Les nez urbains inspire par l’histoire des parfums

Pour la petite histoire: Que sont “ les Nez” ?

Ancien flacon de parfum

Nez est le surnom donne aux créateurs de parfums. Ce sont ceux qui dans des laboratoires expérimentent afin de donner la meilleure senteur aux parfums en mélangeant des essences en créant les célèbres parfums que nous connaissons aujourd’hui. « À l’origine, les parfumeurs étaient des artisans qui vivaient exclusivement de leur art, tels Jean Marie FarinaFrançois Coty ou la famille Guerlain. Mais le XXe siècle a vu apparaître des parfums liés aux maisons de couture, dont le plus célèbre reste le N°5 de Chanel. Au fil du temps, les parfumeurs se sont effacés derrière des marques de plus en plus puissantes et sont devenus des prestataires au service de la griffe prestigieuse pour laquelle ils créent, mais à laquelle ils ne sont plus exclusivement. Aujourd’hui et à de rares exceptions (ChanelGuerlainPatouHermès, Cartier ont tous les cinq leur propre « nez »), les parfumeurs sont salariés de groupes chimiques internationaux. Quand une marque décide de lancer un nouveau parfum, les parfumeurs sont mis en compétition les uns contre les autres. Au final et après de multiples essais et tests auprès des consommateurs, un seul parfum sera finalement retenu et lancé sur le marché, portant le nom de la marque et non plus celui de son créateur. » « Les génies de la parfumerie, également appelés « nez », demeurent bien moins connus que les parfums qu’ils ont créés. C’est à Ernest Beaux que l’on doit le n°5 de Chanel. Edmond Roudnitska a créé pour Dior Diorissimo et Eau SauvageHenri Alméras a composé pour Jean Patou Joy (1929), lancé à l’époque comme étant le parfum le plus cher du monde. » (Source : Wikipedia)

Bouteille de parfum a l’ancienne.

Très chere Abeille : Flacon bijou et parfum „Le Paradis Interdit” par la Maison Guerlain :
Flacon de luxe et édition limité pour cette série, disponible en 57 exemplaires seulement, et crée par le nez de la Maison Guerlain : Thierry Wasser.
Bois rares, fleurs et musc blanc touche de miel pour la fragrance de ce parfum exceptionnel, rare et précieux.
Clin d’oeil à l’abeille qui est associée à la maison Guerlain depuis 1853, pour l’Eau de Cologne imperiale spécialement créée pour l’impératrice Eugénie. Flacon -abeille en cristal de Baccarat et son bijou tout en diamants et platine. Ce bijou unique est réalisé à la commande et nécessite plus de 500 heures de travail.
Prix du flacon de parfum Guerlain de 245 ml : 12 500 €
Prix du bijou Le Secret de la Reine : 300 000 €
Vente exclusivement dans les boutiques Guerlain – Paris.

Les bons « nez » connaissent tout sur le monde des parfums mais surtout, s’orientent selon des critères bien précis, si vous voulez, comme ceux qui dégustent les vins, seulement qu’ils emploient des sens différents, que malheureusement, nous, les acheteurs nous ne développons pas assez. Il a aussi été prouvé que ceux qui ont une déficience de vue développent leurs autres sens afin de compenser pour le sens perdu, qui leur manque. Il est aussi évident qu’en apprenant à découvrir le monde avec d’autres sens que la vue, que les sens employés en ce but, s’aiguisent plus que ceux qui bénéficient de tous leurs moyens naturels. En revenant aux critères et catégories, l’une des plus importantes a noter, en ce qui concerne les parfums, c’est la catégorie des Familles olfactives : – POUDRÉ – BOISÉ – FLORAL – AMBRÉ – CHYPRÉ – HESPÉRIDÉ – ORIENTAL. Afin de connaitre les senteurs du monde il faut sans doute être un globetrotter, voyager beaucoup dans des endroits singuliers, découvrir l’Europe, l’Orient en toute sa splendeur, les iles particulièrement fleuries et apprendre le plus de choses sur tout ce qui existe afin de passer au chapitre suivant, tout aussi important pour un nez, les mélanges. Car si vous pensez que c’est un travail facile, que de créer un nouveau parfum, détrompez-vous. Tout ne va pas avec tout. En écrivant cet article j’ai découvert une bibliothèque singulière, nommée, bibliothèque olfactive. Elle a été cree par un amoureux des parfums, un épicurien, tel qu’il est présente sur son site : monsieur Gerald Ghislain. http://www.histoiresdeparfums.com/fr/index.php Toujours pour la petite histoire sur ce site, dans la bibliothèque olfactive nous trouvons : le parfum « 1804 dédié à George Sand oriental floral; fem. » La description du parfum est celle-ci : « Note de tête : Gardénia de Tahiti, Pêche de Corse, Ananas des îles Hawaii Note de cœur : Clou de girofle, Noix de pécan, Jasmin d’Inde, Muguet, Rose du Maroc Note de fond : Bois de santal, Patchouli, Benjoin, Vanille, Musc blanc » Voici ce que l’auteur dit dans la présentation de cet illustre personnage féminin avec caractère et les raisons pour lesquelles ces senteurs vont parfaitement avec: « Le 1er juillet de cette année, au 15 de la rue Meslay, Paris voit naître Amandine Aurore Lucile Dupin, qui deviendra la baronne Dudevant. C’est cependant sous son pseudonyme androgyne que l’on connaît George Sand. Ecrivain géniale, amoureuse passionnée et figure engagée, elle incarne la première femme moderne. Pour ses héritières contemporaines, un parfum à son image, généreux et sensuel. Un parfum ambré fruité, entre éclat de rire et trait de plume, réchauffé d’épices enivrantes et coloré de fruits sucrés. » Jadis la profession de parfumeur était un métier de tradition. Depuis un siècle on le monde des parfums s’est développé pour donner naissance à des écoles dédiées spécialement a ceux qui souhaitaient apprendre le métier de parfumeur et devenir « nez ». Le futur « nez » doit apprendre la « sagesse olfactive » dont je parlais auparavant. Il ne suffit pas de connaitre les parfums, puis les genres de mélanges possibles mais il faut aussi connaitre les êtres humains qui vont porter le futur parfum. Si vous ne l’avez pas constaté jusque-là, le parfum change un peu de senteur en fonction du PH de la peau qui le porte. « Ce métier exige aussi un apprentissage constant selon les modes, les humeurs et les nouvelles découvertes ». http://tpeparfum.tripod.com/id42.html   Le nom de « nez » est plutôt amusant, nous pouvons imaginer un Cyrano de Bergerac avec sa fameuse tirade des nez en train de sentir des milliers de bouteilles, échantillons et produits afin de trouver l’alchimie parfaire d’un parfum qui servira à des générations entières de femmes coquettes et d’hommes séduisants. Mais il est vrai que ces « nez »  pourraient être une source créative de sondage telle que je l’ai imaginée appelée : l’expérience des nez urbains.

Les nez urbains

L’idée de nez urbains s’inspire de cette magnifique histoire du parfum. Construire un mouvement d’amélioration du milieu ambiant à partir d’acteurs qui emploient uniquement leur sens olfactif pourrait être le chemin vers une ville plus agréable, un espace plus confortable. Les nez urbains est un projet qui pourrait facilement être réalisé grâce a des volontaires de tout âge/ sexe/ origine afin d’étudier les points de vue des habitants sur l’odeur de la ville et comment améliorer le milieu ambiant. Si pour la plupart des habitants les odeurs de la ville se sont intégrées dans le paysage quotidien il est tout aussi évident qu’il n’y en a pas un seul qui ne se soit jamais confronté à des odeurs urbaines désagréables. Certains voyages  (tout comme ceux des parfumeurs) ont été la source d’inspiration de cette idée de « nez urbain ». Dans la revue http://www.larecherche.fr/content/recherche/article?id=12647  Joël Candau parle « de la ténacité des souvenirs olfactifs »  « Plus que toute autre, la mémoire des odeurs nous renvoie à des souvenirs anciens. Mais si le domaine olfactif, longtemps négligé au profit d’autres sens, intéresse aujourd’hui les anthropologues, le rôle des processus cognitifs dans la construction de ces souvenirs si tenaces est très peu exploré. Enquête auprès de professionnels de l’odorat. […] Même si elle est prédominante, la tonalité agréable des réminiscences olfactives n’est aucunement une règle. En réalité, opère une catégorisation bipolaire de l’espace olfactif où s’opposent « bonnes » et « mauvaises » odeurs. Celle-ci, au moins tout autant que les autres formes de catégorisation, est complexe du fait des interactions avec les autres séquences cognitives. » Mes souvenirs les plus forts sont lies aux parfums. Je me souviens du parfum d’une certaine personne et lorsque je vais dans un magasin dédié aux produits cosmétiques en sentant ce parfum je me rappelle de cette personne. Je me souviens aussi de ce que je portais comme parfum lorsque j’étais à Paris. Porter ce parfum ailleurs, réveille en moi le souvenir des rues parisiennes.

  Lorsque je voyage je prends avec moi le souvenir des parfums qui m’entourent dans les nouveaux espaces explores. Lorsque je me rappelle de ces endroits je me souviens aussi de l’odeur des rues cosmopolites tout comme du parfum du bord de mer, le mélange des sapins, d’herbe et d’air frais en montagne…etc. Il faut aussi noter que chaque espace en apparence similaire a des odeurs différentes, que ce soit à cause de l’altitude en montagne, ou d’autres facteurs qui rendent ces endroits singuliers. Je me souviens de la première fois que j’ai visité une résidence étudiante à Lyon en 2001. Cette odeur de propre et de lessive et produits de nettoyage qui sentaient bon m’a suivie durant des années. Je me souviens encore. Tellement cela m’a marquée. Je me souviens aussi du parfum des rues de Manhattan. J’étais enivrée par le parfum de l’Amérique mais aussi de celui des rues qui sentaient l’occident. Je me souviens aussi des lettres que je recevais de mes correspondants étrangers et des amis qui vivaient ailleurs que je sentais juste avant de les ouvrir. Cela ne sentait pas l’odeur de carton comme le papier qu’on pouvait trouver à Bucarest durant mon enfance. D’ailleurs les lettres, je les sens toujours avant de les ouvrir. Elles sentent tout aussi bon et mes papiers à moi ils sentent toujours le carton. Puis je me souviens aussi du parfum des rues de mon enfance et la différence entre le parfum des vacances et celui que je retrouvais à Bucarest lors de mon retour dans la douce chaleur de la nuit bucarestoise… Le parfum est un point de départ d’un rêve, d’un délire, d’un souvenir. On peut vraiment dire que c’est là que commencent certaines histoires que nous nous racontant lorsque nous sommes seuls avec nous-mêmes.   Le parfum des rues est donc très important à mon avis. Parce qu’à partir de ces odeurs nous construisons volontairement ou involontairement des souvenirs. Qui veut se rappeler des odeurs désagréables d’égouts, de kebab, de pollution, de transpiration dans le métro ? Par contre cela me fait plaisir de me rappeler du parfum d’un bon plat au restaurant, d’un parfum élégant d’un individu qui passe a cote de moi, d’une rue arrosée par la pluie…

http://ecographik.ultra-book.com/portfolio

Je pense que le parfum des rues fait aussi bien partie du paysage urbain que tout autre bâtiment (œuvre architecturale). Les habitants d’un quartier ou d’une ville devraient avoir un mot à dire à propos de la propreté de l’endroit où ils vivent et de trouver des solutions contre la pollution de l’odorat. Une expérience telle que « les nez urbains » pourrait aider à préciser les senteurs qui plaisent et faire la différence avec les odeurs qui sont désagréables, afin d’éliminer les odeurs perturbatrices. Les habitants des villes auraient ainsi l’occasion de redécouvrir leur ville qu’ils croient connaitre si bien dans la vie quotidienne. Ce serait peut-être aussi l’occasion de dire haut et fort qu’ils n’apprécient pas sentir les odeurs des poubelles près de leurs fenêtres, l’odeur de sueur chez les compatriotes qui oublient d’utiliser leur produits d’hygiène élémentaire, l’odeur des restaurants qui aèrent leur cuisine dans une rue avec des bâtiments de logement, l’odeur de brule qui vient de ceux qui font le barbecue sur leur balcon… etc.     Comme l’odorat est l’un de nos sens les plus précieux, faire campagne pour sentir bon serait une nouvelle chance donnée à un monde meilleur. Il ne faut pas oublier que l’odeur, après avoir pénètre dans notre mémoire, elle reste le plus souvent, pendant très longtemps et ne nous quitte pas. Je plaide donc pour les meilleurs souvenirs possibles.

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