of vacation and the busy life in the city. The change can be unsettling.

Publicat în Calatorie, Cultura, Spiritualitate | Etichete , , , , , , , , , , , , , , , , | Comentariile sunt închise pentru Normandy and the beaches where history was made

Comings and goings of age and the memory of it all

We grow no matter what. We grow up, we grow old, we get wise or completely silly but we never stay the same. All our experiences are written in our cells. Some of them are visible… others not.
We meet a lot of people and most of those experiences change us forever. At any given moment our brain takes in new information. Most of it we don’t even remember.
I heard about an experiment done in a big city, I believe it was New York in Manhattan. Two people with different aspirations and background were asked to walk for a while on a street full of shops, bars, restaurants, etc. They had to walk and look around. Then they were asked what they saw. It was incredible to discover what they saw. It was the same street after all. Right? Well apparently for them the street wasn’t the same at all because what they’ve noticed was correlated to their subjective mind and how it was trained on a daily basis. One of them noticed a lot of restaurants, bars, appreciated the fact that there were places where they could buy ice cream and doughnuts, they also remembered seeing various street vendors with hot dogs and shops with antiques, clothes and such. The other person noticed that there were vegan restaurants, a space for yoga, another one for fitness and body training, a shop with fresh fruit juice, smoothies and other natural beverages, they appreciated finding a sports shop and training supplies. Basically they walked on the same street but saw a totally different space where their interests were reflected.
That made me ask myself what do I see when I walk on a certain street or boulevard. I always thought I always saw what there was. But having learned about this experiment that made me wonder about what was there versus what I saw there and what I thought that was there. How many times have I passed by a place and didn’t even notice that something other than the space was there? Maybe that garden for example wasn’t only a garden, maybe it was a garden with cats, or a garden where you can stop and purchase a cold drink in the summer, or the garden of a restaurant, or the garden of a painter… what lays there beneath the surface of my attention? Where do I put my attention?
For instance, I have a series of buildings that I pass by very often. For most people those buildings are just that: constructions with apartments where unknown people leave. Four levels with a handful of apartments per level, with windows watching the street below. Buildings that look like many others from the same street, being built at the same period with the same type of architecture, color, structure, etc. But what I see in those buildings is the difference between them and the rest of the others from the neighborhood: they have holes in them, from the bullets, from the 1989 Romanian Revolution that killed so many people. I see the struggle of history to remain alive in the collective memory, I see pain, sacrifice, imperfection, the passage of time…
I see silent witnesses of Bucharest’s history that are more faithful to the truth than any kind of monuments raised in the memory of those who have passed for their ideals of freedom, democracy, country. And I wonder… What did those people (long gone now) seen when they went on the streets delivering themselves to fate and paying the ultimate price? Did they see endless possibilities or dead ends? Did they see desperation or hope? What were their minds trained for?
So, yes, we grow, we grow up and grow old and most of what makes us, us, is what we train ourselves or are trained to notice. Most of the things we see are made by others just like us that are long gone but nevertheless are in a way still part of our lives and our mental construction. For instance we the people of Bucharest are trained to remember 1989. We are trained to notice our recent history and the ones that died in December 1989 left us with the traces of their collective existence that sometimes wakes up in us a sort of pride mixed in a little with sadness and regret but also with the essence of their struggles and their fight.
I somehow believe that the people of Bucharest still remember everything and every time they get out to manifest in the streets or simply take a walk they inevitably think of the reasons for which they are here and now alive and kicking. Because we can’t forget, we never forget in this place of memory, none of our struggles are pointless or stripped of meaning. We carry the burdens of the past, the memories, the desires, that fire that made our elders fight for more… and we breathe the same air even if it smells differently. All it takes is to look around and notice.

Publicat în Calatorie, Cultura, Educatie, Idei | Etichete , , , , , , , , , , , , , , | Comentariile sunt închise pentru Comings and goings of age and the memory of it all

Fumuri si veverita din Ice Age

Azi am tinut in mana pentru prima data tutun de rulat, « injector » de tutun , foite si alte « jmekerii ». Dupa ce am astepta « un secol » ( adica cateva zile…), au ajuns si ghindele la veverita a.k.a tutunul la mine. Daca ati citit articolul anterior despre « fumuri » stiti de ce.
Dupa ce am strivit anxietatea de a ramne vesnic fara tutunul mult iubit #LuckyStrikeLight gratie internetului, am coborat in infernul dilemelor : acum ce fac, pe unde o iau, ce si cum, unde si cand ? Intrebari firesti pentru oricine are de a face cu o schimbare majora in viata sa. Am zis majora ? Am vrut sa zic MAJORA. Uh… asa e mai bine.
Am ales sa povestesc despre aceste intamplari mai in gluma, mai in serios, intrucat daca iau totul prea in serios risc sa renunt… la scris, nu si la fumat.
Magazinele online sunt o binecuvantare daca n-ai de a face si cu factorul uman. De multe ori dai peste tot felul de indivizi/ individe care strica tot. Chiar tot, nu glumesc. Iti strica buna dispozitie, increderea in oameni, respectul fata de semeni, dorinta de a mai cumpara ceva, iti distrug rabdarea, iti testeaza limitele, te fac sa-ti doresti sa uiti ca ai fost vreodata educat… tot, absolut tot se duce de rapa odata cu un simplu contact « inter-telefonic ». Intr-un final mi-am gasit omul. « Eureka » ! Am gasit un site. Am dat de un numar de telefon. Am sunat. Si mi s-a raspuns…. Un domn deosebit de amabil cu o voce buna de radio a raspuns si totul a fost din nou in regula cu lumea…
E adevarat ca am asteptat de vineri pana miercuri ca sa imi primesc « ghindele » adica tutunul insa pana la urma a meritat.
Era sa scriu o pagina si despre Fan Curier… cum mi-au tinut tutunul ostatic… dar oare merita ? Hm… Ce sa zic este un serviciu de livrari deosebit. Soferul vine cand vrea, nu sta pana ii deschizi, pleaca si iti spune ca daca mai are timp in ziua aceea vine daca nu « e si maine o zi » apoi te ameninta ca daca nu te gaseste nici maine returneaza coletul. Colegul sau de la relatii cu clienti nu stie sa raspunda insa stie sa iti tranteasca telefonul in nas. In fine, adica apasa pe butonul « reject » (din greseala sau nu…).
A propos de acesta metoda de a “renunta” la un apel, am mai dat de astfel de creaturi sub-evoluate numai atunci cand eram in Franta si imi raspundea cate un reprezentativ de relatii cu client din Magreb. Pe semne ca Romania de azi nu este departe de Africa din multe puncte de vedere. Si nu ar fi nimic rau cu asta daca am adopta unii de la ceilalti apucaturile bune.
Pana la urma cuprinsa de disperare m-am asezat in fata cafelei si m-am rugat ca minunatul univers sa-i lumineze curierului mintea si inima si sa-mi aduca azi pachetul. In 2 secunde a sunat telefonul. Sunt profund recunoscatoare.
Cred ca fumator mai hilar ca mine, cea de azi, nu exista. Sa ma vedeti cum stateam cu cutia in brate cu optiunile etalate in jurul meu invatand sa rulez (iiih) si sa injectez cu tunun tigarete goale.
Dragilor, a inceput o noua era. Nu stiu daca voi afla prea curand cum se ruleaza ca lumea o tigara ca lumea, insa am inceput sa ma prind cum trebuie sa fac ca sa se indese bine tutunul in tigareta. Am deja o tehnica proprie si personala 😉
Ma duc sa trag un fum…
Hasta la vista baby !

Publicat în Idei | Etichete , , , , , , | Comentariile sunt închise pentru Fumuri si veverita din Ice Age

Razboiul fumurilor

Acest articol nu este numai despre mine si despre « fix-ul » meu cu o marca de tigari. Acest articol este doar una dintre manifestarile neregulilor din tara asta si din lume, dar mai ales din tara asta. Se produc tot felul de transformari, se iau tot felul de decizii si noi stam docili si pasnici, cuminti si resemnati si observam cum totul se naruie sub privirile noastre. Sper sa aveti rabdarea necesara sa cititi pana la capat.

Totul a inceput acum cateva « sapta-luni » nici eu nu mai stiu… La cum trece timpul cand esti intr-un razboi permanent cu diferiti inamici si pe mai multe fronturi… timpul se scurge altfel.
Tin minte ca am intrat in cateva dintre magazinele la care merg de obicei si ma trezesc ca mi se spune ca nu au « tigarile mele » cele pe care le fumez inca de la inceputuri #LuckyStrikeLights.
« WTF ? » imi zic. Se scumpesc ? Cu asta m-am obisnuit. Ma duc in alta parte mi se spune ca in Supermarketuri nu se mai vand tigarile mele. « OK. Asta e ciudat ». Ma duc la magazine mai mici. « Uf… ce bine inca mai sunt ! » dar imediat mi se taie craca de sub picioare si mi se spune ca nu o sa se mai aduca. Motivul : neclar. « Naspa, aiurea, cam nasol ! » « Acum ce fac ? »
Ce sa fac ? Ma apuc, ca veverita din Ice Age, si strang tigari de unde apuc. Ma relaxez un pic cu gandul ca ceva, ceva o sa se rezolve pana la urma. Si totusi … Nu !
Suntem in Romania. De ce ma mir ?
Acum ca nu mai am de unde sa imi cumpar #LuckyStrikeLights am inceput sa inteleg. Cred ca erau ultimele tigari care nu erau tratate cu nu stiu ce porcarii. Adevarul e, ca nu mai erau nici ele ce au fost odinioara. Au fost intr-adevar tratate cu ceva ca sa nu adormi cu tigara aprinsa si sa nu care cumva sa iti dai foc la casa. Cred ca toate tigarile au fost tratate astfel ( trebuie sa fie o lege pe undeva care i-a strans cu usa pe producatorii de tigarete). Legi care te ajuta sa nu iti dai foc dar care dauneaza mai mult pe termen lung. Cred ca toti conteaza pe faptul ca oamenii sunt saraci si nu au nici timp, nici resurse financiare sau umane ca sa ii dea in judecata pentru ca au schimbat regulile jocului si datele problemei dupa ce au fost « fidelizati » a.k.a au devenit dependenti de aceasta mica placere ( buna/ rea nu e treaba mea sa judec).
Pe scurt, tigarile din Romania nu mai sunt ce au fost acum 20 de ani si cu atat mai putin ce erau cu mai multi ani in urma. Acum sunt niste « fumigene » cu ceva tutun si tratate cu tot felul de chimicale care mai de care mai toxice si care sincer :duhnesc.
Da, sunt constienta de faptul ca fumul de tigara nu este placut pentru nimeni, nici macar pentru fumatori. De exemplu sunt unele tigari care imi miros asa de urat incat ii invit pe fumatori sa stea pe terasa.
Alte tigari irita asa de tare mucoasa bucala si pe cea a gatului incat iti pierzi vocea sau ai senzatia ca ai mancat kiwi cu tot cu coaja sau ca ai baut dintr-un sos extra-picant.
Asadar si prin urmare am plecat in cautarea unei solutii, post-apocaliptice, pentru ce a fost si n-o sa mai fie. Daca cineva a citit vreo poveste post-apocaliptica sau a vazut un film de acest gen… stiti despre ce vorbesc.
Pana acum am descoperit o groaza de care nu aveam habar :
1. Toate tigarile sunt tratate cu ceva.
2. Exista filtre cu carbon si fara carbon.
3. Exista bilute mentolate (click on)- unele tigari au si doua bilute. ( Nu glumesc !)
4. Unele tigari (ne aprinse) miros mai tare- va aduceti aminte de Snagov si Carpati ?… Nu spun mai mult.
5. Unele tigari lasa un miros si gust ingrozitor chiar si pentru un fumator inveterat, altele nu miros asa de urat in schimb irita tot ce le sta in cale.
6. Nu mai exista tigari fara « tratamentul special ».
7. Exista tigari injectabile ! ( Aici fac o mega paranteza. Naiva din mine a deschis cutia Pandorei. In primul rand, cand am auzit de injectabil, gandul m-a dus la o siringa. Am facut ochii cat cepele. Apoi am aflat ca exista tigarete goale, un soi de aparat manual sau electric cu ajutorul caruia poti umple mai sus mentionata tigareta cu tutun varsat sau tutun la pachet de cateva zeci de grame. Multumesc Youtube pentru lectia despre cum sa… Apoi intervine dilema ce fel de tigarete sa cumperi si ce fel de tutun sa introduci ? )
8. Exista desigur si tutun « de rulat » adica iei tutunul ( nu se stie inca care) si il rulezi in foita cu sau fara filtru. Gratie acestei variante si a celei injectabile, ai sansa sa eviti « tratamentele » care au stricat complet gustul, mirosul si toata placerea de a fuma.
9. Ce tutun sa cumperi ? In Romania se pare ca din cauza accizelor nu exista corespondentul la punguta a marcilor pe care le gasesti in comert. Adica nu exista #LuckyStrikeLight in varianta « varsata ». Avem in schimb o colectie micuta de marci care vin din tari Nordice. Si alte variante total necunoscute fumatorilor de tigari de la « non-stop ».
10. Cineva s-a gandit sa aduca tutun cu nume cunoscute din U.E. si le multumesc cu aceasta ocazie. In alte tari mai exista respectul fata de clienti si daca de exemplu esti un fumator fidel de « Camel » exista un corespondent « Camel » la punguta pentru rulat/ injectat… sau pentru pus in chiftele ( glumesc desigur, inca nu am auzit de chiftele cu tutun… cat despre parjoale… nu m-ar mira.)
11. Este o diferenta intre tutunul de rulat si cel de injectat. Daca introduci tutun de rulat in tigareta injectabila consumi mai mult tutun decat daca ai rula o foita. Se pare ca tutunul de rulat este mai fin. ( In momentul povestirii, inca nu am ajuns sa incerc cele doua variante- dar poate va tin la curent de indata ce descopar misterele acestor doua tehnici.)
12. Am descoperit o marca de tutun de rulat foarte raspandita pe e-tutungeriile romanesti. « Bali Shag » suna foarte exotic… la limita dintre exotic si « oare ce e in punguta aceea ? ». Sunt multe culori cu mai multe tipuri de tutun. Da ! Va dati seama ? Adica, atunci cand cumperi un pachet de tigari nu stai sa te intrebi daca e Virginia, American Blen, Kentucky, Halfzware, Zware, White sau mai stiu eu ce… Pentru mine, desi inteleg cuvintele in sine, este ca si cand mi s-ar vorbi in limbi necunoscute. Ce reprezinta toate aceste cuvinte si cum se traduc ele in gust, tarie, calitate…etc ?
13. Stati linistiti ca mai sunt si alte marci de tutun « no-name ». Daca pana acum ati dansat cu Fred Astaire (al tigarilor- adica, Hello ! toata lumea stie cine este…) acum trebuie sa incercati tot felul de noi parteneri pana gasiti unul nou care nu va dansa niciodata ca Fred Astaire dar care va trebuie sa fie suficient de bun incat sa-l acceptati ca partener. In clipa de fata toate marcile sunt un soi de grup de parteneri de dans format din indivizi care nu iti spun nimic, unul e imbracat in galben, altul in verde, altul in rosu, altul in albastru…
14. Singura solutie este sa incepem testarea. Pentru aceasta indeletnicire noua, care imi va consuma din timpul si nervii pretiosi, este nevoie de tutun de injectat, tutun de rulat, de foite, de tigarete goale, de filtre, de aparat de rulat, de aparat de injectat. Partea dificila este desigur sa stii ce fel de tutun sa alegi si sa te multumesti cu variantele existente pe piata.
15. Tutunul, ca si alte lucruri in lumea asta larga este legat de subiect. Depinde de fiecare dintre noi cum raspundem la miros, gust si depinde de noi daca vrem sa « injectam » sau sa « rulam » cu mana sau cu aparatul.
Pentru ca sunt fumatoare si pentru ca nu am fumat decat o singura marca de tigara in ultimii … ani… si pentru ca acea marca de tigara a fost anihilata de pe piata din Romania, am fost nevoita sa fac o schimbare majora in stilul meu de viata. Nu stiu daca pana la urma ma voi lasa sau daca voi continua cu un alt partener de dans. Ceea ce stiu este ca firma British American Tobacco care produce aceste tigari, nu a anuntat nicaieri in mod oficial ca va scoate de pe piata marca mea preferata. Ca urmare nu stim de ce au fost scoase, nu ni s-a spus daca vor fi comercializate din nou… Nu ni s-a spus nimic si nu stim nimic. Acest lucru mi se pare inadmisibil intrucat suntem clienti si avem dreptul sa stim ce se intampla cu produsele lor in care am investit ani de zile.

Tristetea si mai mare este ca acest fenomen nu se rezuma numai la « dependentii de tutun ». Sunt persoane care vor comenta si vor spune :
« mai bine te lasi de fumat », « uite o ocazie sa renunti », « asta e, fumeaza altceva », « stii cati bani poti economisi daca nu mai fumezi ? »… etc.
Dar ! Dar acest fenomen nu se intampla numai in domeniul tabacului. Nu ! Dragi prieteni, daca nu ati sesizat, acest fenomen este valabil si pentru produsele alimentare, si pentru produsele de curatenie, si pentru produsele de igiena dar mai ales, MAI ALES pentru produsele FARMACEUTICE.
Poti sa fii iritat, enervat, anxios, furios, zapacit din cauza faptului ca produsele pe care le consumi de ani de zile se deterioreaza, calitatea scade vazand cu ochii, ba chiar unele produse dispar complet de pe piata. Dar ce facem cand de ani de zile luam un medicament si din cauza unei lipse de intelegere si de vointa, acel medicament dispare de pe piata si nu ti se spune cand si daca va fi produs din nou si comercializat ? Uite de exemplu DISTONOCALM ( pentru tahicardie).
Pana cand vom mai accepta ca lumea sa-si mai bata joc de noi ? Incepand cu politicienii pana la firme, firmulite, companii, slugi si indivizi sub zero ? Azi e Distonocalmul, maine e Lucky Strike Light, ieri au fost detergentii, alataieri sunca…
Adica voi nu va dati seama ca in loc de sunca mancati cauciuc cu gust de carne prelucrata ?
Voi nu va dati seama ca dupa revolutie cand au venit detergentii cum e Tide, Persil, Ariel… toti miroseau excelent, curatau minunat, si parfumul lor ramanea mult timp si era placut ? Pai da ce acum mai miroase, curata si rezista ca acum 15 ani ?
Dar Coca-cola ? Dar ciocolata Milka ? Dar tampoanele Always ? Dar cascavalul Dalia? Dar rosiile? Dar guma de mestecat? Dar sapunul ? Dar produsele Nivea ? Dar…
Nu am viata destula ca sa fac o lista exhaustiva cu tot ce nu merge bine in Romania. Dar trebuie sa incepem undeva. Sa ne apucam de unul dintre aceste firicele si sa tragem de el pana cand dam de raspunsuri si solutii si mai ales rezolvari.

Publicat în Idei | Etichete , , , , , , , , , , , , , , , | Comentariile sunt închise pentru Razboiul fumurilor

Dolores O’Riordan The Cranberries si coloana Sonora a unei epoci

Pe vremea aceea inca ma mai uitam la videoclipuri… Nu imi scapa niciun TOP 100 pe MTV.
Cand ma gandesc la The Cranberries, ma gandesc la vocea unica a solistei Dolores O’Riordan, ma gandesc la « Zombie », « Ode to my parents », « Dreams » « When you’re gone » si « Linger ».
Desigur repertoriul trupei este vast insa aceste piese si-au gasit un loc special in soundtrack-ul copilariei si adolescentei mele si au ramas de neclintit.
Dolores a insufletit trupa The Cranberries. Piesele lor au fost difuzate de “n” ori la radio si la televizor in intreaga lume, au supravietuit casetelor audio, CD-urilor si au cucerit Mp3-uril dupa ce au inundat internetul.
Muzica lor era inevitabila si molipsitoare. Indraznesc sa spun ca inca mai este, cel putin pentru nostalgici.
Pe langa propriile mele amintiri si nostalgia acelor ani regasesc in cantecele lor, atat in cuvinte cat si in muzica, urme care vorbesc de nostalgie, suferinta, lupta, rebeliune, supravietuire.
Recunosc ca nu am fost un fan inrait al trupei si nu am cautat sa aflu mai multe despre povestile personale ale membrilor sai. Gratie internetului am aflat ca sunt multi melomani pasionati de decriptarea versurilor si a videoclipurilor. Sunt convinsa ca unii, debea asteapta sa caute explicatii « conspirationiste » despre cum si de ce in data de 15 Ianuarie 2018 publicul a pierdut o mare voce feminina a muzicii rock. Sunt convinsa ca si publicul ar vrea sa stie de ce primele informatii despre disparitia indragitei interprete au venit fara nicio explicatie legata de decesul ei. S-au folosit cuvinte ca « moarte subita », « neasteptata », « nu s-au oferit informatii suplimentare despre cauza decesului » sau « cauza decesului este inca necunoscuta ».
Reprezentantii trupei si ai solistei trebuie sa stie ca vestea este cu atat mai devastatoare cu cat nu au oferit publicului informatii suplimentare despre disparitia sa la numai 46 de ani, cand tocmai se afla la Londra unde avea intalnire cu studioul de inregistrari. Singura mentiune recenta despre starea ei de sanatate a fost o durere de spate urmata de un anunt oficial ca se simte bine.
Daca fanii au ales sa si-o reaminteasca pe Dolores si sa isi exprime tristetea pe Facebook, Youtube si Twitter, artistii, colegi, prieteni si admiratori ai lui Dolores au inundat Twitterul cu precadere. Printre ei se numara Santana, Josh Groban, Duran Duran, Hozier, Kodaline si Garbage.

Era prea tanara, a plecat prea devreme, publicul nu cunoaste circumstantele si evident socul este greu de negat. Este posibil ca in curand, atunci cand se va face o retrospectiva a parcursului ei artistic, vom afla ce s-a intamplat cu declinul formatiei, cu « pauza » pe care au luat-o la inceputul noului mileniu si vom primi mai multe raspunsuri la nenumaratele intrebari pe care ni le punem in aceste clipe.
Imi raman in amintire : vocea inegalabila, bocancii si fustele scurte, cele cateva piercinguri in urechea dreapta, pasiunea, implicarea si look-ul « Pixie » , intalnirea dintre Tinkerbell si rock’n’roll cu un strop de Ninja in versiune Irlandeza. Talentata si autentica Dolores va continua sa fie ascultata mult timp de acum inainte.
Multumesc pentru ca prin muzica ta, m-ai acompaniat intr-una dintre cele mai frumoase perioade din viata mea !
Dragoste, Lumina si Pace !

Publicat în Cultura | Etichete , , , , , | Comentariile sunt închise pentru Dolores O’Riordan The Cranberries si coloana Sonora a unei epoci

22 Decembrie 1989

Aceasta data va ramane in amintirea contemporanilor mei dar si in memoria colectiva. Pentru cei care erau atunci pe strazi este si acum greu de descris ceea ce au simtit, trait, vazut si auzit… Poate nici amintirea mirosului din acea zi nu s-a sters. E irionic cum mintea omului este creata sa tina minte toate traumele din trecut.
Aveam 7 ani fara o luna. Mi-am petrecut primii sapte ani de acasa in Comunism.
(Uite ca nu m-am gandit ce inseamna primii sapte ani de acasa din perspectiva psiho-emotionala. Nu mi-a trecut nicicand prin cap sa ma intreb ce inseamna sa-ti traiesti primii sapte ani de acasa sub un regim totalitar. Oare ce se intampla cu noi in primii sapte ani de acasa ? Se vorbeste de educatie si de bune maniere dar ce se intampla cu emotiile, cu psihicul, cu moalele nostru interior, cu spiritul nostru ?)
Cand ai sase ani spre sapte nu poti intelege ce se intampla in jur. Esti protejat de adulti. La acea varsta aduni sunete, mirosuri, voci, vorbe si le pui la pastrat intr-un colt al mintii. Este un soi de incubator in care ii permiti mintii sa se dezvolte pentru a putea rumega mai tarziu toate informatiile stranse cu aspiratorul subconsitentului. Oh doamne cate lucruri intelegi mai tarziu ! Oricat s-ar stradui omul sa-si aleaga amintirile pe care doreste sa le ia cu el mai departe… se pare ca nu este cu putinta sa stearga informatiile aspirate de subconsitent. Daca nu vrei sa stii, fereste-te sa nu care cumva sa aflii. Odata preluata informatia, nu mai exista cale de intoarcere.
Un copil nu poate uita cum suna o impuscatura, sau cum tremura adultii langa el de teama sa nu dispara cu totii, mici si mari intr-o clipa. Un copil nu poate uita vocea macabra a sotilor Ceausescu cu cateva clipe inainte de a fi executati. Televizorul nu poate sterge impactul emotional sau trairile provocate de acele imagin in care oameni zac intinsi, rapusi de gloante.
Acel copil nu stie sa intrebe de ce se intampla ceea ce se intampla si nici nu stiu daca poate intelege ce se petrece dar isi va aduce aminte mai tarziu si va intelege ce i-a fost dat sa traiasca si va intreba, va cauta sa afle si va dori sa i se confirme ca ceea ce s-a petrecut a avut o ratiune.
Nimeni nu poate accepta ca dintr-un moment in altul, sute sau mii de oameni au pierit « degeaba ». Nu cred ca este in natura noastra sa acceptam absurdul.
Romania nu a incetat sa se roage si sa-si planga copiii rapiti de gloante, de tortura, de raul care se ascunde in intuneric. Tara in care m-am nascut, am crescut si am trait pana acum, nu a stiut cum sa faca ca acest sacrificiu imens sa merite. Multi dintre romani nu au invatat inca sa-si respecte eroii si sa fie recunoscatori pentru jertfa lor. Daca ar fi stiut, Romania de astazi ar fi avut o alta fata.
Iata cateva motive pentru care Guvernul si Parlamentul de azi ar trebui sa inceteze masacrul, dezbinarea, ura si tradarea de tara de care credeam ca vom scapa in data de 22 decembrie 1989 pentru totdeauna:
– Respectul pentru Mamele care i-au adus pe lume
– Respectul pentru Domnia Legii
– Respectul pentru Eroii Patriei si ai Pamantului Romanesc care si-au jertfit viata de-a lungul Istoriei pentru ca noi cei de azi sa existam ca popor
– Respectul pentru juramantul solemn fata de patrie, popor si Dumnezeu
– Respectul fata de semenii lor
– Si poate respectul pentru cei sapte ani de acasa si copilul din fiecare dintre ei si sufletul lui curat pe care il tradeaza zilnic

Daca aceste lucruri sfinte nu sunt motive suficiente pentru a inceta otravirea lenta a unui neam, nu stiu ce argumente mai puternice as putea gasi.
Pe 22 decembrie 1989 au murit oameni, altii au fost raniti, altii au fost traumatizati pe viata, toti intr-un suflet cu dorinta vie, cu credinta oarba ca Romania sa traiasca vremuri mai bune in libertate, pace si armonie intre oameni.
Daca este sa facem un bilant al lucrurilor pe care cei ramasi le-au realizat in cei 28 de ani de la Revolutie ca rasplata si multumire pentru cei care s-au jertfit in 1989 …
Nu stiu daca careva dintre noi cei ramasi am spune cu mana pe inima ca acei oameni au meritat sa moara ca sa traim noi ceea traim acum.
Cate mii de oameni trebuie sa (mai) moara ca sa ne implinim visul, idealul de Tara?
Cat o sa mai indure acest popor in tacere pana se va schimba ceva? Cand o sa fie de ajuns? Cand va veni vremea in care ne va fi bine? Cand vom invata sa fim solidari cu cele drepte? Cand vom uita de ego-uri si ne vom aminti de suflete?
Pe 22 decembrie 1989 au murit oameni. Credeam ca va fi ultima varsare de sange, ultima tradare, ultima durere si un infinit de speranta si lumina va domni asupra noastra. In schimb am fost rasplatiti cu mineriade, spitalele s-au transformat in morgi, locurile publice s-au tranformat in rug intr-un scenariu in care copiii tarii sunt vrajitoare, Parlamentul s-a transformat in „usa cortului”, Guvernul a devenit biciul nespalat al tuturor sclavilor (pentru ca asa ne considera ei), Constitutia s-a transformat intr-un pamflet, maculatura irosita… iar vantul bate acolo unde odinioara tara inflorea.
Nu cred ca cei care nu mai sunt si-au dat viata pentru ca romanii sa se simta liberi sa-si manifeste impulsurile deviante in public, fara rusine. Nu cred ca au murit cu gandul ca vom da la schimb tirania comunista pe o oligarhie totalitara. Cu toate acestea memoria lor este calcata in picioare iar cei ramasi sunt umiliti si batjocoriti de un grup de indivizi sub zero la toate capitolele.
Istoria nescrisa se uita. Amintirile unora se pierd in negura declinului neuronal. Incultii se catara pe meterezele propagandei politice. Iar oamenii obisnuiti platesc in continuare politele unei „puteri politice” discretionare, mincinoase si lase.
Cum e domne’ sa fii binecuvantat cu increderea populara si sa nu-ti asumi acest privilegiu? Cum e domne sa fugi de responsabilitatea actiunilor tale? Cum e sa fii „neasumat” si in loc sa-ti dai palme, sa pleci capul si sa-ti ceri iertare sa cauti scenarii in care viata si destinul unei tari intregi sa se poata mula pe nevoia ta de a scapa nepedepsit pentru tradare?
Oricare ar fi acesti oameni, nu are rost sa-i numim, nu isi tradeaza numai tara, isi tradeaza parintii, bunicii, copiii dar mai ales ii tradeaza pe copiii ce au fost candva. Vai si amar de ei atunci cand se va scrie in cartile de istorie despre ei si ai lor. Scrisul ramane.
Inca e timp sa ne aducem aminte ca suntem oameni. Nu am vazut de multa vreme atata dusmanie din partea unor cetateni fata de propriul lor neam.
22 decembrie 2017

Au trecut ani pretiosi pe langa noi.
Temelia valorilor s-a erodat. Am devenit sclavii superficialului si ai minciunii. Suntem mintiti ca suntem condusi de o putere legitima, ne mintim intre noi ca lucrurile se vor rezolva, ne mintim pe noi insine ca va fi bine… desi nu prea avem dovezi care sa ne intareasca credinta.
Avem in schimb nume pe cruci si ecouri din trecut care striga „libertate”.

Publicat în Idei, Politica | Etichete , , , , , , | Comentariile sunt închise pentru 22 Decembrie 1989

De ce Fifty Shades of Grey?

Cati ani au trecut de cand a fost lansata trilogia lui E.L. James?
Sase ani in care lumea nu inceteaza sa vorbeasca de acest titlu, indiferent ca au citit cartile sau nu, fie ca au vazut filmele sau nu, fie ca au ascultat audiobook-urile sau nu. Trebuie sa recunoasteti ca ati intalnit macar o persoana care a mentionat macar in trecere acest titlu.
Fac parte din cei putini care au citit, au ascultat si au vazut Fifty Shades of Grey (versiunile complete). Initial nu stiam nimic despre aceasta carte. Am vazut ca este vorba despre o trilogie si mi-am zis : « genial ! mai mult de citit ! daca povestea este captivanta o sa am mai mult timp de petrecut cu personajele. »
Una dintre marile nemultumiri ale cititorilor, atunci cand vine vorba de o poveste captivanta, este ca se termina prea repede si am vrea mai mult. Am vrea sa stim ce se intampla in continuare… sigur mai este ceva de povestit ! Si iata ca E.L. James ne-a satisfacut dorinta de a cunoaste mai mult despre personajele pe care le-a creat. Nu poti spune ca nu s-a straduit.
Partea buna a variantei este ca nu este in engleza britanica ci in engleza americana. Nu toti reusesc sa « digere » versiunea britanica audio gen Jojo Moyes. Desi povestile pot fi excelente uneori nu ai chef sa faci efortul suplimentar de a asculta versiunea « pompoasa ». Mai e ceva, atentia ascultatorului se vrea a fi indreptata spre naratiune. Iar engleza « brit » ne cam distrage atentia de la esenta.
Versiunea audio este cea mai « paletabila » dintre toate pentru ca naratiunea si imagistica nu sunt diluate de cenzura PG18 si in acelasi timp nu trebuie sa stai cu o caramida in mana in timp ce iti palpiteaza inima pentru personajele principale.
Masacrul produs de film nu face decat sa dea apa la moara negativistilor care « oh vai » nu citesc carti asa simpliste, care « oh vai » asta nu e literatura… despre ce vorbim ?
Gratie filmului toti nisnaii isi dau cu parerea despre poveste.
Filmul strica un personaj iesit din comun pana la acea data (2011) Christian Grey, reducand un om complex si sofisticat la un simplu personaj pierdut in perversiunea sexuala care ii tine loc de terapie psihologica. Cei care au vazut filmul si nu l-au inteles… pentru ca nu prea poti intelege din film ceea ce a vrut sa spuna cartea… Nu pot aprecia povestea pe deplin privind ce se poate reda pe ecran drept film artistic… Cei care judeca povestea dupa film nu pot decat sa se insele pentru ca sunt indusi in eroare.
Ulterior au mai aparut si alte romane in acelasi gen dar … cu greu a mai ajuns vreunul la acelasi impact pe care l-a avut Fifty Shades of Grey asupra cititorilor.
Singura calitate salvatoare a filmului este din punctul meu de vedere coloana sonora care aduce povestii ceea ce filmul a amputat din plin pentru a acoperi o cat mai mare parte a audientei.
Ar mai ramane sa se faca varianta audio care sa includa coloana sonora din film. Si povestea lui Christian Grey si a Anastasiei si-ar atinge apogeul.
In timp ce cartea iti satisface curiozitatea pe deplin, filmul te lasa sa tot cauti unde e acel « ceva » despre care vorbeste lumea ?
Primul film a fost atat de cuminte incat al doi-lea a trebuit sa recupereze din « obraznicia » pierduta in primul … pierzand insa din esenta… din nou.
Sa recapitulam : avem o trilogie, trei versiuni de a descoperi povestea si o doza mare de « graba strica treaba ».
Asa se intampla oriunde se face un film. Rare sunt ocaziile in care filmul este mai bun ca scenariul/ cartea dupa care a fost facut. Intervin banii, nenumarate persoane care isi dau cu parerea si multe evenimente neprevazute.
Cei care investesc financiar in proiect vor sa isi dea cu parerea la tot pasul. Cei care aleg actorii au o lista de « potentiali » care in functie de acceptul lor sau de refuz sunt nevoiti sa mearga mai departe cu cautarile. Aici intervin si cererile actorilor, managerilor… etc. Apoi mai intervin tot felul de lucruri care transforma o poveste in alta poveste. Unele merita tradate/ traduse in film… altele esueaza complet pentru ca in loc sa li se aduca un plus de valoare li se tot amputeaza cate ceva pe ici pe colo. Nimeni nu poate spune ca industria filmului nu este capricioasa. Uite pana si la nivel de dubbing ( dublaj) mai ai ce amputa din valoarea cinematografica a filmului. O traducere proasta, o interpretare indoielnica poate strica din efectul dorit.
Asadar de la inceputul creatiei cinematografice si pana la sfarsitul sau- rezultatul final- sau post productie… ai toate sansele sa mai ciupesti putin din calitatea produsului final.
Intrucat nu avem cum sa evitam aceste masacre artistice… este preferabil sa ne intoarcem la versiunea scrisa sau la cea orala si sa ne folosim de propria imaginatie pentru ca cel putin in imaginatia mea Christian Grey este mult mult mai interesant, atragator, enigmatic, sarmant…etc, decat reuseste Jamie Dornan sa-l interpreteze. Nu mai zic de Anastasia… cu tot respectul pentru actrita Dakota Johnson si pentru adorabila sa mama ( Melanie Griffith) pe care o plac de cand a jucat in « O femeie face cariera » ( Working girl)… ceva ii lipseste si nu seamana deloc cu ce mi-am imaginat atunci cand am citit trilogia.
Filmele sunt sub nivelul cartii. Nici nu se putea altfel pentru ca cineastii americani nu stiu cum sa rezolve dilema sexualitatii pe ecran. Sunt impuse atatea reguli si restrictii… si desigur « banii vorbesc ». Fidelitatea fata de carte ar fi insemnat o pierdere masiva de bani pentru ca filmul ar fi fost « scandalos », dedicat unei populatii de spectatori mai restransa (decat in momentul de fata)…

Cum nu sunteti fani inca ?
Daca nu ati citit trilogia nici nu aveti cum sa fiti fani. Si pentru cei care socotesc ca aceste volume « nu sunt literatura » ce pot sa le spun ? Aceasta este literatura anilor in care traim. Fie ca vreti fie ca nu … nu putem toti sa fim dati pe spate de anumite nume, numai pentru ca o anumita editura le face PR-ul neincetat. Nu toti scriitorii lucreaza in metafore si figuri de stil sofisticate. Asta nu inseamna ca nu au si ei o poveste de spus.
Datorita acestei carti stim mai bine ce se intampla cu tinerii care au fost victimele (consitente sau inconstiente) ale unui abuz sexual. Datorita aceleiasi carti stim ca exista o mica parte a populatiei care apartine unei comunitati BDSM. De cand cu aceste carti aceasta comunitate a crescut si s-a raspandit in lume si acum toti fascinatii de tot felul de picanterii erotice au dat-o in diverse sub titlul de BDSM care suna foarte oficial si fenomenal. De la un fenomen sexual sectar s-a transformat intr-un fenomen raspandit pentru ca lumii ii este sete de senzational si intrucat ceva in oameni mai sclipeste si ii scoate din cand in cand din transa de turma de oi in care a fost indusa de media si de adeptii sai.
Poate ca numai sexul ne poate scoate din starea de oi si sa ne aduca la o stare tot atat de animalica dar de un alt gen. Poate ca noul tip de animal social are alte calitati pe care oile nu le au. Cred ca pana la urma instinctul va castiga in fata subjugarii maselor prin amorteala, hipnoza si saracie.
Si saracii fac sex, si prostii fac sex, si nebunii fac sex…

Publicat în Idei | Etichete , , , , , , , , , , | Comentariile sunt închise pentru De ce Fifty Shades of Grey?

Culture et la nouvelle vague uniformisante

J’ai connu des personnes qui ne sont plus de ce monde. D’une autre génération que la mienne, faisant partie de la génération qui a connu des courants politiques diverses, ils ont survécu la seconde Guerre Mondiale, la monarchie roumaine et ont survécu aussi les atrocités du totalitarisme, ils ont été formes dans des écoles et éduqués dans des familles qui ont exige l’excellence ou au moins ont prêché la culture générale au sein de leur famille. L’engrenage socioculturel de leur époque, exigeait un certain niveau intellectuel. Leur présence dans ma vie m’a ouvert les yeux sur ce qui concerne le niveau que je désire atteindre. Leur présence dans la société a été une exception, a la « règle » imposée par le grand nombre, mais elle a permis a un nombre assez important de personnes de vouloir s’élever au-delà du niveau moyen et de partir a la quête de l’excellence, sinon au moins d’atteindre un niveau au-delà de la banalité. Nos grand parents, l’entourage de nos grand parents, une partie de l’entourage de nos parents (par héritage sentimental, disons) a permis aux jeunes élevés dans l’esprit du souvenir de leurs ancêtres et implicitement de leurs grand parents a chercher l’élévation vers un niveau hiérarchique culturel plus haut de la moyenne et du « trend ». Ils représentent, nous représentons (pour mieux dire) un contre courant a la mode actuelle, égalisatrice, réductrice, « moyennante ».
L’époque passée a cherché à donner une culture générale a ceux qui se permettaient financièrement d’aller a l’école. Une solution abordée fut celle de l’école privée mais aussi les cours avec des tuteurs qui venaient à la maison. La culture générale voulait dire : avoir des connaissances dans des nombreux domaines sans exiger l’excellence a tous les niveaux. Tout simplement se former en vue de pouvoir soutenir une conversation sur des thèmes vastes d’intérêt sans être réduit au silence. De nos jours, la culture générale est réduite au niveau de la professionnalisation en essayant de participer à l’économie de marche par la simple expertise dans un domaine donne en faisant abstraction de la nécessité individuelle à la connaissance plus vaste. Ce qui en somme a réduit les individus de ma génération a la banalité de la connaissance de la culture (au sens large du terme). L’époque de la vitesse a ainsi introduit des formes de culture ou de contre-culture (assimilées a la culture finalement) qui simplifient les activités culturelles en les réduisant a des activités de robots : ici on peut citer les jeux informatises, les bandes dessinées (comme le suggère Pierre Bourdieu) mais aussi la musique techno, la house, etc. J’ai personnellement, la sensation d’être hypnotisée par cette musique qui me rend un peu plus bête que « légal ».

Peut-on atteindre une certaine uniformité du niveau culturel ?

Supposons que cela soit possible, il n’est envisageable si et seulement si on atteint un niveau largement moyen oriente vers le bas. Ceci n’est pas désirable. Actuellement il nous semble impossible d’ailleurs car les différences sociales marquent aussi profondément la culture. La culture prend désormais un sens très large en s’appropriant toute activité artistique. L’art en soi prend un sens très large. En dépit des conceptualisations réductrices, le monde contemporain lance des défis à ce que nous entendions par culture dans le passé. Nous assistons à une guerre de survie de la culture traditionnelle contre la culture moderne fondée sur la vitesse, l’abstrait mené a l’exagération et a l’interprétable.
Pierre Bourdieu explique que le rôle des intellectuels est d’autant plus important en ce moment « parce que l’absence de théorie, d’analyse théorique de la réalité, que couvre le langage d’appareil, enfante des monstres ». Il est donc évident que les luttes que doivent porter les intellectuels, les défis à soulever ont change, comme le montre aussi Zygmunt Bauman. Cela ne rend pas le travail des intellectuels inutile. Tout au contraire, l’intellectuel doit s’adapter aux nouveaux défis pour mettre en place une théorie qui expliquerait les mutations sociales et culturelles et trouver de potentielles solutions aux changements en cours et bien évidemment, aux nouveaux dangers : « Nous avons donc besoin d’intellectuels pour nous faire prendre conscience de la réalité de certains dangers invisibles à l’oeil nu, mais aussi pour nous mettre en garde contre les menaces imaginaires inventées à des fins politiques ou commerciales.» Eviter l’évitable et prévenir le possible inévitable.

Les sociologues de tradition ancienne préviennent les générations qui leurs suivent que le réductionnisme culturel a un « laisser faire, laisser aller » n’est pas profitable voire dangereux.

Un premier résultat des mécanismes de la société actuelle est la réduction de l’élite intellectuelle à un nombre facilement à ignorer. Seulement ceux qui se dédient à la lecture supplémentaire ou ont la possibilité d’étudier dans le système de l’enseignement supérieur (dans certains domaines) peuvent rentrer en contact avec la pensée du petit nombre d’intellectuels. Ce petit nombre est accessible surtout dans le cas des intellectuels et penseurs classiques à défaut des intellectuels encore en vie.
On en vient au problème de la valorisation des intellectuels qui ont encore le pouvoir de changer quelque chose dans le monde des idées et marquer le présent par des ouvrages récents en rapport à la réalité.
Un second phénomène, produit de la société actuelle, c’est l’importance qu’on accorde aux phénomènes sociaux de masse en défavorisant les élites culturelles.
Mon contre argument pour ceux qui plaident pour l’uniformisation et par extension aux phénomènes globalisants est le suivant : les masses ne doivent pas être dénigrées comme on a souvent la tendance a le faire, car le pouvoir des masses a toujours été important et a servi, dans un grand nombre de cas, à favoriser l’instauration d’une meilleure qualité de la vie. On peut citer le cas des révolutions anti-communistes de 1989 et durant le début des années 1990 en Europe de l’Est, ou encore les manifestations d’un grand nombre de la population en vue de l’obtention d’une meilleure qualité de vie, conditions de travail, reformes de toute sorte en Europe Occidentales, notamment en France. Ces manifestations attiraient l’attention des élus qui n’ont pas servi à leur mission primaire pour laquelle ils avaient été élus en premier lieu. En somme, les masses permettent plus facilement de mettre en cause certains changements et dérapages de la politique. Ce qui va en leur défaveur c’est que les résultats de telles actions semblent avoir un effet local sans pour autant se répandre afin de faire bénéficier a un nombre plus large de personnes. Par exemple si on prend une grève. Cette grève est locale, elle peut s’étendre a plusieurs villes mais sans pour autant se généraliser et avoir de l’effet au niveau de l’Union Européenne. Donc, l’acquis, comme résultat de la grève, peut dans le plus optimiste des cas affecter la politique nationale. Tandis que l’effet de l’étude de l’œuvre intellectuelle d’un des membres de l’élite intellectuelle peut avoir une influence spatio-temporelle, sur le mode de penser, non seulement de plusieurs générations (coté temporel) mais aussi de plusieurs pays (coté spatial).
Un contre argument en faveur des élites intellectuelles, est de prévenir certains méfaits du mouvement des élites économiques et politiques qui fut d’encourager l’incompréhension des masses, d’où manipulation , en ce qui concerne les politiques envisagées et les buts qu’ils désiraient d’atteindre après leur élection et arrivée au pouvoir. Pour expliquer cela subtilement, Bourdieu cite Francis Ponge : « c’est alors qu’enseigner l’art de résister aux paroles devient utile, l’art de dire que ce que l’on veut dire. Apprendre a chacun l’art de fonder sa rhétorique est une œuvre du salut publique. » Bourdieu ajoute : « résister aux paroles neutralisées, euphemisées, banalisées, bref a tout ce qui fait la banalité pompeuse de la nouvelle rhétorique […] mais aussi aux paroles rabotées, limées, jusqu’au silence, des notions, résolutions, plates-formes ou programmes. Tout langage qui est le produit du compromis avec les censures, intérieures et extérieures, exerce un effet d’imposition, imposition d’impensé qui décourage la pensée. »
Un argument du discours de Bourdieu qui vient soutenir la théorie précédemment énoncée est que, dit-il, « on s’est trop souvent servi […] du souci démagogique d’être « compris des masses » pour substituer le slogan a l’analyse ». Il y a, a mon sens un double problème qui se dégage de cette analyse in extenso, d’une part d’être compris par les masses mais aussi l’idée que la démagogie politique prétend comprendre les masses en soutenant d’être en accord avec leur besoins, connaître les solutions a leurs problèmes et respectivement a leurs besoins irrésolus, jusqu’alors, par les gouvernements précédents.
La simplification du discours permet de mal comprendre le sens primaire, justement car la simplification peut encourager la mécompréhension du discours. Un discours trop simple, qui prétend s’adresser a un public large, signifie en fait réduire des éléments complexes afin d’attirer l’adhésion d’un public nombreux. Le public à la sensation de comprendre les enjeux (simples) et de donner son vote à un programme (simple en apparence) qui en pratique a des avantages caches pour un nombre réduit d’individus qui sont aussi, d’ailleurs, la source de la démagogie. Bourdieu explique cela : « parce que l’absence de la théorie, d’analyse théorique de la réalité, que couvre le langage d’appareil, enfante des monstres » . Le slogan et l’anathème, ajoute Bourdieu, « conduisent à toutes les formes de terrorisme ». Il explique que l’absence d’analyse (que seuls les intellectuels peuvent faire) il y a plus de chances que le terrorisme et le totalitarisme se déploient. Bien évidemment, l’analyse ne pourra pas anéantir ces formes de déviation sociale et politique, mais en réduire leur effet. Cela va dans l’idée de Bauman qui explique que l’idée de société parfaite, en tant que société qui n’a pas besoin de reformes, reste une illusion, une utopie. Mais les deux auteurs sont d’accord sur le rôle que jouent, et doivent jouer les intellectuels contemporains, sans l’analyse lucide desquels, on ne ferait pas face aux défis lancés par la société actuelle.

Comme on a pu saisir dans ce qui précède, la ligne entre la culture et la politique reste très fine. La sociologie a un rôle important surtout au niveau de l’analyse des mutations socioculturelles mais aussi au niveau des intérêts politiques et économiques qui sont les fondements de telles mutations.

La remise en question des études a défaut. Les études importantes des intellectuels contemporains s’adressent à un nombre restreint de personnes, donc à un public réduit. Il n’est pas facile d’accéder à de telles œuvres malgré les innombrables possibilités d’accès à la culture et à la littérature académique. Cela s’explique par le fait que ces auteurs ne sont pas assez connus en dehors du monde académique, de spécialité, mais aussi par le fait que leurs écrits sont très scientifiques, le langage très complexe, l’utilisation de paradigmes inaccessibles aux lecteurs. Paradoxalement, la simplification s’impose. Pour saisir correctement le sens des propos de l’auteur, il n’y a, malheureusement, que lui, qui pourrait l’expliquer. Comme le suggère Bourdieu, les textes de ce genre sont prédisposes a une mauvaise lecture et par conséquent a une mauvaise compréhension, malgré les signes qui suggéreraient certaines nuances. Ces écrits ont cependant, la qualité d’exprimer exactement ce que l’auteur souhaite transmettre. Libérés de toute (auto) censure, ces textes ont le mérite d’être une analyse sincère de l’état des choses. On peut donc, tout a fait, faire abstraction de l’appartenance a un courant ou d’un potentiel parti prix, sans dire pour autant que cela ne soit pas relevant a la lecture, et aller dans la profondeur de la pensée de cet auteur et distinguer clairement les signaux d’alarme concernant phénomènes sociaux, économiques, politiques, culturels, etc.
A l’autre extrême, les discours qui se veulent simples et attrape audience, cachent des sous-entendus perceptibles parmi les intellectuels et les personnes qui ont un niveau d’érudition supérieur a la moyenne mais sont saisis par le grand public comme un effort de communication afin d’être compris. On peut justifier alors le danger de croire avoir tout compris en ce qui concerne les discours politiques. Tout comprendre peut tout a fait dire qu’on n’ait rien compris du tout. Mais il faut comprendre cela avant de se détromper. Un travail qui peut se faire en retard grâce a l’habileté des intellectuels.

Donc on ne peut pas atteindre une uniformité culturelle comme elle est impossible au niveau économique. Il a des engrenages bien établis qui font que ces domaines : culture, politique, économie, soient indissociables. Pendant ce temps les spécialistes dans le domaine de la politique, ceux du monde économique et ceux du domaine culturel, ont rarement de l’expertise dans l’un ou les deux autres domaines. Et comme les domaines politique et économique sont considérablement plus forts, celui culturel reste avec un bémol à l’arrière plan des politiques nationales. L’avantage de la culture est qu’elle réussit à percer les frontières nationales. On peut citer plusieurs exemples : la musique, la littérature, l’art plastique, etc.

Culture et sentiment d’appartenance a un même groupe.

La culture est le produit d’un sentiment, celui d’appartenance a une communauté. Les manifestations de la culture sont très nombreuses et peuvent, comme on l’a déjà dit, dépasser les frontières nationales. Le sentiment d’appartenance à une société donnée où, a un groupe d’individus permet la réalisation mais aussi la compréhension de l’acte artistique. On fait usage des valeurs communes afin d’exprimer est de se faire comprendre dans l’ouvrage artistique. Et la culture ne se réduit pas seulement à une seule manifestation artistique.
La culture peut être un facteur d’explication du monde social.

Mémoire- Mémoire collective- Oubli- Ignorance

La mémoire individuelle tout comme la mémoire collective sont imprégnées de passe et des fragments d’événements passes, qui nous hantent. La mémoire collective est, selon l’historien Pierre Nora « le souvenir ou l’ensemble de souvenirs, conscients ou non, d’une expérience vécue et/ou mythifiée par une collectivité vivante de l’identité de laquelle le sentiment du passé fait partie intégrante ».
Quelle est la valeur de cette mémoire ? Est-ce qu’on essaye de préserver cette mémoire collective ou tout au contraire la morceler en fragments qui nous conviennent en les utilisant séparément comme dans un puzzle qui n’a plus de sens comme entier?
Est-ce que la mémoire collective est un puzzle dont les pièces n’ont une valeur que mis ensemble ou c’est plutôt un collage de souvenir flous et modifiés, transformés en mythes et jettes dans le présent, sous des formes diverses?

On peut parler de ce qui nous convient, car la mémoire individuelle peut être et l’est sûrement sélective. Si Hugo faisait appel au « mémento » et d’autres intellectuels comme lui le font ainsi, les élites politiques usent de la mémoire collective pour un certain nombre d’événements qui sont censés participer a des fins immédiates et qui ne resteront elles-mêmes pas dans la mémoire collective : les élections, les discours, les entretiens télévisés. On se rappellera sans doute plus des propos des intellectuels comme Raymond Aron (Spectateur engage : Raymond Aron, dans L’Opium des intellectuels (1955), pose cette question du rôle du savant dans la cité, et concernant les grands débats du moment. Pour Aron, l’intellectuel est un « créateur d’idées » et doit être un « spectateur engagé ».), Emile Zola (dans les débuts de l’intellectualisme avec l’Affaire Dreyfus), Victor Hugo (dans Les Châtiments) :
« Ces coquins vils qui font de la France une Chine,
On entendra mon fouet claquer sur leur échine.
Ils chantent : Te Deum, je crierai : Memento !
Je fouaillerai les gens, les faits, les noms, les titres,
Porte-sabres et porte-mitres ;
Je les tiens dans mon vers comme dans un étau.
On verra choir surplis, épaulettes, bréviaires,
Et César, sous mes étrivières,
Se sauver, troussant son manteau !»
(Les Châtiments, Livre I – La Société est sauvée)
… plutôt que la déclaration d’un candidat aux présidentielles voire du président. Quoi que la fameuse exclamation « casse toi pauvre con ! » restera gravée dans la mémoire de la génération qui a pu écouter cela à la télévision ou sur l’internet. D’ailleurs la différence peut être notée dans la qualité du discours, la profondeur des propos et dans la relation entre ces derniers et une finalité ultime. Un spectateur même si on peut relier cela au domaine artistique, cinéma, théâtre, concerts, se sent souvent implique dans l’acte auquel il assiste. Lorsque qu’être spectateur (passif) implique plus que jeter un regard critique sur une œuvre d’art ou sur une activité quelconque et se déplace vers la scène politique et sociale cette action passive peut se transformer en quelque chose de beaucoup plus signifiant. Le passage du spectateur passif à celui actif est un choix à faire pour la plupart de la population. Lorsqu’on parle d’intellectuels cette implication devient impérative. L’intellectuel traditionnel ainsi que celui moderne gardent en commun un élément important : ils sont des spectateurs engagés.

Publicat în Cultura, Espace Francophone, Idei | Comentariile sunt închise pentru Culture et la nouvelle vague uniformisante

The Brand of Democracy

After 1989 the Romanian Revolution which led to the end of the communist era, in Romania, the hope and need of progress and human flourish was felt. Romanians had to learn all over again the way towards democracy and liberty. Romania had to cooperate with the other States, to reinforce the democratic values and the values of human rights, to fight against the terrorism and for the stabilization of the region, to develop the economy and to participate to the strategic process of the transformation of the army (the military strategic transformation of the Alliance). It had to be understood that Romania could flourish and prosper in the current international political, economic and cultural realities only if it would cooperate with the Western countries which had a long democratic tradition as well as a long experience in the field of cooperation between countries and nations. One point of view from which we could start our arguments is that: in order to attain the prosperity, progress and human flourish a former totalitarian country needs to base its ascendance on democracy, freedom and cooperation. A new wave of ideas was brought to the attention of the Romanian leaders after 2000 when some international specialists in the Country Branding proposed to Romania a Country Branding program. This program would have ensured a better international image and also would have proven internationally that progresses is and will be made towards the democracy and the western values but also from the economical point of view. The originality of the following arguments consists in approaching this theme from the image point of view: the brand of democracy and its relation to the prosperity, progress and human flourish.
Raymond Duncan Gastil in „The Comparative Survey on Freedom: Experiences and Suggestions” explains which are the measurable elements to obtain the degree of freedom and democracy in different countries. Two indicators allow the measurement of these values: the political rights and the civilian freedom. Thanks to Gastil’s studies we have a starting point in the analysis of the Brand of Democracy. It opens the way of the study between the brand mechanisms and those of the political democracy. But it is essential to talk about these two elements because the progress of the societies as they are today is due to these two elements: the democracy and the brand; and these factors lead to prosperity, progress and human flourish.

Raymond Duncan Gastil was preoccupied with the intuitive system which evaluated the levels of freedom and democracy, as they are described by the political rights and the civilian freedom in the tradition of the Western countries. The study was made on the period 1975-1989 for different countries, but the answers are still interesting as a guidance line of the future studies. According to Gastil the freedom has always been understood in comparison with the democracy. There are systems with limited freedom and systems which offer a lot of freedom in order to be democratic. „ The party system is inefficient and the lack of party discipline means that the majority of senators and representatives cannot be asked to answer in front of the electorate for the success or the failure of the successive governs. […] The poor societies which have two classes separated by a large difference have a weaker democratic performance.”
The political rights are concentrated around the designation/election of the representatives: free and correct elections, political campaign, and the distribution of power, more than one political party confronting themselves in the campaign, the negative votes, and the right to auto determination, decentralized power and consensus. Among the civilian liberties Gastil includes the freedom of the media and of the literature from censorship, public debate, the freedom to gather and to manifest, the freedom of the political organizations, the rule of law, the free state, the freedom of economic activities, the freedom of the religious institutions, the private organizations, the personal freedom (property, travel, family, marriage), the freedom of socio-economic inequalities and the freedom against the political indifference and the corruption. These elements are opposed to the systems without popular process as the inherited monarchies and the totalitarian regimes as the communist one as it happened in Romania till 1989. The choice of designating a political representative and the choice in general is a factor which leads to prosperity, progress and human flourish. Gastil insists on the political elections in order to point out their role in the constitution and maintenance of democracy. These elements are accessible and allow the evaluation of the democratic character of the state. The measurement of the democratic rights can also be helped by counting the negative votes. The majority of the democracies are homogenous. The federal democracies have elaborated methods to separate the divisions of the state in order to be able to govern themselves. The problem of the centralization was that the political boundaries continue to make the citizens feel like strangers in their own country. The auto determination was strictly related to the way in which the political power was decentralized. An interesting point is how the political decision-making depends or not on the majority and if the consensus between all groups is sought when major problems of public interest are debated. “A democracy should be more than a society based on winners and losers. […] The informal distribution of power has a particular importance in order to judge the degree of success of the democracy of political parties which is based on the legitimacy and the will to attain a national consensus” .
Even if Gastil’s analysis was made on a different period, the theoretical elements of his thesis are still useful for the analysis of the relation between freedom, democracy and the brand.
The Brand of Democracy can be interpreted in more than one way. The democracy can be a brand because the democracy is wanted and promoted, it has a theory and there are strategies issued from this theory in order to transform a state into a democracy. A second interpretation can be that the democracy gives to the public the possibility to be creative. The brand of democracy can be analyzed according to the relation between the commercial brands and the way the political democracy works. This parallel shows in fact the factors that lead to prosperity, progress and human flourish, from both the political and marketing point of view.

Democracy as we said before is about freedom in general but also freedom of choice. The citizens of a democratic state have the choice. They have access to a large number of possibilities, the freedom to chose and change their minds in all the aspects of their lives as consumers of anything ( services or products), this is what makes them prosper, progress and flourish as human beings and as individuals members of a group. All this is possible because of the freedom of choice and of its results (in both ways of the comparison). Everyone goes to vote at the elections as everyone chooses a brand or another, supports or not a brand, is loyal or not to a brand. The results of our choices may come immediately (where the brand is concerned), later or never (in politics). Giving to the public the creative power, in the sense of giving them the power of expressing oneself and the right to chose is one of the major roles of the brand which works due to the communication between the brand and the client and vice versa. The brands work, can be developed and survive only in countries where they can find enough freedom; the freedom to create, to chose, to be in competition most likely to be found in democratic countries. The brands need a free market economy and to be able to share the wealth in order to sustain the development of the prosperity and the work places. The brands have appeared when the economy developed and the people’s possibility to learn, work and earn money in free countries, where the need of choice and competition came naturally. The history of the brands allows us to understand how they were able to touch the public’s emotions and desires. The messages of the brands introduced the public, since the beginning, into an ideal world, a better world, as the democracy did. The brands transmitted messages about well being, progress, and happiness and in general about the future and what could be. These all could be possible only if the consumers could financially afford the products and services or if these products or services where accessible (in the communist Era there was no choice because the international brands were not accessible). The brands are younger than we may think. As the specialists in this field state, in the States the brands are almost one hundred years old but in Europe they have almost fifty years old while in some countries they are just an ideal. The brands are the proof of the economic progress.
For many people nowadays the brands represent the freedom of choice of products and services of a better quality and the choice of a better quality of life. In the mature economies the brands answer to the social the psychological and spiritual needs of our lives. And the sensitive way of answering to these needs creates the evolution of desires and aspirations of the public. These desires are a part of the complex dream of prosperity, progress and human flourish. In the brand democracy the consumers vote when choosing a brand, when they buy products every day. There is a two ways relation between the consumers and the brands. Their communication and mutual trust are imperative.
The Brand designers have to be in a permanent relation with the clients, they need to prove the quality of their services and their long lasting motivation in order to last on the market. If the Brand is directly related to the democracy and to freedom, then there also must be an ethical contract between brands and clients, based on respect and vision and quality principles which are based on the values and principles that the people appreciate and value the most. The Brands are also a promise of the prosperity and progress of the consumer’s life.
Some brand experts consider that the brands are more democratic than the formal democratic institutions including the elections and the government. If a consumer is not willing to purchase a brand because that consumer doesn’t like it anymore, he or she is making a statement, a choice visible at that moment. The people, who vote for a candidate, lose their power of choice until the next elections and also the power to influence the present of the politics. We can also say that there is no control on the future of the promises that the politician make during their campaign. No one can know for sure that those promises are going to be kept. Meanwhile the brand needs to keep its promises in order to survive and to grow. Both the client’s vote and the profit are a kind of return of investment because the existence and the prosperity of the brand are related to the consumer’s vote (as a source of profit). The profit is generated by the client’s satisfaction. The affective and value capital produce profit if the promises are kept. This can also be said about the politics in a certain way, but the profit is more difficult to be measured and it takes a lot of time. The relation between the brand and the consumers is closer than in the case of the relations between the public and the politicians. The Government doesn’t need the consensus of the electorate on every single problem; some of them are not even debated in public. They don’t need a vote on every case. The Business seems to have won the race with the politics in the role of force of social change. And a government should be more responsible and more sensitive to those who gave them a voice if they were to be considered brands.
The brands are reinforced due to the fact that they answer to the public needs. The governments arrive at the top of the power and keep it also because of their capacity to threat and punish (as would Foucault say). The politicians receive the votes based on their promises during the campaign and the brands receive the votes for the results of their work. The votes for the brands are renewed very often as the brand opens new lines on the market or launches new products. While in politics there is the law of “all or nothing” in the case of the brands there are no winners and losers. From the vote received for a political program there are no details about which part of the program finally received the vote. The rate cost/benefit is easier to calculate in the case of the brand. When voting for a brand the consumer pays directly to the cashier. The relation between the candidate’s vote and the taxes cannot be calculated. As a conclusion, in order to improve the government’s brand you have to improve the democratic process, reinforce the law and the rule of law and the transparency.
The relation between the brand and the democracy is not a new one. The father of modern American democracy, Thomas Jefferson, never imagined the brand of his government in a non-agrarian society. A part of the brands of consume are born as the Jefferson’s world disappeared. In the XIX-Th century, the massive migration of the population towards the city showed that the consumers didn’t know anymore where the products they purchased came from. The brand’s evolution made possible for them to know who the producers are. The brand made possible the opening of the markets in order to be accessible to as many consumers as possible. All these factors made the evolution of the market possible. The trade gave power to the Western countries. It is there that the modern democracy evolved (according to the theory of the development of the world economy ).
Between Gastil’s list of liberties and the brand specialist we can find a common idea: the freedom to have a passport and to earn money (in order to be able to travel) are essential freedoms that are directly related to the brands. The people who travel are individual ambassadors who transmit the cultural values of their country of origin. In order to prosper and to flourish and to be happy, people need to learn more and to travel more in order to learn things that they wouldn’t be able to know otherwise.

By measuring the democracy of a country according to Gastil’s indicators we can find out which are the chances for a brand to have success in that country. On the other hand, it has been proven by the current studies that the brand is the result of the most democratic process possible. The brands would not exist without the active participation of the consumers, their votes are visible and measurable at any time and without these votes the brands would disappear.

Bibliography:

ANHOLT, SIMON, “Competitive Identity”, Ed. Palgrave Macmillan, 2007,134 pps.
ANHOLT, SIMON, HILDRETH JEREMY, “Brand America”, Ed. Cyan, Great Britain, 2004,192 pps.
GASTIL RAYMOND DUNCAN, “The Comparative Survey on Freedom: Experiences and Suggestions”, On Measuring Democracy, ed. By Alex Inkeles, Ed. Transaction Publishers, New Jersey, 1991.
JANOS ANDREW C. “The Politics of backwardness in Continental Europe 1780-1945”, World Politics, Vol.41, Nr.3, April 1989, pp.325-358, http://links.jstor.org.

http://www.emotionalbranding.com

welcome

Publicat în Cultura | Comentariile sunt închise pentru The Brand of Democracy

Bucarest de 1944 a 1959

1.a. Les années Gheorghiu-Dej: La Nationalisation

L’entrée massive de l’Armée Soviétique a Bucarest le 30 août 1944 a dissipe toute tentative de l’armée allemande de réoccuper la Capitale. Les troupes Soviétiques libératrices ont été reçues avec joie et enthousiasme par la population de la ville. Le « pouvoir politique des paysans et des ouvriers a été instauré, et on est passe a la construction du Socialisme en Roumanie ».
La vie de Bucarest a aussi prit un nouveau tournant, celui de profondes transformations qui ont détermine des changements profonds dans la physionomie de la ville.
A la fin de l’année 1944 et au début de 1945 la situation de la ville était très difficile : l’économie était désorganisée, des dizaines d’usines avaient leur portes fermées et le reste travaillaient a une capacité faible. Les matières premières ainsi que les ressources financières manquaient complètement. La population souffrait a cause de nombreux manques : la hausse des prix et le manque des logements ne sont que deux exemples. Les difficultés énoncées affectaient surtout les ouvriers et les couches faibles de la ville qui n’avaient pas les ressources nécessaires pour le minimum de survie. « En prenant comme base l’année 1938, représente par le chiffre 100, l’indice des coûts de vie a augmente jusqu’en 1945 a 3.430 pendant que les salaires n’ont subi qu’un accroissement faible » Toute l’évolution historique de la Roumanie après le 6 mars 1945 s’est développe sous la domination du modèle soviétique dans ce qui concerne l’organisation de l’état et de la société.

1.b. Instauration d’un régime qui élimine les oppositions

Le 6 Mars 1945 s’est instaure le Gouvernement ainsi dit « Démocrate Populaire ». Il s’agit de l’instauration d’un régime totalitaire qui élimina peu a peu toutes sortes d’oppositions. Les opposants étaient éradiques de la scène politique voire élimines pour de bon. Toutes les entreprises se débarrassent des anciens dirigeants et élisant des nouveaux sous la direction des commités d’entreprise. Avec l’instauration de la République Populaire Romaine, des mesures économique a caractère « anti-capitaliste » ont été initiées par le P.C.R. : l’étatisation de la Banque Nationale (décembre1946), la création des offices industrielles (1947), la stabilisation monétaire (août 1947) ont eu des effets majeurs sur la revitalisation économique du pays.
La lignée générale d’industrialisation socialiste, prévue par le Parti de Ouvriers Roumains (PMR) a trouve sa configuration dans les plans annuels d’Etat de 1949 et de 1950, dans le plan sur dix ans de l’électrification du pays, le premier plan quinquennal de 1951-1955 et dans les directives du second plan quinquennal. Les mesures techniques et organisatrices ont permit le développement de l’industrie lourde. On a rassemble les petites entreprises qui n’étaient pas productive dans des entreprises grandes munies d’outils modernes, on a exploite au maximum la capacité de celles-ci et on a crée de nouvelles branches industrielles. Suite a l’application des directives du Parti en ce qui concerne l’économie, Bucarest s’est transforme dans un très puissant centre industriel, en concentrant 20,1% du total de production industrielle du pays. En quatre ans, de 1955 a 1958 l’Etat démocratique -populaire a investi dans le développement de l’industrie bucarestoise environ trois milliards de lei. Toutes ces transformations ont permis l’accroissement de la production chaque année. Ainsi de 1938 a 1958 la production globale de Bucarest avait crut de 578%. L’industrie de construction des machines et le travail des metales a augmente de 995%, représentant 38% du volume total de la production industrielle de la ville. Le développement industriel a permit aussi l’amélioration du niveau de vie. Comme le montrait Gheorghiu-Dej dans le rapport de la réunion plénière du Commite Central du Parti Ouvrier Roumain du 13-14 Juillet 1959 « le niveau de vie des ouvriers , de tous les salaries est détermine non seulement du salaire individuel qu’ils reçoivent mais aussi par les nombreux moyens que l’Etat a mit au service des ouvriers , gratuitement ou avec des prix réduits, pour les besoins socioculturels, pour les conges de repos, l’entretiens et la santé, l’éducation, les aides pour les enfants… etc. » .

1.c. Construction de nouveaux cartiers :

En appliquant les directives données au sein du II-nd Congres du P.M.R. concernant l’amélioration des conditions de logement des ouvriers, on a initie une série de mesures avec des effets au niveau des constructions de logements. Ainsi seulement en 1958 on a construit, grâce aux fonds centralises de l’Etat, 1968 appartements et en 1959, 5600 appartements ont été crées. Des cartiers comme : Ferentari, Bucurestii Noi, 23 August, Tei, Floreasca…etc. qui dans le passe étaient condamnes a la misère sont devenus de réels centres de ville.
Un des intérêts étant d’éliminer le contraste entre le centre et la périphérie. Bucarest se développait ensemble au chaos architectural. Il se trouvait entre les anciennes maisons et les nouvelles constructions, entre la misère de la périphérie et la volonté de renouveau. Plusieurs styles architecturaux se confrontaient sans un plan rationnel d’emplacement. Dans l’époque de la Démocratie Populaire on a pave une surface de 4.670.000 mètres carres, on a réparé et modernise environ 5.000.000 mètres carres de rue. Avant 1944 les espaces verts a Bucarest étaient reparti dans la proportion de 2 mètres carres par individu alors qu’en 1959 les zones vertes étaient arrivées a environ 4,7 mètres carres par habitant. On a crée des parcs comme par exemple le parc de « repos et sport 23 August » ainsi qu’on a réaménage les parcs comme Vitan et « Parcul Copilului ». Pour éliminer la non alphabétisation a Bucarest on assiste a la construction d’écoles surtout dans les cartiers nouvellement crées. Ainsi en 1948 à Bucarest il y avait 80.369 analphabètes par rapport a un total de population de 1.041.807. Dans cette même période on est passe en ce qui concerne l’enseignement supérieur de 13 facultés avec 17.791 étudiants à 43 facultés comprenant 37.005 étudiants, la plupart de ceux-ci étant des fils d’ouvriers et de paysans.

1.d. Une nouvelle architecture et l’institution des colocataires

Par les premières innovations du nouveau régime qui s’était installe a la fin des années ’40- et en fait une conquête par laquelle on essayait de résoudre « commodément » le manque de logements, et en même temps par laquelle on organisait pas très subtilement le contrôle sur la vie des citoyens roumains, on a introduit dans l’intimité de la maison « les colocataires » . Cela voulait dire: l’introduction de personnes complètement inconnues (d’habitude issues des « sphères agrées » ). Par la suite les propriétaires des grandes maisons et appartements ont été dépossédés complètement de leurs maisons.
Tout d’abord on a limite le droit a l’espace ou l’on pouvait vivre (voire dans leur propre maison), et l’espace « supplémentaire » , était accorde a ceux qui venaient avec des répartitions de la part des organes administratifs.
Seulement à la fin années 60 début des années 70 les « colocataires » ont disparu en faveur du payement de taxes supérieures pour « l’espace excédentaire ».
Apres la visite de Ceausescu en Chine, la « Révolution culturelle » et des économies sanglantes causées par la mégalomanie égocentrique du dictateur, de nombreuses familles ont du quitter leur maison « dernière relique, chère de la famille » pour aller vivre ailleurs. Leur maison « est morte en 1984 » sous les démolitions produites par le plan paranoïaque ensemble a « l’Hôpital Brancovenesc », et avec tant d’églises et de belles maisons d’un des plus anciens cartiers de Bucarest et pour faire place au « monstrueux Palais du Peuple » ainsi qu’a des magistrales, telle Bulevardul Libertatii.
A part l’analyse du langage, des discours, de la presse du Parti, il est rarement trouvable dans des textes, une analyse de la vie quotidienne des individus. La vie en commun avec des colocataires, des inconnus, imposes par le parti est un des éléments connus par ceux qui ont vécu a l’époque et très peu connus par ceux qui ont vécu dans les décennies suivantes ou dans d’autres pays. Il y avait aussi un conflit psychologique: qui étaient ces gens ? Allaient-ils communiquer ce qui se passait dans la maison ?
Et bien sur le contexte de l’humiliation d’être obligé de partager les espaces (les toilettes), ainsi que les moments les plus intimes

1.d. Négation de l’architecture

Les soucis politiques et « la lutte de classe » mènent a la négation de l’architecture culte jusqu’a la destruction des édifices appartenant aux familles riches et la dépossession des familles ayant de grandes et petites propriétés ainsi que l’élimination des grands propriétaires qui détenaient des propriétés dans tout le pays. Cela mène a la dégradation du patrimoine culturel, des édifices et finalement de l’idée même d’architecture.
D’ailleurs, personne ne se soucie à entretenir ces constructions dont les propriétaires sont absents. La plupart d’entre elles sont détruites sous le prétexte de leur appartenance aux anciennes grandes familles roumaines.
Parfois, certains grands monuments disparaissent n’étant pas agrées par le pouvoir en place.
En Roumanie on n’a jamais eu une architecture intérieure- par exemple: meubles, sculptures…etc.- qui était toujours, importée de France ou Allemagne. Les destructions durant de nombreux attaques de l’Etat Roumain, ont fait qu’on n’ait pas des meubles anciens, avec les seules exceptions des coffres de dot, des coffres de charrue et du siège épiscopal appartenant à l’Eglise .
Voici que dans cette triste situation, dans les premières années après 1944, tout ce qui a survécu la guerre a été détruit ou renvoyé hors du pays : tableaux, sculptures, ainsi que tout autres oeuvres d’art.
Même les thèmes architecturaux sont changés. Tous les grands édifices de la campagne sont transformés en institutions servant l’Etat (C.A.P-uri), ou en édifices « servant le peuple ». Ces édifices n’ont pas été entretenus et ont été voués a leur disparition.
Le régime soviétique occupant, en Roumanie, a cherché à imposer une architecture étrangère, l’architecture soviétique. Toute la culture a été subordonnée à cette fin. Seuls les apports soviétiques étaient embrasses. Il n’y a plus eu d’architecture roumaine durant dix ans.
L’entière architecture roumaine était censée glorifier la puissance incarnée par Staline. Et Ana Pauker, Teohari Georgescu et Vasile Luca détruisent toute création roumaine. C’est une période ou toute l‘architecture doit copier l’architecture soviétique représentée par des créations avec des petites tours, crées « au service du peuple » . La figure emblématique de cette époque architecturale est la Maison de l’Etincelle (Casa Scanteii) suivie de deux autres créations le théâtre et le cinématographe « la Fraternisation entre les Peuples ».
Ainsi commencent les premiers programmes de constructions au services des travailleurs copies jumelles de celles soviétiques.

1.e. Les programmes de constructions et la masse de travailleurs

Le Parti Communiste Roumain (PCR) désirait attirer le plus de travailleurs. De petits cartiers de travailleurs commencent timidement a apparaître. On commence à créer même des villes de travailleurs par exemple dans al Valée du Jiu. Comme Staline voulait construire des hydrocentrales en Union Soviétique, apparaissent aussi en Roumanie des hydrocentrales (Bicaz).
L’implication du pouvoir politique dans la construction est visible plus clairement dans l’idée de réaliser la Canal Danube-la Mer Noire par l’ordre de Staline en vue de détruire la « bourgeoisie et la paysannerie » par le travail force.
1.f. Changement de dirigeants

Les luttes au sein du parti mènent au changement de dirigeant en Roumanie : Gheorghe Gheorghiu-Dej qui dans la dispute avec Ana Pauker, Teohari Georgescu et Vasile Luca gagne de l’influence surtout avec la disparition du Komintern. La politique de Georghiu-Dej est différente de celle de ses prédécesseurs. Un des buts du PCR était de montrer les avantages du nouvel régime instaure par rapport aux régimes précédents. Cette tendance s’accentuera avec la période de Ceausescu, lors de l’exaltation du régime en vigueur et de nombreuses exagérations demandées et soutenues par le Dictateur : par exemple, les amples manifestations « d’adoration et remerciement » du chef de l’Etat.

1.g. Les influences du Communisme National

Le Communisme international prend des influences nationales. Il y a une lutte pour le pouvoir. Chaque dirigeant politique cherche par les construction qu’on lui ordonne de faire démontrer tant la puissance que les bienfaisances du système totalitaire communiste.
Au début le travail force au Canal se complète avec le travail semi obligatoire de la jeunesse dans les chantiers nationales : Vieseul de Sus ou Bumbesti Livezeni. La jeunesse intellectuelle ou semi -ouvrière était obligée d’apprendre l’histoire du parti, ses bénéfices, ainsi que la lutte de classe. Ils formaient les premières écoles de constructions. L’architecture reste une science soviétique, beaucoup d’architectes et constructeurs suivant les cours des écoles de l’Union Soviétique.
En Roumanie c’est la période de la famine, des nationalisations et des reformes monétaires. La naissance d’une nouvelle classe dirigeante a lieu, spécialement la classe ouvrière qui était malheureusement inculte. Toute nouvelle idée en architecture est immédiatement détruite (étant considérée comme exploit du Capitalisme en contre de la lutte de classe). Il n’y a pas, à cette époque, de grands ensembles architecturaux. Et par ci par la, apparaissent quelques bâtiments nouveaux, tous avec une nuance politique : par exemple le Théâtre de l’Opéra de Bucarest qui devait être le Théâtre d’Opérette.

1.h. Reformes dans le domaine des constructions

Les luttes au sein du parti mènent aux reformes dans le domaine des constructions et en architecture principalement. Il ne s’agit plus d’auteur mais d’un groupe, un collectif de personnes qui travaillent pour créer. Même dans l’architecture il y a un travail en collectif et supervise, comme partout ailleurs. Tout ce qui était crée devait être vérifie et avise par les membres du Parti. Leur travail était avisée par de diverses institutions d’Etat qui opéraient conformément avec les lois crées par le Parti.
L’idée principale était la standardisation des constructions et l’uniformisation des formes. On utilisait les mêmes projets type, les mêmes matériels, les mêmes surfaces, le même argent et les mêmes personnes qui donnaient leur avis sur les projets de toutes les constructions et spécialement pour les constructions destinées au logement. Toutes les constructions construites a cette époque sont dénuées précision et de fonctionnalité.
D’autre part, les luttes au sein du parti, tant celui soviétique que celui roumain, mènent a des changements permanents en ce qui concerne l’architecture, en tant que thèmes mais aussi que nécessite.
En Roumanie, commencent à apparaître, a part les logements, les constructions sociales culturelles, les constructions industrielles. De grandes fabriques, géants de l’industrie selon le modèle soviétique (en spécial dans le domaine de la sidérurgie), grands ensembles agro zootechniques, dans le but de compléter les kolkhozes roumains, quelques hôpitaux… etc. Mais la forme des constructions reste la même.
En Roumanie apparaissent des collectifs d’ingénieurs et d’architectes qui respectent les thèmes du parti.

1.i. Ouverture vers l’esprit occidental : Ensemble touristique de Mamaia

Le premier revirement dans l’architecture, apparaît a la fin de la vie de Gheorghe Georghiu-Dej, avec la construction de l’ensemble touristique de Mamaia. L’architecte Cezar Lazarescu, en violant les règles imposées par le gouvernement, crée une architecture plus moderne, dans l’esprit architectural occidental, a Mamaia.
Apres la visite de Gheorghe Georghiu-Dej a Mamaia et après l’approbation de ce projet, on passe a une nouvelle perspective. On passe de celle soviétique a celle roumaine, avec quelques petites influences de l’Ouest.
Avec l’influence de l’architecture occidentale (revues, cérémonies officielles, visites) on passe a une certaine humanisation de l’architecture, tout en restant dans le cadre socialiste.
Nombreux sont ceux qui considèrent ces démarches prises par le pouvoir, comme une manière de gagner une grande partie de la population, dans la lutte avec les autres membres du parti. Le but étant la conquête de la population au niveau des attitudes face a la victoire du régime.

1.j. La relation entre l’Etat Communiste et l’Eglise : Le rôle de la Maison du Peuple

Un autre élément a prendre en considération spécifique d’un régime totalitaire serait la haine pour l’Eglise qui renoue avec l’idée de démolition : on a détruit des monuments religieux en vue de la création d’un bâtiment « supérieur » et laïque : la Maison du Peuple. Cette construction a implique des démolitions massives. Ironiquement, une des premières maisons démolies fut celle de Cezar Lazarescu.
Les démolitions du cartier sur la place duquel se situe la Maison du Peuple comprennent aussi des églises qui ne sont plus de nos jours. L’évacuation du site ou l’on a construit a signifie la destruction de 9.300 maisons, une cathédrale, et une douzaine d’églises qui était construites au XIXeme siècle. Le rejet de l’Eglise renoue avec l’idée de démolition qui a eu lieu en vue de construire la Maison du Peuple, qui elle, est laïque. Celle-ci fait partie de la construction de l’identité nationale de l’époque de Ceausescu qui mérite à être retenue pour comprendre comment et pourquoi la Maison du Peuple a été construite.
De nos jours on restitue a l’Eglise une partie de son pouvoir en lui cédant le droit a une Cathédrale, un gigantesque et obscure projet (tant par ses proportions que par ses fins) : il s’agit de la Cathédrale de la Délivrance de la Nation .

1.k. Une nouvelle forme de l’architecture :
La destruction de l’ancienne culture roumaine

La destruction de l’ancienne culture roumaine, fait qu’on adopte officiellement une autre forme d’architecture. De grands ensembles de constructions complètement nouvelles commencent à apparaître.
Cela mène à la systématisation des villes, en créant partout un centre de logements et un centre culturel. Tout ce qui se construit est considèré comme « une nécessite ouvrière » . La plupart des logements sont crées autour des usines et fabriques: y compris les cinémas, les théâtres. A part ces hommes, les grandes constructions de logement étaient desservies et utilisées par un département entier. La construction des logements a un double but: faire venir de la campagne une grande masse de personnes pour les faire travailler dans des usines nouvellement crées et pour agrandir les rangs du prolétariat ainsi que les faire vivre tous dans des ensembles de logements pour mieux les contrôler.
Les normes de construction est d’utilisation étaient sept mètres carres par personne. Les grandes constructions étant crées pour des organisations politiques ou pour celle qui avaient la charge de créer « l’homme nouveau » (une nouvelle culture). C’est ici que commence une dispute entre les idées soviétiques de l’architecture et celles roumaines qui commencent a se servir des anciennes traditions nationales.

Ceux qui ont fait leurs études an Union Soviétique ne sont plus a la mode. Les écoles commencent a être reformées, mais elles se basent toujours sur le système socialiste. L’idée de communisme socialiste apparaît. De nouvelles formes de restauration des anciens bâtiments prennent vie.
Il s’agit du type nouveau de communisme roumain.
En Roumanie apparaissent des programmes importes de l’Ouest Européen avec une nouvelle tendance de modernisation de l’industrie. Ce revirement politique mène à l’augmentation du niveau de vie, la possibilité de s’informer, d’avoir des liens moindres avec l’étranger plus qu’auparavant mais sous la direction du Parti Communiste Roumain.
Plusieurs industries se développent: l’industrie chimique, l’industrie du bois, apparaissent de nouveaux matériels de construction grâce aux nouvelles industries crées, de nombreux progrès dans le domaine de l’industrie. Chaque département la charge de créer une grande industrie, créer encore et encore des places de travail dans l’industrie, de créer des nouveaux ouvriers.

Apres la mort de Staline et l’apparition d’autres dirigeants soviétiques on assiste a l’accentuation de la dispute entre les politiciens roumains et ceux soviétiques.
La mort de Gheorghe Gheorgiu-Dej fait surgir a la surface de la politique roumaine un nouveau dirigeant propose par ce dernier avant son décès : Nicolae Ceausescu.
A la mort de Gheorghiu-Dej on a prit la décision de sa quasi- sanctification. Apres trois jours depuis sa mort (22 mars 1965) on a décide de prendre des mesures en vue de l’immortalisation du défunt au nom des trois institutions qui représentaient le pouvoir en Roumanie : le Commite Central du Parti, le Conseil d’Etat et le Conseil des Ministres. Cette idee fut oubliée malgré les sermons faits par les membres du parti dans la revue « Scanteia » (L’Etincelle) et reproduites avec fidélité dans les medias roumains. Ceux-ci furent, pourtant, les bases du culte de la personnalité de Ceausescu.
2. L’Epoque Ceausescu

Un autre « tour de force » pour l’architecture roumaine communiste a représente la période de Ceausescu. Elle voit prendre essor dans son développement : construction de nombreux édifices qui réunis, réussissaient a loger deux millions de personnes ; grandes constructions industrielles ; de nombreuses constructions sociales : hôpitaux, écoles, édifices administratifs, mairies… etc. A cette époque prend essor aussi l’industrie militaire qui devient très puissante (quatrième exportatrice d’armement du monde ), ainsi que l’industrie chimique.
Avec l’arrivée au pouvoir de Ceausescu, une nouvelle idée prend vie: celle d’irriguer l’entier pays. Selon ses plans le pays devait être irrigue a 40%.
Mais parmi toutes ces réalisations les plus visibles ont été le Canal Danube-Mer Noire et la construction du metro a Bucarest. Dans la période 1966-1968 on a fait construire le Théâtre National par l’architecte Horia Maicu, ainsi que le Hôtel Intercontinental en collaboration avec les américains. La Roumanie était déclarée « nation favorisée ».
Ces constructions ont été faites tant grâce a de prêts externes de douze milliards de dollars , que par une organisation quasi militaire, dictatoriale dans le système de construction. Tous les investissements étaient planifies par quinquennats par lesquels on décidait ce que l’on construisait et le terme de réalisation. Toutes les constructions étaient inspirées et décidées au sein du Parti Communiste Roumain et dirigées personnellement par Nicolae Ceausescu.
Le politique représente la force dirigeante dans tous les travaux et les investissements.
Ceausescu a cherche par la politique de subordination de la Roumanie tant aux Etats-Unis qu’a l’Union Soviétique d’être laissée faire ces investissements. Les deux grandes puissances économiques et militaires ont cherche a attirer la Roumanie sous leur sphère d’influence et ceci a signifie une indépendance politique et militaire devants des tiers.

a. Un exemple classique : Le Canal Danube-Mer Noire

L’idée de construire un canal a eu comme but de faciliter l’entrée des vaisseaux marins sur le Danube, le réseau fluvial étant le plus économique système de circulation entre l’Est et l’Ouest de l’Europe.
Des le XIX-eme siècle et spécialement au XX-eme siècle sont crées toutes sortes de projets pour la réalisation de ces fins.
Mais au début du communisme, dans la période stalinienne, le projet du canal signifiait en fait la destruction en masse de l’intellectualité roumaine. Ce canal a représente pour l’entier peuple roumain une véritable prison et source de peur.
Avec la Mort de Staline, les travaux du canal ont été interrompus. La plupart des détenus ont été mis en liberté, et le Parti, pour éviter de laisser apercevoir l’échec de ce projet a initie un procès dans lequel trois ingénieurs ont été condamnes et exécutes car on considérait que par la faute de ces trois personnes on a interrompu le procès de construction du canal.

Par les relations qu’a eu Ceausescu avec le Schacht de l’Iran (a l’époque un policier des Etats Unis et de l’Europe en vue de la stagnation des efforts révolutionnaires du monde arabe).
On a décide grâce a l’argent venu de l’Iran de commencer la construction d’un canal par lequel le pétrole iranien puisse être transporte dans l’Ouest de l’Europe. Par le port turque Trébizonde, le pétrole iranien par quatre oléoducs serait transporte par des vaisseaux côtiers jusqu’a Constanta et de la, par le nouveau canal directement dans les ports allemands, belges et français.
Dans le reste de l’Europe, le réseau de canaux fluviaux était en concurrence avec ceux de transports en voiture et avec ceux de voies ferrées étant très bon marche, économique. Il restait seulement a construire un chemin qui lierait le Danube au Rhin. Le Schacht, en détournant les pays arabes, aurait transporte la richesse de son pays : le pétrole, plus facilement. Il était aussi intéresse par la création d’une grande raffinerie en Roumanie : Petromidia.
Ainsi, a commence, grâce a l’argent iranien, la construction du canal. Mais, a cause de la révolution arabe et iranienne le Schacht a été chasse et le chantier a été ferme. Tout cela a eu des effets sur le peuple roumain qui a du supporter les énormes dépenses pour la finalisation en sept années de ce projet : le Canal Danube-Mer Noire.
Malheureusement la force économique roumaine était très faible. La mauvaise inspiration de payer a tout prix les emprunts reçus de l’Ouest a provoque une diminution des dimensions du Canal. Toutefois, le Canal a été une des plus grandes réalisations de l’époque de Ceausescu pur l’immaginaire de beaucoup de Roumains.
Ceausescu n’a pas été chanceux, remarque l’architecte Camil Roguski, dans cette période, en Roumanie il y a eu le plus grand tremblement de terre et les plus grandes inondations ainsi que les plus grands changements économiques mondiaux.
En 2000 l’écluse Danube-Rhin a été terminée. Malheureusement le Danube a été bloque a cause des bombardements de la guerre yougoslave. Il reste toujours aujourd’hui et restera aussi dans le futur une voie de circulation entre la Mer Noire et le Danube. Tenant compte que les Ukrainiens font construire leur propre canal dans le Delta actif du Danube qui certainement va obturer le canal roumain de Sulina.
L’idée du Canal Danube-Mer Noire, même si elle a appartenu à Ceausescu, ne doit pas être sous-estimée.
La majorité des travaux de « la période d’or » de Ceausescu sont subordonnées à ses idées. Apres la finalisation du Canal Danube-Mer Noire, on a initie le Canal Danube-Bucarest, qui a été interrompu aujourd’hui même si il est presque fini. Dommage, car la plupart des capitales européennes sont aussi des ports sur des fleuves ou rivières.

b. Une époque divisée en trois grandes étapes

Dans le période de Ceausescu on remarque trois grandes étapes qui se distinguent.
Le symbole de la première époque est la lutte pour le pouvoir. Il s’agit de gagner le pouvoir totalitaire du parti communiste. La deuxième période, est celle de libération de la tutelle politique et économique soviétique ainsi que l ‘ouverture vers la culture et l’économie occidentale. On dit de cette période qu’elle a été « la plus plaisante des trente dernières années ». Ceausescu était bien vu par l’occident et en Roumanie se prend contour une plus grande liberté de la presse. On reconsidère les valeurs techniques, la littérature et les arts de l’Ouest.
Durant le début des années 1980 Ceausescu visite de nombreux pays de l’Ouest européen et désire imiter plusieurs travaux qui l’ont marque.
Mais cette période est très courte, car les visites qu’il fait en Orient : Chine et Corée lui font changer d’avis complètement. Ainsi il devient un des dicteurs les plus visibles d’Europe.
Le fait que l’intellectualité ne s’est pas opposée à sa conception sur le monde, ne lui montrant pas son visage véritable, l’a fait croire qu’il était le seul homme qui puisse sauver la Roumanie. Il était « le plus grand chef politique, militaire, le plus grand économiste et le plus grand architecte ». Cette mégalomanie s’est reflétée dans tout ce qu’il a entreprit et ce qu’il a fait construire dans les dernières années de sa dictature : 1978-1989.

b.1.Les grandes constructions

En Roumanie, dans la période de Ceausescu apparaissent des constructions monumentales, mégalithiques. Par ses dispositions on fait construire des petits palais d’usage unique ainsi que de nombreuses maisons pour les invites.
De loin la plus significative a été la « Maison de la République » .
Même si le Parti désirait que tout soit planifie, en ce qui concerne l’architecture tout ce qui a été réalise, a été exécute selon les plans, les désirs et les ordres de Ceausescu. Par exemple: les constructions qui ont été réalisées sur le littoral roumain a cette époque. De nouvelles stations apparaissent : Saturn, Neptun, Jupiter, Venus. Sur tout le littoral étant construits des hôtels et de cantines pour deux cent mille personnes.
Par le système social impose, tout le monde avait la possibilité de passer son conge a la mer. Il y avait aussi un grand nombre de touristes venant des pays socialistes (car la Roumanie était aussi a l’époque un pays aux frontières fermées vers l’Ouest ).
Les prix réduits pour le logement ont aussi attire de nombreux touristes venant de l’Ouest.
Dans un système capitaliste l’industrie du tourisme roumain n’est pas rentable car l’exploitation seulement trois mois par an, ne peut pas être considérée productive. Même si on avait une série d’avantages : les plages sont exposées dans le sens du levé du soleil, des plages riches en sable, l’absence d’animaux dangereux.
La période réduite de logement et l’incertitude du bon temps ont mène au déclin de cette industrie. Même si on a attire l’attention a Ceausescu sur ces effets, il n’a pas fait arrêter la construction de nouvelles places de travail. Au milieu des années 1980, a Neptune dans l’intervalle de six mois ont été réalises douze mille places dans les restaurants.

Une des idées de Ceausescu était de diminuer les lieux de travail dans l’agriculture et de transformer le paysan en ouvrier dans une usine, dans une fabrique car on avait besoin de créer de nouvelles villes. Comme de point de vue économique on ne pouvait pas bâtir des immeubles éparpilles dans une ville on a construit des cartiers entiers surtout aux périphéries des villes . Dans toutes les villes de Roumanie l’espace locatif a été double dans la période de Ceausescu. Les blocs étaient crées verticalement pour comprendre un nombre plus large de personnes. L’utilité de ces constructions était de base. Il s’agit de loger un nombre impressionnant de « personnes-robots » qui étaient censées de participer à l’économie roumaine en tant que force de travail. Le peuple dans son entier est témoin de la déshumanisation de l’architecture. On assiste au passage à une architecture utilitariste et économique. En ce qui concerne les bâtiments crées pour les masses, l’esthétique est complètement éloignée en faveur de l’utilité, retour a la fonction de base des édifices (simples toits, comprenant le plus d’âmes).
Les fonds mis à la disposition de ces constructions étaient moindres. C’est pour cela que les constructions sont uniformes sur des sections réduites mais avec un matériel de très bonne qualité.
Non seulement une fois nous dit l’architecte Roguski, que ce qu’on a construit comme logement durant cette période n’est pas solide. « C’est une erreur » , car, explique-t-il, « les architectes roumains sont le résultat des écoles et facultés extraordinairement élevées » . D’autres aspects ont souvent été critiques dans le temps : si le monde plaint souvent es espaces étroits et petits de ces immeubles, ils peuvent être rassures que ce modèle de logement a été repris selon le modèle français et plus largement selon le modèle occidental. Le confort réduit est du en fait qu’on a construit un grand nombre de logements avec un même fond.
A la mort de Ceausescu on avait termine avec les demandes de logement. Ces logements étaient donnes gratuitement et les coûts mensuels ne représentaient pas un effort pour les gens qui travaillaient .
Mais ces constructions de bâtiments n’ont pas été suivies par le développement de l’infrastructure des villes. Les villes restent de nos jours avec des lacunes dans le domaine de l’infrastructure : canalisation, eau courante, rues…etc. Ne parlons pas des autoroutes qui étaient prévues par Ceausescu dans l’an 2000. Ce système d’infrastructure est très important il représente 30% d’une construction, il est nécessaire pour le bon déroulement de la vie dans le logement.
Bucarest et les autres villes se sont développes peu a peu sans des plans a priori. Ainsi le développement n’a pas été unitaire.
La construction des bâtiments, des rues, une nouvelle circulation dans une ville ancienne ne peuvent être réalises que par des sacrifices . Ceci est presque impossible a Bucarest a l’heure actuelle. Cette affirmation est justifiable par des raisons économiques. Faire évacuer une zone, suppose dédommager les familles qu’on doit loger dans un autre bâtiment, cela impliquerait des fonds énormes que la Roumanie ne semble pas vouloir et pouvoir dépenser.
« Ceausescu a réussit a imposer et a entretenir un culte de la personnalité d’une ampleur inégalable dans l’espace européen grâce a la durée très longue pendant laquelle celui-ci a détenu le pouvoir et le contrôle entier (hérite de son prédécesseur) sur les moyens de communication et la police répressive » .

b.2. 1960-1970 : Centres Civiques en Roumanie

A la fin des années 1960, la Roumanie, ainsi qu’a l’Ouest, l’esprit communautaire fut remplace par les « centres civiques »- et les monuments qui lui sont dédies, étant décrits par les occidentaux comme des monuments « civiques grotesques avec, obligatoirement, des places [publiques] (…) et une tendance éléphantine » inspirées par « le dernier » Le Corbusier. C’est dans l’ossature, dans la structure d’ou ressort « l’héroïsme » de soutenir architecturalement l’édifice entier. Les grillages dispos sur les façades des principaux édifices administratifs, élevés des la fin des années 1960 dans toutes les capitales de régions, étaient les métaphores du contrôle. Même si les cadres structurels et décoratifs ne sont pas devenus autonomes, comme dans les mégastructures, l’exhibition des hauts murs de béton, est peut-être l’une des plus importantes caractéristiques de l’architecture officielle Est- Européenne des années 1960 et 1970.
Dans le même style “héroïque”, mais plus près de la désincarnation brutale, ont été construits certains édifices majeurs au début des années 1970 en Roumanie.
L’institut polytechnique de Bucarest (1962-1972, Octav Doicescu architecte chef, P.Iubu, C. Hacker, S. Lungu, P.Swoboda, I. Podocea architectes) fut l’un des premiers exemples de l’approche monumentale et brutale vers un changement radical suivant le modèle de création stalinienne. Les cadres et la grossièreté des matériaux renforces par les grands volumes ont été néanmoins masques par des finissages superficiels de brique. Une approche presque similaire a été employée dans le design de l’Academie « Stefan Gheorghiu » (Stefan Rulea architecte chef) : ses auditoriums sont des masses immenses détachées des cadres de béton de la façade (même composition que celle extérieure).
Les constructions de Est- Européennes ont été contaminées par la préfabrication et l’habitat de type social après 1954. Ceci fut la parfaite occasion pour l’installation des mégastructures et une manière efficace d’imposer le contrôle sur l’environnement et les habitants.
Pendant les années 1960, de nombreuses villes Est- Européennes ont souffert a cause de la destruction des centres historiques au nom du développement. La Tradition a disparu pour que le Modernisme prenne place et impose « un ordre architectural simple dans les dispositions de la société humaine et de son matériel »
Le centre civique ressemble beaucoup au projet d’Albert Speer (même les dimensions) et en même temps nous pouvons entrevoir des allusions au modèle de Versailles – dans les même intentions de consacrer l’espace a la splendeur du régime.
Les controverses concernant l’appartenance des idées et modèles choisis ne sont pas encore finies. La Maison du Peuple – ressemble tout d’abord a elle-même, elle est unique par elle-même et par ses dimensions, par son emplacement sur les collines historiques de Bucarest

c. Bucarest le petit Paris d’antan

On nommait Bucarest « le petit Paris » en comparaison avec le grand Paris. Ce dernier étant l’oeuvre de Napoléon III et de l’architecte Haussmann. Ce que nous voyons et admirons aujourd’hui a signifie pour cette époque la démolition d’un tiers de Paris et la disparition de nombreux monuments . Des systématisations décisives ne peuvent être réalisées que dans une période de dictature car par une seule disposition disparaissent des maisons, des terrains, des monuments qui ne sont même pas rembourses.
Le rêve de réaliser aujourd’hui un Bucarest comme on le désirerait est très problématique a cause de coûts élevés. A Bucarest ont existe de nombreux plans de systématisation qui dans la période entre guerres n’ont plus été réalisables. Dans la période de Ceausescu ont été lancées d’autres idées, mais dans ces projets on a omis d’intégrer les plans lies aux problèmes de circulation et d’infrastructure. La preuve de ces plans a été la construction de bâtiments de logements sans songer aussi a la circulation, a la canalisation…etc.

d. Deux projets clés de Bucarest : La systématisation de la Dambovita et le Metro

Ces projets n’ont pas eu de vision d’ensemble. Ils ont été crées dans la même période et les plans des deux projets ne se croisaient qu’au moment ou il y avait un problème de croisement. Ces deux projets ont été très coûteux. D’une part on voulait créer un « poumon vert » a Bucarest, autour des sources d’eau de la Dambovita en élargissant les voies de passage de l’eau et en systématisant son passage, en faisant que la Capitale soit carrément coupée en deux. D’autre part on voulait créer un milieu de transport facile et rapide qui servait a transporter les ouvriers vers les centres de travail.
Ceausescu n’a pas aime Bucarest. Il ne supportait pas l’aire impropre de cette ville. Dans un premier temps il voulait déplacer la direction du pays à Lacul Rosu, près de Bucarest, ou il aurait construit sa résidence et les résidences des dirigeants de l’Etat. Entre temps ce projet a été oublie en faveur des constructions de Snagov ou il habitait pendant l’été.
De la visite rendue a la reine de l’Angleterre Ceausescu s’est inspire pour la construction du Palais Cotroceni ou il a imagine que sera logée son invitée lors de la contre visite.
Dans sa vision de Bucarest, la capitale devrait être traversée par un cours d’eau. Comme la Dambovita n’avait pas alors l’image d’un cours d’eau représentatif , Ceausescu l’a systématisé en créant un miroir d’eau le long de son canal. Pour compléter cette idée d’élargissement de la Dambovita pour aérer l’air et pour embellir l’image de Bucarest Ceausescu a inclus dans ses plans le Lac Rouge, le lac de Ciurel ainsi que les lacs de Cotroceni et de Cismigiu ainsi que l’élargissement des lacs d’accumulation de la Dambovita. Il va créer une zone verte autour qui va séparer en deux Bucarest
Toute visite à l’étranger provoquait une nouvelle série de plans et de désirs pour Ceausescu. Les châtaignés et les tilleuls de la nouvelle systématisation de la Dambovita représentaient les artères avec tilleuls de Berlin. En créant le nouvel Palais Cotroceni il a voulu créer une nouvelle artère a Bucarest, celle Est-ouest : le Boulevard « Victoria Socialismului ». D’une part et de l’autre de ce boulevard on a construit des nouveaux blocs de logement avec un finissage a part et des surfaces plus « heureuses » par rapport aux autres logements construits dans les cartiers périphériques.
Il a voulu créer au sein de Bucarest le centre politique avec la plus grande et significative construction: la Maison du Peuple.

3. La Maison de la République versus la Maison du Peuple

3.a. Un Projet coûteux et insensé

La Maison du Peuple était censée d’être entourée d’autres bâtiments représentatifs : les Ministères de l’Armée, de l’Enseignement, la Bibliothèque Nationale et même l’Opéra.
Un autre centre pareil aurait été crée près de la Gare du Nord ou auraient du être places les ministères techniques, de l’Industrie, des Sports… etc.
Ces deux grands centres devaient être reliés entre eux par des grands boulevards et des moyens de transport souterrains.
Lorsqu’il a pense construire les magistrales de metro : ces moyens de transport étaient destines aux ouvriers. Les directions de transport par le metro étaient dans le sens des habitats vers le travail et non l’inverse, (par exemple le cartier Drumul Taberei n’a pas de metro). La vitesse ainsi que les systèmes des constructions sont au plus haut niveau mondial. Le terrain sur lequel on a organise ces canaux est difficile a travailler, les constructions étant difficilement réalisées. On peut comparer ce type de terrain a celui de la Ciudad de Mexico.
On a crée ainsi une nouvelle industrie liée au metro en incluant la voie de roulement et les wagons. Pour la construction des autoroutes, elles étaient programmées pour l’année 2000. A cause de cela, il n’y a pas en Roumanie des autoroutes. On a seulement modernise certaines routes entre départements. Les hommes politiques qui ont désiré la construction de ces routes ont été éliminés par Ceausescu.
Il n’est jamais suffisant de répéter, les plans architecturaux étaient ses propres plans selon ses propres idées. La preuve de cette affirmation est la Maison de la République. Nous pouvons dire qu’il a désiré que cette construction soit sa propre création.
Suite a une visite rendue en Corée du Nord et enthousiaste de la manière dont il a été reçu par les coréens de Kim Ir Sen. Il a été impressionné par le bâtiment du Commite Central (La Maison du Peuple Coréen). Des son arrivée a Bucarest il a charge ses hommes avec la construction d’un bâtiment représentatif du peuple roumain et de sa propre personnalité.
Un concours a été organise sur ce thème par lequel les meilleures architectes ont fait plusieurs projets selon des coordonnées préétablies. Le concours a été gagne par une personne inconnue qui s’est permit d’agrandir les surfaces du projet.
Le lieu d’emplacement au centre de Bucarest a été en grande mesure l’idée de l’architecte Cezar Lazarescu, qui avait considéré qu’il y avaient déjà assez de constructions a la périphérie de Bucarest il était le temps de construire quelque chose de significatif au sein de la capitale. Le centre-ville était un peu néglige dans le domaine architectural et avait de moins en moins de bâtiments significatifs pour une nouvelle métropole.
On a fait plusieurs variantes pour la construction de la Maison du Peuple. Le terme de l’achèvement de cette construction était d’une année. Ce terme est encore une preuve du manque de connaissance, de logique et de technique du problème de la part de Ceausescu. Le terme d’une année a été établi suite a une erreur de traduction. Lors de sa visite en Corée, par une erreur de traduction le bâtiment du Comite Central a été construit en six ans et on lui a traduit « six mois ». Personne n’a pas eu le courage de lui montrer la vérité.
Apres le Pentagone c’est la deuxième construction dans le monde et la plus grande construction d’Europe. La construction a été exécutée par environ cent vingt mille hommes et représente une main d’oeuvre et une pensée a cent pour cent roumaine. On n’a pas permit l’emploi de matériels importes.

Quatre thèmes devaient être résolus :
Le bâtiment du Comite Central qui devait recevoir deux milles personnes ;
Le bâtiment du Parlement et du Sénat ;
L’aile du Gouvernement ;
L’aile privée (appartement et extensions).
La maison du Peuple se voulait en même temps Palais Gouvernemental, Palais Résidentiel, la Résidence du Parti Communiste Roumain, la Résidence de l’Armée, « la Résidence des Résidences », « le Temple de Jérusalem » .

3.b. Le dossier de construction de la Maison du Peuple

La Maison du Peuple telle que nous la connaissons aujourd’hui est l’oeuvre de milliers de gens qui ont participe non seulement aux projets, mais aussi aux constructions, aux décorations et surtout à la mise en oeuvre d’un monument qui sert aujourd’hui de mémento dans l’histoire de la Roumanie. Des lors cette création issue d’un puzzle d’impressions accumule par Ceausescu de ses voyages ainsi que des pensées créatrices d’architectes presque inconnus jusqu’ a présent est rentrée dans la mémoire collective roumaine comme la plus grandiose construction qui provoqua des sentiments contradictoires. Les Roumains, d’une égale mesure que les Etrangers, se confrontent avec un problème: déchiffrer les mystères de l’esthétique architecturale de cette construction.
Elle est caractérise par un grandeur démesurée, inconnue par la Roumanie jusqu’alors mais aussi par la normale caractéristique d’un régime totalitaire : le désir de s’imposer a tout prix et de toutes les façons possibles.
Une dizaine d’architectes ont participé a la construction de la Maison du Peuple. Parmis eux on trouve l’architecte Doicescu et l’architecte Iorga. Le thème était : « un Grand Palais, mais plus grands que le Palais du Comite Central, un palais raisonnable comme surface et comme distribution ». Aucun des architectes participants n’a gagne le concours. Ce fut Ceausescu lui même qui devint l’architecte de la construction étant représente par deux architectes : Anca Petrescu et Cezar Lazarescu. Ceux-ci on agrandi de cinq a sept fois les dimensions du projet demande par Ceausescu. Ce n’est pas Ceausescu qui a demande la construction d’un palais énorme. Les dimensions finales de la Grande Maison sont le suivantes : 330 000 mètres carres, 2,55 millions de mètres cubes, 440 bureaux, 1200 salles de réunions, des dizaines de salons.
Le projet avançait sous forme de graphiques et plans qui étaient inventes a chaque fois par les architectes. La réalisation en six mois était impossible. « Ni le trust Carpati » n’avait pas suffisamment d’effectifs pour satisfaire la demande de forces de travail pour bâtir « la Maison » . Le trust Carpati s’occupait avec le dégagement de l’emplacement ainsi que de l’infrastructure des rues. D’autres entreprises s’occupaient des bâtiments adjacents : deux milles ouvrier venus de Suceava, autres cinq mille sont venus de Iasi.
La Maison du Peuple devait accueillir deux mille salaries. Les escaliers et les ascenseurs destines a ceux-ci n’étaient pas suffisants. Leur chemin vers le lieu de travail aurait dure environ quatre heures . Toujours selon la même source, le Cabinet de Ceausescu était le second dans le monde comme grandeur, après celui de Hitler .

En 1984 le couple Ceausescu a mit la première pierre de fondation de la Maison du Peuple. Le début de la création du centre civique qui s’est forme autour de cette immense création a implique aussi la destruction de nombreuses constructions qui trouvaient leur place sur le terrain sur lequel siège aujourd’hui la Maison du Parlement.
L’aspect totalitaire de la construction monumentale est lie à sa grandeur mais aussi par l’emploi d’une quantité énorme de ressources visant sa construction. Ceci implique la privation de la population des ressources censées satisfaire les besoins primaires de la plupart de la population roumaine dans l’intervalle de la construction (nourriture, électricité, réchauffement). Apres la Révolution anti-communiste de 1989 on a réussi a réconcilier la grade dette que la Roumanie s’était faite pour pouvoir construire le monument avec les investissements que celle-ci devait faire pour la population.
La « Maison de la République » était censée des les projets de sa construction de glorifier la dictature de Ceausescu.
Une des controverses par rapport a cette construction est liée a ses noms : Maison de la République, Maison du Peuple, La Grande Maison, La Maison du Parlement (actuellement). Le nom le plus souvent employé est celui de Maison du Peuple.

4. Nicolae Ceausescu et son « projet » architectural

4.a. Reflet de la personnalité de Ceausescu dans la réalisation du projet

Mené par les conditions sociales dans lesquelles il vivait, Ceausescu se place, des son adolescence, sur les positions d’un communiste véritable dans la lutte de classe déclanchée en Roumanie des la période de l’entre-deux guerres. Il prétend être aussi le stratège des événements du 23 août 1944, date qui signifie du point de vue de l’historiographie, le point initial de communisation de la Roumanie.
Les slogans, la propagande de l’image, les medias, les écrivains et les artistes ont renforce la signification de l’identification du leader avec le parti, le peuple et la patrie spécifique aux dirigeants des sociétés totalitaires. Mao fut le premier a déclarer que : « ce n’est pas le parti qui doit être mit devant mais le dirigeant ».
Les significations de l’identification ont été amplifiées par la pratique d’être « élu » dirigeant du parti par le mandat de toutes les organisations de base du territoire. Les participants au Congres avaient seulement la mission d’être les voix des hommes qui travaillaient . Le refrain qui accompagnait Ceausescu était : « le Parti, Ceausescu, la Roumanie ». Ceci n’est que le début du culte de la personnalité de Ceausescu qui marqua toute la période pendant laquelle il a été au pouvoir.
La construction de la Maison du Peuple a été l’apogée de ce culte en termes de grandeur. Mais l’art et les réalisations de l’époque ont été toutes influencés par la pensée inefficiente du couple Ceausescu.
Pour la réalisation du projet qui dévoilait un autre aspect de la personnalité complexe de Ceausescu on a fait augmenter les effectifs d’hommes qui allaient travailler et lui donner vie.

4.b. La réalisation du projet : l’Organisation

On travaillait par équipes qui se succédaient en vue de terminer le projet le plus vite possible. Ces ouvriers venaient à Bucarest de tous les coins du pays. Ils étaient animes par les avantages considérables que leur offrait le poste de participants a la grande création.
Leurs salaires étant triples par rapport aux autres ouvriers. Les avantages matériels ne se terminaient pas la : ils bénéficiaient d’une cantine, d’un magasin « économat », logement ainsi que la possibilité de venir s’établir définitivement a Bucarest. A part les ouvriers bucarestois et ceux venus d’ailleurs, la construction a bénéficie de la force de travail de certaines unités spécialisées de l’armée.
Ce projet a bénéficie de la participation de soixante mille personnes pour la construction des immeubles, des bâtiments et des ministères adjacents.
A cause de l’inconséquence des idées qui survenaient très souvent en avalanche on a fait de nombreuses modifications au projet initial. On a ajoute par exemple quatre étages au corps central.
Mais dans la dernière période, Ceausescu a prit d’une manière évidente, l’allure d’un dictateur puissant, et les demandes ainsi que les solutions n’étaient plus logiques. Les causes étaient principalement dues au fait que les dirigeants de seconde classe qui étaient directement subordonnes a Ceausescu n’avaient pas d’autres opinions et par conséquent ne prenaient jamais d’autres décisions que Ceausescu. La plupart des solutions proposées n’étaient pas techniques soit elles auraient coûte trop cher.
L’idée de mégalomanie peut être vue dans toute et chacune des créations et demandes de Ceausescu. On peut voir visiblement cela dans l’image des palais construits : Cotroceni, Pelisor,Olanesti, Snagov, la Maison de la République. La plupart de ces palais étaient dotes d’éléments- accessoires très chers qui n’ont jamais été utilises par personne. Les palais de Cotroceni, de Sinaia et Olanesti n’ont jamais été utilises.
« L’extrême peur de la mort a fait de Ceausescu un homme très superstitieux », dit Mr. Roguski, « il se renfermait dans sa chambre à coucher et dormait avec ses deux chiens ».
« Il n’a visite qu’une seule fois le Palais Cotroceni car pour la première fois qu’il l’a visite Elena Ceausescu, sa femme, est tombée, et il a considère cela comme un mauvais signe » raconte Mr. Roguski. Il ne dormait jamais dans un bâtiment qui a été habite auparavant par quelqu’un d’autre. Toutes ces choses étaient tolérées voire encouragées par Elena Ceausescu. « Dans tout ce qu’il a propose de faire et tout ce qu’il a réalise il a pense d’une manière simple de paysan. Il a vécu et il est mort comme un paysan » .

4.c. Quelques détails peu connus sur la Maison du Peuple

L’une des premières choses que quelqu’un apprend sur la Maison du Peuple est l’élément statistique qui donne : 330.000 m2 qui fait de celle-ci la deuxième construction du monde après le Pentagone, et 2, 550,000 m3 et s’élève a 86 mètres.
La construction prévoyait sept cabinets pour Nicolae Ceausescu lui- même et sept cabinets pour sa femme, Elena Ceausescu. Chacun des cabinets représentait Ceausescu dans une autre hypostase : Ceausescu le Dirigeant du pays, Ceausescu le Dirigeant du Parti, Ceausescu le Chef Militaire… etc.
La Maison du Peuple était finie en proportions de 75% et les finissages en proportions de 15%. Non seulement la construction compte, dit l’architecte Roguski, mais aussi les meubles, les décorations, les tapis. Dans la Maison du Peuple on peut trouver le troisième plus grand tapis du monde confectionne manuellement. Un autre exemplaire aussi grand était celui que Hitler fit commander en 1940. La création du tapis a dure 50 ans. Notre tapis a été crée manuellement a Oradea.
Dans cette periode on créa des écoles très puissantes d’arts et spécialement de tapisserie et de gobelins. On a crée quatre vingt mille places de travail dans le domaine de la tapisserie. La Roumanie était devenue le plus grand exportateur de tapis du monde. On a aussi crée, grâce a l’importance des travaux, la plus grande école de sculptures en bois : les Moti et les Maramureseni.

4.d. Anca Petrescu et la Maison du Peuple

La construction de la Maison du Peuple, dans les yeux d’Anca Petrescu l’architecte qui a gagne le concours en vue de la réalisation du projet, a été une époque qui a commence avec beaucoup de difficultés. Son projet commença dans la V-eme année d’études à la Faculté d’Architecture. Pour arriver à construire la Maison du Peuple Anca Petrescu a participe à plusieurs concours, gagnant en théorie les concours mais en pratique se faisant confisquer son projet. Une des confrontations fut celle avec Cezar Lazarescu qui aurait trace le boulevard liant la Maison du Peuple au centre n’était pas droit. Anca Petrescu énonce d’abord les discriminations qui se faisaient au sein des architectes (elle était très jeune) et de point de vue politique car ses collègues aines étaient employés dans des instituts, comme « Carpati ».
Aucun des architectes qui ont participe au projet de création d’une « Maison du Peuple » telle que Ceausescu aurait pu désirer, ne connaissait pas vraiment les goûts du dictateur. Tout ce qui a été produit à cette époque fut une création basée sur l’imagination des architectes. Ils ont imagine ce que Ceausescu désirait.
D’abord A. Petrescu a reçu le projet de construction avec le support de l’institut de construction Carpati, sans être employée dans cet institut. Seulement après une année depuis l’événement elle fut employée. Le Trust Carpati a employé par la suite un nombre très grand d’architectes et ingénieurs venus de tout le pays pour participer à la construction du grand ensemble et de la Maison en soi.
Une des controverses issues de cette période fut : qui a réellement construit la Maison du Peuple. Les avis sont partages. Si l’on demande à un nombre assez grand d’architectes ils répondraient unanimement que ce fut Anca Petrescu et Cezar Lazarescu, et ils ajouteraient qu’ils ont fait un travail de point de vue esthétique et architectural « déplorable » . L’architecte Roguski a eu une vision élargie de cette époque en disant que finalement Ceausescu fut l’artisan principal de ce bâtiment monumental.

De toute façon, le point de vue que ces architectes partagent est que l’Ecole Roumaine d’Architecture a produit des architectes et ingénieurs de haut niveau. Ce furent ceux-ci qui ont participe à la construction de la Maison du Peuple.
Au niveau du travail déposé pour la Maison du Peuple : ce fut une quantité très grande de travail. Les projets était nombreux et devaient être mis à la disposition de Ceausescu dans des intervalles de temps très courts. A mesure qu’ils étaient termines ils devaient être présentes.
Le projet a commence dans la direction qu’Anca Petrescu a propose, dans une lignée « belle et moderne » . La Maison était conçue avec un toit de cristal, les colonnades était prévues des le début, la construction a été élevée par multiples et sous multiples de six ce qui a permit de garder les proportions.
Anca Petrescu a accuse l’immixtion d’autres architectes dans les projets de la construction ce qui a permit a Ceausescu de développer de nouvelles idées et projets pour la Maison. Pour chaque salle qui était construite il fallait faire d’autres projets, de nombreux autres concours ont été organises. Des Bureaux de Création étaient organises a la manière Occidentale avec des architectes, philosophes et psychologues étaient réunis. A la fin de l’époque de Ceausescu il y avait deux cent architectes et vingt mille ouvriers sur le chantier. Anca Petrescu a reconnu qu’elle a eu une grande liberté d’expression en ce qui concerne les plans de la Maison du Peuple mais Ceausescu avait un nombre de conciliés qui lui donnaient des conseils plus ou moins réalisables et qui influençaient le dictateur dans ses idées et démarches. Sans la participation de ces gens le destin du bâtiment aurait été un peu différent.

4.e. L’Axe sur lequel a été construit le Boulevard partant de la Maison du Peuple : Un projet ancien datant des années 30’s.
„Le passé et le futur convergent explosivement dans l’instant présent.” (Walter Benjamin)

L’Axe sur lequel a été construit le Boulevard partant de la Maison du Peuple a été déjà pensé par les plus grands architectes roumains de l’époque du roi Carol. En 1934 le roi Carol a voulu construire un nouveau centre pour Bucarest. En 1938 s’est finalise un travail auquel ont participe les architectes roumains de l’époque qui contenait dans son projet l’axe du boulevard. La démolition des maisons qui se trouvaient sur l’espace ou se trouve la Maison du Peuple était prévue des la période ce Carol qui prévoyait placer là-bas le Parlement Roumain Ce projet est passe par un chemin tordu dans la période ce Ceausescu qui voulait initialement y construire un centre pour les étudiants, ensuite la une Cathédrale . . Finalement les plans de Carol sont devenus réels en ce qui concerne l’utilité de l’espace.
Malgré son nom : « Maison du Peuple », cette construction fut crée en dépit d’énormes sacrifices de la population entière. C’est un héritage qui théoriquement était censé provoquer moins d’hostilité au sein de la population car « elle lui était destinée ». Son destin après 1989 a été justifie par le mérite de l’entière population qui a souffert de faim et de froid durant sa construction. Elle est de nos jours le Palais du Parlement.
Tony Judt repose son analyse un instant sur la Maison du Peuple pour découvrir les significations et les raisons qui ont retarde le développement du pays . Il va dans le sens de l’avis général de l’Ouest Européen sur la Roumanie qui dans la vision de Boia est « la vision d’un pays partiellement intègre dans la civilisation Européenne, un pays de marginalité, caractérise par une importante dose de primitivisme, un mélange de vie urbaine moderne et de survivance rurale ».
La Maison du Peuple est devenue un « lieu de mémoire » dans le sens de Pierre Nora « une unité significative de matériel ou de nature idéale que la volonté humaine ou le résultat du temps a transforme dans un élément de symbolique partagé par la communauté » . D’abord elle fut le symbole de la souffrance des habitants de la capitale et du peuple roumain. Ainsi le nom de « Maison de la République » fut oublie dans le désir de laisser tomber dans le passé le souvenir de la République Socialiste Roumaine.
5. La Maison du Peuple dans le cadre du modèle totalitaire des centres civiques
« Le Centre Civique est le programme de restructuration urbaine annonce par Nicolae Ceausescu en 1977 pour le centre de la ville et réalise dans ses lignes principales entre 1984 et 1989 » . Ce périmètre inclut la Maison du Peuple, l’ensemble des ministères crées autour de celle-ci, le boulevard Victoria Socialismului, sur toute sa longueur jusqu’au rond de la Place Alba Iulia, avec les édifices crées pour le logement. D’autres bâtiments projettes étaient inclus dans ce nouvel Centre Civique : la Maison des Sciences, le Ministère de la Défense, la Bibliothèque Nationale, le bâtiment polyvalent pour « Cântarea Romaâniei », la galerie commerciale, etc.
Ces projets n’étaient pas une idée nouvelle en 1977 car d’autres centres pareils étaient déjà construits dans d’autres villes de Roumanie. D’après Dinu C. Giurăscu en 1988 ce genre de développent était fini en 37 villes, et dans d’autres 10 villes, ces projets étaient encore en pleine réalisation. Ces constructions ont été réalisées dans les principaux centres politico administratifs du pays. Une fois avec la systématisation rurale ce concept a influence aussi l’administration des campagnes. Tous les centres civiques de Roumanie, même si de taille différente que celui de Bucarest, avaient un projet assez « clairement défini » .

5.a. Spécifiques du Centre Civique Roumain

Le centre civique de Bucarest se distingue par ses dimensions, par les dimensions du terrain utilise, par son « caractère exhaustif », le laps de temps très court nécessaire pour eliberer le terrain, par la grandeur et le nombre de ressources employées, et finalement par le temps très court pour la réalisation du projet fini. Comme nous l’avons mentionne antérieurement, ces démarches sont représentatives d’un régime totalitaire. Les raisons du « pourquoi » se trouvent tout le long de ce travail. On citera une des plus importantes raisons définitoires, celle que de nos jours dans un régime démocratique il est impossible d’élever un tel centre civique si rapidement, car les propriétés existantes doivent être évaluées et l’on devrait récompenser les propriétaires (cela peut entraîner des procès, qui durent très longtemps), cela implique a part la durée du l’évacuation effective du terrain, des sommes très grandes d’argent données sous forme de compensations aux propriétaires. Cela impliquerai aussi la création d’autres espaces de logement, etc.

5.b. Le régime totalitaire favorise la construction du Centre Civique

Un régime démocratique ne peut pas élever de tels centres en démolissant des ensembles déjà existants. C’est pour cela que la plupart des constructions élevées en Roumanie après 1989 ont été faites dans des lieux vierges ou a la place de constructions très anciens et très affectes, mais surtout dans un périmètre plus restreint.
D’autres constructions ont garde les débris d’anciens bâtiments en élevant de nouveaux bâtiments au sein même de l’ancienne construction (par exemple le bâtiment qui se trouve derrière de la Bibliothèque Universitaire Centrale, soit à Piata Unirii, un des bâtiments élevés sur les bords de la Dambovita) .
Les initiatives de constructions comparables a celle du Centre Civique bucarestois, ont quelques éléments communs. La première condition et celle de l’approchement du temps. Les opérations d’urbanisme « admises » ont été développes après 1900 . Il s’agit des ambitions des derniers empires et celles des régimes totalitaires modernes. La deuxième condition est celle liée a la procédure de projection et d’exécution ; déclanche par une décision d’une autorité. Dans la plupart des cas il s’agit de l’initiative du dictateur qui transforme le projet en question en Affaire d’Etat, de prestige et de fierté Nationale. On surveille de très près les projets et les démarches de construction, comme dans des campagnes militaires. La troisième condition dans le rapprochement du modèle communiste roumain de l’urbanisme et du développement du Centre Civique bucarestois a d’autres réalisations totalitaires similaires est celle de la dimension du vaste programme et des ressources prévues .
Un des exemples que nous avons énonce antérieurement et qui revient a ce niveau, est celui de la Corée du Nord (il sert de modèle en ce qui concerne la manière dont le sujet a été utilise a l’intérieur du pays). En Roumanie, le projet du Centre Civique a été d’abord peu connu par les spécialistes et est devenu peu à peu un « secret d’Etat » . Les démarches et l’évolution du projet ont été peu médiatisées. Seulement quelques communiques de presse et quelques photographies des cérémonies officielles ont été dévoilées : « la pierre de fondement » par exemple. Ces informations ont été gardées secrètes durant toute la période de la construction communiste de ce centre.

5.c. Comparaison avec d’autres centres civiques de ce siècle

Les constructions totalitaires comparables a celle roumaine sont : le Nouveau Centre Impérial de New Delhi d’après le projet de Sir Edwin Lutyens, entre 1913 et 1930 ; le Cartier EUR de Rome, qui a été l’initiative de Mussolini pour le 20-eme anniversaire de la marche des fascistes sur Rome par une exposition universelle qui aurait du avoir lieu en 1942 et dont ses architectes ont été Marcello Piacentini, Luigi Piccinato, Giuseppe P. Pagano, Ettore Rossi, elle a dure de 1934 a 1942 ; le Grand Axe du nouveau Berlin , une oeuvre incomplète, qui a été initiée par Albert Speer entre 1938 et 1945 a la demande de Hitler ; et finalement le Centre Civique annonce par Nicolae Ceausescu e 1977.
D’autres exemples pourraient être analyses mais ne correspondent pas en totalités a ce que nous nous sommes proposes d’analyser . Dans son analyse Mariana Celac exclut les modèles coréen (faute de documentation et de propagande exagérée), soviétique (car il manque d’axe et les projets du Palais de Soviets ne sont restes que des projets, leur utilité étant la propagande) , celui du Louvre et des Champs Elysees ( car il ne répond pas au critère de « caractère délibère » de la projection et de la réalisation engendrée par l’initiative de l’autorité suprême de l’Etat).
Les parallèles que nous nous sommes proposent de faire entre l’architecture totalitaire des autres pays et celle en Roumanie de Ceausescu indique les éléments communs. Même si dans d’autres études d’architecture ces modèles sont exclus nous avons choisi de les garder dans notre étude car l’architecture roumaine au long du temps a été influencée tant par l’architecture française que par celle soviétique. Et en ce qui concerne le modèle coréen, d’autres architectes dans leur analyse de la Maison du Peuple l’incluent comme étant un des modèles d’influence, qui ont été a la base du projet que Ceausescu lui- même a imagine.
Un des éléments rencontres dans les modèles architecturaux des centres civiques compares est celui de l’appel a d’autres styles historiques.
« La nouvelle ville impériale » indienne de New Delhi a été développée sur le principe axial classique, un boulevard principal de 3,2 Km longueur, longée d’arbres, qui aboutit dans la perspective devant le Palais du Conseil et du Vice-Roi. Sa composition est symétrique tout comme la plupart des éléments de la Maison du Peuple .
Le cartier EUR de Rome, construit deux décennies plus tard, est fonde sur une stratégie similaire. Les refferences historiques sont différentes dans ce cas. Le modèle employé par les architectes de Mussolini a été le modèle de Rome Impériale. L’axe a une longueur de 1.45 Km pareille aux axes impériales qui avaient 1,4 km. On retrouve dans ce projet aussi des éléments parallèles et symétriques. Ce centre se distingue pour le raffinement des finissages des constructions.
En ce qui concerne l’Axe du nouveau Berlin, il a été conçu selon le modèle architectural grec, symbolisant la grandeur des temples antiques grecs. La construction de ce projet de Hitler était censée de prouver la viabilité et la solidité de sa mission. La « race pure », que Hitler promouvait, une race forte qui devait survivre au long des décennies voire des siècles, devait avoir une nouvelle ville au centre de laquelle, trône une telle réalisation qui rappelle la mission du Furher. La conviction de Hitler était que seulement une architecture surdimensionnée fondée sur l’ordre et la rigueur classique pourrait exprimer pleinement et complètement la vie nationale. L’Axe berlinois projette par Albert Speer était rectiligne et avait comme longueur 3,4 Km qui se terminait aux portes du « Furherspalais ». Le but de cette construction était de provoquer l’admiration, le respect, la dévotion de ses sujets.

5.d. Les fins des constructions architecturales totalitaires

Le leitmotiv que nous pouvons rencontrer lors de l’étude de ces constructions de type totalitaire est l’un des buts à partir desquels ces constructions prennent vie. Il s’agit des fins et des implications psychologiques qu’une telle construction puisse avoir sur les individus. Outre les fins visant la propagande, ces centres de large dimensions et formes lourdes étaient censées provoquer tant le respect, que l’admiration et la soumission des individus. La magnitude de cet effet perdura dans temps. Mais l’esprit adaptable des individus n’a garde que le souvenir en éliminant les effet négatifs qui auraient pu influencer sa psychologie.
Le cas roumain ne fait pas exception dans ce qui concerne les critères antérieurement mentionnes. Le boulevard Victoria Socialismului est une artère longue de 3,5 km. Elle mène vers la place des cérémonies situées au pied de la Maison du Peuple. A l’autre bout de l’axe, après avoir été entrecoupe a 1,1 Km par la Place Unirii, l’axe se continue jusqu’au rond de la Place Alba Iulia.
Il faut le rappeler : la taille de la Maison du Peuple a dépasse les dimensions que Ceausescu envisageait. Nous l’avons explique auparavant, les dimensions actuelles de cette construction sont directement liées aux travaux des architectes impliques ainsi qu’aux demandes de Ceausescu. La réalisation de cette construction a souffert a cause de l’apport des conseillers de Ceausescu ainsi que de son absence de connaissances dans ce domaine. Les architectes de la Maison du Peuple n’ont pas réussi, semble-t-il, a soutenir leurs propres variantes de réalisation durant les diverses étapes de celle-ci. Ce qui a mène finalement a un apport de modifications en temps réel au détriment du projet initial.
En ce qui concerne l’apport d’éléments historiques dans le cadre de la réalisation du Centre Civique bucarestois, et notamment la réalisation de la Maison du Peuple nous pouvons faire appel au style éclectique de la fin du XIX-eme siècle.

5.e. Echec du projet esthetique de la Maison du Peuple

De point de vue esthétique, la réponse serait positive. Les autres ensembles de ce type se sont intègres dans le cadre esthétique et architectural de la ville. Dans le cas roumain nous nous confrontons à un paradoxe. Même si les fins de cette construction sont similaires aux fins totalitaires étrangers, la conclusion sur sa réussite de point de vue esthétique est négative. Les conditions, autres que celle de l’influence esthétique, de la grandeur de la construction, a été accomplie. Le paradoxe roumain en ce qui concerne l’architecture totalitaire est que cette construction est justement l’élément dissonant de la ville. Il ne s’intègre nullement dans le corpus architectural de la ville. D’ailleurs toutes les réalisations de la période communiste sont dans le sens esthétique, des « insultes » par rapport au goût roumain pour l’esthétique et pour l’école roumaine d’architecture en général.
La nouveauté que la Maison du Peuple apporte, est celle d’un style nouveau, unique à Bucarest voire dans le monde.
Comme tous les repères historiques que nous connaissons, la Maison du Peuple, peuvent servir de modèle. Le passe l’a considère une oeuvre représentative de la grandeur d’un régime, le présent la considère utile mais anesthétique, le futur est encore ouvert aux interprétations.
Plus on essaye d’être objectif a ce sujet plus on se trouve confronte aux sentiments contradictoires provoques par l’observation de cette construction.

6. Cadre culturel dans lequel se situe la construction de la Maison du Peuple

6.a. Le Protocronisme comme véritable style roumain

On doit aussi localiser la création de la Maison du Peuple dans le cadre culturel de l’époque. Un des courants littéraires dominants de l’époque est le protocronisme, un courant culturel qui caractérisa la vie culturelle roumaine des années soixante dix et quatre-vingt. Ce courant propagea deux grands thèmes : le rôle de la Roumanie dans la défense de la civilisation Européenne se posant devant le danger de la culture Islamique venue de l’Empire Ottoman et le reste de l’Europe et l’antiquité voire la priorité des réussites roumaines dans de divers domaines .
Un des éléments culturels de l’époque est la réinterprétation de l’histoire roumaine comme un progrès inévitable vers le futur communiste, comme lutte de classe dans laquelle un Parti Communiste Roumain fictif aurait un rôle important. Ainsi, l’esprit roumain était oblige de s’encadrer dans le processus de légitimation communiste .
La phase la plus importante de ce processus a commence après 1971 lorsque la Roumanie a commence sa propre Révolution Culturelle. L’isolationnisme culturel et la mégalomanie de Ceausescu transformèrent la Roumanie dans un champ de commémoration célébrant « l’Esprit roumain » de l’unité et de la continuité, inventant un Etat proto-Roumain existant avec deux mille ans avant les Daces conduits par un prince dont Ceausescu était le descendent directe. Katherine Verdery, analyste du développement de la Roumanie dans les dernières années de communisme, accorde un espace important au mouvement protocroniste dans son livre : « National Ideology under Socialism: Identity and Cultural Politics in Ceaşsescu’s Romania. » Dans ses mots : « cette idée encouragea les critiques et les historiques littéraires de chercher les développements dans la culture Roumaine, qui auraient anticipe les événements dans les meilleures publications de l’Europe de l’Ouest (proto-cronos signifiant premier dans le temps). De la littérature le protocronisme s’est répandu dans d’autres domaines. […] Les roumains de même que les observateurs étrangers on considère le protocronisme comme l’une des manifestations les plus importantes de l’idéologie nationale sous le régime de Ceausescu, voire peut-être, l’idéologie de base » selon laquelle le dictateur dirigeait le pays.
Lucian Boia montre que le régime de Ceauşescu, dans le sens de cette idéologie se rapproche plutôt vers la version Stalinienne du communisme . Il explique aussi que Ceauşescu voulait transformer la Roumanie en transformant l’équilibre géographique en changeant l’aspect du paysage tant celui urbain que celui rural.
La Maison du Peuple était censée de montrer la victoire du véritable style roumain, synthèse du passe et du présent glorieux.

6.b. Spécifique du discours national en architecture

Le « spécifique national » synthétise dans des formes artistiques ce que le discours sur la nation dit a un moment donne. On ne peut pas réduire cela seulement au discours strictement lies « aux organes de pouvoir de l’Etat national et/ou a ses organismes de propagande, mais peuvent être des institutions avec un agenda relativement sépare (l’Eglise vis-à-vis de l’Etat par exemple) » .
Il y a donc une identité architecturale nationale des individus en général. Mais en Roumanie cette identité a été non seulement « épuisée » mais aussi en quelque sorte devenue plus complexe et en même temps manque de logique a cause des excès que l’architecture roumaine a du subir durant les décennies de totalitarisme communiste. Ces abus de pouvoir qui ont subjugue l’architecture (et non seulement) nous fait limiter cette période dénuée de sens a « trois décennies de mauvaise rhétorique nationaliste ».
Ce qui a disparu, entre les géants de la modernité et l’architecture typique dans les dernières décennies de communisme à l’Est, est l’intérêt et la science de détailler à l’infini une maison. « Le modernisme ne peut pas se maintenir comme le communisme seulement en introduisant de l’énergie et de l’information dans un système, qui, n’est pas autrement capable d’auto reproduire. »
La différence entre Casa Scânteii et La Maison du Peuple n’est pas seulement d’échelle et de qualité de l’insertion urbaine, mais aussi et surtout de mise en oeuvre. Il s’agit des détails de création qui sont visibles de l’extérieur. Elles furent construites dans deux périodes différentes. La marque du temps est sensible si l’on tend étudier la qualité architecturale. Le laps de temps entre les deux constructions est marque par la disparition des travailleurs spécialises dans la construction du détail.
En effet, il y avait des écoles pour cela, et elles furent supprimées. Apres 1980, les édifices en Roumanie manquent de cette finesse dans la construction jusqu’au plus fin détail. Les ouvriers qui avaient su comment procéder a l’embellissement du détail étaient déjà disparus. Leur qualité était de travailler la matière, ils étaient capables de la soumettre à une forme peu déterminée par les architectes, loin des sites, dans des institua de projection typique.
« Apres l’écho produit dans le manifeste « le régionalisme critique », dans un article de 1992 qui a suscite de nombreuses réactions, publie dans Journal of Architectural Education, Kenneth Frampton déclare que l’architecture n’est pas, et surtout ne doit pas être un art mais un métier » .

Cet intervalle est, préférable a garder et a analyser non pas a effacer comme une mauvaise époque par laquelle il est arrive au peuple roumain de passer. Les décennies de régime totalitaire communiste forment une période avec de nombreux sens pour la mémoire collective roumaine, qui justement ne doit pas être ignorée mais reconstruire de ses débris les fondements d’une nouvelle pensée, d’un nouveau style, apprendre a trouver une continuité dans la discontinuité, apprendre des erreurs et ignorer les vices du régime en cherchant (pas aveuglement) a tirer les conclusions favorables.

Le destin de la Maison du Peuple est un des cas qui suit mon point de vue. Elle a été mise au point pour garder une fonction publique celle de la Maison du Parlement.
Cela prouve que certains projets d’inspiration totalitaire ne sont pas voues a l’échec total leur destin pratique est la réutilisation et celui historique et moral est de « Mémento ». Ce « souviens-toi » permanent des époques qui ne peuvent et ne doivent plus jamais se répéter.
Dans la décennie 90’, de nombreux ouvrages de littérature sont parus dans les librairies. Le genre « mémoires » ou « autobiographies » étant les plus fréquents. Cette invasion d’ouvrages, d’écrivains connus et moins connus, était justifiée par : d’une part le besoin acute (depuis l’époque d’avant la révolution) de communiquer les traumatismes, la terreur, la frustration de leur vie a cette époque, d’autre part comme un appel au « mémento » dans le désir profond que cela ne se répète plus jamais.
Il va de même pour la destinée des créations architecturales. Les constructions de bâtiments de logements et surtout des édifices a utilité politique de l’époque de Ceauşescu. Forcement ces bâtiments étaient et restent voue a l’utilisation tels quels. Leur signification duale reste a être évaluée et re-évaluée dans les années qui suivent. Les sentiments collectifs envers ces créations restent encore sous le signe de l’interrogation pour la plupart d’entre eux.

7. Avis sur la Maison du Peuple

Une discussion s’impose sur les attitudes et les symboles de la Maison du Peuple qui peuvent être révélateurs dans le processus de compréhension qui « a enflamme les sentiments de nationalisme et inadéquation aux normes Européennes » qui empêchent la Roumanie de comprendre son passe et son futur d’une manière pratique et constructive. La rupture de la Roumanie avec l’ancien régime en 1989 a été violente, l’exécution du dictateur Ceauşescu a donne aux roumains des sentiments mixtes : d’une part celui du soulagement, e de l’ouverture vers la démocratisation du pays et d’autre part un goût amer provoque par l’absence de l’esprit de justice et de réparation morale.
Tony Judt considère l’oeuvre d’Anca Petrescu comme un kitch , une grande part des visitateurs l’ont fait aussi , sans prendre en compte les divers aspects de ce chapitre. Peut être une fois approfondi ce sujet il sera plus facile de comprendre la singularité de cet ouvrage architectural et pourquoi il est très difficile de donner un verdict en ce qui le concerne.

7.a. La Maison du Peuple n’est seulement qu’une maille de la tradition roumaine ?

Les Roumains ne paraissent pas avoir assez de constructions mégalomanes de l’époque de Ceausescu. Et se projet passe par nos oreilles de temps a autre. Une approche intéressante a ce sujet apparaît chez l’écrivain Mircea Cărtărescu. Elle nous attire l’attention sur d’autres éléments que nous retrouvons toujours et encore de nos jours et qui incitent la curiosité de savoir pourquoi et comment est possible une telle prolongation d’un régime par l’intermédiaire de l’architecture. Peut-être il ne s’agit pas de la continuation du régime communiste dans la création d’oeuvres grandioses semblables a ses fondations, mais du caractère, de la nature humaine de roumains d’ou vient cette « nouvelle -ancienne » tradition.
« Qui ne se rappelle pas des fameuses fondations de l’époque de Ceauşescu ? Qui ne ris pas aujourd’hui de la mégalomanie, digne d’un Bokassa ou d’un Kim Ir Sen, qui ont produit des projets pharaoniques tels la Maison du Peuple, la Magistrale Bleue, de tant de combinats et aciéries qui ne produisaient rien, consumant en échange la richesse nationale et détruisant l’ambiant avec leurs noxes ?
Nous accusions alors le « complexe personnel [du] dictateur […] en compensant avec un gigantisme ruineux. Tout ce qui était autour devait être grandiose et devait durer une éternité ».
Mircea Cărtşrescu fait une comparaison au monde contemporain des micro chips, de la décentralisation, de la communication horizontale et finalement avec l’évolution de la société.

Il est facile dit- il de « condamner, pour tout accès de mégalomanie, le système communiste. Ce n’est pas de la faute de notre bêtise que ces monstres ont apparu, mais car le système les produisaient, inévitablement, sur bande roulante. »

7.b. Mais de qui est la faute de notre « mégalomanie » aujourd’hui ?

Mircea Cartarescu n’est pas le seul a remarquer le fait qu’on n’a pas apprit de notre passe récent. Il remarque qu’on construit avec obstination « des Maisons du Peuple comme des fourmis incapables de faire autre chose que suivre leur instinct hérite ». Il remarque aussi que d’autres fondations « douteuses » de même genre surgissent autour de nous, et elles ne sont pas différentes d’aucun point de vue des anciennes, de la periode de Ceauşescu.
« Nous croyons encore dans les édifices social politiques, religieux ou culturels mammouth, centralises et hiérarchises rigidement, tendant a éliminer par force toute opposition ou concurrence » . Pour comprendre ce phénomène, explique-t-il, nous pouvons choisir entre deux explications possibles : « soit nous sommes restes des communistes, soit le communisme n’a été qu’un autre visage du byzantinisme, du retardement et de la corruption qui a toujours existe [en Roumanie] ».
« Nous aurons bientôt une autre Maison du Peuple, presque aussi [grande], dans la Cathédrale de la Délivrance de la Nation , travail inutile, ubuesque sans correspondent dans le monde. Parait-il que d’autres peuples ne ressentent pas aussi fiévreusement le besoin de délivrance comme le peuple roumain sent ou il l’on senti avec des siècles auparavant pendant le temps des cathédrales » .
On essaye de démontrer que le fait de créer une construction grandiose pour et par le peuple ne signifie pas accomplir le but d’une telle unité mais sur une échelle plus large. Le but désire, au moins, reste le même, et parait-il qu’une telle grandeur ne parait dans les yeux du peuple que quelque chose de ridicule, de burlesque.

7.c. De quelle tradition roumaine s’agit-il ?

Dans un pays ou la culture est celle de “l’admiration, de l’éloge, de l’apologie” , par rapport à d’autres cultures telle que celle française qui se base sur le renversement des valeurs et les critiques, des exemples encres dans celle-ci ressortent comme emblématiques. Comme l’exemple en littérature est l’incontournable Mihai Eminescu, pourrait-on de nos jours, dans l’architecture roumaine, parler de l’exemple incontournable de la Maison du Peuple qui est dans tout programme touristique de la ville de Bucarest. Et même involontairement si l’on traverse la ville nous ne pouvons pas ne pas admirer d’un angle ou autre, la construction qui s’élève vers les cieux bucarestois.
Ces idées « illustrent […] un style, ou plus précisément le style prédominant » . Comme on peut le remarquer le fondateur d’une tradition reste intangible par rapport aux autres talents qui ont suivi ou qui ont précède. Il est devenu illustre par un élément récurrent de son oeuvre soit par quelque chose qui choque le public.
Dans le cas de la Maison du Peuple ces deux éléments sont congruents. Premièrement, l’élément le plus impressionnant, la grandeur qui nous frappe des que le contact visuel s’est produit ; deuxièmement l’état de confusion produit par le fait d’éprouver des sentiments contradictoires, ou de sentir quoi que ce soit devant cette oeuvre ; troisièmement l’élément récurrent qui a mon avis produit un certain dilemme a savoir si on aime ou pas « l’esthétique » de cet ouvrage fondée sur le parallélisme, le régulier, la symétrie.

7.d. La mort de la culture roumaine moderne ?

La culture roumaine, semble être morte, on ne fait promouvoir que d’anciennes reliques du passe, des personnages qu’on a sanctifie, impossible a être detronnes, ni par le temps, ni par d’autres personnages tout comme eux, des talents, des valeurs… Soudainement apparaît une construction imposée par le régime communiste qui « detronne » touts les monuments des époques antérieures par l’impression faite grâce a sa grandeur. Et, paradoxalement, après 1989 toutes les constructions, tous les monuments sont de tailles considérablement petites, et marques par le goût de la bizarrerie et du grotesque.
Un élan artistique, religieux et architectural apparaît dans la Cathédrale de la Délivrance de la Nation, de laquelle on parle toujours et encore. Les premières discussions ont été de savoir ce qu’on fera d’elle, la construire ou pas. Une deuxième approche de cette situation nous pose le problème à savoir ou la construire. Et finalement les débats mènent vers la question: quelle serait l’utilité d’une telle construction énorme ?
Je serais tentée de m’attacher au nom de cette construction : le terme cathédrale est compréhensible, il nous montrerait ce que cette construction se veut au cas ou on ne le comprendrait pas ; le problème de la Nation se résout par son appartenance au sang, le même sang roumain. Mais aussi la Nation est une communauté complexe et suprême, homogénéisé dans l’imaginaire . Qui se transpose dans le concret dans l’Etat-Nation et est animée par la Constitution et le désir de poser sur papier un ensemble de caractéristiques qui la rendent éternelle : la mémoire collective, par exemple. La mémoire collective, tout comme les significations profondes de l’élément national sont les éléments constitutifs de l’Etat car ils lui donnent, comme le dit Cristian Preda , une dimension psychologique. Je peux même ajouter que justement cette dimension psychologique est essentielle, car un Etat est forme d’âmes pleines de passions, et sans un attachement affectif à une histoire, à une mémoire collective, nous serions tous encore et toujours des nomades.
Mais le terme Délivrance, la délivrance se fait-elle en groupe ? Se fait-elle par la purification du sang ou de l’esprit ? Comment pourrait une nation entière, en bloc, se faire délivrer des pêches communs en tant qu’unité ? De quels peches s’agit-il ?
Comme les délivrances, selon l’Evangile, ne sont que personnelles, M. Cartarescu remarque qu’on ne peut pas connaître jusqu’a ce point un cas de délivrance collectif, on ne devrait pas montrer nos gestes de dévotion dans un cadre exagère et fastueux, fruits de certaines idéologies obsolètes et suspectes.
Je ne me suis pas propose de donner des réponses aux questions que ce projet soulève. L’intérêt de cette discussion lancée est de voir si l’architecture roumaine ne se trouve pas dans une dérive avec ces initiatives de récupération des biens perdus en construisant des monuments « non-sens ».
L’enjeu actuel serait-il de créer des constructions qui choqueraient le public plus que la Maison du Peuple ? Si c’est le cas, la construction de cette cathédrale aurait un sens réel.
Si ce n’est pas le cas, je pense que la consolidation du patrimoine religieux actuel serait la réponse à l’idée de « délivrance » et à l’enjeu actuel de l’esthétique.
Il existe de nombreux monastères en Roumanie qui font partie du patrimoine du pays. Ils demandent par leur ancienneté une reconsolidation et l’attention des restaurateurs.

Il parait quasi impossible de « détrôner » la Maison du Peuple, vu que la réalisation d’un projet plus grand signifierait un investissement très grand et qui a l’heure actuelle avec l’intégration de la Roumanie dans l’Union Européenne serait un « suicide » économique. Mais l’on peut remarquer des tentatives de « Maisons du Peuple en miniature » non tant, par la ressemblance architecturale mais plutôt par la signification de celles-ci.
« Nous avons une autre Maison du Peuple dans l’Institut Culturel Roumain, récemment ouvert, mégalopolis […] avec mille attributions et aucune ombre d’une utilité pratique […]. La propagande culturelle (dans le bon sens du terme), la propagation des valeurs roumaines dans le monde ne se fait pas ainsi, […] personne n’a confiance, a l’étranger, dans la culture de parti, girée par un président et par un comite de fonctionnaires sans aucune liaison avec la culture véritable et vivante » .
Le mode de penser de l’élite politique et de celle culturelle semblent se voir reflète dans des centres de telle importance, dans des constructions architecturales qui semblent être crées malgré nous, malgré le désir de ressurgir a la surface de l’occidentalisme.
L’architecture, tout comme la peinture, l’aménagement des parcs, la propreté et l’urbanisation d’une ville ne sont pas seulement des arts mais aussi des « cartes de visite » représentatives des Roumains. Ce que l’Etat a fait des bâtiments historiques existants, ce que l’Etat a fait des projets de nouvelles constructions tel la Cathédrale de la Délivrance de la Nation ne sont que des exemples d’anti-publicité que la Roumanie se fait d’elle-même. On fait promouvoir des « valeurs du spécifique national » sans aucune relation a la modernité.
Cette création architecturale a genere sans cesse des sentiments des plus divers parmi les intellectuels roumains, parmi la population roumaine en général et parmi les visitateurs étrangers qui dans leur tour de la ville faisaient et font un arrêt incontournable devant la « Grande Maison » .

7.e. Que faire de la Maison du Peuple ?

Le destin de la Maison du Peuple a été mis en question après 1989 lorsque plusieurs solutions ont été proposées. Parmi celles-ci l’idée de faire exploser l’entier bâtiment pour effacer de la mémoire collective un ensemble qui aurait rappelle sans cesse le passe communiste, la transformation du bâtiment dans un musée du communisme, soit la transformation de celui-ci en casino (lieu d’attraction des touristes). La solution choisie a été finalement de continuer a l’utiliser comme bâtiment servant le peuple, respectivement les représentants de celui-ci, les parlementaires. Une partie du bâtiment est employée pour servir les organes d’Etat, une autre sert le Centre International de Conférences qui loue une partie du bâtiment et finalement une partie du bâtiment est ouverte aux touristes.
Apres l’ouverture de la Maison du Peuple en 1990, grâce au cahiers d’impressions complètes après la visite de la Maison du Peuple par le public on découvre une approbation de cette construction a 90%. Dans une oeuvre de doctorat soutenue à Oxford Polytechnic, Maria Cavalcanti a inclus les résultats d’un sondage fait concernant la réception publique des constructions idéales totalitaires sur le cas du « Centre Civique » de Bucarest. La Maison du Peuple est considérée d’après ce sondage comme un édifice important a 16,3%, très important a 44,9%, comme contribuant a son embellissement a 22,4%. 22,6% des interviewes considèrent la Maison du Peuple comme une contribution essentielle a la transformation de Bucarest dans une capitale moderne symbolisant le potentiel et les capacités créatives du peuple roumain .
Mariana Celac comprend cette analyse comme résultats d’une classe sociale « nombreuse », « solidaire », « sans préjuges », qui n’a pas de « racines et qui n’a pas d’histoire ».

7.f. Nation, Nationalisme et Identité

Même si les tendances nationalistes existent vivement encore en Europe : Cecenie, Cosovo, Afganistan…etc., ainsi qu’ailleurs ; les étincelles du nationalisme se sont d’une manière générale apaisées par rapport aux décennies antérieures. La globalisation ainsi que les perspectives d’une Europe unifiée et d’une Union Européenne élargie ont été des éléments favorables au relâchement des tensions nationalistes par la politique intrinsèque de l’organisme qui se veut l’UE. Mais il ne faut pas laisser dans l’oubli ou dans la désuétude l’essence même de ces pays qui forment ce modèle moderne de politique globale. Chaque pays a une dette morale envers soi-même et envers le peuple qui l’a bâti, de préserver son identité nationale intacte. Les éléments à préserver, comme l’énonçait Augustin Ioan, sont les éléments les plus favorables de l’histoire qui restent dans la mémoire collective et édifient l’identité nationale du pays. Ces éléments favorables, ne doivent pas rester dans le passe. Ils doivent être construits a chaque pas et ils faut savoir se ressaisir et saisir en même temps la chance de la Roumanie de vivre dans une toute nouvelle démocratie (selon les propos de Cristian Preda), re-« organiser son destin commun », « redéfinir son intérêt national » et « s’offrir en toute liberté les moyens politiques par lesquels cet intérêt doit être réalise ».

Publicat în Cultura | Comentariile sunt închise pentru Bucarest de 1944 a 1959