Si un ronsard ose se moquer d’une rose…

« Le délit d’outrage public à la pudeur,

incriminé par le Code pénal de 1810,

établissait un heureux équilibre

entre le respect de la liberté individuelle

et la protection de la décence ; décence nécessaire

d’une part aux rapports sociaux de la population

d’autre part à l’harmonieux développement des mineurs.

 

Ce délit a disparu du Code pénal de 1993

et a été remplacé par le délit d’exhibitionnisme.

Il n’en reste par moins une référence essentielle

du point de vue de la prévention de la délinquance,

dont l’une des causes est la dépravation des mœurs.

 

Il demeure au reste un délit civil,

pouvant donner lieu à des réparations civiles,

quand il a causé un préjudice à une personne précise. »

L’OUTRAGE PUBLIC À LA PUDEUR

  Extrait du « Traité de droit pénal »
de R. GARRAUD ( 3e éd. T.V, Paris 1924 )

 

 

 

Inceste, misogynie, misanthropie, enfer, adultère, meurtre…

… et tout ce que nous appelons, de nos jours, pluralisme et diversité, démocratie, liberté de l’expression, langue de bois et « politically correctness »… et bla bla bla…

J’ai appris que parfois trop c’est moins, comme disent les anglophones ; c’est à dire il ne faut pas trop en faire pour prouver un point.

 Que constitue un crime ? Quelle est la frontière entre la liberté d’expression et un crime ? Quelles sont les limites sociales (s’il y en a toujours) ? Sont-elles des frontières correctes, justes, respectueuses de l’être humain ?

Pouvez-vous imaginer que toute cette déambulation d’idées, ce débat intérieur, provient d’une simple réflexion sur les œuvres littéraires et plus particulièrement celle de Pierre Ronsard ?

 

Si le nom Ronsard vient du nom commun « ronces » et nous rajoutons la suggestion de Ronsard même, que ses ancêtres proviennent de la Valachie… et en fait lie à un personnage reconnu historiquement comme « Banul Maracine » un homme avec statut et importance à son époque… Le « Ronsard » du XVIème siècle est lui aussi d’origine roumaine. Des historiens de la littérature pourraient attester cela mais c’est un petit fait de l’histoire littéraire, comme un mythe presque, que je souhaite croire, sans avoir investigue, pour autant, les traces de l’histoire.

En bref si Ronsard vient du nom commun ronces, en quelque sorte, une plante du hasard, dangereuse pour les explorateurs des bois, à cause de ses nombreuses épines, c’est un peu douteux et hilaire qu’une ronce se moque d’une rose. N’est-ce pas ?

 

Que nous enseigne-t-on à l’école ? À quoi, la littérature classique nous renvoie-t-elle ? Quelles valeurs ?

Le carrefour, le lieu de confluence des sciences au XXIème siècle, nous impose un regard critique de point de vue psychologique, éthique, philosophique et moral.

Si Ronsard nous enseigne des un très jeune âge, la misogynie, la mythologie grecque nous enseigne l’inceste avec Œdipe au pupitre. Molière nous délivre un misanthrope ainsi que l’adultère et sera suivi de Flaubert, Choderlos de Laclos et de tous les grands écrivains de la littérature classique et puis vint l’Enfer… non pas nécessairement de manière chronologique c.f. Dante, mais aussi chez Sartre, Hugo et Baudelaire.

Ils y sont tous dans les programmes d’enseignement de la littérature à l’école.

 Enfin le meurtre ou le suicide… oh la, la ! Ces ceux-ci traversent l’histoire et sont présents partout : Camus, notre confrère roumain Cioran, Ernesto Sabato… et focus en arrière depuis les mythologies à nos jours.

Finalement, a quoi pouvons- nous résumer la vie, telle qu’elle est décrite dans les œuvres littéraires et d’une manière très éloquente présentée et enseignée a l’école par nos illustres professeurs ? Si derrière toutes ces notions, nous avions le moindre espoir de survivre ces valeurs introduites, d’une manière subliminale, subversive, dans notre psyché, dans notre sous-conscient… il faudrait suivre notre instruction scolastique avec un rendez-vous chez un psychiatre, psychologue ou psychanalyste. Je conseillerais que le spécialiste en cause soit préparé dans les trois domaines comme si ces derniers étaient un tout, une partie intégrante de leur voyage dans les tunnels sombres de notre cerveau. Ou au moins, la partie du cerveau qui sert au rationnement.

 

 Si Ronsard, pauvre plante du hasard, épineuse et indésirable, ose se moquer des roses… nous sommes perdus.

Je n’ai vraiment pas souhaite m’en prendre à l’illustre Pierre Ronsard. Mes pensées ont juste flotté vers lui car mon père me demandait, lorsque j’étais jeune, si je connaissais les origines de son nom. Finalement aujourd’hui je me suis dit : « tiens ! C’est bien étrange qu’une ronce se moque d’une rose ». Avez-vous vu sa tête ? Si vous deviez rencontrer Ronsard en ville, aujourd’hui, est-ce que vous le prendriez pour quelqu’un qui soit justifié d’instiguer les femmes à profiter « de la vie » tant qu’elles sont jeunes et belles ? Selon lui, la femme n’a de valeur que lorsqu’elle est jeune et belle… sinon tant pis. Mais avez-vous vu sa tête un peu ? Que nous apprend-t-il ? Il nous enseigne, en fait que la valeur d’un être humain n’est pas plus, ni moins, que liée à son apparence. N’est-ce pas pour cela que les grands enfants qui jouent avec la mode sont tous petits, moches et n’ont de valeur que selon leur compte en banque ? Et ne sont-ils pas aussi célèbres pour la seule raison d’avoir diminué la valeur de la femme à une bête anorexique ? Est-ce comme ça que vous souhaitez qu’on regarde votre femme, votre sœur, votre mère, votre fille ? Voulez-vous réduire la valeur des femmes les plus précieuses de votre vie à un bout de chair et d’os, a un intervalle de temps, a une couleur, a un poids, a une taille ?

Qu’en dites-vous du paradis promis de la vie après la mort, de la menace d’un enfer qui n’est pas le vôtre ? Est-ce que les autres représentent vraiment l’enfer pour nous ? Faute de ne pas pouvoir prouver l’existence d’un enfer au-delà de cette existence, sommes-nous condamnés à chercher ce dernier dans l’image de l’altérité ?

Voilà la notion d’athéisme qui gagne terrain. C’est le refus de croire tout ce qu’on nous dit et de porter des guerres avec un ennemi invisible, alors que la spiritualité nous enseigne à concevoir et comprendre que chaque être est lie a une lumière supérieure, que nous sommes tous un rayon de cette lumière et qu’ensemble nous sommes tous égaux devant cette lumière universelle qui nous a donné vie et qui nous permet de faire cette expérience de la vie sur terre. Je comprends qu’il n’est pas facile de faire la distinction entre les institutions religieuses, les écrits religieux et la véritable expérience spirituelle, unique et individuelle… mais au moment où nous ne réussissons plus à voir dans les autres êtres humains, un miroir de nous-même… les jeux sont faits, on fait table rase et il n’y a plus de barrière. Avec la mort de l’innocence et du respect des autres nous pouvons dire adieu à toutes les valeurs stipulées légalement ou non. Est-ce vraiment cela la liberté ? Devenir fous, insensés, irresponsables et impossible de contenir, d’endiguer?

 

En 1993 l’Outrage public à la pudeur s’est transformé en exhibitionnisme… donc si je comprends bien, nous commettons un délit seulement si nous posons nus dans une place publique, mais si nous avons un comportement de nature immorale et socialement inacceptable mais qui ne solde pas en nudité publique… tout va bien. Pourquoi ? Puisque y en a certains qui n’ont honte de rien.

« Le sommeil de la conscience, de la raison (si vous voulez) engendre des monstres. »

Reste-t-on humain si on n’est plus capable de raisonner ?

Au lieu de « garde à vue » qui dénue l’État de ses fonds, ne serait-il pas plus sage de réfléchir a l’humanité de certains êtres qui sont privés de discernement et agissent sous l’emprise d’une impulsion ?

Il faut faire un choix  à quelle loi obéir : celle morale, celle étatique… ? Que de choix, que de choix…

Entre temps, réfléchissez bien à ce que l’on enseigne dans les écoles, comment on endort vos enfants afin de créer les potentiels cyborgs du futur. Oui, l’école est le premier des laboratoires ou l’on joue avec la vie des êtres humains. Si vous avez un peu de chance l’Université vous fournira une échappatoire… à condition que vous identifiiez vous-mêmes le signe indiquant « sortie ».

 

P.S. La vie nous enseigne qu’il y a plusieurs sortes d’enfer :

  • L’au-delà et la menace d’une punition inconnue mais terrible.
  • Les autres car ils nous pourrissent la vie.
  • Nous-mêmes car nous n’arrivons pas à sortir du labyrinthe préfabriqué par nos ancêtres qui nous ont endormi la conscience.

P.P.S. En partant de la prémisse que nous ne savons pas ce qui est au-delà, ne serait-il pas censé d’essayer de ne pas faire de notre vie, société, monde un enfer ?

 

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