Vie et politiques culturelles en Roumanie

La vie et les politiques culturelles en Roumanie sont attachées à plusieurs éléments clés de l’histoire du pays sans lesquelles il est impossible de pénétrer dans les réalités présentes.

Quatre périodes doivent a mon sens être mises en évidence par rapport au contexte actuel :

 

  • La période qui précède l’époque totalitaire (communiste)
  • La période communiste
  • Le contexte d’après la Révolution de 1989
  • Le contexte d’adhésion a l’UE en 2007

 

 

 La Grande Roumanie et la Démocratie Culturelle
Les traditions culturelles européennes de la Roumanie sont anciennes, mais le pays a pendant très longtemps été le carrefour de plusieurs civilisations et au centre de confluences de plusieurs cultures (d’une part celle venant de l’Europe de l’Ouest, d’autre part celle slave et celle ottomane).Dans la période d’entre deux guerres le processus „d’européanisation” de la Roumanie a continue. Si la Roumanie a été européenne pendant ce temps elle le doit essentiellement a sa culture. Les piliers de la culture roumaine ont été des personnes qui ont été éduquées dans l’esprit occidental (Français et Allemand). La société roumaine étant suffisamment ouverte pour donner naissance et l’affirmation de ces valeurs. La démocratie culturelle semble être l’impulsion principale du développement culturel.  Durant cette période on découvre un grand nombre de cercles littéraires ou l’échange des idées et connaissances venues de l’extérieur, ainsi que des discussions sur comment introduire les formes occidentales au système roumain, étaient des sujets hautement débattus par l’élite culturelle roumaine de l’époque. Dans chaque grande ville roumaine  (Bucarest, Cluj, Iasi, Craiova…) on retrouve des legs de ces cercles (salons) littéraires roumains de l’époque. Il est intéressant de remarquer que la plupart des personnalités qui y participaient, étaient aussi impliques dans la vie politique du pays. Les discours de ces courants qui sont nés ou qui ont continue après la guerre portaient sur l’avenir de la culture roumaine, la conservation de celle-ci et son développement. Les avis étaient toujours partages entre les intellectuels traditionalistes, conservateurs qui voyaient à l’extérieur du pays des cultures qui pourraient endommager les traditions ancestrales roumaines, des cultures envahissantes. Les intellectuels de l’époque avaient le souci de préserver en tant que telle la culture et de trouver une voie de développement qui soit naturelle, cohérente et fidèle a elle même. D’autre part les „libéraux” étaient orientes vers l’occident et revenaient avec des modèles qu’ils désiraient appliquer en Roumanie. On peut donner raison aux deux courants dans la mesure ou on ne peut pas introduire un modèle de l’extérieur sans poser des fondements réels, sans trouver des fondements réels dans la culture au sein de laquelle on souhaiterait introduire ce modèle. Ce fut d’ailleurs un sujet de débat qui a perdure dans le temps et qui peut être repris a tout moment de l’histoire: „la théorie des formes sans fond” de Titu Maiorescu. Ces débats ont restes ouverts pendant plus d’une génération. Et le développement culturel s’est inspire de l’occident, parfois avec la méfiance d’un pays qui a eu des changements de frontières, qui a été envahi et qui a souvent lutte pour son intégrité géographique mais aussi pour sa liberté. L’évolution saccadée de la culture pourrait être expliquée par le fait que pendant que les autres pays occidentaux, construisaient en paix un développement culturel durable, la Roumanie a du lutter pour son territoire.

 

La Période Communiste

 

Comme on pourrait le constater d’une analyse plus approfondie du rôle de la culture dans des pays et époques totalitaires (ce qui n’est pas le sujet de l’étude actuelle), on peut distinguer plusieurs phénomènes concernant ce modèle de développement culturel spécifique:

 

–          tout tourne autour d’un personnage clé qui est l’unique dirigeant du pays: le culte de sa personnalité, la popularisation du caractère charismatique du personnage, créations de mythes et légendes autour de son image…

–          en Roumanie il y a eu des courants qui peuvent être résumes par le nom de Protocronisme culturel, qui donnent au dictateur une histoire, des origines, et attributs fictifs en vue de son prestige et sa popularité parmi les masses populaires- cette glorification du personnage a prit une énorme ampleur en Roumanie grâce a des courants littéraires, a des oeuvres artistiques et grâce a l’embrigadement des artistes qui étaient obliges de produire des oeuvres soit qui glorifiaient le Parti, soit le Pays, soit le Chef „bien aime”. Ce phénomène est aussi remarquable dans l’Allemagne de Hitler, dans l’Italie de Mussolini, en Russie de Staline etc…

On peut constater donc dans tous ces pays une forme d’art d’Etat, spécifique a chacun de ces pays.

–          Hormis la création menant au „culte de la personnalité”, durant la période communiste on peut constater aussi une profusion d’oeuvres culturelles et un développement culturel populaire durable qui a mené à une cohésion sociale. Quels étaient les buts? Une des raisons fondamentales est d’occuper la population avec des activités agréables en vue de  ne pas se révolter contre le régime, oublier la misère, les frustrations provoquées par les manques sur tous les niveaux, participer a la gloire du régime et au développement, prouver a l’extérieur que le pays fleurissait… etc.

–          Le développement culturel a été accompagne par des travaux d’urbanisme (Canal Danube Mer Noire, sytematisation de la rivière Dambovita qui traverse la ville de Bucarest, la construction de la Maison du Peuple, construction de bâtiments utilitaires, et autres legs architecturaux et monumentaux du régime, autant dans la période Gheorghiu Dej (période stalinienne – années 50) que dans la période de Ceausescu (jusqu’en 1989).

–          Parmi les apports du communisme à la culture roumaine il faut noter l’ouverture du Musée d’Histoire de la ville de Bucarest et le Musée National d’Histoire, tous les deux organises et diriges par Florian Georgescu (mon grand père).

–          Le fleurissement des Maisons de Culture dans tous le pays, destinées aux étudiants (cf. annexe sur la Maison de la Culture pour les Etudiants de Bucarest). Celles-ci ont donne encourage des jeunes talents qui sont devenus de grands artistes de renommée mondiale (après 1989).

 

Apres 1989…

 

Les legs culturels de la période communiste influenceront à jamais le cours de l’histoire des politiques culturelles roumaines. Apres 1989 le pays se rappelle des autres périodes en essayant de mettre un bémol a tout ce qui fut dans la période totalitaire. Les apports de cette dernière restent indéniables et ont participe d’innombrables façons à la rentrée de la culture roumaine dans le XX-eme siècle. Ses défaillances restent, pourtant, encore remarquables et incontestables. La culture roumaine a été soumise à une série de questionnements concernant les politiques à mener et comment reconstruire une image qui pendant 50 ans était restée figée. Par où commencer? Comment reprendre? Comment accepter cette période sombre de l’histoire en étant objectifs? De nombreuses questions restent encore soulevées dans la période post-révolutionnaire. Elles trouveront leurs réponses lors du rapprochement à  l’UE, les prés requis de l’intégration de la Roumanie à l’Union Européenne.

Durant les années 90’ la Roumanie a été soutenue dans ses pas vers la démocratie par les autres pays européens. La Roumanie a trouve comme principale source d’inspiration en France (pays avec lequel elle avait une longue tradition de relations culturelles).

Un exemple relevant serait le fait que la nouvelle Constitution a été rédigée selon le modèle français. De la découle aussi la forme d’organisation des institutions de l’Etat. Ce modèle a été repris dans d’autres domaines aussi et notamment dans celui culturel.

 

L’adhésion a l’UE

 

Comme nous le verrons par la suite, l’adhésion a l’UE a signifie changer de nombreux aspects de la vie politique, sociale, économique et culturelle du pays et l’adaptation a de ces aspects aux normes en vigueur de l’UE. Le cheminement vers l’intégration de la Roumanie dans l’UE a été long. Des les années 90’ les hommes politiques de l’époque ont manifeste le désir retisser les liens avec l’Europe Occidentale et ont demande que la Roumanie soit admise dans les structures internationales (OTAN, UE). Des formes de coopération ont commence a se tisser. Elles ont répondu aux besoins de la reconstruction de la Roumanie ainsi qu’au désir des pays occidentaux d’étendre leur sphère d’influence vers l’Est. Aujourd’hui la Roumanie est la frontière de l’Est de l’UE et l’interface avec les pays de la région.

 

Quelles sont les politiques culturelles actuelles de la Roumanie? Quels sont les orientations et les plans d’action du Ministère de la Culture? Il faut savoir que depuis le début des négociations avec l’UE, la Roumanie, comme tous les pays candidats, a essaye de suivre les recommandations de l’UE, inclusivement en ce qui concerne le domaine de la culture, l’accès a la culture, le respect des droits de l’homme, la coopération culturelle internationale… etc.

Dans ce qui suit nous allons découvrir un résume de la politique du Ministère de la Culture.

 

Les Politiques Culturelles Roumaines:

 

Définition des politiques culturelles:

 

La politique culturelle représente l’ensemble des orientations générales et cohérentes concernant le développement du secteur culturel. Elle est toujours un système de référence pour l’action culturelle. Dans le contexte de la société démocratique, la politique culturelle est le résultat d’un processus de structuration des options  et des objectifs collectifs concernant la dimension culturelle de l’ensemble social.

 

 

Les principes et les objectifs des politiques culturelles de la Roumanie

Le rôle du Ministère de la Culture, des Cultes et du Patrimoine National

 

Dans le cadre de l’élaboration de sa politique culturelle, la Roumanie doit harmoniser les principes et les objectifs avec ceux assumes au niveau international (cinq objectifs ont été identifies lors du plan d’action adopte lors de la conférence  intergouvernementale concernant les politiques culturelles pour le développement de Stockholm en 1998.

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  • La Politique culturelle doit être considérée comme un component de la stratégie de développement.
  • Les politiques culturelles doivent promouvoir la créativité et la participation a la vie culturelle.
  • Les politiques culturelles doivent renforcer les mesures pour la préservation du patrimoine culturel et de promouvoir les industries culturelles;
  • Les politiques culturelles doivent promouvoir la diversité culturelle et linguistique au sein de la société internationale;
  • Les politiques culturelles doivent assurer la croissance des ressources humaines et financières pour le développement de la culture.

Les objectifs essentiels de la politique culturelle de la Roumanie sont d’établir des directions stratégiques, la création de structures et offrir des ressources nécessaires afin de réaliser des conditions  qui permettent  de faciliter le développement humain et la satisfaction des demandes culturelles de l’individu et des communautés.

En même temps elles doivent prendre en considération tous les éléments qui construisent la vie culturelle: la création contemporaine, le patrimoine culturel et la dissémination de la culture, elles doivent les équilibrer et de les rendre compatibles avec les principes et les objectifs sur le plan international mais aussi avec les demandes et les traditions nationales.

La politique culturelle de la Roumanie se base sur six principes fondamentaux:

  • Le principe de la protection du patrimoine culturel national, selon lequel les valeurs et les biens qui appartiennent a l’héritage culturel ont la qualité  de sources fondamentales de la connaissance du passe et du présent;
  • Le principe de la liberté de création selon lequel la liberté d’expression artistique et de communication publique des oeuvres et des prestations artistiques représente non seulement un droit fondamental mais aussi un élément essentiel du progrès humain;
  • Le principe de l’autonomie des institutions culturelles selon lequel l’initiation  et le déroulement des programmes et projets ne peuvent être restreints ou censures par des critères ethniques, religieux, politiques ou pour la satisfaction des intérêts d’un groupe
  • Le principe de la primordialité des valeurs selon lequel on assure la création des conditions matérielles et morales, on soutient et on promeut l’application des critères d’évaluation et de sélection, l’affirmation de la créativité et du talent;
  • Le principe de la chance égale a la culture selon lequel par l’harmonisation des politiques culturelles au niveau national avec celles au niveau local on assure l’accès et la participation de tous les citoyens a la culture ainsi que le développement de la vie spirituelle des collectivités, dans toute la diversité de ceux-ci;
  • Le principe de l’identité culturelle dans le circuit mondial des valeurs selon lequel on assure la protection et la valorisation de l’héritage culturel, on soutient et on promeut l’introduction dans le circuit culturel national et international des valeurs de l’esprit national et on facilite la circulation au sein du pays des valeurs de la culture universelle.

L’application de ces principes est de nature à assurer la réalisation de politiques culturelles qui soutiennent les objectifs fondamentaux parmi lesquels on doit rappeler:

  •  Le soutien de la création
  • La protection du patrimoine culturel tangible
  • La protection du patrimoine intangible
  • Le soutien de la promotion de la circulation des artistes et des biens culturels

Le Ministère de la Culture et des Cultes est l’organe de spécialité de l’administration publique centrale qui a les fonctions suivantes:

  • La fonction de réglementation
  • La fonction de représentation
  • La fonction d’organisation
  • La fonction de coordination
  • La fonction de control

Afin de réaliser ses fonctions et compétences, le Ministère de la Culture et des Cultes a crée des services déconcentres au niveau de chaque département (Judet).

Dans la perspective des années 2004-2006, le Ministère de la Culture et des cultes s’était propose les directions d’action suivantes:

  • Le soutien, la protection et la promotion de l’acte créateur
  • La protection de l’identité culturelle des minorités nationales
  • La promotion des traditions et de la création populaire
  • La protection et la valorisation du patrimoine culturel national
  • Le développement des relations culturelles dans le but de promouvoir l’identité culturelle des communautés roumaines en dehors des frontières
  • Le développement des relations culturelles avec les autres pays, avec les organismes européens et internationaux.

 

Ces directions d’action doivent être abordées d’une manière cohérente, harmonisées et assumées de tous les partenaires sociaux, en vue de l’assurance et la satisfaction de tous les droits culturels.

 

Annexe : Exemple de Maison de Culture

 

Dans chaque ville roumaine il y a des maisons de culture qui en général sont destinées aux étudiants et aux jeunes. Ce sont des lieux de rassemblement des étudiants et non seulement, en vue de participer a des événements culturels (en général a des prix étudiants) : concerts, pièces de théâtre, cours…

Les maisons de la culture ont été crées avant ou pendant la période communiste. Ce qu’il faut noter avant de plonger dans ce dossier c’est que ces maisons de la culture ont eu un rôle de cohésion sociale pour les jeunes et un rôle primordial dans la culture roumaine dans la période communiste. Elles ont donne naissance a des artistes professionnels de renommée et ont perdure dans le temps grâce a l’histoire de leur succès et a la qualité de leurs activités pendant toute leur histoire des le début. Dans de telles maisons de la culture on donnait „le choix” élément rare pendant le communisme, on donnait „une alternative” aux politiques d’Etat, on donnait le droit a l’expression a des jeunes qui normalement ne pouvaient discuter de certaines choses qu’au sein de leurs familles (en risquant d’être poursuivis dans leur intimité par des „bien veillant agents de la sécurité”. Les maisons de culture pour les étudiants, ont donne l’occasion a ceux-ci de trouver un contre courant artistique et culturel, au courant dominant restrictif, surveille, punitif, contrôle, abusif et inventeur d’une culture d’état (ex: le protocronisme roumain: courant qui inventait l’histoire du pays en remontant jusqu’aux origines pour glorifier et justifier la présence de son chef unique).

 

La Maison de la Culture de Etudiants de Bucarest

 

La maison étudiante de la culture de Bucarest a été construite a l’initiative de Stelian Popescu le président de l’association anonyme „l’Univers” en collaboration avec l’ingénieur Emil Prager sous la coordination du prof. arh. Petre Antonescu, le bâtiment fut inaugure le 18 novembre 1937. Pour les générations passées la maison est connue comme „la maison de culture des étudiants Grigore Preoteasa” nom qu’elle a porte de 1957 a 1982.

18 novembre 1937
Inauguration de la Maison de la Culture pour les Etudiants.

Dans la période de la Seconde Guerre Mondiale et jusqu’en 1956 elle a des emplois divers:

1956
Par la décision du Conseil des Ministres elle devient „la maison de culture pour les étudiants du centre universitaire de Bucarest”.
1956
Dans son siège elle accueille aussi le siège de l’Union de l’Association des Etudiants de Roumanie.

1957
Est crée Stud Film – le premier club ciné étudiant de Roumanie.

1963
On crée l’Ensemble Folklorique  Etudiant „Doina”.

L’espace devient le lieu de rencontres, spectacles, tables rondes, un point de référence pour le mouvement culturel d’avant garde.
1967

A l’initiative des étudiants en  faculté de théâtre la mansarde du bâtiment devient l’espace d’un théâtre étudiant appelle „Podul” (qui peut vouloir dire le pont mais aussi la mansarde) c’est le premier théâtre du pays qui utilise l’espace de performance en rond, au milieu du public. Les murs sont peints par l’artiste Ione Munteanu en 1974. Depuis 1970 le metteur en scène devient Cătălin Naum, celui qui a guide vers la professionnalisation plusieurs jeunes acteurs passionnes par le théâtre qui sont devenus de cette façon des acteurs a renommée internationale.

1972
L’Union des Etudiants de Roumanie devient l’Association des Etudiants Communistes de Roumanie (membre de l’Union de la Jeunesse Communiste de Roumanie).
1972
Le directeur de l’institution Laurentiu Toma qui a dirige les activités culturelles au sein de l’institution pendant trois décennies.

1972
On constitue le choir de chambre „Prélude” dirige par Voicu Enachescu.
1975
On crée le groupe „Song” dirige par le regretté Ioan Luchian Mihalea dont la mémoire reste encore vive de nos jours pour la façon dont il a mené a la reconnaissance ce groupe vocal mais aussi pour sa mort subite (assassine le 30 novembre 1993- certains disent que pour son homosexualité).

1975-1984
Le nombre de groupes de la Maison de Culture des Etudiants de Bucarest croit progressivement en obtenant la chance d’aller au grand concours „Cantarea Romainiei” un grand festival de musique de l’époque ( et comme dans al période Communiste il n’y avaient pas beaucoup, c’était d’autant plus prestigieux). Le groupe Song a été lauréat.

Dans cette période il y avait aussi:
Un cercle de débats dans le domaine de l’histoire et de la philosophie des religions

Le cercle de débats sur l’éthique contemporaine ETHOS
Le cercle de spéléologie „EMIL RACOVITA”
Le cercle littéraire de Science Fiction
Choir de chambre
Une philharmonique pour les étudiants
Ensemble d’art de la rue
Danse moderne
Musiques Actuelles ( de la période): MONDIAL, VENUS (troupe exclusivement composée de femmes), CAPITOL, ROSU SI NEGRU, HOLOGRAF
Brigades artistiques
Ensemble Folklorique DOINA
Théâtres: PODUL, ROTUND, COTIDIAN
Cercles de photographie, céramique, peinture, sculpture, radio,musique classique, danse, couture, création littéraire, cours sur la  culture cinématographique.
1990
Par la décision du Gouvernement, la Maison de la Culture des Etudiants de Bucarest reste sous la coordination du Ministère de l’Education et de la Recherche.  Les espaces qui étaient le siège de l’Association des Etudiants Communistes de Roumanie revient dans l’administration de la Maison de Culture des Etudiants.

1990
A été fonde le club écologique UNESCO: Pro Nature

1993
A été fonde le Club de danse sportive IMPETUS
1994
On crée le groupe  choral SOUND qui continue la tradition du groupe SONG qui a été dissolu après le décès de Ioan Luchian Mihalea.

1999
On crée l’Agence Sociale des Etudiants.
2004
Par la décision du Gouvernement la Maison de la Culture des Etudiants passe sous la responsabilité de l’Autorité Nationale pour la Jeunesse et sous la coordination de l’Agence pour le Soutien des Etudiants.
2009
Par la décision du Gouvernement la Maison de la Culture des Etudiants passe sous la responsabilité du Ministère de la Jeunesse et des Sports.

 

Comme on peut le constater, le parcours de cette institution est lie à la vie politique en Roumanie mais en même temps à une volonté d’accorder un rôle prioritaire à la culture. Quoi qu’il en soit dit de point de vue des restrictions dues au régime, la vie culturelle roumaine de l’époque a fleuri et a donne naissance a des créations emblématiques de l’histoire culturelle roumaine. La Maison Etudiante de la Culture de Bucarest n’est qu’un exemple parmi d’autres qui sert a illustrer la continuation de la vie culturelle a partir des années trente jusqu’à nos jours. Néanmoins il reste un nombre considérable de préjugés concernant cette forme de production et de promotion artistique et culturelle car  nombreux sont ceux qui attachent ce symbole à une période controversée de la Roumanie. Il en est de même avec toutes les institutions qui sont nées et on trouve leur période de gloire et de prospérité durant le régime communiste.

 

 

Annexe : Exemple de programme de développement culturel et coopération internationale.

I / Le Programme Cantemir

S’est constitue en 2006 en tant que programme pilote de financements des projets culturels roumains adresses au milieu international. En 2008 les objectifs du programme ont été: la croissance de la visibilité  et accessibilité de la culture roumaine sur les marches culturels internationaux et l’encouragement de la coopération entre artistes roumains et étrangers. Par conséquent les artiste roumains et les opérateurs culturels de la Roumanie qui désirent assurer une participation roumaine  aux festivals internationaux ainsi que les opérateurs culturels de Roumanie et de l’étranger qui initient des projets de promotion de la culture et civilisation roumaine a l’étranger ou qui participent a des projets de coopération culturelle qui encourage le dialogue interculturel sont soutenus par ce programme.

En 2008 le Programme Cantemir a compris 3 sections qui ont eu des objectifs et des priorités spécifiques:
– Festival „Culture by Request”

-Promotion „Culture to Go”

-Coopération „Culture to Share”

 II / Qui est Cantemir?

Fils du prince Constantin Cantemir, Dimitrie Cantemir se forme à la cour de Iassy, où il apprend le grec, le latin et les langues slaves. Très tôt, il est remarqué pour sa mémoire exceptionnelle.

A l’âge de quinze ans, il est invité à Istanbul, où il passe plus de vingt ans après y avoir parachevé ses études, conformément à la tradition. Il y apprend de nombreuses langues occidentales et orientales, notamment le turc.

En 1710, Dimitrie Cantemir est nommé hospodar de la Moldavie par le sultan ottoman Ahmed III en souvenir des services rendus par son père. Cependant, mécontent de la cour ottomane, il accepte en [1710] les offres que lui fait le tsar Pierre le Grand, alors en guerre avec l’empire ottoman, et joint ses troupes aux armées russes : d’après le traité, la Moldavie devait être érigée en principauté héréditaire pour la famille Cantemir, sous la protection de la Russie, avec le but d’unir la Moldavie et la Valachie, et en faire une entité indépendante.

L’armée russe sera cependant défaite l’année suivante sur le Prout par les Turcs et Dimitrie Cantemir cherche refuge en Russie; il obtient le titre de prince de l’empire russe, avec des domaines considérables en Ukraine. Très bien reçu par le tsar Pierre le Grand, il figure au nombre des fondateurs de l’Académie des Arts et des Sciences de Saint-Pétersbourg.

Dimitrie Cantemir s’éteint en 1723 à Kharkov en laissant un fils, Antioche Cantemir.

Legs artistiques et culturels:

Cantemir possédait onze langues, tant anciennes que modernes. Dimitrie Cantemir, mathématicien, architecte, historien, théologien, compositeur, philosophe et romancier, est l’une des grandes personnalités de la culture orientale, l’une des plus complexes et des plus originales de son époque. Dans son dernier ouvrage, L’historique de l’ancienneté des Roumano-moldo-vlaches, il démontre la latinité des Roumains et le rôle de sacrifice qu’ils ont joué dans la défense de la civilisation européenne.

Les œuvres musicales de Dimitrie Cantemir reflètent à la perfection le style ottoman. Interprète musical reconnu, il a également transcrit plus de 350 œuvres instrumentales des XVIe siècle et XVIIe siècle, selon un système alphabétique personnel de notation.

Dimitrie Cantemir est aussi l’auteur d’ouvrages sur l’histoire ottomane et moldave, sur l’Islam et sur la langue arabe. Son œuvre d’homme de plume se concentre entre 1711 et 1719. Humaniste reconnu, il est nommé à l’Académie de Berlin en 1714. C’est cette dernière qui lui commande sa Descriptio Moldaviae, qu’il régide en latin en 1714 et qui reste l’un de ses ouvrages les plus connus.

Il est le premier à avoir réalisé, à la main, une véritable carte de géographie de la région de Moldavie.

Dimitrie Cantemir élargit la sphère de la littérature historique dans la direction de la métaphysique et de la littérature de fiction. Il est, entre autres, l’auteur d’un Divan ou la dispute du sage avec le monde ou le jugement de l’âme avec le corps, écrit en grec ancien et publié à Iassy en 1698. C’est un écrit philosophique, un petit traité d’éthique.

Cantemir est un stoïcien et ses „plaintes” anticipent les lamentations préromantiques.

Il est l’auteur aussi du premier roman en roumain, L’Histoire hiéroglyphique, rédigé à Constantinople en 1705, roman fabuleux, pamphlet politique, véritable Roman de Renard roumain.
Institutions culturelles:

Le ministère de la Culture, l’ICR institut culturel roumain qui a des représentants dans plusieurs pays dont un à Paris, les départements culturels des ambassades. Ce sont des acteurs majeurs des relations culturelles avec l’étranger.

 

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